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mercredi 17 juin 2015

Scandale de la Fifa : une enquête «très complexe»

Plus d'une centaine de connexions bancaires, une enquête «très complexe». Les investigations sur le scandale de corruption touchant la Fifa (fédération internationale de football) se poursuivent et seront «longues», selon la justice suisse.
«104 relations bancaires ont été identifiées dans ce dossier très complexe. L'enquête prendra du temps», a déclaré ce mercredi Michael Lauber, le procureur général de la Confédération helvétique en charge de l'enquête. Chaque relation bancaire peut inclure plusieurs comptes. On parle de relation bancaire quand un client ou une entreprise ouvre un compte ou plusieurs dans une banque. «Le monde du football doit être patient, cela durera sûrement plus que 90 minutes», la durée d'un match de football, a-t-il ajouté. Une unité dédiée du Ministère public est en charge de l'affaire.

Interrogé sur les documents remis la semaine dernière par la Fifa au Ministère public, Michael Lauber a refusé de dire s'il s'agissait de documents saisis dans le bureau de Joseph Blatter, le président de la Fifa. «Tout ce ce que je peux dire, c'est que nous avons recueilli de nouvelles informations.» Il n'exclut en tout cas pas d'auditionner Blatter, comme son secrétaire général.

Michael Lauber a aussi annoncé que les banques suisses «ont signalé 53 relations bancaires suspectes à l'autorité suisse anti-blanchiment. Elles ont rempli leurs obligations en signalant des activités suspectes». Il n'a donné aucune indication quant à ces 53 cas, s'ils s'ajoutent aux 104 sous enquête, ou s'ils en font partie.

La Fifa se retrouve depuis plusieurs semaines au cœur d'un scandale de corruption. Deux enquêtes sont ouvertes, une sur l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, l'autre sur des pratiques de corruption généralisée depuis le début des années 1990. Plus d'une dizaine de dirigeants, anciens cadres de la Fifa et responsables de marketing sportif, ont été arrêtés ou font l'objet d'un mandat d'arrêt. Sepp Blatter a néanmoins été réélu le 29 mai à la présidence de la Fifa, mais a annoncé le 2 juin qu'il quitterait prochainement son poste, quelques heures à peine après de nouvelles accusations visant cette fois le Français Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa et bras droit de Blatter.


http://www.leparisien.fr/sports/actualite-sports

dimanche 14 juin 2015

Blatter pourrait changer d'avis

Sepp Blatter, qui a dernièrement décidé de se retirer de son poste de président de la Fifa suite au scandale qui touche actuellement l'instance dirigeante du football internationale, pourrait faire machine arrière. C’est en tout cas ce que croit savoir le journal suisse Schweiz am Sonntag. Touché par des messages de soutiens en provenance d'Asie et d'Afrique, Blatter, 79 ans, pourrait reconsidérer sa position et revenir sur son choix. Les prochaines élections devraient avoir lieu en fin d'année 2015. 
http://sport24.lefigaro.fr/football/fil-info/blatter-pourrait-changer-d-avis-755754

jeudi 4 juin 2015

Scandale à la Fifa: Chuck Blazer avoue avoir touché des pots-de-vin pour les Mondiaux 1998 et 2010

Il s’agit d’un nouveau rebondissement dans le feuilleton des soupçons de corruption qui agite la Fifa depuis plus d’une semaine. Selon le procès-verbal de son audition publié mercredi, l’Américain Chuck Blazer, 70 ans, ancien membre de la Fifa, a admis qu’il avait reçu des pots-de-vin lors des processus d’attribution des Coupes du Monde 1998 et 2010. Les deux compétitions avaient été organisées respectivement en France et en Afrique du Sud.
«Durant la période où j'ai travaillé pour la Fifa et la Concacaf (Confédération d'Amérique du nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes), j'ai entre autres commis avec d'autres personnes au moins deux actes d'activité de racket», a déclaré Blazer devant le tribunal fédéral de district de New York le 25 novembre 2013, selon le PV. «Entre autres choses, j'ai accepté avec d'autres personnes en 1992 ou autour de cette date de faciliter le versement d'un pot-de-vin pour la sélection du pays hôte de la Coupe du monde 1998», a-t-il poursuivi.

Un «complice N.1» non-identifié

Dans un autre document publié également mercredi, il a précisé à la justice américaine qu'il avait été invité au Maroc par le comité de candidature marocain avec celui qui est désigné par la justice américaine sous le nom de «complice N.1».
«Blazer était présent lorsqu'un représentant du comité de candidature marocain a offert un pot-de-vin au complice N.1 en échange de sa voix pour le Maroc dans le scrutin pour le pays-hôte de la Coupe du monde 1998 et le conspirateur N.1 a accepté le pot-de-vin», précise le document. «A partir de 2004 et jusqu'en 2011, moi et d'autres membres du comité exécutif de la Fifa, nous avons accepté des pots-de-vin en vue de la désignation de l'Afrique du Sud comme pays organisateur de la Coupe du monde 2010», a encore souligné Blazer, qui a occupé le poste de secrétaire général de la Concacaf.
Qui est Chuck Blazer, la taupe du FBI qui fait trembler la Fifa ?

Celui qui fut l’un des hommes forts du football aux Etats-Unis s’est reconverti en indic' pour le FBI et les impôts américains (IRS) afin de dénoncer les décideurs corrompus de la galaxie du football mondial. Chuck Blazer a contribué à faire tomber plusieurs de ses anciens collègues. En novembre 2013, il avait plaidé coupable, entre autres, de racket et blanchiment d’argent.
http://www.20minutes.fr/sport/football/1623175-20150603-scandale-fifa-chuck-blazer-avoue-avoir-touche-pots-vin-mondiaux-1998-2010

mardi 2 juin 2015

Sepp Blatter va quitter la Fifa et annonce une nouvelle élection

hebergement d'image Coup de tonnerre à la Fifa. Sepp Blatter, le président de l’institution qui règne sur le football mondial, a annoncé mardi qu’il allait quitter son poste. Elu pour un 5e mandat vendredi dernier, le Suisse n’a pas résisté aux révélations de corruption initiées par la justice américaine depuis une semaine. Sa légitimité « ne semble pas partagée par tout le monde dans le milieu du foot, annonce Blatter. J’annonce donc la création d’un congrès extraordinaire. Il se tiendra aussi vite que possible. Et un nouveau président me succédera. Je continuerai à exercer tant que la nouvelle élection a lieu. Il se tiendra aussi vite que possible ».
Dans sa déclaration Sepp Blatter, ému, n'a pas souhaité répondre aux qestions. «Même si j'ai été réélu, je n'avais pas le soutien de tout le monde du foot. la Fifa fait face à des défis qui ne s'arrêtent pas, a besoin d'une profonde restructuration. Je chéris la fifa et le football plus que tout et je ne veux que leur meilleur».
http://www.20minutes.fr/sport/1622059-20150602-sepp-blatter-va-quitter-fifa-annonce-nouvelle-election

La Fifa reconnaît avoir viré 10 millions de dollars dans les Caraïbes

De l'argent versé, oui, mais tout est normal. La Fifa (Fédération internationale de football) a reconnu ce mardi avoir procédé à un virement de 10 millions de dollars (environ 9,1 millions d'euros) «dans le cadre du développement du football dans les Caraïbes».
Mais, assure-t-elle, «ni Jérôme Valcke (NDLR : n°2 et secrétaire général de l'instance) ni aucun haut responsable de la Fifa n'était concerné».

Alors que la Fifa fait face depuis mercredi à une tempête judiciaire, le «New York Times» a rapporté lundi que le secrétaire général de la Fifa et bras droit de Joseph Blatter, le Français Jérôme Valcke, avait transféré 10 millions de dollars sur des comptes gérés par l'ancien vice-président de l'organisation, Jack Warner, mis en cause par la
justice américaine dans un scandale de corruption.

Une lettre contredit la Fifa

«En 2007, dans le cadre de la
Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, le gouvernement sud-africain a approuvé un projet de 10 millions de dollars pour aider la diaspora africaine dans les Caraïbes. Le paiement des 10 M USD a été autorisé par le président de la commission des finances et exécuté en conformité avec les règlements de la Fifa», a indiqué l'instance dans un communiqué, précisant que cette somme provenait du comité d'organisation du Mondial sud-africain. «Ni le secrétaire général, Jérôme Valcke, ni aucun autre haut responsable de la Fifa n'ont été concernés par l'initiation, l'approbation ou la mise en place de ce projet», ajoute la Fifa.

Selon le «New York Times», le transfert de 10 millions de dollars (effectué en trois fois entre janvier et mars 2008, d'après l'acte d'accusation américain) a été émis depuis un compte de la Fifa et serait «un élément central du scandale de corruption qui engloutit le football mondial» et ses dirigeants. A ce stade, Jérôme Valcke n'a pas été directement mis en cause par la justice américaine et il n'est pas cité dans l'acte d'accusation. Mais, selon le «New York Times», le Français serait «le haut responsable» non identifié qui serait à l'origine du transfert de fonds à Warner. La justice américaine précise que Jack Warner, ancien président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du nord, centrale et Caraïbes) «a, entre autres, sollicité et obtenu des pots-de-vin dans le cadre des processus d'attribution des Coupes du monde 1998 et 2010».

En contradiction avec les déclarations de la Fifa,
le journaliste britannique Martyn Ziegler a mis en ligne une lettre de la fédération sud-africaine demandant à la Fifa de virer les 10 millions de dollars. Particularité de la lettre : elle est directement adressée à Jérôme Valcke. La Fifa estime néanmoins que cela reste conforme à ce qu'elle a déclaré plus tôt ce mardi et que l'approbation finale relevait de son comité financier.

http://www.leparisien.fr/

lundi 1 juin 2015

Fifa: L'Afrique du sud reconnaît un virement de 10 millions de dollars (mais pas la corruption)

Un gros virement mais pas de corruption. L'Afrique du Sud a reconnu dimanche un versement de 10 millions de dollars avant son Mondial 2010 mais a nié qu'ils aient servi de pots-de-vin, comme le soupçonne la justice américaine dans le cadre du scandale planétaire de corruption qui frappe la Fifa. Le président de la Fédération sud-africaine (Safa), Danny Jordaan, a reconnu qu'une somme de dix millions de dollars avait été versée en 2008 par le comité d'organisation du Mondial-2010, dont il était alors le président, à la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes).
Cet argent a été déduit des 100 millions de dollars versés par la Fifa pour l'organisation de la première Coupe du monde en terre africaine, et était destiné à un fonds de développement de la Concacaf, a-t-il expliqué dans le journal sud-africain Sunday Independent. «Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis?», s'est défendu M. Jordaan. Tout comme Thabo Mbeki, président de la République à l'époque, le gouvernement sud-africain actuel a rejeté avec véhémence les accusations de corruptions.

Warner au centre des suspicions

L'acte d'accusation de la justice américaine publié mercredi soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf, d'avoir empoché cette manne en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud lors du vote pour l'attribution du Mondial-2010. Warner, qui s'est retiré du monde du football en juin 2011 et dont le nom est cité dans plusieurs affaires de corruption, a été arrêté cette semaine puis relâché sous caution.
Cet ex-vice-président de l'instance mondiale du foot fait partie des neuf élus de la Fifa, actuels et anciens, inculpés mercredi par le justice américaine pour corruption, racket et blanchiment. «Tout ceci a pour origine la candidature malheureuse des Etats-Unis pour organiser la Coupe du monde 2022. Aucun pays au monde n'a un droit divin qui lui assure l'organisation de la Coupe du monde. Acceptez votre défaite, soyez des hommes et tournez la page», a réagi M. Warner dimanche dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
http://www.20minutes.fr/sport/football/1620195-20150601-fifa-afrique-sud-reconnait-virement-10-millions-dollars-corruption

dimanche 31 mai 2015

Fifa: la Barclays ouvre une enquête interne

La banque britannique Barclays a ouvert une enquête interne pour vérifier si ses comptes ont été utilisés pour des transactions suspectes dans le cadre du scandale de la Fifa, a appris l'AFP dimanche de source proche du dossier.

Les noms de la Barclays et de ses concurrentes britanniques, Standard Chartered et HSBC, avaient été cités dans la procédure judiciaire diligentée par les autorités américaines
pour corruption présumée à grande échelle.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/05/31/97002-20150531FILWWW00068-fifa-la-barclays-ouvre-une-enquete-interne.php

samedi 30 mai 2015

Scandale à la Fifa : vous n'avez encore rien vu, promet le fisc américain

Dans un entretien au New York Times, le patron du service des enquêtes du fisc américain estime que "d'autres personnes et d'autres sociétés" sont mouillées dans le scandale de corruption qui touche le football mondial. De nouvelles inculpations sont à prévoir.

Les dirigeants du football mondial ne seraient pas encore au bout de leur peine. Selon le patron du service des enquêtes du fisc américain, cité vendredi soir parle New York Times, de nouvelles inculpations dans le cadre du scandale de corruption qui ébranle la Fifa sont probables. "Je suis plutôt confiant dans le fait qu'il va y avoir une nouvelle vague d'inculpations", a indiqué Richard Weber, responsable de la cellule enquêtes criminelles de l'Internal Revenue Service (IRS).

"Nous croyons vraiment qu'il y a d'autres personnes et d'autres sociétés  impliquées dans des actes criminels", a-t-il poursuivi, tout en refusant de  donner des précisions sur les personnes ciblées par son service. Richard Weber a par ailleurs balayé la thèse selon laquelle la première vague d'inculpations de hauts dirigeants de la Fifa, annoncée mercredi en plein comité exécutif de l'instance internationale, était destinée à empêcher
la réélection de Joseph Blatter. "Je ne pense pas qu'il y ait jamais eu une décision [...] de s'en prendre au football, on s'attaque à la corruption", a-t-il insisté. "Une chose en a amené une autre, puis une autre et encore une autre."

Un scandale de 25 ans

Selon Richard Weber, enquêtant au départ sur les déclarations fiscales
de Chuck Blazer - ancien secrétaire général de la Concacaf (l'équivalent américain de l'UEFA) -, c'est de fil en aiguille que  l'IRS a été amené à se pencher sur la corruption au sein de la Fifa. Chuck Blazer est devenu informateur de la justice américaine qui l'a inculpé en novembre 2013 de racket, virements frauduleux, blanchiment d'argent, évasion fiscale, et échec à remplir un dossier sur ses comptes à l'étranger. "Notre expertise nous permet de suivre l'argent dans une affaire de corruption internationale comme celle-là", a expliqué le patron des enquêtes du fisc américain.

Quatorze élus de la Fifa, actuels et anciens, ainsi que cinq partenaires commerciaux de l'instance qui gère le football mondial, ont été inculpés  mercredi pour corruption, racket et blanchiment. Le procureur fédéral par intérim de Brooklyn, Kelly Currie, avait prévenu  le monde du football qu'il s'agissait "le début de notre effort,
pas la fin".

Les 47 chefs d'inculpation retenus par la justice américaine dans le scandale de la Fifa portent sur une période de 25 ans et des sommes d'un  montant global de 150 millions de dollars en pots-de-vin et rétrocommissions en  échange de droits TV et marketing pour des tournois internationaux.
http://lci.tf1.fr/sport/scandale-a-la-fifa-il-y-a-encore-d-autres-personnes-impliquees-8615448.html