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mercredi 21 octobre 2015

Toyota rappelle 6,5 millions de véhicules dans le monde, dont 100.000 en France

Le géant japonais de l'automobile Toyota a annoncé mercredi le rappel de 6,5 millions de véhicules dans le monde. Environ 100.000 voitures sont concernées dans l'Hexagone. En cause : des lève-vitres défectueux.

En raison d'un risque de "surchauffe" et de "dégagement de fumée", Toyota rappelle 6,5 millions de véhicules dans le monde afin de "vérifier le bon fonctionnement de la commande principale de lève-vitres".

Ces derniers mois, le groupe a déjà dû faire revenir au garage près de 10 millions de
voitures du fait des airbags défectueux de son compatriote Takata, sur un total de 12 millions depuis le début de la crise liée à ces coussins de sécurité.

Dans le cas de ce nouveau rappel, les véhicules concernés -parmi lesquels des modèles Yaris, Corolla, Camry ou RAV4- ont été produits entre 2005 et 2010. L'opération affecte environ 600.000 unités au Japon, 2,7 millions aux Etats-Unis, 1,2 million en Europe dont 100.000 en France et 2 millions ailleurs.

Un homme brûlé à la main aux Etats-Unis

"Aucun cas d'accident attribué à ce problème n'a été rapporté" à ce stade, selon Toyota qui fait tout de même état d'un incident aux Etats-Unis où un automobiliste a été brûlé à la main et de 11 signalements de dommages matériels.  "Les modules de contact électrique de la commande principale de lève-vitres côté conducteur (qui contrôle l'ensemble des vitres de la voiture) sont lubrifiés par de la graisse dont la pulvérisation a pu être effectuée de manière irrégulière lors de la fabrication."

"De petits débris peuvent s'accumuler entre les bornes, là où la graisse a été insuffisamment appliquée" et "peuvent déclencher un court-circuit causant une surchauffe de l'ensemble de l'interrupteur et un risque qu'il fonde, avec un possible dégagement de fumée", détaille la firme nippone.

L'intervention, d'une durée d'une heure, consiste à inspecter les modules en question et "si un défaut est constaté, à remplacer le circuit électrique". 
 
 

dimanche 18 octobre 2015

Recevoir un colis le dimanche juste avant Noël ? Ce sera possible le 20 décembre

La Poste va expérimenter la livraison de ses colis le dimanche 20 décembre, dans sept grandes villes de France. Les livreurs travailleront de 9h à 12h et distribueront une trentaine de colis chacun contre une centaine en semaine.
La Poste va expérimenter la livraison des colis un dimanche, le 20 décembre, dans sept grandes villes françaises et sur la base du volontariat de ses salariés, affirme Le Journal du dimanche.
 
D'après le JDD, les responsables syndicaux ont été convoqués vendredi pour discuter de la possibilité de travailler le dernier dimanche avant Noël pour livrer les colis dont le nombre double (deux millions) pendant les fêtes de fin d'année pour atteindre deux millions par jour.
 
L'expérimentation aura lieu dans sept villes : Paris, Lille, Rennes, Lyon, Bordeaux, Reims et Nice. "Les facteurs du dimanche seront volontaires. Ils travailleront de 9h à 12h et livreront une trentaine de colis chacun contre une centaine en semaine." Ils auront une contrepartie financière.

jeudi 8 octobre 2015

Grande distribution: «Sous prétexte qu'elle crée de l’emploi, les élus ferment les yeux sur des choses inacceptables»

Elle est l’Erin Brokovich des petits commerçants. Depuis plus de vingt ans, Martine Donnette se bat, « non pas contre la grande distribution, mais contre les abus de la grande distribution », explique-t-elle. A la tête de l’association En toute franchise, elle lutte notamment contre le développement illégal des enseignes, qui asphyxie le commerce de proximité. Dans l’ouvrage Seule face aux géants, publié ce jeudi aux éditions Max Milo, cette ex-commerçante raconte son combat. 20 Minutes l’a rencontrée.

Pourquoi publiez-vous ce livre maintenant ?

Parce que malheureusement, les choses n’avancent pas. Avec ce livre, j’espère révéler au grand jour les manigances de la grande distribution. J’espère faire comprendre au grand public que si ces enseignes respectaient les règles, 100.000 petits commerçants n’auraient pas disparu en l’espace de dix-neuf ans. Résultat : aujourd’hui, en France, une commune sur deux n’a plus aucun commerce de proximité.
>> Découvrez, à travers notre reportage, la vie d’un village français sans aucun commerce

Quelles règles ne respecte pas la grande distribution selon vous ?

Les enseignes étendent certaines de leurs surfaces sans autorisation, parfois même après un refus d’autorisation. Dans d’autres cas, elles obtiennent des autorisations qu’elles ne devraient pas recevoir, soit parce que leurs demandes comportent des vices, soit parce qu’elles cherchent à installer leurs magasins dans des zones protégées ou inondables. Notre association s’est spécialisée dans la lutte contre ces surfaces illicites qui, d’après une étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), représentent 9 % de l’ensemble des surfaces de la grande distribution (1). Surtout, nous dénonçons le fait que l’Etat ne fasse pas respecter la loi.
>> A lire également: «Si le gouvernement légifère dans le bon sens, la France pourra en finir avec le chômage de masse»

C’est-à-dire ?

Malgré nos dénonciations, la DGCCRF ne contrôle pas les surfaces de la grande distribution. Les PV ne sont donc jamais dressés. Nous avons décidé de mener nous-mêmes le combat : nous avons engagé 15 procédures contre des enseignes ayant développé des surfaces illicites. A chaque fois, elles ont été classées sans suite par les procureurs. Nous avons même effectué un recours devant le Conseil d’Etat sur 4 millions de m2 illicitement édifiés en 2008. Cette fois, nous avons obtenu gain de cause. Pour autant, les surfaces concernées n’ont pas été détruites et aucune amende n’a été prononcée contre les enseignes. Nous avons fait le calcul : si les pouvoirs publics condamnaient la grande distribution lorsqu’elle ne respecte pas les règles, ils auraient récupéré 418 milliards d’euros.

Que voulez-vous ?

Que l’Etat récupère cette somme ! 418 milliards d’euros, cela pourrait combler 30 fois le trou de la Sécurité sociale. Cette somme correspond également à cinq années d’impôt sur le revenu… Nous avons lancé une pétition pour inciter l’Etat à récupérer cette somme considérable (1). Notre but est par ailleurs d’obtenir l’ouverture d’une enquête parlementaire sur ces dysfonctionnements. Les lois existent, les pénalités existent, les infractions existent… Pourquoi le système ne s’enclenche-t-il pas ? Notre sentiment, c’est que les élus sont comme accros à la grande distribution. Sous prétexte qu’elle crée de l’emploi, ils ferment les yeux ou acceptent des choses inacceptables, comme l’ouverture de magasins dans des zones inondables.

Ceci dit, il est vrai que la grande distribution crée des emplois…

Elle en détruit bien plus. Pour deux emplois créés dans la grande distribution, sept emplois disparaissent à proximité, dans le commerce, l’agriculture et les PME. Et puis, quel type d’emploi crée la grande distribution ? Des temps partiels avec des horaires impossibles… C’est cela, le modèle de société que nous voulons ?

Vous dites que les élus sont accros à la grande distribution. Mais les consommateurs, à la recherche de prix bas, ne le sont-ils pas davantage ?

Certainement, mais ils devraient réfléchir : un hypermarché est, en moyenne, amorti en quatre ans. Alors, que paient réellement les consommateurs passé ce délai ? La grande distribution vend, par exemple, ses tomates à un prix dix fois supérieur à celui qui est payé à l’agriculteur qui les produit… Avec ses centrales d’achat agressives, elle fait mourir les agriculteurs, les fabricants, les petits industriels, pour finir par acheter dans la délocalisation. Non, la grande distribution n’apporte pas « des prix » mais « ses prix ».
>>A lire aussi : Pourquoi les producteurs de lait sont à bout

Vous vous battez depuis plus de vingt ans. Quelles victoires avez-vous obtenues ?

Elles sont rares… Nous avons notamment empêché l’installation d’enseignes dans des zones protégées. Surtout, nous avons écouté des petits commerçants qui étaient prêts à se suicider… Et nous avons évité ces drames. J’aimerais que plus personne n’ait à vivre ce que j’ai vécu : la perte de son commerce et l’endettement qui en découle. Il faut quinze ans pour sortir d’une faillite personnelle, quinze ans sans avoir le droit de signer un chèque ou de demander un crédit bancaire… J’ai dû vivre pendant quatorze ans en caravane pour payer mes dettes. Je ne suis pas un cas isolé, je connais plein de commerçants qui ont vécu dans des campings ou dans leurs camions. Cette vie, c’est celle de milliers de personnes en France.
(1) 20 Minutes a contacté la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui représente les grandes enseignes, pour recueillir sa réaction sur ces surfaces illicites. Nous n’avons pas eu de retour.
(2) 20 Minutes a contacté à plusieurs reprises le ministère de l’Economie et des Finances ainsi que le ministère de la Justice pour recueillir leur réaction sur leur prétendue inaction et sur cette pétition. Nous n’avons pas eu de retour.

http://www.20minutes.fr/economie/1704871-20151008-grande-distribution-sous-pretexte-cree-emploi-elus-ferment-yeux-choses-inacceptables

mardi 29 septembre 2015

Moteurs truqués de Volkswagen : 700.000 véhicules Seat équipés du logiciel

La marque automobile espagnole Seat a vendu environ 700.000 véhicules dans le monde équipés d'un moteur diesel porteur d'un logiciel truqueur, sur un total de 11 millions écoulés par sa maison-mère Volkswagen.
La marque automobile espagnole Seat a vendu environ 700.000 véhicules dans le monde équipés d'un moteur diesel porteur d'un logiciel truqueur, sur un total de 11 millions écoulés par sa maison-mère Volkswagen, a indiqué mardi un porte-parole de Seat. Il n'a pas précisé quels étaient les modèles concernés, mais a assuré que "les propriétaires des véhicules équipés de moteurs EA189 seront convoqués" dans des centres techniques. Le géant automobile allemand a avoué la semaine dernière avoir équipé 11 millions de véhicules d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution.
 

dimanche 16 octobre 2011

Standard &Poor's dégrade BNP Paribas

Mi-septembre, BNP Paribas avait été la seule des grandes banques françaises cotées à échapper à une dégradation par la troisième grande agence de notation, Moody's, qui avait abaissé d'un cran la note de Société Générale et Crédit Agricole. C'en est fini de cette invulnérabilité. Dans un communiqué publié vendredi, l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's (S&P) a annoncé qu'elle abaissait d'un cran sa note à long terme. BNP Paribas est désormais notée "AA-", contre "AA" auparavant, mais reste classée par S&P parmi les "émetteurs de haute qualité". L'abaissement de sa note traduit un affaiblissement de son profil financier, qui résulte de la perspective d'un contexte macroéconomique dégradé et de conditions de financement plus difficiles, selon S&P. Cette dégradation de la note de BNP Paribas intervient après que l'agence Fitch a indiqué jeudi envisager d'abaisser celle de Crédit Agricole, BNP Paribas et Crédit Mutuel.
Par ailleurs, l'agence a confirmé la note de quatre autres banques françaises : BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale. Elles conservent leur "A+", une note qui les classe au rang "des émetteurs solides mais susceptibles d'être affectés par des changements de la situation économique". Pour l'ensemble des cinq établissements, Standard and Poor's assortit sa note d'une perspective stable.

"Prévisions économiques plus faibles pour l'Europe"
"Les profils de liquidité et de financement des cinq banques sont plus vulnérables que ce que nous pensions", souligne toutefois l'agence américaine, qui s'attend à des bénéfices en baisse du fait de l'environnement économique "difficile" et des coûts de financement plus élevés. Depuis l'été, les banques françaises ont assisté au retrait partiel des fonds monétaires américains, grands pourvoyeurs de financements en dollars. L'agence évoque également des "prévisions économiques plus faibles pour l'Europe, y compris les pays périphériques auxquels certaines banques françaises sont exposées de manière importante".

S&P a également révisé son estimation du risque lié à l'industrie bancaire en France ("BICRA"), relégant le pays dans le groupe 2 alors qu'il faisait jusqu'ici partie du groupe 1, "à plus faible risque".

dimanche 2 octobre 2011

Le gazole pourrait être plus cher à partir de 2013

Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l'essence en 2013 dans le but de diminuer l'usage de ce pétrole très polluant.
Le secteur automobile est sur le qui-vive. Comme le révèle Le Parisien ce samedi, Bruxelles envisagerait de taxer le litre de gazole en Europe de 8 à 15% de plus que celui de l'essence. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l'horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie très polluante, utilisée par près de 7 millions de voitures en Europe.
La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d'émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l'essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat.

Inquiètude

Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l'application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s'effondrer.
Le Comité des constructeurs français d'automobile estime que l'instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s'inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il.
Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d'engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. «Il est sans doute possible de prendre des mesures transitoires qui laisseront à tout le monde le temps de s'adapter», explique-t-il.
http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438190/s/18f9eee2/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cconso0C20A110C10A0C0A10C0A50A0A70E20A1110A0A1ARTFIG0A0A3450Ele0Ediesel0Epourrait0Eetre0Eplus0Echer0Ea0Epartir0Ede0E20A130Bphp/story01.htm

samedi 29 mai 2010

Les radars n'ont pas été vérifiés de janvier à mai

Depuis le début de l'année, les radars de vitesse ne sont plus vérifiés par des agents de l'État. Une "privatisation" passée totalement inaperçue, mais qui provoque une belle pagaille dans le calendrier des contrôles réglementaires - et obligatoires - que doivent subir ces appareils.

Selon l'article 20 de l'arrêté du 4 juin 2009 signé par le ministère de l'Industrie, qui réglemente les "cinémomètres de contrôle routier" (en clair, les radars), la vérification périodique des radars est en effet assurée par "l'autorité locale en charge de la métrologie légale", uniquement "en l'absence d'organisme désigné à cet effet par le ministre chargé de l'Industrie". Or, depuis décembre 2009, le ministère a dressé une liste de cinq organismes jugés aptes à étalonner le matériel. Aux utilisateurs de radars, ensuite, de passer un contrat avec l'un d'eux pour que leurs radars soient de nouveau vérifiés.

Et là, surprise : lepoint.fr a appris que le marché des 3.000 radars laser des gendarmes et des policiers n'a été attribué, par le ministère de l'Intérieur, que le 28 avril ! C'est le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), un établissement certes public, mais à caractère industriel et commercial, qui a décroché le contrat pour quatre ans.

Ainsi, entre décembre 2009 et le 28 avril 2010, soit pendant près de cinq mois, ces lasers n'ont pas été vérifiés... Résultat : plus de 40 % du parc de ces radars s'est retrouvé hors service. "Pour la police, le problème devenait même urgent", glisse un gendarme bien informé. La situation était particulièrement compliquée à Marseille - on évoque 70 % d'appareils indisponibles - , ainsi qu'en Lorraine, dans le Nord et en Midi-Pyrénées. À Paris, en revanche, on était loin de la pénurie... Nous voilà rassurés.

Un été compromis ?

Sollicitées par lepoint.fr, les autorités affirment que les radars dont la date anniversaire de la vérification annuelle était expirée ont bel et bien été remisés dans les placards... Pas question, selon eux, de dresser des P.-V. juridiquement contestables. N'empêche, en cas de doute, un automobiliste verbalisé pourra toujours vérifier, sur le laser, la présence de la vignette verte attestant de la validité de l'appareil. Car, c'est sûr, le retard ne sera pas rattrapé en quelques jours !

En effet, les contrôles n'ont repris qu'au début de ce mois, et seules deux personnes, au LNE, étaient alors formées pour superviser les étalonnages organisés... aux quatre coins de la France ! "On sera revenu à la normale dès la fin juin ", nous précise pourtant, optimiste, un responsable du laboratoire. "Pas sûr que tout soit prêt pour les grands départs de l'été", objectent plusieurs fins connaisseurs du dossier. D'autant que sous la pluie - abondante cette semaine -, les opérations de contrôle de ces radars laser sont suspendues.

Au final, le LNE n'aurait que quatre mois pour rattraper le retard, sous peine de devoir au ministère de l'Intérieur des pénalités, de l'ordre, dit-on, de "40 euros par appareil". Ce n'est pas rien, au regard du prix de la vérification facturé par le LNE : 65 euros hors taxes.
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-05-28/info-lepoint-fr-les-radars-n-ont-pas-ete-verifies-de-janvier-a-mai/920/0/460542

vendredi 21 mai 2010

Heuliez placé en redressement judiciaire

L'équipementier automobile Heuliez, qui est à la recherche d'un repreneur pour assurer sa survie, a été placé vendredi en redressement judiciaire, avec une période d'observation de six mois.
Dans sa décision, le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres), qui suit la demande du parquet, fixe la fin de cette période au 21 novembre prochain mais précise qu'il sera statué le 28 juillet sur sa prolongation éventuelle. Me Régis Valiot a été nommé administrateur judiciaire.

La société, qui vient de déposer son bilan, est à la recherche d'un repreneur et est devenue le symbole des difficultés de l'industrie automobile en France.

Le redressement judiciaire permet le paiement des salaires par les assurances de garantie des salaires (AGS), un dispositif public, et donne du temps pour examiner les offres des repreneurs potentiels.

Emilio Galluccio, président délégué, et Didier Picot, vice-président de la société basée à Cerizay, qui fabrique notamment un véhicule électrique, avaient annoncé la cessation de paiement mardi dernier.

Selon les syndicats, trois ou quatre candidats seraient sur les rangs pour la reprise, dont le groupe financier anglo-malaisien Delamore and Owl (D&O) qui a fait une offre de reprise globale de 25 millions d'euros, et un groupe d'investisseurs franco-allemands.

L'investisseur turc Alphan Manas, candidat privilégié par le ministère de l'Industrie il y a quelques semaines, a proposé de reprendre 15% de l'entreprise avec un apport de 10 millions d'euros, mais il devra trouver d'autres partenaires.

Un fonds d'investissement américain aurait également présenté une offre.

Heuliez avait déjà été placé en redressement judiciaire il y a près d'un an, avant d'en sortir en raison d'un projet de reprise par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC), désigné par le tribunal de commerce.

Ce dernier n'a jamais apporté l'argent promis. L'avenir d'Heuliez dépend pour l'essentiel du développement de la Mia, un véhicule électrique présenté au dernier salon de Genève.

L'Etat a promis 10 millions d'euros via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et la région Poitou-Charentes s'est engagée à hauteur de cinq millions d'euros dans le cadre d'un pacte d'actionnaires.
Reuters

mardi 18 mai 2010

Les agriculteurs premières victimes de la rigueur

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a indiqué mardi que 300 millions d'euros de prises en charges d'intérêts d'emprunt pour les agriculteurs ne seront pas versés, en raison du gel des dépenses de l'Etat.
"Toutes les aides déjà promises seront versées à l'euro près (...) mais c'est vrai qu'il y a un certain nombre de demandes importantes (supplémentaires) que je ne pourrai pas honorer", a déclaré le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, mardi 18 mai sur RMC. "Par exemple, on a versé cette année 150 millions d'euros pour financer les intérêts d'emprunt d'agriculteurs en difficulté. J'ai sur mon bureau pour 300 millions d'euros de demandes supplémentaires de prise en charge (...); je ne pourrai pas les accepter", a-t-il poursuivi.

Pour le ministre, "ce ne serait pas raisonnable car ce serait au détriment de dépenses d'investissement absolument indispensables (...) Donc, on sera forcé d'y renoncer". A contrario, "on concentrera nos efforts sur les dépenses qui peuvent aider à financer la modernisation des exploitations", notamment au plan énergétique, a-t-il dit. "Toutes les exploitations françaises y gagneront en compétitivité si on les aide à produire de l'énergie, à les rendre plus économes en énergies fossiles", a-t-il affirmé.

Le "plan de performance énergétique" pour les exploitations agricoles sera doté en 2010 de 29,2 millions d'euros pour encourager des investissements "économes en énergie", l'établissement de bilans énergétiques et favoriser la méthanisation, a précisé le ministère dans un communiqué.

Le gouvernement a annoncé début mai que les dépenses de l'Etat seraient "gelées en valeur" entre 2011 et 2013. "Nous prendrons notre part à l'effort comme toutes les administrations", avait alors dit M. Le Maire.
L'Express avec l'expansion

samedi 15 mai 2010

Le prix du timbre va augmentere

Stable depuis seize mois, le prix du timbre va augmenter le 1er juillet prochain, passant de 56 à 58 centimes d’euros pour les envois de lettres de moins de 20 g. «La hausse du prix du timbre n'aura qu'un faible impact sur les ménages: environ 10 centimes d'euro par mois et par foyer, le courrier étant un poste de consommation très modéré dans leur budget», a précisé La Poste dans un communiqué. Le timbre en tarif économique coûtera 53 centimes d’euros contre 51 centimes actuellement.


Un tarif «régulé»

De 46 centimes en 1996, le prix du timbre est resté stable jusqu'en 2003, où il est passé à 50 centimes, avant 53 centimes en 2005, 54 en 2006, 55 en 2008 et 56 en 2009. La Poste a, elle, souligné que ses tarifs se situaient «dans l'exacte moyenne des tarifs des autres postes européennes, alors même que ses engagements de service public comme les contraintes géographiques sont plus élevés en France».

Pour Thierry Saniez, le délégué général de l'association de consommateurs CLCV, le prix du timbre a «globalement suivi l'évolution de l'inflation» depuis 2005. Mais il plaide pour que les tarifs soient toujours «encadrés» puisqu’ils relèvent du «service public». «Le risque c'est que comme La Poste vend de moins en moins de timbres (en raison du développement de l'Internet et des e-mails notamment, ndlr), elle les vende plus cher. Il faut que cela reste régulé, car une partie de la population n'utilise pas encore le Web», a-t-il expliqué. Les volumes de courrier gérés par La Poste sont en constante diminution: ils ont reculé de 1% en 2007, 3% en 2008 et 5,3% en 2009.
20minutes

dimanche 9 mai 2010

Crise dans la zone euro: Nicolas Sarkozy convoque une réunion à l'Elysée

Nicolas Sarkozy a décidé de convoquer ce dimanche soir à l'Elysée une réunion de travail sur la crise financière qui touche la zone euro. Objectif: faire le point sur la situation avant l'ouverture des marchés lundi, qui s'annonce comme un moment de vérité pour l'Union européenne.

A ce moment là, les dirigeants européens pourront mesurer concrètement l'efficacité du plan qu'ils ont arrêté vendredi à Bruxelles pour venir en aide à la Grèce mais également endiguer toute contagion de la crise à d'autres pays de la zone euro.


Déplacement en Russie annulé
Outre le Premier ministre François Fillon seront également présents à cette réunion Bernard Kouchner (Affaires étrangères), François Baroin (Budget), Pierre Lellouche (Affaires européennes) et Alexandre de Juniac, directeur de cabinet de Christine Lagarde (Economie), qui représentera la ministre retenue à Bruxelles, au conseil des ministres des Finances de l'Union européenne (Ecofin).

Signe de la gravité de la situation, le président Nicolas Sarkozy a annulé son déplacement ce dimanche en Russie où il devait assister aux cérémonies du 65e anniversaire de la fin de la Seconde Gguerre mondiale.


Barack Obama au téléphone
Son homologue italien Silvio Berlusconi a fait de même. Et de l'autre côté de l'Atlantique, Barak Obama s'est dit «très préoccupé» par la crise grecque et ses conséquences sur les économies européenne et américaine. A cet égard, le chef de l'Etat français devrait avoir une conversation téléphonique avec son homologue américain dans la soirée, a indiqué son entourage à l'AFP. Le président américain a d'ores et déjà appelé la chancelière allemande Angela Merkel ce dimanche, pour la deuxième fois en trois jours, pour réclamer des mesures «énergiques» de l'UE afin de rassurer les marchés face à la crise de la dette.

De même, Nicolas Sarkozy devrait faire le point de la situation, également par téléphone, avec Christine Lagarde ainsi qu'avec le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.
20minutes

lundi 3 mai 2010

Les tickets restaurant bientôt taxés ?

Rien n'est encore fait mais le ministère de l'Economie et des Finances étudie la possibilité de taxer "les titres restaurants ou les chèques vacances", selon Les Echos. "Aucune mesure n'est arrêtée à ce stade et d'autres ministères se montrent extrêmement réservés", indique le quotidien économique, selon qui "les arbitrages précis auront lieu à l'été".
Pour le moment, "le ministère de l'Economie étudie la possibilité d'étendre le forfait social, cette contribution de 4% à la charge des employeurs, à certains revenus encore exonérés de cotisations", comme "les chèques vacances, les titres restaurant, les avantages accordés par les comités d'entreprise, les chèques emploi-service préfinancés ou les indemnités de rupture (pour les licenciements et les départs en retraite)", explique Les Echos.

"Rémunérations complémentaires"

"L'extension du forfait social, qui serait très mal vue des syndicats, pourrait se justifier par le fait que ces rémunérations complémentaires se substituent, pour partie, aux salaires", selon le journal. De plus, "le gouvernement pourrait en tirer plusieurs centaines de millions d'euros", ajoute la même source, qui précise que "les titres restaurant représentent 2,4 milliards d'euros, les chèques vacances 300 millions, les avantages accordés par les comités d'entreprise 2,6 milliards et les indemnités de rupture 3,5 milliards".

Fin 2008, le Sénat avait unanimement, à droite comme à gauche, refusé d'étendre le forfait social aux ticket-restaurants et aides des comités d'entreprises. "Vous faites porter un risque sur le pouvoir d'achat des salariés dans un contexte économique pas du tout favorable, ce serait un mauvais signal", avait alors déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, sur ce sujet.
tf1news

jeudi 15 avril 2010

8000 Français identifiés dans les fichiers de la banque HSBC

Le décryptage des fichiers soustraits à une filiale suisse de HSBC par un de ses anciens salariés, et en possession de la justice et du fisc français, a permis d'identifier 127.000 comptes appartenant à 79.000 personnes dont 8000 Français, a affirmé mardi le procureur de Nice Eric de Montgolfier. Parmi ces 8000 noms, le fisc français a pour sa part affirmé que les fichiers lui avaient permis de constituer une liste de 3000 fraudeurs français présumés.
Cette "liste" trouve ses origines dans une démarche atypique de la justice française. Cette dernière a saisi le 20 janvier 2009 au domicile français d'Hervé Falciani, l'ancien salarié de la banque suisse, des fichiers informatiques cryptés contenant une liste de comptes détenus par des clients de HSBC. La perquisition avait été effectuée dans le cadre d'une demande des autorités judiciaires suisses, soupçonnant M. Falciani de détournement frauduleux de données confidentielles. Le PDG de HSBC Private Bank en Suisse Alexandre Zeller avait alors affirmé le 11 mars que les fichiers informatiques contenaient des informations sur 24.000 clients.

Mais avant de les transmettre aux Suisses, les enquêteurs français ont analysé le contenu de ces saisies, qui se sont révélés d'un grand intérêt pour la justice et le fisc français. Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour blanchiment et l'administration fiscale a utilisé les données pour identifier de présumés fraudeurs.

TF1NEWS

mercredi 14 avril 2010

PSA ferme son site de Melun Sénart

Le constructeur a annoncé ce mardi la fermeture prochaine de son site de Melun Sénart, où travaillent actuellement 390 salariés. Cette fermeture, prévue pour l'année 2012, s'inscrit dans le cadre «d'une nouvelle organisation de la logistique des pièces de rechange» a fait savoir la direction, qui précise que celle-ci sera arrêtée lors d'un comité central extraordinaire le 20 avril prochain
«Le site de Melun de ne trouve pas sa place au sein de cette nouvelle organisation, et c'est pourquoi son activité sera progressivement arrêtée» précise-t-on chez PSA. Le magasin de Melun, qui emploie encore 390 personnes, est une plateforme logistique de gestion des pièces de rechange PSA. Une activité qui devrait désormais être concentrée sur le site de Vesoul, distant de près de 400 kilomètres. 100 postes devraient prochainement y être ouverts pour les salariés de Melun.

«On était habitué à des plans de départ volontaires, avec des effectifs fondant année après année. Là ils enclenchent la vitesse supérieure» a indiqué une source syndicale. Si la direction précise qu'elle peut absorber 170 reclassements par an par le biais de la mobilité, elle a également choisi de prolonger le plan de départ volontaire initialement ouvert chez PSA jusqu'au 31 mars. Pas évident que les salariés y trouvent leur compte.
Plus d'infos sur lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/04/13/04015-20100413ARTFIG00671-psa-ferme-son-site-de-melun-senart-.php

mardi 13 avril 2010

Dim : nouvelle restructuration en vue ?

L'industrie de la lingerie connaît des jours difficiles avec un marché en baisse et des coûts de production élevés en France. Après Lejaby lundi, c'est au tour de Dim-Playtex de se réunir en comité central d'entreprise mardi matin. A l'annonce de ce CCE, début avril, plusieurs syndicats du site de Dim à Autun avaient déjà fait part de leur inquiétude disant craindre de nouvelles suppressions de postes.

Le CCE qui se tient au siège de l'entreprise à Levallois-Perret a pour ordre du jour "une réunion extraordinaire au titre de l'article L2323-15 du Code du travail". Cet article prévoit que "le comité d'entreprise est saisi en temps utile des projets de restructuration et de compression des effectifs". De quoi faire craindre le pire aux 1700 salariés.

"En 2006, il y avait déjà eu un plan social avec 450 suppressions, chez Dim ça ne s'arrête jamais! ", juge un représentant de l'intersyndicale CFE-CGC/CFTC/FO/CGT. Dim emploie environ 950 personnes sur le site de production d'Autun et près de 700 dans ses bureaux de Levallois-Perret. "On est d'autant plus préoccupé que Dim appartient à un fonds d'investissement américain, Sun Capital Partners, tout comme Lee Cooper qui vient d'être placé en redressement judiciaire et Playtex", ajoute le représentant de l'intersyndicale.
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Retraites : ça urge !

C'est un rapport riche en chiffre alarmistes : un déficit des retraites qui atteindra au mieux 70 milliards d'euros en 2050 et un besoin de financement cumulé de 2 600 milliards d'euros d'ici là... Ces deux-là sont pourtant tirés de l'hypothèse la plus favorable du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), cité par Le Monde. Composé de chercheurs, syndicalistes, dirigeants patronaux, parlementaires et représentants de l'Etat, le COR rend ce rapport mercredi afin d'aider le gouvernement à préparer la réforme des retraites. Il prévoit plusieurs scénarios en fonction de la situation économique.

"Dans le scénario le plus favorable (retour au plein-emploi en 2024 avec un taux de chômage à 4,5 %) et augmentation annuelle de la productivité du travail de 1,8 %), le besoin annuel de financement s'élèverait à quelque 70 milliards d'euros en 2050. Le problème est que quasiment personne ne juge plausible ce scénario qui implique un rattrapage très rapide du retard lié à la crise et une évolution très favorable de la productivité du travail", explique le quotidien qui note que le deuxième scénario, plus réaliste, avec taux de chômage stabilisé à 4,5 % en 2024 et augmentation tendancielle de la productivité du travail de 1,5 %), conclut à un besoin annuel de financement des retraites tournant autour de 100 milliards d'euros en 2050. Dans le troisième scénario, avec un chômage à 7 %, le besoin annuel de financement dépasserait ces 100 milliards.

La récession a avancé le problème de 20 ans, note encore Le Monde qui rappelle qu'en 2007, "le COR avait évalué à 1,6 point de produit intérieur brut (PIB) le besoin de financement en 2030. Or c'est dès cette année que ce niveau sera atteint : en tenant compte de la situation des régimes du public (fonction publique et régimes spéciaux), le besoin de financement global des retraites est de l'ordre de 30 milliards d'euros en 2010".

Le Medef cherche un "scénario catastrophe"

Le rapport dresse un tableau de la situation des retraites en France mais ne propose pas de réforme. C'est la tâche du gouvernement qui pourrait, paradoxalement, tirer parti de ces chiffres catastrophiques pour pousser les syndicats à faire des concessions, sur l'âge de départ à la retraite, par exemple.

Déjà, certains trouvent le rapport trop optimiste. Le Medef s'est déclaré mardi "troublé" par les hypothèses économiques "peu réalistes" servant de base aux projections financières du Conseil; Les trois hypothèses risquent selon le syndicat patronal de "pénaliser la crédibilité de la réflexion" sur le sujet. "Tous les scénarios retenus par le COR font l'hypothèse d'un taux de chômage à l'horizon 2020-2021 (...) égal au plein emploi, soit 4,5%, ce que nous n'avons pas connu depuis le tout début des années 60, soit au maximum 7%, ce que nous n'avons jamais eu de manière pérenne", a déclaré sa présidente Laurence Parisot lors de sa conférence de presse mensuelle. Tout en indiquant que ces hypothèses pouvaient encore changer dans le document officiel, Laurence Parisot a jugé "dommage qu'il n'y ait pas de scénario plus réaliste et, éventuellement, un scénario catastrophe (...) pour avoir la mesure de l'amplitude des possibles" sur les besoins de financement

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