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vendredi 29 juin 2018

L'anesthésiste se trompe de produit, elle devient paraplégique

Après une chirurgie urologique à Ermont dans le Val d'Oise en janvier dernier, une femme s'est réveillée de cette intervention paraplégique.
Elle aurait été victime d'une erreur médicale selon RTL.
L'anesthésiste se serait trompé au moment de l'injection pour l'endormir. Il lui aurait administré un puissant antibiotique dans la moelle épinière au lieu d'un produit anesthésiant.

Coma pendant six jours

La patiente est restée dans le coma pendant six jours et à son réveil comme elle le confie au micro de RTL, elle "n'entendait plus rien, ne voyait pas très bien et ne parlait pas bien du tout".
Toujours selon la radio, l'avocate de la victime va déposer une plainte la semaine prochaine pour "violences et blessures involontaires".
"Je sais que l'argent ne me ramènera pas mes jambes, mais ça me permettra au moins d'aménager ma maison", a-t-elle confié.
A la Une https://www.dna.fr/

vendredi 16 octobre 2015

Quels sont les médicaments qui plombent la Sécu?

En 2014, l’Assurance maladie a remboursé 23 milliards d’euros de médicaments. Une dépense repartie à la hausse (+3,8 % par rapport à 2013), après deux années de baisse. Cette poussée est notamment due à une petite pilule très onéreuse, le Sovaldi, constate la Caisse nationale d’Assurance maladie dans un rapport paru jeudi.

Innovation thérapeutique coûteuse

Pour se procurer ce médicament contre l’hépatite C, il faut débourser environ 13.600 euros pour une boîte de 28 comprimés, soit près de 41.000 euros pour une cure qui dure en général trois mois.
>> A lire aussi : Le traitement miracle pour l’hépatite C que la France ne peut payer à ses malades
L’arrivée de nouveaux traitements contre l’hépatite C, mais aussi les cancers, a « principalement » tiré vers le haut les dépenses de l’Assurance maladie, constate le rapport. Ces médicaments de spécialité « apportent une innovation thérapeutique importante mais sont très coûteux ».

Paracétamol et anticholestérol dans le top 10 des remboursements

L’Humira, un traitement pour soigner les rhumatismes à renouveler toutes les deux semaines (voire chaque semaine) dont une injection coûte 830 euros, est le médicament qui a coûté le plus cher à l’Assurance maladie en 2014, à hauteur de 395,2 millions d’euros.
En troisième place, on retrouve le Doliprane, un médicament à base de paracétamol qui est pourtant délivré sans ordonnance en pharmacie (donc sans remboursement de l’Assurance maladie). Les patients se font toutefois souvent prescrire ce médicament lors d’une visite chez le médecin. Pour la Sécu, la facture s’est élevée à 320,9 millions d’euros en 2014.

Les génériques peuvent permettre de faire plus d’économies

Le Crestor, un anticholestérol arrive en deuxième position, avec un coût total de 322,2 millions d’euros. Ce médicament appartient pourtant à la catégorie des statines, pour laquelle des alternatives génériques bon marché existent. Si les médicaments génériques ont permis d’économiser 1,73 milliard d’euros en 2014 (contre 1,77 milliard en 2013), il reste donc des progrès à faire pour alléger la facture de la Sécu.

http://www.20minutes.fr/sante/1710655-20151016-medicaments-plombent-secu

lundi 5 octobre 2015

Un médicament contre le reflux gastrique retiré de la vente lundi

Le Topaal, un médicament contre le reflux gastro-oesophagien de l'adulte, va être retiré de la vente, au nom du principe de précaution, a indiqué samedi l'Agence nationale de sécurité du médicament.
Le Topaal, un médicament contre le reflux gastro-oesophagien de l'adulte, va être retiré de la vente, au nom du principe de précaution, a indiqué samedi l'Agence nationale de sécurité du médicament(ANSM), confirmant une information parue dans Le Parisien. "L'arrêt de la commercialisation du Topaal sera effectif à compter de lundi prochain", a précisé une porte-parole de l'ANSM à l'AFP. Cette décision fait suite à une enquête menée en juillet dernier par l'ANSM à l'usine de la société Cargill France à Lannilis (Finistère) qui a abouti à la suspension de ses activités, dont la fabrication d'un des principes actifs du Topaal, l'acide alginique.

L'enquête avait été lancée après "neuf réclamations de patients pour défaut de qualité d'un médicament relatif à un mauvais goût et une odeur de poisson", selon la décision de police sanitaire de l'ANSM parue dans le Journal officiel du 1er octobre. Un patient a ainsi fait état d'une "éruption cutanée" après utilisation d'une "substance active provenant du site de Lannilis", précise l'ANSM. L'enquête a notamment révélé une "absence de propreté de l'environnement de fabrication", un "état général particulièrement dégradé des équipements de fabrication" de plusieurs ateliers et "des déficiences" dans le système de gestion de la qualité "Les conditions de fabrication sur le site de Lannilis de la société Cargill France présentent des risques de mettre à disposition des matières premières contaminées ou détériorées", constate l'ANSM.

En raison de "la suspicion de danger induite par l'utilisation de ces matières premières", l'agence a jugé nécessaire de "procéder au retrait des lots de
médicaments, dispositifs médicaux ou produits cosmétiques en comportant". Elle a aussi décidé de suspendre, pour une durée n'excédant pas un an, "la fabrication, le conditionnement, la mise sur le marché, la distribution, l'exportation, et l'utilisation des matières premières fabriquées par la société Cargill France" à Lannilis.
 

samedi 6 juin 2015

Montbéliard : c’est fini pour la maternité de la clinique

À Montbéliard, le service gynécologie obstétrique de la clinique, suspendu depuis le 7 avril, ne rouvrira pas. Un nouveau coup dur pour l’établissement, par ailleurs en redressement judiciaire.
Ce sera officiel ce lundi mais la décision de l’ARS (agence régionale de santé) est d’ores et déjà prise : la maternité de la clinique de Montbéliard n’aura plus d’autorisation d’activité. Depuis le 7 avril dernier, le service ne fonctionne plus : il avait été suspendu, toujours par l’ARS. Le motif : une inspection diligentée à la suite du décès d’une patiente de 42 ans césarisée à la clinique et victime d’une infection, avait révélé « des dysfonctionnements graves » dans l’organisation des soins et le suivi des patients. Déjà suspendue pendant quatre mois en 2014 sur les mêmes motifs, la maternité -19 lits, 29 salariées, sages-femmes et auxiliaires de puériculture- avait depuis bien du mal à retrouver son niveau d’accouchements annuels (700) et donc sa rentabilité. Au point d’ailleurs que sa fermeture était envisagée, avant même le dernier drame en date, à la fois par l’ARS et par le propriétaire de la clinique, le groupe Kapa Santé.

« Organisation défaillante »

La fermeture annoncée, aussi désolante soit-elle pour le personnel, n’a donc rien d‘une surprise. La décision définitive de l’ARS fait suite à la réunion du CSOS (commission spécialisée de l’organisation des soins) ce vendredi : composée des représentants régionaux de la santé, privée et publique, de syndicats et d’usagers, elle a voté par dix voix pour, sept contre et cinq abstentions en faveur de la suspension définitive de l’activité. Son rôle est consultatif mais le directeur par intérim de l’ARS, Jean-Marc Tourancheau, a assuré, ce vendredi soir, qu’il suivrait totalement son avis. « Rien n’a changé par rapport à la décision de suspension : il y a toujours un manque de médecins, des problèmes de garde et surtout, surtout, des défauts d’organisation », souligne-t-il. « Je suis garant de la sécurité sanitaire de la population : je ne vais pas attendre qu’il y ait un mort de plus ! »
Accusée -notamment par les médecins- de vouloir « tuer » le pôle de santé privée pour avantager la maternité du futur site hospitalier médian à Trévenans, l’ARS hausse les épaules : « La maternité s’est fermée toute seule, avec une organisation, celle de Kapa, complètement défaillante. J’insiste : c’est l’organisation, et non le personnel, qui pêche » Son sort justement ? « Le CHBM est prêt à recruter et à financer des plans de formation en fonction de l’accroissement de l’activité. Que l’on ne constate d’ailleurs pas pour l’instant : le signe pour moi que cette maternité tournait presqu’à vide »

Scanner au point mort

La question des salariés de la maternité reste aussi sans doute à aborder avec l’administrateur judiciaire : la clinique dans son ensemble cette fois – 151 salariés- est en effet en redressement judiciaire depuis début avril. Le propriétaire a déclaré la cessation de paiement, en avançant deux causes principales : les suspensions à répétition de la maternité et l’arrêt du scanner décidé par le tribunal administratif suite à une plainte des radiologues de ville. La cour d ‘appel vient de confirmer cette sentence. Contrairement à l’ARS qui, à l’époque, avait autorisé cet équipement à la clinique (« La preuve que nous n’avons rien contre le privé ! »), elle a estimé que les besoins n’étaient pas assez importants sur le bassin de population. Le dossier de la clinique sera à nouveau examiné début juillet par le tribunal de commerce de Belfort.
En attendant, l’ARS, même si elle a toujours milité pour un unique pôle privé de santé dans l’Aire urbaine (N.D.L.R. : il y a une clinique, mais sans maternité, à Belfort) se dit soucieuse de la situation dans le Pays de Montbéliard. « Je ne suis pas satisfait de l’offre de soins sur ce bassin de vie de 120 000 personnes et nous travaillons, avec les élus du secteur, à trouver des solutions », conclut Jean-Marc Tourancheau.

http://www.estrepublicain.fr/sante-et-medecine/2015/06/05/montbeliard-c-est-fini-pour-la-maternite-de-la-clinique

vendredi 29 mai 2015

40 ans et déjà Alzheimer : la 1ere résidence pour jeunes malades inaugurée

La première maison spécialisée pour jeunes malades d'Alzheimer vient d'être inaugurée en Seine-et-Marne. En France, 2% des malades le sont avant 65 ans.
Leur mémoire se disloque et leur vie s'effondre alors qu'ils n'ont que 40 ou même 30 ans. Touchés par la maladie d'Alzheimer, ces jeunes malades sont livrés à leur sort ou envoyés au mieux dans des maisons de retraites inadaptées, au pire vers un hôpital psychiatrique.

En Seine et Marne, à Cesson, la première institution spécialisée a ouvert ses portes il y a peu. Baptisé "Le Chemin"  cet établissement pionnier peut accueillir 50 de ces malades de moins de 60 ans.
"L'objectif est de stabiliser ou de faire reculer la
maladie d'Alzheimer", chez des malades frappés "dans la fleur de l'âge", relève le directeur Frédéric Lafon. Pour l'instant, le résident le plus jeune a 38 ans. Des cas rares, 2% des malades d'Alzheimer le sont avant 65 ans, mais d'autant plus handicapants : "Tous leurs liens sociaux se brisent", ajoute-t-il. Face à une maladie "de vieux", l'estime de soi se délite.
 
"On sait comment ça finit, mais en attendant, il faut profiter"
Thierry Hodiesne, 44 ans est atteint "d'une démence de type Alzheimer et d'un syndrome parkinsonien" diagnostiqué il y a 13 ans : " Lorsqu'on apprend qu'on a cette pathologie, les amis s'en vont", relate-t-il.  Dans sa chambre où des cartons attendent encore d'être déballés, Thierry écoute des cassettes de Queen et des chants grégoriens. "On sait comment ça finit, mais en attendant, il faut profiter de chaque jour qui passe", philosophe-t-il.
Art-thérapie, sorties au cinéma, chorale, sport: en plus d'un important  suivi médical, une multitude d'activités thérapeutiques douces "doivent permettre de diminuer les traitements médicamenteux", explique le directeur de la structure.
  
"Quand on est là, on est heureux", confie Dorothée, une ancienne journaliste de 44 ans, dont la maladie d'Alzheimer a été découverte il y a cinq ans. Elle dit se sentir dans sa chambre "comme en Normandie", dans la maison de son enfance. "Je lis beaucoup, je parle beaucoup pour ne pas oublier", explique cette femme, qui ne se lasse pas de contempler les photos de sa famille accrochées en face de son lit.

Soulager les familles
  
La résidence de Cesson veut aussi soulager les familles, souvent épuisées et plongées dans un profond désarroi. Deux studios sont prévues pour les accueillir, lors de visites longues. "A domicile, c'est très compliqué, les familles ne peuvent pas tout gérer. Les malades peuvent rester à tourner en rond dans leur salon", explique le neuropsychologue.

Pour l'association Espoir Alzheimer, qui a porté le projet pendant plus de 10 ans, l'ouverture de cet établissement, dont le coût d'accueil journalier est pris en charge par le département et l'Autorité régionale de
santé (ARS), est un premier pas. "Nous avons des demandes de toute la France", explique Jean Dautry, son président. Et "la résidence a vocation à faire des petits".
 

jeudi 10 novembre 2011

Mediator : des médecins entendus par la police

Les policiers qui enquêtent sur le dossier Servier entendent des médecins. Au coeur des auditions, les prescriptions hors autorisation, à savoir celles pour lesquelles le Mediator était prescrit pour maigrir.
C'est un sujet tabou chez les médecins. Depuis quelques semaines, les convocations des praticiens par la police se multiplient. Elles se font dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte à Paris depuis février dernier et qui vise les chefs de tromperie sur la nature du médicament et l'escroquerie à l'assurance maladie et aux mutuelles. Des médecins ont ainsi été entendus à Montpellier, à Amiens ou encore dans le Berry. Particularité de ces professionnels, qu'ils soient généralistes, gynécologues ou encore endocrinologues : avoir , autrement dit pour perdre du poids. Autre particularité : ne pas avoir stipulé sur les ordonnances que ces prescriptions ne devaient du coup, pas être prises en charge par la sécurité sociale en notant la mention « NR » (non remboursé). En effet, seules les prescriptions réalisées dans le cadre des indications, en l'occurrence essentiellement le diabète, étaient remboursées.

Les médecins ne sont pas responsables

De 2000 à 2010, il y a eu environ 200 poursuites de médecins pour «prescriptions sauvages», hors des indications officielles, et 75 condamnations. «Ces médecins ont déjà été traduits par l'assurance maladie devant la section des assurances sociales qui est une chambre rattachée aux chambres disciplinaires», explique le Dr André Deseur du Conseil de l'ordre des médecins qui reconnait qu'au niveau départemental, le Conseil de l'ordre a bien eu des échos de ce type de convocations par la police.
«La convocation de Jacques Servier prévue initialement le 9 novembre a été reportée sine die pour des raisons de procédure , observe le Dr Claude Leicher, le président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France. En revanche et alors que c'est son laboratoire qui a fabriqué le Mediator, on convoque des gens qui ont eux, déjà été condamnés par l'assurance maladie». Pour lui comme pour beaucoup d'autres, les choses sont claires : les médecins ne peuvent pas être tenus responsables de quelque chose qu'ils ignoraient, en l'occurence les effets secondaires du Mediator sur le coeur et les poumons. Jamais dans le Vidal, la «bible» des médecins, il n'a été fait mention de ces effets indésirables.

«Il va y avoir des mises en examen de médecins»

«Cette histoire va mal se finir pour les médecins et il va y avoir des mises en examen, s'inquiète M° Fabrice Di Vizio, . Les policiers demandent aux médecins qui sont entendus de présenter les dossiers médicaux de leurs patient. En quoi ces informations viennent-elles servir une instruction concernant Servier ?». Les professionnels qui ont prescrit hors des indications et qui sont convoqués par la police seraient ainsi, selon lui, «victimes d'une double peine».
En réalité, deux hypothèses peuvent expliquer ces convocations des praticiens par la police. La première vise à parier que ces médecins vont faire l'objet de mises en examen dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours. La seconde, plus vraisemblable, consiste à dire que les praticiens sont entendus pour faire progresser l'enquête et remonter la chaine des informations concernant le Mediator. S'ils l'ont prescrit comme coupe-faim, c'est qu'ils savaient que le médicament avait des vertus anorexigènes et dans ce cas, comment l'ont-ils su ? Un fin connaisseur du dossier estime que dans les instructions concernant la tromperie, la mise à jour des «dissymétrie de l'information» joue un rôle essentiel.

«La présentation des visiteurs médicaux était insidieuse»

Fait exceptionnel, le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp de la FMF confie avoir, au cours de sa carrière, prescrit le médicament de Servier à 80 patientes désireuses de perdre du poids. Mais sur chacune des ordonnance, il a bien stipulé que le Mediator ne devait pas être remboursé. Il n'a donc pas été convoqué par la police. Il se souvient de la façon dont le laboratoire, via ses visiteuses médicales venaient lui vanter le médicament.
«C'est une présentation à la limite, tendancieuse. On ne nous disait pas franchement de le donner pour faire maigrir mais c'était fortement suggéré, explique le Dr Garrigou. Les visiteurs médicaux commencaient par parler de l'action sur les triglycérides, puis au cours de la discussion, ils disaient que ça faisait maigrir. Mais le terme anorexigène n'était jamais prononcé pour ne pas éveiller les soupçons. J'ai aussi entendu des visiteurs médicaux me dire «on n'a pas le droit de vous dire que ça fait maigrir». En 2006, il a cessé toute prescription de Mediator après avoir lu un article dans la revue médicale indépendante faisant état d'effets secondaires.
Après les médecins, à quand la convocation par la police des visiteurs médicaux ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/09/01016-20111109ARTFIG00649-mediator-des-medecins-entendus-par-la-police.php

lundi 17 octobre 2011

Maison de retraite : un résident sur deux a Alzheimer

Le niveau de dépendance des personnes âgées augmente, c'est le résultat d'une étude réalisée auprès d'environ de 5000 établissements.

Moyenne d'âge : 85 ans. Capacité d'accueil : 86 places. Niveau de dépendance des pensionnaires : en forte aumentation. Nombre de résidents atteints par la maladie d'Alzheimer : environ un sur deux (45 %).
C'est le portrait robot d'une maison de retraite aujourd'hui en France, dressé dans le dernier rapport sur la bientraitance dressé par l'Anesm (Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements sociaux et médico-sociaux).

Les maisons de retraite ont joué la transparence

Pour la deuxième fois, l'agence a envoyé un questionnaire sur leurs pratiques à quelque 7 000 établissements d'hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) et recueilli les réponses de plus de 5000 d'entre-eux pour l'année 2010. Un taux de réponse de 76 % décrit comme une bonne nouvelle par le directeur de l'Anesm, Didier Charlanne : «Les établissements ont fait des progrès énormes. Certes, les situations isolées de maltraitance ne peuvent pas toujours être évitées mais le taux très élevé de réponses prouve que les maisons de retraite jouent désormais le jeu de la transparence».
Un des principaux constat de ce rapport est cependant celui de la dépendance accrue des résidents. «Aujourd'hui, les personnes âgées rentrent plus tard en établissement tout simplement car elles restent plus longtemps chez elles. Le taux moyen de dépendance des établissements a donc vocation à être plus lourd», commente Didier Charlanne.
L'indicateur du niveau de dépendance des résidents d'une maison de retraite (le GMP, Gir moyen pondéré) a en effet fortement grimpé. En conséquence, les besoins en soins et en personnel s'envolent car les personnes les plus dépendantes demandent plus d'attention.
«On est aujoud'hui obligé de médicaliser d'avantage les maisons de retraite. Cela n'augmente pas forcément les risques de maltraitance mais il faut que l'encadrement puisse suivre», explique Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées.

Un personnel mieux formé

Or, selon cette dernière il existe un hiatus entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. «Il y a eu des progrès mais les PLFSS de ces dernières années ne sont pas à la hauteur pour garantir le bon encadrement des résidents, notamment aux moments clés de la toilette et des repas». Un sujet sensible. Le taux d'encadrement global des personnes âgées est aujourd'hui de 0,58 pour une place indique le rapport de l'Ansem.
«Un chiffre à considérer avec prudence et encore trop bas, regrette Pascal Champvert, directeur de l'association des directeurs au service des personnes âgées. L'encadrement devrait être de l'ordre de 0,8 pour garantir une prise en charge de qualité et rattraper le retard de la France par rapport à ses voisins européens».
Les maisons de retraite doivent s'adapter à la déferlante de malades atteint par Alzheimer ou des maladies apparentées. 40 % d'entre-elles sont dotées d'unités dédiées contre 34% en 2009. En matière de formation, beaucoup reste à faire. «C'est un élément clé de la bientraitance dans les établissements», insiste le directeur de l'Anesm.
Aujourd'hui, seulement une maison de retraite sur deux déclare que plus de 60% de son personnel est formé à la prise en charge de ces troubles cognitifs pathologiques.
Le ministère des solidarités et l'Anesm tiennent à souligner des évolutions positives dans l'évaluation initiale des besoins des résidents, l'élaboration d'un projet personnalisé et la participation des personnes âgées à la vie de l'établissement.«L'organisation du traitement des faits de maltraitance est une pratique en forte progression qui concerne à présent 74% des établissements, contre 60% il y a seulement un an», relève dans un communiqué la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, faisant valoir au passage «une augmentation de 6,3% des crédits alloués au secteur des personnes âgées en 2012».
http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438190/s/19454904/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cactualite0Efrance0C20A110C10A0C130C0A10A160E20A1110A13ARTFIG0A0A7720Emaison0Ede0Eretaite0Eun0Eresident0Esur0Edeux0Emalade0Ed0Ealzheimer0Bphp/story01.htm

mercredi 2 mars 2011

Servier doit changer d'attitude, prévient Xavier Bertrand

Les laboratoires Servier doivent changer d'attitude dans le dossier du Mediator car leur "totale collaboration" se fait attendre, a déclaré mercredi le ministre de la Santé, Xavier Bertrand
Des défenseurs de victimes du Mediator ont réclamé lundi l'intervention du gouvernement contre Servier, qu'ils accusent de retarder les procédures judiciaires et les indemnisations.


"Je l'avais dit le premier jour (...): il faut une totale collaboration du groupe Servier", a dit Xavier Bertrand sur i-Télé. "Cette totale collaboration, pour moi, elle se fait attendre. À tous les niveaux."


Le Mediator, un coupe-faim commercialisé comme antidiabétique, est soupçonné d'avoir provoqué 500 à 2.000 décès entre 1976 et 2009, année de son retrait du marché.


Plusieurs centaines de plaintes ont déjà été déposées dans ce dossier et deux informations judiciaires ont été ouvertes le mois dernier pour "tromperie" et "homicides involontaires".


Le groupe Servier s'est déclaré prêt à créer un fonds d'indemnisation doté dans un premier temps de 20 millions d'euros, mais les indemnisations sont soumises à des expertises judiciaires.


Or, une patiente traitée au Mediator a subi une attaque cardiaque il y a quelques jours, juste après une expertise, ce qui a nécessité son placement en coma artificiel.


"Je ne veux pas qu'il y ait de double épreuve pour les patients", a déclaré Xavier Bertrand.


"Je ne veux pas qu'après l'épreuve de la prise du Mediator et de ses conséquences pour nombre d'entre eux, il y ait ensuite ce qui pourrait être apparenté à l'épreuve de l'expertise judiciaire."


"L'expertise est nécessaire mais les conditions de l'expertise doivent être précisées", a-t-il ajouté.


"Sur tous ces sujets, je le dis au groupe Servier: il faut aujourd'hui changer d'attitude. Il faut prendre en compte la situation du Mediator, le nombre de personnes concernées, le drame que cela a constitué pour nombre d'entre elles", a dit le ministre de la Santé.


Jacques Servier, fondateur et président du groupe pharmaceutique mis en cause dans ce dossier, doit être entendu mercredi en fin de journée par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le Mediator et la pharmacovigilance. L'audition se déroulera à huis clos.


http://fr.news.yahoo.com/4/20110302/tts-france-mediator-bertrand-ca02f96.html

mardi 1 février 2011

Le JDD devait-il évoquer la santé de Chirac ? "On a fait notre métier de journaliste"

"La santé d'un ancien président de la République doit-elle être un sujet d'information?", s'interroge Bruno Roger-Petit sur Le Post. Lire la suite l'article
A cette question, posée ce matin à nos internautes, 53% estiment qu'il ne fallait pas évoquer l'état de santé de Jacques Chirac.


Et ils ne sont pas les seuls.


Les supputations du JDD sur l'éventuel Alzheimer de Jacques Chirac ont suscité un tollé auprès d'une grande partie de la classe politique, à gauche comme à droite.


L'essayiste Alain Minc, proche conseiller de Nicolas Sarkozy, a dénoncé dimanche sur Radio J une "transgression déontologique par rapport à quelque chose dont la France pouvait s'enorgueillir, qui était la protection de la vie privée par rapport à la vie publique."


Un point de vue partagé par Bruno Roger Petit : "un ancien président de la République, redevenu citoyen ordinaire, a droit au plus strict respect de son intimité et de sa vie privée."


D'autres, soutenus par Bernadette Chirac, démentent formellement l'information du JDD. "C'est un homme cohérent et qui ne perd rien de sa mémoire... Je ne peux pas accréditer les articles qui s'écrivent", commente François Hollande.


Bruno Jeudy, un des auteurs de l'article du JDD, est même invité à s'expliquer ce soir, sur France 5.


Contacté par Le Post, Olivier Jay, patron de la rédaction de l'hebdo, revient sur la polémique.


Pourquoi avoir consacré la Une et une double page à la santé de Jacques Chirac ?


"Comme dans tous les médias, plusieurs facteurs expliquent le choix d'un sujet. Il faut que celui-ci se raccroche à un événement d'actualité. Dans le cas présent, il s'agissait de l'audience de Jacques Chirac lundi à Paris. Ensuite, il faut qu'il y ait une volonté des journalistes et l'accord de la direction.


Après cela, deux questions se posent. Jacques Chirac, en tant qu'ancien président de la République, est-il un homme public ? Ou alors cela ressort-il de sa vie privée ? Selon nous, Jacques Chirac est un homme public et, de ce fait, son état de santé aussi."


Que ... Lire la suite sur LePost.fr
http://www.lepost.fr/article/2011/01/31/2390162_le-jdd-devait-il-evoquer-la-sante-de-jacques-chirac-on-a-fait-notre-metier-de-journaliste.html#xtor=AL-235

samedi 9 octobre 2010

Aide médicale d'Etat : ces vérités qui dérangent

Depuis dix ans, les étrangers en situation irrégulière peuvent se faire soigner gratuitement en France grâce à l'Aide médicale d'Etat (AME). Mais le coût du dispositif explose. Afin de comprendre pourquoi, Le Figaro Magazine a enquêté auprès des médecins, des hôpitaux et des pharmaciens. Et fait réagir les associations.


Une enquête sur l'Aide médicale d'Etat? Sauve qui peut! Dans les ministères, les administrations, les associations humanitaires, la simple évocation de ce dispositif qui permet aux étrangers en situation irrégulière de se faire soigner gratuitement déclenche une poussée d'adrénaline. «Le sujet est explosif! s'étrangle un haut fonctionnaire qui connaît bien le dossier. Vous voulez vraiment envoyer tout le monde chez Marine Le Pen?» La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a pris la mesure de l'hypersensibilité du dossier lorsqu'elle a timidement évoqué devant les parlementaires, en juillet, l'idée de faire acquitter aux bénéficiaires de l'AME une contribution forfaitaire de 15 à 30 euros par an. Les associations ont aussitôt accusé Mme Bachelot de vouloir grappiller quelques euros sur le dos des damnés de la terre.


Silence gêné à Bercy, où l'on prépare un tour de vis sans précédent sur le train de vie de la nation: «coup de rabot» sur les niches fiscales, suppressions de postes de fonctionnaires, déremboursements de médicaments... Mais toucher à l'AME n'est tout simplement pas prévu au programme de la rigueur. Le projet de budget pour 2011 prévoit même une augmentation de 10 % !


Depuis deux ans, la facture de la couverture médicale des sans-papiers s'envole. Son rythme de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays: + 13 % en 2009 (530 millions d'euros pour 210.000 bénéficiaires) et encore + 17 % au début de cette année. De toute évidence, l'enveloppe de 535 millions d'euros prévue en 2010 sera largement dépassée. Pour l'an prochain, ce sont 588 millions d'euros que Bercy a mis de côté pour l'AME. Soit, à peu de chose près, le montant des recettes fiscales que le gouvernement veut récupérer sur les mariés/pacsés/divorcés, ou encore le coût global du bouclier fiscal, qui fait tant couler d'encre.


Afin d'y voir plus clair, les ministères de la Santé et du Budget ont commandé un nouveau rapport à leurs services d'inspection. L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale des finances (IGF) ont déjà planché à deux reprises, en 2003 et en 2007, sur les nombreuses dérives de l'AME et ont émis des recommandations qui ont été partiellement suivies par les pouvoirs publics... des années plus tard. Ainsi, il a fallu attendre cette année pour que les attestations d'AME soient plastifiées et comportent la photo du titulaire.


Pourquoi tant de gêne? Echaudé par la séquence «identité nationale» et l'affaire des Roms, le gouvernement n'a visiblement aucune envie d'exacerber le ras-le-bol d'une opinion publique déjà exaspérée par la montée de la délinquance. Inutile non plus d'agiter un nouveau chiffon rouge sous le nez des associations, déjà très énervées par le projet de loi Besson sur l'immigration.


Ces dernières sont sur le pied de guerre, déterminées à défendre jusqu'au bout l'accès aux soins gratuit et sans restriction des sans-papiers. «Au nom d'une certaine idée de la France», martèle Pierre Henry, le président de France Terre d'asile, mais aussi parce qu'«il s'agit d'une question de santé publique» face à la recrudescence d'épidémies. Excédé qu'«on se serve de quelques cas particuliers pour faire des généralités» et jeter l'opprobre sur l'AME, Pierre Henry réfute toute idée de ticket modérateur: «Quand vous n'avez pas de ressources, chaque centime d'euro compte. Quand vous vivez dans une précarité extrême, il n'y a pas de médecine de confort.» La Cimade, association protestante très active auprès des sans-papiers, somme les pouvoirs publics de ne pas «stigmatiser encore un peu plus les étrangers».


Il n'empêche, les députés de droite, plusieurs fois lâchés en rase campagne sur l'AME par les gouvernements en place, ont l'intention de revenir à la charge. Au front, comme souvent sur les questions d'immigration, les députés UMP Claude Goasguen et Thierry Mariani n'entendent pas céder au «terrorisme intellectuel autour de ce dossier». A l'occasion de la discussion budgétaire, ces jours-ci, ils veulent ferrailler pour obtenir une «redéfinition des soins» éligibles à l'AME. En clair, réserver le dispositif aux soins d'urgence. «Il y a une vraie exaspération sur le terrain. Chacun doit maintenant prendre ses responsabilités», préviennent ces deux élus.


Pour la première fois, les parlementaires pourraient rencontrer le soutien de la communauté médicale. Car médecins, pharmaciens, infirmières et même certains militants associatifs commencent à dénoncer un système sans limite ni contrôle, parfois détourné de son objectif initial, voire carrément fraudé.


C'est Laurent Lantieri qui, le premier, a mis les pieds dans le plat. Dans un entretien à L'Express publié début septembre, le grand spécialiste français de la greffe du visage a confié son agacement de voir les principes du service public «dévoyés» avec l'AME. «Soigner les étrangers en cas d'urgence ou pour des maladies contagieuses qui pourraient se propager me paraît légitime et nécessaire, prend-il soin de préciser. En revanche, je vois arriver à ma consultation des patients qui abusent du système.» Et de raconter l'histoire de cet Egyptien qui avait eu le doigt coupé bien avant de s'installer en France et demandait «une opération de reconstruction», prétextant qu'il n'avait pas confiance dans la médecine de son pays. «En réalité, poursuit le chirurgien, ce monsieur s'était d'abord rendu en Allemagne, mais il jugeait bien trop élevée la facture qu'on lui avait présentée là-bas. Une fois en France, il avait obtenu l'AME et il estimait avoir droit à l'opération!» Ce que Laurent Lantieri lui refusa.


Du tourisme médical aux frais du contribuable? Claudine Blanchet-Bardon n'est pas loin de le penser. Cette éminente spécialiste des maladies génétiques de la peau voit parfois débarquer à sa consultation de l'hôpital Saint-Louis des patients AME venus du bout du monde exprès pour la voir. «Je vais vous dire comment ça se passe, confie-t-elle. Ils tapent le nom de leur maladie sur internet au fin fond de la Chine, tombent sur mon nom parmi d'autres et découvrent qu'en France, ils peuvent se faire soigner gratuitement. Ils arrivent clandestinement ici, restent tranquilles pendant trois mois et débarquent à ma consultation avec leur attestation AME, accompagnés d'un interprète. L'interprète, lui, ils le payent.» Le coût des traitements au long cours de ce type d'affection se chiffre en dizaines de milliers d'euros par an.


Avec certains pays proches comme l'Algérie, l'affaire est encore plus simple. Un cancérologue raconte, sous le couvert d'anonymat : «Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l'AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l'avion...»


De plus en plus de médecins réclament un «véritable contrôle médical lors de l'attribution de l'AME». Ou, au moins, un accord de la Sécu avant d'engager certains soins. Car, à la différence de l'assuré social lambda, le bénéficiaire de l'AME n'a nul besoin d'obtenir une «entente préalable» avant d'engager des soins importants. C'est ainsi que des femmes sans-papiers peuvent faire valoir leurs droits à des traitements d'aide médicale à la procréation. «Pur fantasme!» s'insurgent les associations. «Elles ne sont pas très nombreuses, mais on en voit...» répond une infirmière d'une grande maternité de l'est de Paris, choquée que «la collectivité encourage des femmes vivant dans la clandestinité et la précarité à faire des enfants». Chaque tentative de fécondation in vitro (FIV) coûtant entre 8000 et 10.000 euros, la question mérite effectivement d'être posée.


Le député Thierry Mariani n'en finit pas de citer cet article paru il y a deux ans et demi dans Libération* qui raconte l'histoire incroyable d'un couple de Camerounais sans-papiers qui voulait un enfant. Monsieur est «séropositif, il a deux autres femmes et sept enfants au Cameroun». Suivi en France pour son sida, il vient de se marier pour la troisième fois, mais sa jeune femme «n'arrive pas à être enceinte» et «s'est installée dans la banlieue parisienne depuis qu'elle a décidé de tenter une FIV. (...) Sans papiers, elle est en attente de l'Aide médicale d'Etat». Les médecins étaient, paraît-il, «perplexes» face à cette demande, mais ils finiront par y accéder.


A l'heure où les hôpitaux croulent sous les déficits, «cette distribution aveugle de l'AME», selon le mot de Mme Blanchet-Bardon, finit par excéder les praticiens hospitaliers, «coincés entre leur devoir de soignant et les limites de la solidarité nationale».


Pierre Henry, de France Terre d'asile, balaie les allégations de tricheries : «S'il y a des abus, les premiers coupables sont les médecins.» Mais le corps médical renvoie, lui, vers la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) qui délivre le précieux sésame. «Nous, on est là pour soigner, pas pour vérifier les attestations AME», souligne un médecin urgentiste.


Le problème est que la CPAM ne fait elle-même qu'appliquer des textes d'une extrême légèreté, les seules conditions requises pour obtenir l'AME étant trois mois de résidence en France et des ressources inférieures à 634 euros par mois. Les demandeurs étant clandestins, le calcul des ressources relève de la fiction. «Nous prenons en compte les ressources au sens large: il s'agit plutôt des moyens de subsistance», explique un travailleur social, qui concède n'avoir aucun moyen de vérifier les dires du demandeur.


En l'absence de données fiables, la situation des bénéficiaires de l'aide médicale est l'objet de vastes débats. Pour les associations, «l'extrême précarité» des immigrés clandestins justifie pleinement leur prise en charge totale par la solidarité nationale. Une affirmation qui doit être quelque peu nuancée. Selon une enquête réalisée en 2008 par la Direction des études du ministère des Affaires sociales (Drees) auprès des bénéficiaires de l'AME résidant en Ile-de-France, «près de 8hommes et 6femmes sur 10 travaillent ou ont travaillé en France». Il s'agit essentiellement d'emplois dans le bâtiment, la restauration et la manutention pour les hommes, de ménage et de garde d'enfants pour les femmes.


L'hôpital représente un peu plus des deux tiers des dépenses AME, le solde relevant de la médecine de ville. Très souvent refusés par les praticiens libéraux en secteur II (honoraires libres), ces patients fréquentent assidûment les centres médicaux des grandes villes où toutes les spécialités sont regroupées. «Comme c'est gratuit, ils reviennent souvent», soupire une généraliste qui se souvient encore de la réaction indignée d'une de ses patientes, tout juste régularisée, à qui elle expliquait qu'«elle allait dorénavant payer un peu pour ses médicaments, et que pour (eux) aussi, c'était comme ça...».


Aucun soignant - ni aucun élu d'ailleurs - ne remet en cause l'existence de l'AME ni sa vocation dans la lutte contre la propagation des épidémies, notamment de la tuberculose, en pleine recrudescence. Dans l'est de Paris, une épidémie de gale qui avait frappé un camp d'exilés afghans l'an dernier a pu être éradiquée efficacement grâce à l'aide médicale. Mais c'est la gratuité généralisée des soins qui choque un nombre croissant de médecins et de pharmaciens.


Dans cette officine proche d'une gare parisienne, on voit défiler chaque jour une dizaine de clients avec une attestation AME. «Pour la plupart, c'est de la bobologie: aspirine, sirop...» raconte la pharmacienne, qui vérifie avec soin les documents présentés. «La paperasserie, c'est l'horreur. Les attestations papier sont tellement faciles à falsifier.»Parfois, la clientèle AME est plus nombreuse, comme dans ce quartier du Xe arrondissement de Paris où les bobos cohabitent avec une forte population immigrée. «Sur 60ordonnances par jour, je fais une vingtaine d'AME», raconte la gérante d'une pharmacie. Dans le lot figurent presque à chaque fois deux ou trois trithérapies (traitements anti-sida) et autant de Subutex (traitement de substitution à l'héroïne). «Le reste, poursuit-elle, ce sont généralement des traitements pour les petites maladies des enfants, des gouttes, des vitamines, car nous avons une forte communauté asiatique dans le quartier.»


Les pharmaciens sont particulièrement vigilants sur le Subutex, objet de tous les trafics. Même si la Sécu veille au grain, il est bien difficile d'empêcher un patient muni de son ordonnance de faire la tournée des pharmacies pour se fournir en Subutex avant de le revendre. Le tout sans débourser un euro. Il y a deux ans, un vaste trafic de Subutex, via l'AME, a été démantelé entre la France et la Géorgie. «L'AME, c'est une pompe aspirante», insiste un autre pharmacien, las de distribuer toute la journée gratuitement des médicaments de confort et des traitements coûteux à «des gens qui n'ont en principe pas de papiers en France, alors que les petites dames âgées du quartier n'arrivent pas à se soigner».


Sur le terrain, l'explosion des dépenses a été ressentie par tous. Et chacun a son explication. Pour les associations, c'est le résultat de la politique anti-immigration du gouvernement. Le durcissement du droit d'asile aurait rejeté dans la clandestinité un nombre plus élevé d'exilés. En outre, les sans-papiers, craignant plus que jamais d'être interpellés, attendraient la dernière minute pour aller se faire soigner. «De plus en plus de patients arrivent chez nous dans un état de santé extrêmement délabré», souligne-t-on à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont les 45 établissements ont vu leur facture AME grimper de 16 % l'an dernier (à plus de 113 millions d'euros). Des soins plus complexes et des durées de séjour plus longues font flamber les coûts.


Les travailleurs sociaux ont aussi noté depuis le printemps 2009 un afflux d'immigrants d'Europe de l'Est et de l'ex-Union soviétique: des Roumains et des Bulgares (souvent des Roms), mais aussi des Tchétchènes, des Kirghiz, des Géorgiens, et même des Russes. Les associations sont débordées par ces arrivées de familles entières. «On ne va pas pouvoir accueillir tout le monde», soupire Geneviève, permanente dans un centre d'accueil pour étrangers, qui se souvient d'un Roumain arrivé en France il y a peu, avec pour seul bagage un petit bout de papier sur lequel son passeur avait écrit: «Ici boire manger dormir argent.»
http://www.lefigaro.fr/sante/2010/10/09/01004-20101009ARTFIG00003-aide-medicale-d-etat-ces-verites-qui-derangent.php

mardi 7 septembre 2010

De l'alcool dans les yeux,

Avec cette pratique, les jeunes espèrent s'enivrer plus vite. Mais selon les médecins, elle est non seulement très dangereuse pour la vue mais parfaitement inutile.

Après le «binge-drinking», le «eyeballing». Un nouveau jeu chez les jeunes qui consiste à se verser de l'alcool dans les yeux, les adolescents pensant ainsi s'enivrer. Venu des campus britanniques, ce phénomène est en train d'arriver en France, popularisé notamment par YouTube, le site de partage de vidéos. «C'est une tendance marginale dans l'Hexagone, qui s'inscrit dans l'envie chez les jeunes de tester leurs limites», décrypte le Dr Patrice Huerre, pédopsychiatre et auteur d'Alcool et adolescence, jeunes en quête d'ivresse.

«Si l'alcoolisation des adolescents a pris de l'importance ces dernières années, la recherche de sources d'excitation et la prise de risque aussi, poursuit le spécialiste. Ils veulent impressionner et surtout, que leurs expériences n'aient pas déjà été testées par la génération précédente». Avec l'«eyeballing», c'est bien le geste qui prime. Car l'ivresse par la voie oculaire n'existe pas. «L'absorption d'alcool par l'œil est très faible comparé à celle par la bouche, l'alcool ne passant alors pas ou très peu dans le sang», affirme le Dr Jean-Antoine Bernard, directeur scientifique de la Société française d'Ophtalmologie (SFO). «Cela ne fait pas monter le taux d'alcoolémie, donc les jeunes qui pratiquent ce jeux sont sans doute déjà ivres avant», ajoute l'ophtalmologiste.


Des dégâts irrémédiables

Pour Patrice Huerre, la nouveauté dans la relation qu'entretiennent les jeunes avec l'alcool ne réside pas tant ce type d'expériences que dans l'âge auquel on les pratique. «Avant, cette tendance à l'alcoolisation touchait surtout les lycéens, on la constate désormais dès le début du collège, à 11,12, 13 ans, note-t-il. Le problème c'est qu'à cet âge-là, ils n'ont pas conscience du danger de leurs actes». Et dans le cas de l'«eyeballing», les dégâts peuvent être irrémédiables. «De telles pratiques risquent d'abîmer la surface de l'œil, surtout si elles sont répétées, explique le Dr Bernard. Mais il peut aussi suffire d'une seule fois pour entraîner des troubles de la vue définitifs. Dans le cas d'un jeune très alcoolisé, qui sombre par exemple dans un coma éthylique, l'alcool va stagner sur la surface de l'œil un certain temps et abîmer la cornée, ainsi que la membrane sous jacente». Résultat: une vue définitivement floue.

Aucun incident lié à ce jeu ne semble toutefois avoir été rapporté en France. Mais Patrice Huerre se veut prudent : «Les parents doivent délivrer des messages de prévention à leurs enfants, même si bien sûr on ne peut pas tout empêcher». «En cas de passage à l'acte en revanche, il faut considérer ce geste comme un signal d'alerte, prévient le pédopsychiatre. Et voir si l'adolescent n'a pas besoin d'être aidé
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/06/01016-20100906ARTFIG00727-de-l-alcool-dans-les-yeux-le-nouveau-jeu-dangereux.php

samedi 14 août 2010

La bactérie qui inquiète est en France

C'est un microbe qui fait peur. Un médecin le qualifie même de "germe résistant et insoignable". Une bactérie résistante à presque tous les antibiotiques a récemment été découverte. Chez un patient, elle s'est même révélée mortelle. La particularité des personnes touchées ? La plupart avait voyagé dans le sous continent indien, beaucoup y avait effectué du tourisme médical, un secteur en plein essor dans la région particulièrement en Inde.

Identifiée pour la première fois en 2009, la bactérie a touché, selon une étude publiée cette semaine dans la revue The Lancet Infectious Diseases, quelques 37 patients en Europe. Dernière victime en date ? Un Bruxellois hospitalisé au Pakistan après un accident de la circulation. Rapatrié en Belgique dans "un état déjà septique", il est décédé en juin. En France, une seule souche de bactérie de type NDM-1 a été identifiée à ce jour, selon l'Inserm. "Il ne s'agit pas d'une infection", précise Patrice Nordmann, directeur de l'Unité "Résistances émergentes aux antibiotiques". "Ce patient français est colonisé. Il l'a sur sa peau. C'est tout. Il n'a pas d'infection", a-t-il expliqué, expliquant qu'il s'agissait d'"une découverte fortuite". D'autres cas ont par ailleurs été détectés en Amérique du Nord et en Australie, également chez des patients s'étant fait soigner en Inde. Pour le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Canberra, ces cas connus ne représentent que la "partie émergée de l'iceberg", soulignant la difficulté à "repérer ce gène particulier".

La bactérie, qui produit une enzyme, a été baptisée "New Delhi métallo-beta-lactamase" (NDM-1). Un nom qui a provoqué la fureur des autorités indiennes, soucieuses de protéger l'industrie du tourisme médical. Ce dernier est en effet un secteur qui se développe dans le pays et nombre d'hôpitaux et cliniques s'ouvrent pour proposer des interventions allant du lifting à la chirurgie cardiaque, à la moitié des prix pratiqués dans les pays développés.

Ils crient au complot

"Nous contestons fermement le nom donné à l'enzyme. Et nous contestons également que les hôpitaux en Inde ne soient pas sûrs, y compris pour le tourisme médical," s'est indigné mercredi le ministère indien de la Santé. L'étude du Lancet a été évoquée jusqu'au parlement. Un député nationaliste, SS Ahluwalia, a estimé qu'"alors que l'Inde émerge comme destination pour le tourisme médical, ce genre d'information est malvenue et pourrait servir les noirs desseins de compagnies multinationales" occidentales.

Le NDM-1 résiste à pratiquement tous les types d'antibiotiques, y compris les carbapénèmes, généralement réservés aux urgences et au traitement des infections multi-résistantes. Or, le secteur médical indien a souvent été critiqué pour un usage immodéré des antibiotiques, rendant les souches bactériennes résistantes aux traitements. Le directeur général du Conseil de la recherche médicale indien, reconnaît que la résistance aux traitements "a toujours été un sujet de préoccupation". "Mais lier (cette nouvelle bactérie) à notre politique en matière d'antibiotiques et dire qu'il est dangereux d'être opéré en Inde et que vous y serez infectés est totalement irrationnel", proteste-t-il. Déjà, des professionnels du secteur s'inquiètent. "Les gens vont réfléchir à deux fois avant de venir se faire traiter en Inde. Je pense que tout ça a une motivation économique, pour empêcher les patients de venir ici", a déclaré un chirurgien esthétique indien.
http://lci.tf1.fr/science/sante/2010-08/la-bacterie-qui-inquiete-est-en-france-6037197.html

vendredi 13 août 2010

Trois Australiens infectés par une bactérie ultra résistante

Identifiée en 2009, cette nouvelle bactérie fait déjà craindre aux experts une propagation mondiale. Productrice d'une enzyme baptisée «New Delhi métallo-beta-lactamase» (NDM-1), elle résiste à presque tous les antibiotiques. Après plusieurs dizaines de Britanniques, trois Australiens ont été infectés.
La plupart des patients avaient voyagé en Inde ou au Pakistan, certains pour y subir une opération de chirurgie esthétique.

Selon le professeur Peter Collignon, chef du service des maladies infectieuses à l'Hôpital de Canberra (Australie) qui a traité l'un des trois Australiens, ces personnes ne représentaient que la «partie émergée de l'iceberg».

«Il doit y en avoir bien plus parce que c'est très difficile de repérer ce gène particulier, à moins de disposer de matériel sophistiqué», a-t-il expliqué.

Chirurgie esthétique en Inde ou au Pakistan

«On a trouvé ce germe résistant et insoignable dans leurs urines, et heureusement il ne leur génère pas trop de problèmes. Mais la propagation de cette infection est une réelle inquiétude», a poursuivi le professeur Collignon.

Cette entérobactérie a été identifiée pour la première fois en 2009 par Timothy Walsh (université de Cardiff, Royaume-Uni) chez un patient suédois qui avait été hospitalisé en Inde.

Selon une étude publiée cette semaine dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases, des chercheurs l'ont aussi isolée chez 37 patients au Royaume-Uni. Parmi eux, certains avaient voyagé en Inde ou au Pakistan pour y subir une opération de chirurgie esthétique.

Le NDM-1 résiste à pratiquement tous les types d'antibiotiques, y compris les carbapénèmes, généralement réservés aux urgences et au traitement des infections multi-résistantes.
http://www.leparisien.fr/societe/trois-australiens-infectes-par-une-bacterie-ultra-resistante-13-08-2010-1030659.php

mercredi 11 août 2010

Un test de l'haleine pour détecter le cancer

Un «nez électronique» permettrait de repérer les cellules cancéreuses...
Un test de l'haleine, aussi bon marché qu'un alcootest, pourrait permettre de détecter un cancer du poumon, du sein, des intestins ou de la prostate, selon une étude publiée ce mercredi par la revue britannique The British Journal of Cancer.

Réaction aux composants chimiques des cellules cancéreuses
Des essais menés auprès de 177 volontaires, atteints de différents cancers ou non, ont montré qu'un test de l'haleine pouvait réagir à des composants chimiques qu'émettent les cellules cancéreuses et dire, quels que soient l'âge et le sexe des patients, de quel type de cancer il s'agit.

Des chercheurs de l'Institut technologique Technion d'Israël avaient déjà annoncé il y a un an qu'un test de l'haleine pouvait permettre de détecter un cancer, mais seuls des tests très préliminaires avaient alors été effectués et seule avait été confirmée la détection du cancer du poumon.

«Un outil simple pour un diagnostic précoce»
Les essais publiés ce mercredi confirment la détection possible de cancers en l'élargissant aux cancers du sein, des intestins et de la prostate. «Cette étude montre qu'un nez électronique peut distinguer une haleine saine d'une haleine maligne et également les différentes haleines en fonction des types de cancer», a souligné le professeur Abraham Kuten, de l'institut situé à Haïfa (nord d'Israël).

«Si nous pouvons confirmer ces résultats préliminaires par des études plus approfondies, cette nouvelle technologie pourrait devenir un outil simple pour un diagnostic précoce», a-t-il ajouté.
http://www.20minutes.fr/article/587951/Sante-Un-test-de-l-haleine-pour-detecter-le-cancer.php

H1N1 : c'est la fin officielle de la pandémie

Depuis sa découverte en avril 2009, le virus H1N1, aussi appelé grippe A en France, a provoqué la mort de 18 500 personnes dans le monde, créant parfois la panique dans les populations. Ce mardi, très officiellement Margaret Chan, la directrice de l'Organisation mondiale de la santé, a déclaré : «Le monde n'est plus en phase six d'alerte pandémique.
Nous entrons maintenant dans une période de post-pandémie. Le nouveau virus H1N1 est en fin de course.»

Telle est la conclusion qu'ont tirée ce mardi quinze experts qui ont étudié l'évolution de ce virus inédit d'origine porcine, aviaire et humaine, qui avait été jugé très menaçant lors de son apparition au printemps 2009 au Mexique, en France les premiers cas mortels sont survenus en novembre 2009. Juste avant d'émettre leur avis final, les spécialistes ont analysé la situation dans l'hémisphère sud qui traverse actuellement l'hiver austral, notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande où le pic de la maladie se situe habituellement en août.

L'OMS accusée d'avoir agi sous l'influence des laboratoires

La grippe A s'est finalement avérée nettement moins dévastatrice que la grippe saisonnière, qui tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes. L'OMS a été largement critiquée pour avoir «crié au loup» sur le H1N1, en provoquant l'achat par les gouvernements de millions d'antiviraux et de vaccins, finalement boudés par les populations.

Des députés européens et certains politiques ont accusé plus directement l'organisation onusienne d'avoir agi sous l'influence des laboratoires pharmaceutiques, dont les résultats ont été dopés par ces commandes massives. En France, la politique menée par le ministère de la Santé avait été épinglée, notamment, par le Sénat.

Des allégations que l'OMS a réfutées catégoriquement. Elle a d'ailleurs créé en début d'année un comité d'experts indépendants chargé d'évaluer sa gestion de la crise.
http://www.leparisien.fr/societe/h1n1-c-est-la-fin-officielle-de-la-pandemie-10-08-2010-1027469.php

mercredi 21 juillet 2010

Di-Antalvic ne sera plus distribué à partir d'octobre 2011

La France suit une recommandation européenne…
La distribution du Di-Antalvic prendra fin en octobre 2011 au maximum, a annoncé mardi l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cet anti-douleur très prisé en France – «95% de la consommation européenne» d’après l’agence – contient du dextropropoxyphène. Or, cette molécule, si elle s’accumule dans l’organisme de personnes atteintes d’insuffisances rénales, peut provoquer une intoxication.

L'Afssaps avait déjà annoncé en juin 2009 le retrait progressif de ces médicaments opiacés, suivant une préconisation de l’agence européenne du médicament (EMEA). L’agence française rappelle toutefois qu’elle n’était pas favorable au retrait, estimant que cette association ne représentait pas le risque le plus élevé au regard de son niveau de consommation.

Nouvelles recommandations en octobre

Mais, «à la suite de la procédure européenne de réévaluation du rapport bénéfice/risque de tous les médicaments contenant du dextropropoxyphène, la Commission Européenne, dans sa décision du 14 juin 2010, demande le retrait dans l’Union Européenne des autorisations de mise sur le marché de toutes les spécialités en contenant, dans un délai maximum de 15 mois», rappelle l’Afssaps, obligée de suivre.

Depuis juin 2009, l’agence recommandait aux médecins de ne plus prescrire ce produit. Elle renouvelle ce conseil et précise que de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur seront disponibles à l’automne, afin de les aider à déterminer la solution alternative la plus adaptée à leur patient.
http://www.20minutes.fr/article/585859/Di-Antalvic-ne-sera-plus-distribue-a-partir-d-octobre-2011.php

jeudi 27 mai 2010

Une patiente victime d'AVC reste coincée deux heures dans l'ascenseur d'un hôpital

Heureusement, elle n'était pas seule...
Etre coincé deux heures dans un ascenseur, c'est pénible. Mais quand on a fait un accident vasculaire cérébral et qu'on est bloqué entre deux étages de l'hôpital dans lequel on vient d'être transféré en urgence, ça vire au cauchemar. C'est ce qui est arrivé à une sexagénaire, dans la nuit de lundi à mardi, au CHU de Bordeaux.

Dans son malheur, cependant, la patiente a eu de la chance puisqu'elle était accompagnée dans l'ascenseur par l'équipe qui assurait son transfert. Le médecin et les secouristes ont donc pu assurer la continuité des soins, en se faisant passer par une trappe l'oxygène et les différents traitements nécessaires.

Tout est bien qui finit bien
Une fois libérée, la patiente a pu subir une intervention de neurochirurgie. D'après les médecins, l'incident n'a pas entraîné d'aggravation de son état.

L'hôpital a par ailleurs tenu à préciser que l'ascenseur, reliant l'héliport au service des urgences, a été mis en service en 2006. Selon Sud-Ouest, il s'agirait de la première panne de l'appareil. Une enquête interne a toutefois été ouverte.
http://www.20minutes.fr/article/407608/Une-patiente-victime-d-AVC-reste-coincee-deux-heures-dans-l-ascenseur-d-un-hopital.php

Erreur d'irradiation sur un patient

Un patient du centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon a été victime d'erreurs d'irradiation lors d'une quinzaine de séances de radiothérapie, sans conséquence avérée pour sa santé à ce jour, a-t-on appris aujourd'hui auprès de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Le 21 juillet 2009, un patient du CHU de Besançon traité par radiothérapie pour un cancer a été mal positionné par rapport aux rayons. Un tissu sain a été irradié à la place de la tumeur cancéreuse, a indiqué l'ASN Bourgogne-Franche-Comté lors d'une conférence de presse. L'erreur s'est répétée pendant quatorze séances, jusqu'à ce que l'équipe soignante se rende compte de l'erreur, a-t-elle ajouté.

"Le patient n'a pas été irradié correctement, mais il n'y a eu aucune conséquence immédiate pour sa santé. Des conséquences potentielles sur le long terme ne peuvent pas être exclues", déclare l'ASN qui précise que le patient est suivi de près sur le plan médical.

"La suite du traitement a été adaptée pour prendre en compte cette erreur dont l'origine est organisationnelle et humaine. Il y a eu un problème de communication entre les équipes médicales : les personnes qui ont positionné le patient n'avaient pas été bien informées", explique-t-elle.

Cette irradiation est classée niveau 2 sur l'échelle de l'ASN, qui va de 0 à 7. "Une dizaine d'incidents de ce type ont lieu chaque année en France", dit l'ANS qui salue "l'effort de transparence" du CHU de Besançon qui a prévenu l'autorité dès qu'il s'est rendu compte de l'erreur.

L'ANS a inspecté le CHU dès juillet 2009 pour vérifier la mise en place de "mesures nécessaires pour éviter ce genre d'incident".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/27/97001-20100527FILWWW00576-erreur-d-irradiation-sur-un-patient.php