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jeudi 19 février 2015

Bygmalion: L'ancienne comptable de l'UMP lui réclame 200.000 euros

Licenciée en pleine affaire Bygmalion, l'ancienne comptable de l'UMP réclame 200.000 euros au parti, révèle RTL ce jeudi. «Fabienne Liadzé estime qu'on lui a fait porter le chapeau et que son travail n'était pas de vérifier si les factures des meetings de 2012 étaient truquées ou non». L'audience aux prud'hommes aura lieu ce jeudi.
La société de communication Bygmalion est au cœur d'une affaire de fausses factures présumées pendant la campagne de Nicolas Sarkozy. Les enquêteurs ont la conviction qu'une fraude colossale a permis d'imputer 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy à l'UMP, pour que le budget de campagne déclaré reste sous le maximum autorisé de 22,5 millions d'euros.
Sept protagonistes ont été mis en examen, quatre ex-dirigeants de Bygmalion et trois ex-cadres de l'UMP.
http://www.20minutes.fr/societe/1544895-20150219-bygmalion-ancienne-comptable-ump-reclame-200000-euros

mardi 1 mai 2012

Enquête du parquet de Paris après la plainte de Sarkozy contre Mediapart

Le président-candidat avait qualifié le document publié par Mediapart de "faux grossier" et avait annoncé son intention de porter une action en justice dans la matinée (Voir : Campagne 2007 : Sarkozy va porter plainte contre Mediapart ). Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux" et "publication de fausses nouvelles", lundi, après une plainte de Nicolas Sarkozy contre le site d'information
Cette plainte, déposée en toute fin d'après-midi, vise Mediapart, son directeur de la publication Edwy Plenel ainsi que les co-auteurs de l'article incriminé (Lire : La "preuve" du financement de la campagne de Sarkozy en 2007 par Kadhafi ? ), Fabrice Arfi et Karl Laske. Les deux journalistes ont signé, samedi, le papier faisant état d'une note attribuée à un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime Kadhafi avait accepté, en 2006, de financer la campagne du candidat de l'UMP l'année suivante à hauteur de 50 millions.

Des accusations qualifiées d'"infamie" par le président-candidat dimanche (Lire : Sarkozy: les accusations de Mediapart sont une "infamie" ). L'enquête a été confiée au directeur régional de la police judiciaire, a indiqué une source judiciaire précisant que la plainte de Nicolas Sarkozy était également du chef de "recel de faux".

lundi 30 avril 2012

Un ex-dignitaire de Kadhafi au coeur des interrogations

Bachir Saleh, dont le nom est cité pour un supposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, vit actuellement en France. Il est visé par un mandat d'arrêt pour fraude, à la demande de Tripoli.

Qui est Bachir Saleh,dont le nom est cité au sujet d'un supposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007? Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé lundi qu'il allait porter plainte contre le site Mediapart pour la publication d'un document qu'il a qualifié de «faux» sur ce financement présumé, l'affaire se double d'un débat sur le destinataire supposé du document en question.
Cet ancien directeur de cabinet de Kadhafi et ancien président d'un fonds d'investissement libyen en Afrique est considéré comme l'ex-trésorier du régime. Bachir Saleh a démenti dimanche être le destinataire de la note révélée par Mediapart, qui lui aurait été adressée le 10 décembre 2006. Depuis dimanche, des informations paradoxales circulent sur sa situation.

• Où réside-t-il?

Bachir Saleh est actuellement réfugié en France. Selon Libération.fr, il réside à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait reconnu récemment la présence de ce proche collaborateur de Kadhafi sur le sol français, indiquant qu'il bénéficiait «d'une autorisation provisoire de séjour pour trois mois puisque sa famille réside en France». D'après Le Canard enchaîné, il aurait bénéficié de l'aide de la France pour fuir la Libye et notamment du soutien d'Alexandre Djouhri, homme d'affaires proche de l'Elysée.

• Est-il visé par un mandat d'arrêt?

L'ex-dignitaire libyen fait bien l'objet d'un mandat d'arrêt, signalé par Interpol, à la demande de Tripoli. Marcel Ceccaldi, l'un des avocats de Bachir Saleh, l'a confirmé lundi. Saleh est en fait visé par une «notice rouge» d'Interpol, c'est-à-dire un avis international de recherche, en vue de son extradition vers la Libye pour «fraude».
Pour les personnes visées par ces notices rouges, «Interpol n'envoie pas de policiers arrêter la personne, explique l'organisation internationale. Chaque membre est libre d'engager ou non les moyens pour procéder à l'interpellation si la personne recherchée se trouve sur son territoire.» Quant à ces «notices rouges», elles sont «l'un des moyens par lesquels Interpol informe ses pays membres qu'une demande d'arrestation et d'extradition a été délivrée par une autorité judiciaire».
Le premier ministre François Fillon avait affirmé lundi matin sur RTL qu'il n'y avait «aucune trace d'un mandat international» visant Bachir Saleh.
Là où l'affaire se complique un peu plus, c'est que Bachir Saleh aurait plus d'une identité. Sur Interpol, il est connu sous le nom de Bashir Al-Shrkawi, né en 1946 à Agadez, au Niger, de nationalité libyenne. La notice rouge complète, qui est confidentielle, mentionne peut-être également un autre nom. Les photos de Bashir Al-Shrkawi publiées sur le site internet d'Interpol ont également été authentifiées par l'Agence France-Presse à Tripoli comme étant celles de Bachir Saleh.

• Détient-il un passeport nigérien diplomatique?

Il ne le possède plus. François Fillon a affirmé lundi, à tort, que Saleh disposait d'un «passeport diplomatique du Niger» et qu'à ce titre, il était «protégé par l'immunité diplomatique».
La presse africaine avait révélé en mars que le Niger avait délivré à Saleh en décembre un passeport diplomatique qui le présentait comme un conseiller politique, bien qu'il n'ait jamais exercé une telle fonction. Un haut responsable militaire nigérien, le colonel Djibou Tahirou, avait confirmé une information du Canard enchaîné en déclarant que son pays avait délivré un passeport diplomatique - permettant à Saleh de fuir la Libye - «sur le conseil et la pression d'un pays européen», sans toutefois nommer le pays. L'hebdomadaire satirique citait lui la France.
Le Niger a cependant annoncé en mars - et l'a répété ce lundi - avoir retiré le passeport diplomatique de Saleh. Selon un officier qui s'exprimait pour Reuters sous le couvert de l'anonymat, ce geste était destiné à apaiser les relations avec les nouveaux dirigeants de la Libye, «furieux de voir que les autorités nigériennes offrent l'asile aux proches de Kadhafi». D'après des sources au sein du ministère nigérien, Bachir Saleh aurait décidé lui-même de restistuer le passeport «lorsqu'il a appris tout le bruit que cela faisait».

http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/30/01003-20120430ARTFIG00488-un-ex-dignitaire-de-kadhafi-au-coeur-des-interrogations.php

mardi 15 mars 2011

Nouvelles révélations sur l'assassinat des moines de Tibhirine

La thèse d'une "bavure" de l'armée algérienne dans la mort des moines de Tibhirine est attaquée par l'écrivain René Guitton, qui apporte dans un nouveau livre des éléments inédits sur la tragédie des sept religieux, quinze ans après leur enlèvement le 26 mars 1996. Fruit d'une longue investigation, En quête de vérité : le martyre des moines de Tibhirine (éd. Calmann-Lévy) éreinte la thèse de l'ancien attaché de défense français à Alger, le général François Buchwalter, et celles de dissidents algériens.


L'auteur dévoile le nom de l'informateur du général Buchwalter qu'il n'avait pas livré au juge Trévidic lors de son audition. Il revient sur la déposition du militaire accréditant la thèse de la "bavure" militaire, et fait analyser les photos des têtes de moines par des experts. Pour autant, René Guitton ne lave pas de tout soupçon les services algériens et ne répond pas à la question : qui a tué les moines ?


GIA




Enlevés dans leur monastère dans une région où les tueries étaient quotidiennes, les sept religieux ont été exécutés après deux mois de captivité et leurs têtes retrouvées au bord d'une route le 30 mai 1996. Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni, qui avait demandé aux étrangers non musulmans de quitter l'Algérie sous peine de mort, avait revendiqué l'enlèvement et l'assassinat. Cette version officielle, validée par Paris et par l'Église, sera mise à mal par trois déserteurs selon lesquels le GIA aurait été manipulé par les services secrets et Djamel Zitouni, un agent infiltré. Une accusation amputée, selon René Guitton, d'un "début de preuve certaine".


Le 25 juin 2009, le général Buchwalter affirmait au juge Trévidic que les moines avaient été tués par des tirs depuis des hélicoptères militaires alors qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait un bivouac de djihadistes. L'officier a affirmé au magistrat tenir ses informations d'un ancien camarade algérien de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr dont le frère, commandant d'une escadrille d'hélicoptères, avait participé à cette "bavure".


Exécution




Après avoir révélé le nom de ce "camarade", René Guitton affirme que l'armée algérienne était dotée d'hélicoptères MI 24 équipés de canons circulaires 38 mm, de roquettes antichar et de mitrailleuses de calibre 12,7 mm. Des armes qui, après des tirs d'altitude, auraient entraîné l'éclatement des têtes. Or, celles-ci sont "presque intactes pour certaines", selon l'auteur, qui a consulté leurs photos. Chacune "porte un seul impact de balle" après un tir "dirigé de haut vers le bas". Les moines auraient donc été exécutés chacun d'une balle par des hommes debout alors qu'ils étaient agenouillés. René Guitton demande une autopsie des têtes qui pourrait conduire jusqu'à la découverte des corps, après prélèvement des résidus de poussière, de pollen, de brindilles et particules. La décapitation était répandue en Algérie, où les têtes des victimes étaient fréquemment découvertes sur les routes, dans les champs.


L'auteur rappelle par ailleurs qu'Alain Juppé et Jean-Louis Debré, alors respectivement Premier ministre et ministre de l'Intérieur, tenus dans l'ignorance d'une mission secrète confiée par Jacques Chirac à Jean-Charles Marchani, ont fait avorter une opération pour tenter de libérer les moines L'ancien préfet du Var, qui avait noué des contacts avec le GIA, avec l'accord d'Alger, "n'a pas à connaître ce dossier", selon un désaveu formulé alors par un communiqué du Quai d'Orsay. "Vous avez rompu le fil du dialogue, nous avons tranché la tête des moines", avait répondu Zitouni. Dans le livre, Alain Juppé confesse : "Je me trompais peut-être (...) puisque la conclusion a été l'échec que l'on sait."


http://www.lepoint.fr/societe/nouvelles-revelations-sur-l-assassinat-des-moines-de-tibhirine-15-03-2011-1306704_23.php

La mort obscure d’un expert en antiquités

La semaine prochaine, Jimmy D. avait rendez-vous dans les Cévennes, pour la préparation d’un livre sur une compagnie de chemins de fer locale dont il envisageait de raconter l’histoire. Le 15 avril, il avait prévu son départ pour l’Ouzbékistan. Quinze jours de vacances, à randonner dans la steppe. Deux projets brutalement interrompus dimanche, en début d’après-midi, dans l’appartement du VIe arrondissement parisien de l’homme de 65 ans, rue d’Assas. Un expert réputé des salles de ventes de l’hôtel Drouot
Le corps de Jimmy D. a été trouvé dimanche soir vers 19 h 20 par l’un de ses amis, avec qui il devait dîner. Abandonné, égorgé, dans son lit, au quatrième étage de l’immeuble. Les premières constatations laissent estimer que le décès remonterait au début de l’après-midi de dimanche, et que l’appartement du Quartier latin, situé à quelques pas du RER Port-Royal, n’avait pas été cambriolé. Un inventaire plus détaillé avec l’aide des membres de sa famille sera probablement mené dans les jours qui viennent.


« Un type très pointu »
Originaire d’une petite ville minière du Gard au nord d’Alès, premier des trois enfants d’un électricien d’une houillère des Cévennes, Jimmy D. avait commencé sa carrière comme instituteur en banlieue parisienne. Puis, au hasard des rencontres, il avait pris une autre orientation : « Il y avait un libraire du VIe arrondissement spécialisé dans la médecine qui cherchait quelqu’un pour des recherches destinées à un catalogue sur les instruments scientifiques anciens », raconte son frère Jack. Une occasion qui fera toute sa carrière, puisqu’après avoir intégré cette prestigieuse librairie de livres anciens en tant que salarié puis comme actionnaire, il deviendra un expert respecté auprès de plusieurs commissaires-priseurs dans ce domaine. « C’est un type gentil, carré, très droit, se rappelle un commissaire-priseur parisien en relation avec Jimmy D., et très pointu, notamment sur les microscopes. J’ai un dossier en cours, je ne sais pas à qui m’adresser… Je suis très ému, j’espère que tout ça se résoudra rapidement. »


Ses origines cévenoles et sa spécialité l’amèneront en outre à écrire plusieurs livres. Le premier sur les séjours de Louis Pasteur à Alès pour étudier les maladies du ver à soie. Un second sur Jean-Baptiste Dumas, un Gardois devenu chimiste, puis homme politique. Une vie d’érudit, terminée dans le sang.


Seul et sans enfants
Que s’est-il passé dans cet appartement sur cour, un dimanche en milieu de journée ? La scène découverte par les enquêteurs de la brigade criminelle parisienne ne colle pas avec le portrait des proches, amis et connaissances de Jimmy D., qui décrivent un homme tranquille, retraité depuis trois ans, qu’on voyait se déplacer à bicyclette, habitué de la marche dans le désert… Un cambriolage qui aurait mal tourné ? Une mauvaise rencontre ? Une querelle amoureuse pour cet homme vivant seul, sans enfants ? L’enquête devra le dire.


L’affaire, toute mesure gardée, rappelle celle de la mort, qui avait endeuillé le monde des ventes aux enchères, de Christian Grandin en novembre 2003. L’homme, un commissaire-priseur de 58 ans, avait été retrouvé mort dans la cheminée de son hôtel particulier de la rue Mazarine toute proche. Un jeune homme d’une trentaine d’années, avait avoué le meurtre, expliquant son geste par la colère liée à une déception amoureuse. Jimmy D., décrit par l’un de ses proches comme d’un « caractère pas des plus faciles… Pas caractériel, mais il savait ce qu’il voulait ». Ou ce qu’il ne voulait pas ?


http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/mort-obscure-d-un-expert-en-antiquites-81914.html

mercredi 9 mars 2011

Estrosi utilise à Paris voiture et chauffeur de Nice, selon Le Canard Enchaîné

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, utilise à Paris une voiture de fonction de sa municipalité et fait venir deux jours par semaine un chauffeur depuis la Côte d'Azur, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.


Dans un communiqué publié mardi soir, la ville de Nice et la communauté urbaine Nice-Côte d'Azur disent que "les informations publiées" dans l'hebdomadaire satirique "ne sont en aucun cas des révélations puisqu'elles sont dans le domaine public et n'ont jamais été dissimulées par qui que ce soit", tout en désignant "quelques erreurs factuelles". Le Canard affirme que, après avoir retrouvé son siège de député des Alpes-Maritimes le 14 décembre, l'ancien ministre de l'Industrie a décidé de "faire venir à Paris sa Citroën C6 municipale", qu'il "fait garer sur le parking de l'aéroport d'Orly" quand il regagne Nice. Par ailleurs, M. Estrosi fait "acheminer un chauffeur de sa mairie de Nice pour qu'il le trimballe dans les rues de Paris les jours de session parlementaire". Le chauffeur vient en avion "le mardi en fin de matinée" et repart pour la Côte d'Azur "le mercredi en fin de soirée".


Le coût hebdomadaire "pour la commune de Nice" est estimé par l'hebdomadaire à "plus de 500 euros de billets d'avion auxquels s'ajoutent les repas du chauffeur et quelque 70 euros pour la nuit d'hôtel".

http://lci.tf1.fr/filnews/politique/estrosi-utilise-a-paris-voiture-et-chauffeur-de-nice-selon-le-6303801.html

mercredi 2 mars 2011

Le rapport Montebourg qui dénonce les dérives du PS marseillais

Dans un rapport "confidentiel" adressé à Martine Aubry sur "les pratiques de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône", le député (PS) Arnaud Montebourg recommande sa mise sous tutelle par la direction du parti et la "destitution" de son président, Jean-Noël Guérini. Datée du 8 décembre 2010, la note décrit notamment "un système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur" et redoute "les dérives les plus graves dans l'usage de l'argent public".


Le document d'Arnaud Montebourg, fondé sur des témoignages recueillis sur place alors que son auteur était secrétaire national du PS chargé de la rénovation, n'a suscité, pour l'heure, aucune réaction de la première secrétaire, Martine Aubry, ni des instances dirigeantes du parti. Il apporte pourtant un éclairage troublant au moment où la justice semble peu à peu se rapprocher du clan Guérini dans l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise - dans laquelle Alexandre Guérini, frère du président du conseil général, est mis en examen et incarcéré depuis le 1er décembre. Montebourg affirme d'ailleurs que, depuis l'ouverture de l'enquête judiciaire, "les pressions et les menaces sur les camarades se sont généralisées".


Menaces physiques




"Il m'a paru nécessaire de relater certaines pratiques incompatibles avec l'idéal socialiste et en infraction directe et frontale avec les statuts de notre parti", écrit notamment le député de Saône-et-Loire, candidat déclaré aux primaires socialistes pour 2012. Il relève ainsi : "Tout le système fédéral (des Bouches-du-Rhône) est construit autour de la domination du conseil général sur le parti." À l'en croire, les finances du département seraient notamment utilisées par Jean-Noël Guérini "pour faire pression sur les élus socialistes afin de s'assurer de leur soutien sans faille - pour ne pas dire leur docilité - quand il ne s'agit pas de leur silence".


Le député relève à cet égard que Jean-Noël Guérini "s'est autoproclamé président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône" en février 2010 alors que ce poste "n'existe pas dans les statuts", évoque "l'utilisation des moyens publics retirés ou attribués au gré des humeurs arbitraires du président (...) en fonction du degré d'allégeance ou de résistance des élus" et assure que "ce système a déjà conduit à des dérives particulièrement préoccupantes". Il cite à ce propos le témoignage d'un élu socialiste (dont le nom n'est pas mentionné dans la note) qui aurait été l'objet de "menaces physiques" et d'"intimidations de la part d'un homme armé se présentant comme défenseur des intérêts du président du conseil général".


http://www.lepoint.fr/politique/le-rapport-montebourg-qui-denonce-les-derives-du-ps-marseillais-02-03-2011-1301496_20.php

mardi 1 mars 2011

Les "sept millions mystérieux" de la campagne d'Edouard Balladur, en 1995

Le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C'est en tout cas ce qui ressort de l'audition de l'ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris, René Galy-Dejean, entendu le 15 février, comme témoin assisté, par le juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke.


M. Galy-Dejean, âgé aujourd'hui de 79 ans, était le trésorier de la campagne de M. Balladur. Il ne s'explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, d'une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) qu'il assure n'avoir jamais déposée, le 26 avril 1995. " Je n'ai déposé que les 3 millions de francs", assure M. Galy-Dejean au magistrat. "Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé", précise-t-il.


Le Conseil constitutionnel avait validé, en octobre 1995, les comptes de M. Balladur, contre l'avis des rapporteurs qui mettaient en relief, eux aussi, le dépôt d'une importante somme non justifiée.


ME MORICE COMPTE DEMANDER L'AUDITION DE M. LONGUET


Du coup, le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.


Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par Gérard Longuet, aujourd'hui ministre de la défense, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.


Le juge Van Ruymbeke semble établir un lien entre ces deux affaires, il estime que des rétrocommissions ont pu être versées, en marge des contrats d'armement, à des décideurs politiques français proches du camp Balladur, et que cet argent a pu nourrir la campagne présidentielle du rival de Jacques Chirac.


L'avocat de plusieurs parties civiles, Me Olivier Morice, compte demander l'audition de M. Longuet, qui avait, par ailleurs été, poursuivi dans une affaire distincte de financement du PR, avant de bénéficier d'un non lieu, en 2010.


http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/01/les-sept-millions-mysterieux-de-la-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1486550_3224.html

mercredi 23 février 2011

Visionex : 3 cafetiers audois à nouveau relaxés par la cour d'appel de Montpellier

La cour d'appel de Montpellier a confirmé mardi la relaxe de trois cafetiers de l'Aude accusés de "détention et exploitation d'appareils de jeu interdits" pour avoir utilisé des bornes Visionex, a déclaré mardi le patron de la société nantaise distributrice de ces bornes.


"La cour d'appel de Montpellier a prononcé une relaxe générale", s'est félicité Olivier Sigoignet, le dirigeant de Visionex, désormais en faillite.


Ces bornes lui ont valu une condamnation en janvier dernier à Créteil à 30.000 € d'amende pour infraction à la législation sur les jeux de hasard et une mise en examen en mai 2010 pour le même motif à Paris, tout comme un ex-conseiller de MAM et avec le fils de l'ex-garde des Sceaux
Albin Chalandon.


L'entrepreneur nantais, âgé de 51 ans, a toujours démenti que ses bornes internet soient en fait des machines à sous clandestines, comme l'en accusent les policiers parisiens qui questionnent aussi la procédure d'autorisation auprès du ministère de l'Intérieur.


"Même si la justice nous donne raison in fine, ce que j'espère, le médicament ne sert à rien quand le malade est mort", a déclaré mardi M. Sigoignet. L'audience de la cour d'appel de
Montpellier a eu lieu le 18 janvier dernier, sur saisine du parquet de Carcassone qui contestait la relaxe prononcée le 7 avril 2010 par le tribunal correctionnel au terme du procès de trois cafetiers de Limoux, Quillan et Axat et d'un installateur des bornes.


A l'époque, le tribunal de Carcassonne avait estimé que les bornes Visionex ne contredisaient pas la législation sur les jeux car leurs utilisateurs achetaient du temps internet, "contrairement au quidam qui peut en toute liberté dépenser des centaines d'euros aux comptoirs de la Française des Jeux sans autre contrepartie que des chimères".


Le jugement de Créteil est en voie d'appel, à la demande à la fois du parquet et du patron de Visionex. A la barre, M. Sigoignet avait nié toute intention coupable et assuré avoir sollicité en vain plusieurs administrations avant de commercialiser ses bornes.


Parallèlement, l'enquête conduite par la juge d'instruction parisienne Nadine Berthélémy-Dupuy est toujours en cours. Dans ce volet judiciaire, Fabien Chalandon, conseiller technique de la société et fils de l'ancien garde des sceaux, a été mis en examen pour infraction à la législation sur les jeux de hasard.


Il est soupçonné d'avoir intercédé auprès du ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, pour obtenir les autorisations d'exploitation. Selon des sources proches du dossier, son interlocuteur place Beauvau était alors David Sénat, un ancien conseiller de MAM, mis en examen dans ce dossier fin septembre.


En décembre, Albin Chalandon, 90 ans, a lui-même été placé en garde à vue pendant deux jours à son domicile parisien, toujours dans le cadre de cette enquête. Après deux mois en détention préventive, Olivier Sigoignet, lui, se trouve "sans revenu et à la recherche d'une autre activité", comme il l'a dit mardi.


http://www.midilibre.com/articles/2011/02/23/A-LA-UNE-Visionex-3-cafetiers-audois-a-nouveau-relaxes-1546929.php5

mardi 22 février 2011

Quand Boris Boillon, l'ambassadeur controversé, défendait Kadhafi

Encore une vidéo embarrassante pour le nouvel ambassadeur de France en Tunisie. Dans un extrait d’interview qui avait déjà été visionné 20 000 fois hier soir sur Dailymotion , on voit Boris Boillon tenter de réhabiliter le dictateur libyen, en novembre dernier sur le plateau du «Grand journal» de Canal Plus: «Kadhafi a été un terroriste, il ne l’est plus, il a fait son autocritique.


En poste depuis à peine quatre jours à Tunis, Boris Boilon s'était signalé par son comportement envers la presse tunisienne. Il avait s'excuser publiquement sur la chaîne nationale de télévision après que des manifestants ont réclamé son départ.
Au cours d'une conférence de presse, diffusée depuis sur la toile, il semblait avoir perdu son sang-froid lorsqu’une journaliste l’avait interrogé sur la gestion de la révolution tunisienne par la diplomatie française. « N’essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles », avait-il répliqué.
http://www.leparisien.fr/international/video-quand-boris-boillon-l-ambassadeur-controverse-defendait-kadhafi-21-02-2011-1325517.php

Boillon défend Kadhafi (C+)
envoyé par LePostfr. - L'actualité du moment en vidéo.

mercredi 16 février 2011

Une nouvelle "affaire" à la tête de l'Etat ?

La belle-soeur du secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, bénéficie d'un contrat subventionné dédié "aux personnes en grande difficulté" à Draveil (Essonne), ville dont il est maire, a indiqué aujourd'hui sa directrice de cabinet, confirmant des informations de Rue89.


Le site a révélé que la belle-soeur par alliance de M. Tron, âgée de 51 ans et mère de trois enfants, travaille au secrétariat général de la mairie depuis deux ans dans le cadre d'un Contrat à durée déterminée d'accompagnement à l'emploi (CAE) qui s'achève le 31 mars. Ce type de contrat est réservé selon l'Etat aux personnes "qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles particulières d'accès à l'emploi".


Pour
Valérie Ragot, directrice de cabinet de M. Tron à la mairie de Draveil, "les choses étaient claires dès le départ", la belle-soeur entrant "tout à fait dans les critères du CAE" et ayant "le profil idoine". "Ce n'est pas nous qui avons estimé ça, c'est Pôle emploi. Nous avons proposé son CV à Pôle emploi, son dossier a été accepté", a-t-elle expliqué, précisant que la ville avait recruté dix autres CAE.


"C'est une personne qui était au chômage depuis un bout de temps. Elle n'a pas le profil de quelqu'un qui vit sur un tas d'or", a insisté Mme Ragot, précisant que "l'intéressée fait trois heures de transport par jour pour 800 euros par mois". La belle-soeur du maire est "en instance de séparation", insiste Mme Ragot. De son côté, Rue89 note que son mari est cadre dans l'industrie de l'automobile.


Le couple habite dans les Yvelines, dans une résidence dont les maisons sont évaluées entre 1,2 et 1,5 million d'euros, précise le site.


En mars 2010, M. Tron avait déjà été l'objet d'une polémique, le Canard enchaîné affirmant qu'il était locataire à Paris d'un appartement à loyer modéré de 118 m2 de la société Domaxis, "une société HLM contrôlée par le 1% logement". M. Tron avait assuré à l'époque qu'il ne s'agissait pas d'un HLM mais bien d'un ILN (immeuble à loyer normal), sans "aucun système de conventionnement, aucun seuil, ni plafond de loyer à l'entrée dans les lieux".


http://www.midilibre.com/articles/2011/02/16/A-LA-UNE-Une-nouvelle-affaire-a-la-tete-de-l-Etat-1540492.php5

dimanche 13 février 2011

MPM : l'affaire Alexandre Guérini provoque le clash

Le calme avant la tempête. Autant l'heure était au "no comment" lundi en Conseil municipal à Marseille, autant l'ambiance a tourné au règlement de comptes en début de Conseil communautaire à Marseille Provence Métropole ce matin. Si le maire Jean-Claude Gaudin, de l'aveu même de Renaud Muselier, avait demandé à ses troupes de garder le silence sur cette question dans son hémicycle, il n'en a pas été de même pour celui d'Eugène Caselli (PS). Une chose est sûre, le chef de file de l'UMP à la communauté urbaine a fini par livrer ce qu'il avait sur le coeur concernant l'affaire Alexandre Guérini et la garde à vue du président de MPM, dont il est ressorti libre et sans charge.


Eugène Caselli a d'abord introduit lui-même la question, en considérant qu'il ne pouvait "ouvrir cette séance sans évoquer l'épisode de la semaine dernière, concernant notre institution et son président". "Vous me voyez aussi serein et déterminé que je pouvais l'être avant", a-t-il assuré, précisant que ces auditions ont aussi conforté sa conviction "que toutes les décisions prises étaient inspirées par la volonté de préserver l'institution. Et de la maintenir toujours en situation de remplir ses obligations et d'exercer pleinement ses compétences sans frein, ni entrave, ni interférence d'aucune sorte". Et de donner la parole à l'UMP Renaud Muselier.


Précisant s'exprimer pour ne pas que son silence soit interprété comme "un manque de courage, de la complaisance, une tactique politicienne, voire pire, de la complicité", il a dit tenir à sa "liberté de ton" et prévenu : "L'expression sera sans concession, mais républicaine et courtoise." Sans concession donc, il a rappelé au président de MPM que son "premier job est de ne pas se trouver dans cette situation qui entache la réputation de notre institution (...). Vous nous devez une explication". "De quels faits avez-vous été alerté ? Par qui ont-ils été commis ? Avez-vous attendu avant d'agir et si oui pourquoi ? Qu'avez-vous fait ensuite pour y mettre fin ?" a poursuivi le candidat malheureux à la présidence de MPM.


Se posant en "monsieur Propre", il s'est ensuite adressé à l'ensemble de ses collègues d'un : "Levez-vous, libérez-vous", avant de se tourner vers le leader du Modem Jean-Luc Bennahmias : "Tu aurais dit il y a dix jours devant la presse 'Les affaires, je n'en parle pas, je n'ai pas envie de me prendre une balle dans la tête'. Si c'est une plaisanterie, elle n'est pas drôle. Si c'est vrai, alors rejoins-nous, tu n'es plus seul, assume ta liberté, tu n'es plus seul". Une tirade qui en a fait sourire plus d'un. Pas Jean-Luc Bennahmias qui lui a répondu, outré : "Je n'ai évidemment jamais dit ça, quand je prends ma voiture, je ne regarde pas s'il y a une bombe dessous. Cette mise en cause est totalement irresponsable de votre part. Quant à la protection de l'UMP, merci, je m'en passerais."


La réplique d'Eugène Caselli, visiblement très contrarié, ne s'était pas non plus fait attendre : "Entre votre discours de la veille et votre intervention dans l'hémicycle, le fossé est énorme", lui a-t-il reproché, se refusant à commenter une affaire en cours. "Après une garde à vue dont je sors libre et sans charge, vous vous trouvez un peu à court et cherchez à me salir, a-t-il poursuivi. Votre discours a des allures de réquisitoire, je veux bien que l'on travaille ensemble, à condition qu'un des partenaires ne s'érige pas en juge." Et de conclure : "La polémique a assez duré, j'espère bien que désormais, cette assemblée pourra travailler avec un peu plus de sérénité." Le pire était effectivement passé. Pour cette fois.


http://www.laprovence.com/article/region/mpm-laffaire-alexandre-guerini-provoque-le-clash

mercredi 9 février 2011

François Fillon sur son voyage en Egypte: «J'ai respecté strictement toutes les règles»

Le Premier ministre s'est de nouveau justifié devant les députés à l’Assemblée ce mercredi...
Comme mardi, les députés de l’opposition n’ont pas manqué d’interroger le gouvernement ce mercredi à l’Assemblée sur l’actuelle polémique des vacances de l’exécutif à l’étranger. François Fillon, à son tour visé après sa ministre des Affaires étrangères, a ainsi répondu que pendant son voyage en Egypte fin 2010, il avait «respecté strictement toutes les règles qui s’attachent aux déplacements privés du Premier ministre et du président de la République».


François Fillon et sa famille ont utilisé un «Falcon 7X de l’ETEC» appartenant à la flotte gouvernementale française pour se rendre en Egypte, comme l’exigent les conditions de sécurité. Mais le Premier ministre affirme s’être acquitté du billet, au tarif établi par l’armée de l’air.


http://www.20minutes.fr/article/667358/politique-francois-fillon-voyage-egypte-j-respecte-strictement-toutes-regles

Vacances ministérielles : qui doit payer ?

Des vacances de Jacques Chirac à celles de Nicolas Sarkozy, la question du financement des congés des plus hauts membres de l'exécutif semble obéir en France à des règles qui ne sont pas celles du commun des mortels. La constante semblant être qu'un chef de l'Etat... ne paie pas ses vacances, contrairement à Monsieur Tout-le-Monde. La règle serait-elle la même pour les membres du gouvernement ? En tout cas, jusqu'à ce que la politique internationale s'en mêle, la question ne semblait pas poser problème. Mais après les vacances de MAM en Tunisie en plein essor de la révolution tunisienne, voici les vacances de Fillon en Egypte, aimablement sponsorisées par un régime Moubarak dont la rue réclame aujourd'hui la fin - et ces deux cas, aussi judiciairement inattaquables que politiquement malvenus, font désormais les gros titres de la presse. Qui condamne le recours systématique à des passe-droits au plus haut niveau de l'Etat
"Le syndrome du jet privé a encore frappé", résume Laurent Joffrin dans Libération. "Après MAM, François Fillon est directement épinglé pour avoir bénéficié - cette fois directement - de la complaisance intéressée d'un dictateur aux méthodes brutales et à la fortune louche. Les gouvernants se fréquentent et s'entraident dans les petites et les grandes choses, comme les membres d'une confrérie suprême qui finit par mépriser les critères éthiques du commun des mortels et se soucie comme d'une guigne de l'ennuyeuse question des droits de l'homme. Et quand les pourvoyeurs de ces passe-droits sont des présidents voleurs et des tortionnaires galonnés, on comprend que l'opinion s'émeuve".


Un épisode qui "tombe très mal pour Sarkozy"


Maurice Ulrich dans L'Humanité n'est pas étonné par ces pratiques puisque, selon lui, "le conflit d'intérêt est en quelque sorte l'un des actes fondateurs du sarkozysme" qui "commence au Fouquet's... se poursuit sur le yacht du milliardaire ami Vincent Bolloré...continue avec l'affaire Woerth-Bettencourt". "Voilà le spectacle navrant donné au monde et au pays", poursuit-il, "Voilà donc une ministre des Affaires étrangères compromise, un Premier ministre qui ne l'est pas moins".


Dans Sud-Ouest, Bruno Dive adopte plutôt le ton ironique : "pour savoir où va éclater la révolution, il suffira désormais de regarder où les membres du gouvernement vont passer leurs vacances", s'amuse-t-il. Mais selon lui, "cette double affaire pose au moins deux questions : le sens de l'éthique qui se dissipe au fur et à mesure que le temps du pouvoir s'allonge. Et cette connivence persistante de nos dirigeants avec les autocrates arabes, vestige pitoyable d'une politique arabe de la France qui a fait peu de cas des peuples."


Pour François Martin du Midi Libre, "le spectacle de l'exécutif en pleine zone de turbulences est détestable". "En rupture avec les élites, les Français ne tolèrent plus que leurs dirigeants vivent sur un grand pied alors qu'eux-mêmes souffrent de la crise et redoutent un déclassement social", explique Chantal Didier dans l'Est Républicain. "Ce nouvel épisode (...) tombe très mal pour Nicolas Sarkozy, avant son émission télévisée jeudi soir", relève Hervé Favre dans La Voix du Nord. "Il ne voulait pas que ce dialogue avec les Français soit pollué par des histoires de jets privés et de vacances ministérielles : le voilà doublement servi !"


http://lci.tf1.fr/politique/vacances-ministerielles-qui-doit-payer-6268934.html

mardi 8 février 2011

Fin 2010, Fillon a profité d'un avion du gouvernement égyptien durant ses vacances

François Fillon a utilisé pendant ses vacances de fin d'année en Egypte un avion «de la flotte gouvernementale égyptienne» pour se rendre d'Assouan à Abou-Simbel, a annoncé Matignon mardi, dans un communiqué confirmant des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi.




M.Fillon a réaffirmé mardi «tout son soutien» à la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, mise en cause pour ses vacances en Tunisie, assurant qu'elle avait également celui de Nicolas Sarkozy, selon des participants à la réunion hebdomadaire des députés UMP.


«Je voudrais dire à Michèle tout mon soutien. Elle a le soutien du président de la République et du Premier ministre», a déclaré le chef du gouvernement, selon plusieurs députés UMP. Des propos confirmés par l'entourage de M. Fillon.
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/08/fin-2010-fillon-a-utilise-un-avion-du-gouvernement-egyptien-durant-ses-vacances

jeudi 20 janvier 2011

Les confidences agressives d'Éric Woerth

"Ce n'est pas facile de se défendre quand vous êtes... tout seul". Éric Woerth enlève ses lunettes et se frotte les yeux. "Je m'attendais à plus d'appuis de la part de François Fillon et de François Baroin. Je pensais que l'État assumerait sa politique immobilière".


Entre la poire et le fromage, l'ancien ministre nous confie son désarroi, le 12 janvier, veille de l'annonce par la Cour de justice de la République (CJR) de l'ouverture d'une enquête sur son rôle dans la vente de l'hippodrome de Compiègne. Il n'aura connaissance de cette décision que le lendemain, mais déjà il anticipe "une mauvaise nouvelle". "De toute façon, je n'ai que de mauvaises nouvelles, ces temps-ci..." Soupir. Il commande du pain perdu. En le dévorant, il s'avoue "profondément déçu par l'attitude de Matignon".


Woerth a assuré au Figaro du 5 janvier qu'un débat s'était tenu entre administrations et que Matignon avait tranché. Au lieu de confirmer cet arbitrage, les services du Premier ministre ont indiqué : "Il y a eu une réunion informelle à Matignon, au niveau des conseillers, à la demande du ministère de l'Agriculture. Lors de cette réunion, les deux ministères de l'Agriculture et du Budget sont tombés d'accord." Grimace de Woerth. "J'ai trouvé très moyen cette réaction ambiguë et peu claire. Pourquoi Fillon se tait ? Pourquoi monsieur Baroin, qui est le responsable des ventes immobilières de l'État, ne dit rien ? J'ai eu une discussion un peu vive avec lui avant Noël. Je ne ferais pas comme ça, à sa place..."


Et il y fut, à ladite place, au temps - récent - où il était encore l'un des chouchous du président, présenté par tous - et d'abord par Sarkozy - comme le possible successeur de Fillon. C'était hier ; c'était une autre époque. L'affaire Bettencourt est passée par là. "Regardez ce qu'on lui a fait, compatit un ministre : on l'a confirmé pour qu'il porte la croix jusqu'en haut du Golgotha, puis on l'a crucifié. C'est horrible ! Jamais on ne dira la réforme des retraites de Woerth".


Sans compter les rumeurs sur sa vie privée. "J'étais un comptable, une sorte de saint, et soudain, je suis devenu un escroc qui trompe sa femme et qui est le père de l'enfant de l'une de ses collaboratrices. Ça m'a fait rire, ces bêtises. Pas mon épouse, qui m'en veut de ne pas avoir porté plainte". Cette féministe, qui, le 21 juin, a enduré l'humiliation d'entendre son mari annoncer sa démission à elle, n'a toujours pas retrouvé de travail, même si elle a conservé son poste d'administratrice de Hermès International. "Florence a monté sa boîte de conseil financier, mais les clients ne se bousculent pas. L'affaire Bettencourt a tétanisé l'ensemble de la République".


Incroyable sang-froid


Il entend se prémunir contre l'aigreur : "Moi, le petit gars né à Creil, j'aurais pu être Premier ministre de mon pays, c'est déjà bien. Je ne l'ai pas été, mais peut-être que je le serai un jour. De toute façon, ça se terminera bien. C'est un problème de délai". Où puise-t-il cette confiance ? Dans la religion ? "Je vais à la messe régulièrement. J'essaye d'avoir la foi". Pause. "Je ne me réfugie pas là-dedans. Je ne cherche aucun refuge, d'ailleurs. J'affronte".


Derrière l'incroyable sang-froid, l'orgueil est tapi. On ne peut rien comprendre de Woerth si l'on ne mesure pas à quel point il a fait de sa résistance un motif, puissant et apaisant, de fierté. Ce qui lui permet de ne pas craquer, c'est l'orgueil de se prouver, ainsi qu'au monde entier, qu'il est capable de tenir. Hors du commun dans l'épreuve. Ainsi se veut-il, ainsi se vit-il. Y compris en vacances au Cambodge.


Fin décembre, en arrivant au Sofitel de Siem Reap, à 8 heures du matin, après avoir vu le soleil se lever sur un temple, alors qu'il marchait sous les arches bienveillantes de l'hôtel, en bordure d'un lac suave, afin de retrouver sa femme dans la salle de petit-déjeuner, le voilà qui tombe sur... un éminent journaliste politique parisien peu connu pour son indulgence vis-à-vis de l'État Sarkozy ! Et Woerth qui espérait s'être, quelques jours durant, retiré de ce monde-là. "Il a eu la force de me sourire et de me consacrer quelques minutes", témoigne ce confrère.


La maîtrise de soi, encore et toujours. Woerth tient à préciser qu'il n'a pas "pété les plombs", à l'Assemblée, mi-septembre, lorsqu'il a traité une députée PS de "collabo". "Il était presque 7 heures du matin, je siégeais depuis quatre heures de l'après-midi la veille. Elle disait que le mensonge était ma seconde nature, voire la première. J'ai cherché froidement ce que j'allais lui répondre. Je n'ai pas disjoncté". À ses yeux, la précision est d'importance.


La rébellion du bon petit soldat


Quand il apprend que la CJR va s'occuper de son cas, le 13 janvier, il tombe le masque du flegme : "C'est un truc de fous, je suis dans un monde de fous !" Il se reprend : "Je ne devrais pas dire ça à propos de la justice, mais c'est tellement dingue. Il n'y aurait pas eu Compiègne s'il n'y avait pas eu Bettencourt. C'est vraiment parce qu'on veut me chercher". Quand il a vu Sarkozy, quelques jours après son interview au Figaro, le président lui a assuré avoir sommé Baroin de sortir du mutisme. Sans effet. "On est dans le vide absolu, déplore Woerth. Fillon ne m'a pas appelé depuis longtemps".


Le 12 janvier, Woerth nous confie avoir, trois jours plus tôt, téléphoné à Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet de Fillon, "pour lui rentrer dans le chou", selon ses mots. Se serait-il enfin résolu à sortir du rôle de bon petit soldat ? "Je ne comprends pas leur silence, répète-t-il. Baroin ne fait que de la com. Fillon ne veut pas se mouiller. Ce sont des édredons". Lui demande-t-on s'il a des amis, dans le milieu politique, qu'il biaise : "À droite, je n'ai pas d'adversaires, ce qui est déjà un exploit". Ce n'était pas notre question. "Je n'ai pas décidé de faire de la politique en groupe. Je trouve ça factice".


Lors des voeux de Sarkozy aux parlementaires, le 12 janvier, il s'assoit à l'avant-dernier rang. Mais, parce qu'il met un point d'honneur à "se montrer", il ne se sauve pas sitôt le discours présidentiel achevé. Il s'approche de Fillon : "J'aimerais vous entendre, toi, Baroin et compagnie. J'ai besoin que ceux qui sont responsables de la politique immobilière de l'État aient le courage de s'exprimer pour rappeler qu'elle consiste à vendre ce qui n'est pas stratégique".


Le Premier ministre lui promet un rendez-vous rapide. Woerth serre de nombreuses mains apitoyées. "Il est fermé comme une huître et, en même temps, il a besoin de se justifier, témoigne un élu UMP. Il est indéchiffrable. Ni jovial ni sincère". À l'Élysée, ce soir-là, flottait sur les lèvres de Woerth un sourire incertain. Jusqu'alors, il n'était pas mécontent que Fillon loue sa placidité : "Heureusement que c'est toi". Sous-entendu : un autre aurait craqué. À présent, il aimerait que la peur de le voir flancher oblige l'exécutif à le soutenir. Il songe à écrire un livre. Très vite.


http://www.lepoint.fr/politique/les-confidences-agressives-d-eric-woerth-19-01-2011-1285857_20.php

lundi 17 janvier 2011

Affaire Ben Barka - Le juge admoneste Juppé

Quarante cinq ans plus tard, son spectre hante toujours la justice française. L'affaire Ben Barka, du nom de cet opposant marocain enlevé en plein Paris, le 30 octobre 1965, sans que son corps ne soit jamais réapparu, est loin d'avoir livré tous ses secrets. C'est la conviction de Bachir Ben Barka, le fils aîné de l'ex-précepteur du jeune Hassan II et de Me Maurice Buttin, son avocat désigné presque aussitôt le rapt commis en plein Saint-Germain-des-Près et dont il publie un récit très détaillé.*






La controverse, muée en un véritable bras de fer institutionnel (Lire encadré ci-dessous), est d'autant plus vive que la famille Ben Barka et son conseil dénoncent le peu d'entrain que montrent, selon eux, les autorités françaises dans un dossier impliquant des anciens du SDECE, des barbouzes et de défunts truands manipulés par les services marocains alors soucieux de neutraliser un opposant à la notoriété montante. Le sentiment de la partie civile semble d'autant plus pertinent que Patrick Ramaël, le juge d'instruction chargé d'instruire cet épineux dossier, tente non sans mal de faire la lumière sur l'une des plus persistantes énigmes d'après décolonisation sur fond de raison d'Etat(s).






Pour preuve ? Plusieurs de ses actes d'instruction se heurtent à « l'obstruction caractérisée » de l'administration. « Mon client a l'impression que les autorités jouent la montre », résume, un brin agacé, Me Buttin. Dernier épisode en date : un courrier équivoque, sinon ambiguë, du ministre de la Défense, Alain Juppé, adressé au juge Ramaël. Datée du 15 décembre 2010, la lettre, entre les mains du magistrat depuis une semaine et que France-Soir a pu consulter, l'assure de son entière coopération quant à la déclassification de plusieurs pièces visées, cet été, lorsque le magistrat avait - fait inédit - perquisitionné les locaux de la DGSE, les 29 juillet et 3 août 2010, pour son enquête. « Je vous précise que le ministre d'Etat (…) a suivi en tous points l'avis rendu à cette date par la commission consultative du secret de la défense nationale », écrit, sibyllin, le ministère.


« Entraves à la vérité »
En clair, dans la foulée de Hervé Morin, son prédécesseur, le maire de Bordeaux dit s'être conformé aux recommandations de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) présidée par Jacques Belle. Or, contrairement à cette réponse ministérielle dont nous faisons état, aucun des documents sollicités, incluant les profils de plusieurs individus proches des services de renseignement tricolores, n'est, à ce jour, parvenu au juge. Les termes du juge Ramaël, employés dans sa missive du 24 novembre 2010, dont France-Soir a pris connaissance, demeurent sans effet. Déjà, le magistrat s'y « étonne des affirmations » du ministère car elles ne « correspondent pas à la réalité. » Et pour cause. Plusieurs pièces présentées comme déclassifiées lui ont été expédiées sous forme de pages blanches barrées d'un large trait vertical noir et frappées de la mention : « non déclassifié par décision du ministre de la Défense N°... »






Au total, des dizaines de scellés promis par Hervé Morin et son successeur, examinés par la CCSDN, ont été vidés de leur contenu au motif qu'ils n'ont rien à voir avec le dossier Ben Barka. « Si je peux comprendre que certains documents saisis aient été jugés non pertinents dans certains scellés où un grand nombre de pages étaient saisies, je m'étonne que les scellés sus-mentionnés soient, contrairement à ce que l'avis de la commission et la lettre de votre prédécesseur donnent à penser, intégralement non-déclassifiés », déplore le juge Ramaël à l'attention du ministre de la Défense. On ne peut plus explicite, il fustige « des pièces communiquées (qui) ne sont pas en rapport avec les attentes légitimes d'un juge d'instruction » et s'« interroge sur de possibles entraves à la manifestation de la vérité peu compréhensibles compte tenu du temps écoulé. »


« Grosse ficelle »
Excédé par ce dialogue de sourds, le conseil de Bachir Ben Barka fustige la lenteur de la procédure et soupçonne une volonté déguisée de vouloir freiner l'instruction. « Pourquoi nous donner des documents non-déclassifiés et qui ne concernent pas l'affaire Ben Barka ?! S'ils n'ont vraiment rien à voir avec le dossier, qu'on nous les verse pour crever l'abcès », fulmine Me Buttin, soumis, tout comme le juge, à un énième examen de la CCSDN pourtant favorable aux précédentes requêtes du magistrat. « Je ne peux en tout cas pas croire que dans les éléments retenus, cet été, lors de la perquisition du juge, aucun ne soit en rapport avec des anciens du SDECE impliqués dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka. » Dénonçant « une grosse ficelle », l'avocat cite une promesse de l'hôte de l'Elysée qu'il prolonge d'une patte toute personnelle. « Lorsque Nicolas Sarkozy déclare partout sa volonté de transparence dans cette affaire, je réponds qu'elle est, hélas, totale par son...vide. »






*Hassan II, De Gaulle, Ben Barka : ce que je sais d'eux, Maurice Buttin, Ed. Karthala










Un journaliste sur écoute ?
La justice enquête désormais sur des écoutes téléphoniques illégales présumées visant Jospeh Tual, un journaliste de France 3 familier du dossier Ben Barka. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en ce sens confiée à la juge Isabelle Couzy. Joseph Tual est convaincu d'avoir été victime d'une écoute téléphonique sauvage, en novembre 2007, lorsqu'il découvre dans Maroc Hebdo, un journal marocain, la retranscription d'une conversation enregistrée à son insu et « tronquée » tenue avec Miloud Tounzi, alias Larbi Chtouki, l'un des supposés membres du commando ayant pris part au rapt de l'opposant à la monarchie chérifienne. L'échange téléphonique se déroule, en octobre 2007, au lendemain de la signature par le juge Ramaël de cinq mandats d'arrêt internationaux visant notamment Miloud Tounzi. Pour Me Fabienne Delecroix, l'avocate de M. Tual, la retranscription provient soit d'un enregistrement illégal effectué par M. Tounzi, soit d'une écoute téléphonique pirate constituant, dans un cas comme dans l'autre, une « atteinte au secret des correspondances »
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/affaire-ben-barka-juge-admoneste-juppe-64559.html

jeudi 2 décembre 2010

L'affaire Alexandre Guérini ébranle la classe politique marseillaise

Alexandre Guérini, chef d'entreprise et omniprésent frère du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, a été écroué dans la nuit de mercredi à jeudi dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, un dossier qui ébranle la classe politique marseillaise. Auditionné depuis lundi par les gendarmes marseillais, Alexandre Guérini, patron de décharges, a été mis en examen notamment pour blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics. "Alexandre Guérini conteste vigoureusement toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. Il considère comme infondées et blessantes les accusations portées contre lui et dont nous démontrerons qu'elles ne répondent à aucune logique juridique", a déclaré son avocat, Emmanuel Molina. Un de ses proches, Philippe Rapezzi, a également été écroué. Cinq autres personnes, dont deux fonctionnaires de l'agglomération d'Aubagne et son ex-directeur des services, ont été mises en examen et remises en liberté.


L'enquête est menée dans le cadre de plusieurs informations judiciaires ouvertes contre X en avril 2009 à la suite de courriers anonymes, pour des fraudes présumées dans la passation de marchés publics, en particulier dans la filière des déchets. Un volet avait visé la société Queyras, à laquelle la justice reproche des surfacturations, ce qui a abouti cet été à la mise en examen de proches d'Alexandre Guérini. Les enquêteurs se sont concentrés sur le fonctionnement d'une décharge de La Ciotat chargée de recueillir les déchets d'Aubagne, ainsi que de certaines villes de la communauté urbaine de Marseille (MPM). Selon une source proche de l'enquête, Alexandre Guérini a en outre été confronté à Stéphane Brunengo-Girard, écroué récemment dans une affaire parallèle de marchés publics frauduleux touchant à la Corse. Les enquêteurs soupçonnent les sociétés de M. Brunengo d'avoir servi à blanchir de l'argent du grand banditisme.


"Lui, c'est lui et moi, c'est moi"


Cette enquête aux ramifications multiples occupe la classe politique locale depuis plus d'un an et les perquisitions menées fin 2009 au conseil général et à la communauté urbaine de Marseille (MPM). Car, à 53 ans, Alexandre Guérini est un personnage incontournable de la vie politique marseillaise. Membre du bureau du PS des Bouches-du-Rhône, il était "très présent" au sein de MPM "même si cela ne se faisait pas dans nos locaux", a admis jeudi le président (PS) de l'institution Eugène Caselli, dans La Provence. Derrière Alexandre, c'est son frère Jean-Noël Guérini, sénateur, président du conseil général et patron de la puissante Fédération socialiste, qui risque d'être éclaboussé. Adversaire de Jean-Claude Gaudin aux municipales de 2008 (47,75 % des voix), Jean-Noël Guérini fait figure de challenger le plus dangereux pour la droite aux municipales de 2014.


"Mon frère est mon frère et le demeurera toujours. Mais lui, c'est lui et moi, c'est moi", a réagi Jean-Noël Guérini. "Je ne suis concerné ni de près, ni de loin par les affaires et les entreprises de mon frère. Je souhaite que la justice fasse son travail dans la sérénité et la transparence, le conseil général n'étant en aucun cas concerné par les affaires judiciaires." À droite, le maire Jean-Claude Gaudin est resté mesuré, estimant que "ces affaires polluaient l'image de l'ensemble de la classe politique". Fin juin, dans une interview, Alexandre Guérini s'était dit victime d'"un règlement de comptes politique". Il accusait le député UMP Renaud Muselier, qui ne cache pas son ambition de devenir maire en 2014, de vouloir atteindre son frère à travers lui. Accusations niées en bloc par M. Muselier.


http://www.lepoint.fr/societe/l-affaire-alexandre-guerini-ebranle-la-classe-politique-marseillaise-02-12-2010-1270046_23.php

Eric Woerth risque-t-il la Cour de justice de la République ?

Cet été, le Canard Enchaîné accusait Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise),  d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de  Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du  Budget. M. Woerth avait vivement contesté la version de l'hebdomadaire. Fin août, le journal satirique avait pourtant publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture. Dans ce courrier de 2003, Hervé Gaymard refusait la vente de l'"Hippodrome du Putois", estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.


Le 16 novembre, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis  Nadal, a décidé de saisir la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), qui doit dire si la procédure est recevable. Il estimait en effet qu'il existait des éléments justifiant l'ouverture d'une enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de deux magistrats de la Cour des comptes et de deux magistrats du Conseil d'Etat, la commission des requêtes se réunit une dizaine de fois par an.


Décision en janvier


Lors de la prochaine réunion, programmée ce jeudi, la commission a prévu  d'examiner plusieurs dossiers, dont celui de la ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, Nadine Morano. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a en effet saisi la CJR d'une plainte en diffamation contre l'ancienne secrétaire d'Etat, après des propos sur les jeunes musulmans en 2009. Si le dossier Woerth ne figure pas à l'ordre du jour, la commission devrait tout de même examiner la requête et désigner un ou plusieurs rapporteurs, selon une source judiciaire. D'ici quelques semaines, probablement au mois de janvier, elle tranchera. Cette décision, motivée, n'est pas susceptible d'appel.


Trois possibilités s'offrent à elle. La commission peut d'abord juger qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR.


Alors que l'instruction concernant Ségolène Royal, poursuivie pour diffamation, avait été bouclée en trois mois, celles concernant Laurent Fabius ou Charles Pasqua ont duré des années. Sur quelque 1.050 requêtes déposées contre des ministres depuis 1993, 17 ont abouti à une saisine de la commission d'instruction. Sur ces 17 dossiers, onze enquêtes ont conduit à un non-lieu ou une déclaration d'incompétence, les six autres ont mené à des renvois devant la formation de jugement de la CJR
http://lci.tf1.fr/france/justice/eric-woerth-risque-t-il-la-cour-de-justice-de-la-republique-6173443.html

mercredi 24 novembre 2010

Eric Woerth: «Je n'ai pas été lâché» par Nicolas Sarkozy

C'était sa première interview depuis sa sortie du gouvernement...
Il a enfin parlé. L'ancien ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, Eric Woerth, était l'invité de Michel Denisot dans Le Grand Journal de Canal+ ce mercredi. C'était sa première interview depuis son débarquement du gouvernement le 13 novembre dernier.


L'ancien ministre a affirmé à ce sujet qu'il n'avait ni «déception» ni «aigreur», et qu'il n'en voulait à personne. «Je ne suis pas comme ça», a-t-il asséné, précisant qu'il avait «vu le président à plusieurs reprises» au moment du remaniement ministériel. «Je n'ai pas été lâché. Je ne suis pas dans ce sentiment-là», a-t-il encore dit. Et, si la situation est pour l'heure «injuste», Eric Woerth n'exclut pas «quand les choses seront éclaircies» de revenir au gouvernement.


Les «affaires»
Indiquant qu'il «continuerai[t] à s'expliquer», notamment devant la justice, le maire de Chantilly a redit qu'il était «honnête et intègre», et est revenu sur les deux affaires qui ont empoisonné la fin de sa mission ministérielle: l'affaire Bettencourt et l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne.


Concernant la première, il a une fois de plus affirmé qu'il «a la conscience très tranquille», et indiqué que, «si c'était à refaire», il préfèrerait «éviter ce tintamarre», admettant toutefois qu'il avait «peut-être» commis des «maladresses». Réfutant tout financement illégal de la campagne du candidat Sarkozy en 2007, il a mis au défi quiconque de trouver une «faute» ou un manque de respect des règles dans la gestion financière de l'UMP ces huit dernières années.


Compiègne, «une très bonne opération, menée en toute transparence»
Quant à la vente de l'hippodrome de Compiègne, Eric Woerth a rappelé qu'il s'agissait d'une «nouvelle politique immobilière de l'Etat» et qu'il donnera «tous les éléments» de ce dossier à al justice. L'ancien ministre a également rappelé qu'«il n'est pas obligatoire de faire un appel d'offres» dans ce type de ventes, et que l'hippodrome avait été vendu à l'association loi 1901 qui en était locataire depuis 1886 et qui est propriétaire de tous les bâtiments qui y ont été construits, démontrant qu'il était logique de le lui vendre.


Enfin, soulignant que les 2,5 millions d'euros de la vente équivalaient à «plus de 50 ans de loyer», Eric Woerth a affirmé que c'était «une très bonne opération, menée en toute transparence», et qu'il «referait exactement la même chose».


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