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samedi 3 octobre 2015

Kunduz: Neuf morts dans le bombardement de l'hôpital de MSF

L’incident « pourrait avoir » été engendré par une frappe américaine. Le centre de soins de Médecins sans Frontières (MSF) à Kunduz, ville afghane reprise aux talibans par l’armée, a été « fortement endommagé » par un bombardement nocturne qui a tué trois membres du personnel, d’après MSF. Neuf employés de MSF ont été tués et 37 personnes gravement blessées.
Selon l’Otan, dont les frappes aériennes ont soutenu l’armée afghane dans sa contre-offensive à Kunduz, une frappe américaine a été menée pendant la nuit contre des « personnes qui menaçaient les forces de la coalition » et elle « pourrait avoir engendré des dommages collatéraux dans un centre médical qui se trouvait à proximité ».

Plus de 30 disparus parmi les membres du personnel

Plus de 30 membres du personnel sont également portés disparus à la suite de cette frappe. Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins.
Le centre de soins de MSF a apporté une aide cruciale à la population civile depuis lundi et la prise de Kunduz par les talibans, puis la contre-offensive des forces de sécurité afghanes. C’est le seul hôpital dans cette région du nord de l’Afghanistan capable de traiter des grands blessés.
« MSF a traité 394 blessés depuis lundi », a expliqué Dr Bart Janssens, directeur des opérations de l’ONG. « Nous sommes profondément choqués par cette attaque », a-t-il ajouté. Kunduz, verrou stratégique du nord de l’Afghanistan, a été cette semaine le théâtre d’âpres combats entre les talibans et les forces de sécurité afghanes, qui ont repris le contrôle de la ville jeudi.
http://www.20minutes.fr/monde/afghanistan/1701183-20151003-afghanistan-hopital-medecins-frontieres-bombarde-kunduz

dimanche 26 juin 2011

Afghanistan, pas d'autre option que la retraite

Il faut savoir terminer une guerre, quand bien même on ne l'aurait pas déclarée. Ni Barack Obama ni Nicolas Sarkozy n'ont décidé de celle-là. En 2001, ce sont leurs deux prédécesseurs - George W. Bush et Jacques Chirac - qui avaient opté, tout comme leur homologue britannique Tony Blair et bien d'autres, pour l'envoi de troupes en Afghanistan. Personne, à l'époque, n'a contesté ce choix fait dans les semaines ayant suivi les attentats du 11 Septembre, alors qu'il s'agissait de chasser de Kaboul les talibans protecteurs du terroriste Oussama Ben Laden.
Au début de l'année 2007, les Français étaient toujours au nombre de 1 000 sur le sol afghan. Alors en campagne électorale, Nicolas Sarkozy s'était montré plus que prudent sur cet engagement : "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive", déclarait-il le 26 avril 2007, avant d'ajouter : "Il fallait faire un certain nombre de choix, et d'ailleurs le président de la République [Jacques Chirac] a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d'éléments. C'est une politique que je poursuivrai." Propos de campagne électorale. Car la dégradation constante de la situation sur le terrain a imposé a contrario qu'il renforce les troupes dès son arrivée à l'Élysée. Fin 2007, les soldats français sont 1 600 en Afghanistan. Ce nombre a pratiquement doublé un an plus tard, avant de passer, au gré de renforcements réguliers et de missions accrues, à près de 4 000 hommes aujourd'hui.
La situation se dégrade de jour en jour
En 2009, Barack Obama a fait passer le nombre des soldats américains de 70 000 à près de 100 000. Nicolas Sarkozy dit, en août 2010, que notre pays "restera engagé en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan". Mais déjà, le retrait s'annonce. Le ministre de la Défense Hervé Morin précise dès octobre 2010 que les premiers retraits pourraient avoir lieu en 2011, déclaration conforme aux décisions, le mois suivant, du sommet de l'Otan à Lisbonne au cours duquel l'organisation annonce : "Les Afghans se sont donné pour objectif de prendre en main leur sécurité d'ici à la fin de l'année 2014. Nous soutenons cet objectif." Traduction : la situation s'améliore, les Afghans du président Hamid Karzai sont parfaitement capables d'organiser la sécurité du pays, nous n'avons plus rien à y faire. Sauf que c'est faux...
Personne, et surtout pas les dirigeants occidentaux, n'ignore que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour. En cet été 2011, les attaques s'intensifient, les pertes de militaires occidentaux et de civils afghans s'accroissent, les insurgés sont présents sur tout le territoire et l'appareil de sécurité afghan (armée et police) ne contrôle - et encore ! - que la région de Kaboul. Malgré les milliards d'euros qu'il a engloutis, cet édifice instable est près de s'effondrer. Dès que le signal de départ donné par les Occidentaux se traduira par une présence amoindrie sur le terrain, l'Afghanistan renouera avec ses vieux démons et sombrera dans une forme ou une autre de guerre civile, que les talibans remporteront. Ni Obama ni Sarkozy n'avaient le choix, il leur fallait donner le signal de départ. Le processus de retrait qui s'engage aujourd'hui durera encore quatre ou cinq ans, à moins qu'il ne doive s'accélérer. Lorsque le dernier des soldats de l'Isaf quittera le sol afghan, en laissant derrière lui 2 000 Occidentaux et 20 000 Afghans morts, il sera en droit de se poser cette question : tout ça pour ça ?
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/afghanistan-pas-d-autre-option-que-la-retraite-24-06-2011-1345578_53.php

vendredi 24 septembre 2010

Afghanistan : les deux journalistes de France 3 libres avant Noël

La France a obtenu récemment des preuves de vies diverses de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, enlevés en Afghanistan le 30 décembre dernier. Le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, a notamment indiqué ce vendredi sur Europe 1 que les responsables du dossier avaient pu leur parler récemment au téléphone. "Le moral était bon, ils résistent", a-t-il expliqué. En revanche, "personne ne les a vus", a-t-il admis.


Pour Edouard Guillaud, étant donné que le "canal de communication fonctionne bien", les négociations sont donc possibles. Et il y a "un espoir raisonnable" d'obtenir la libération des deux reporters de France 3 avant Noël.


Revendications diverses


Interrogé sur les revendications des talibans, Edouard Guillaud a revélé qu'"ils réclament, comme souvent, plein de choses : il peut y avoir des exigences financières, des exigences de libération d'un certain nombre des leurs dans différents endroits du monde, un retrait unilatéral d'une zone ou d'une autre".


Sur une éventuelle rançon, l'amiral Guillaud a rappelé les déclarations de Nicolas Sarkozy qui, en août, a affirmé que "payer des rançons ne pouvait pas être une stratégie durable". "Ensuite, tout est une question de circonstances. Il n'y a pas deux prises d'otages identiques, nous nous adaptons", a-t-il dit. Questionné sur ces rançons, il a souligné que leur "niveau a augmenté", sans donner de chiffres
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-les-deux-journalistes-de-france-3-libres-avant-noel-6077233.html

vendredi 10 septembre 2010

Otages FR3: l'appel des musulmans

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et le Conseil français du culte musulman (CFCM) ont lancé aujourd'hui jour de l'Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du ramadan, un appel "solennel" pour la libération des journalistes de France 3 otages en Afghanistan.

"En cette journée de pardon, je lance un appel solennel aux ravisseurs, si l'islam est leur religion, pour qu'ils libèrent au plus vite" Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, a déclaré Dalil Boubakeur lors d'une conférence de presse à la Grande Mosquée.

Le recteur a reçu dans la matinée les familles des otages, dont les parents de Stéphane Taponier, visiblement émus, ainsi que Jean-François Julliard, le secrétaire général de Reporters sans frontières.

"Nous souffrons avec les familles et nous souffrirons tant qu'ils ne seront pas libérés", a commenté M. Boubakeur, estimant que la privation de liberté de ces journalistes, qui faisaient leur "travail sacré d'information", était "inacceptable".

"J'appelle les ravisseurs, s'ils nous écoutent, à les libérer, au nom de l'islam miséricordieux", a renchéri Mohammed Moussaoui, président du CFCM, ajoutant qu'il était "à la disposition" des pouvoirs publics.

La ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse, venue rendre visite au recteur de la Grande Mosquée, a salué cet appel "symbolique et humaniste" et assuré que le gouvernement mettait "tout en oeuvre pour pouvoir obtenir leur libération".

Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés en décembre 2009.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00459-otages-fr3-l-appel-des-musulmans.php

mardi 3 août 2010

Otages France3: "discussions longues"

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a affirmé ce matin qu'il y avait des "discussions longues" sur le sort des journalistes de France 3 otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

"Nous sommes dans un processus classique lié à une prise d'otages", a déclaré M. Morin sur France Inter. Il y a donc, selon lui, "beaucoup plus d'espoir que nous ne pouvions en avoir avec Michel Germaneau (l'otage français tué au Sahel) où aucune discussion n'était possible". Le ministre de la Défense a refusé d'entrer dans le détail afin d'"assurer la sécurité de nos deux compatriotes".

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés en décembre 2009 en Afghanistan.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/03/97001-20100803FILWWW00314-otages-france3-discussions-longues.php

vendredi 16 juillet 2010

Otages - Les journalistes de France 3 sur le toit de l'Europe

Une banderole avec les portraits d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes de France 3 otages en Afghanistan, a été déployée par leurs confrères vendredi au sommet du Mont-Blanc.

Nous ne vous oublions pas. » Le message est clair, déployé sur le plus haut somme d'Europe à la veille du 200e jour de détention des deux journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Ce sont deux journalistes et montagnards expérimentés, Françoise Guais et Christian Deville, ainsi qu'un preneur de son, Gilles Coutable, qui ont hissé les portraits au sommet du Mont-Blanc, dans une action symbolique de la rédaction de France 3 Alpes « pour ne pas oublier les otages ».

Leur objectif est que les images des portraits, posés dans la neige éternelle, « fassent le tour du monde et fassent bouger les choses ».

Ce n'est pas la première fois qu'une telle opération est organisée en haut du Mont-Blanc. Le 1er juillet 2008, le portrait de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue par les Farc en Colombie, avait également été hissé au sommet du Mont-Blanc. Elle avait été libérée le lendemain, après six ans de détention.

Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine Pièces à conviction, ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés le 30 décembre 2009 dans l'est de l'Afghanistan.
http://www.francesoir.fr/terrorisme/otages-les-journalistes-de-france-3-sur-le-toit-de-leurope

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lundi 17 mai 2010

Un avion s'écrase en Afghanistan avec 43 personnes à bord

Un avion de la compagnie afghane Pamir Airways avec 38 passagers et cinq membres d'équipage à bord s'est écrasé lundi en Afghanistan, annoncent les autorités
L'appareil effectuait une liaison entre Kunduz, dans le nord du pays, et la capitale, Kaboul, lorsqu'il a disparu des écrans de contrôle, vers 08h00 (03h30 GMT).

"Je peux confirmer qu'un appareil transportant 38 passagers et cinq membres d'équipage s'est écrasé quelque part dans le col de Salang", au nord de Kaboul, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, disant tenir l'information de la compagnie aérienne. Le communiqué de Pamir Airways précise qu'il y avait plusieurs étrangers à bord, a-t-il ajouté.

Les forces sous commandement de l'Otan ont été sollicitées pour tenter de localiser l'appareil à l'aide de drones.

Selon le secrétaire d'Etat chargé de l'aviation civile et des transports, Raaz Mohammad Alami, il y avait six étrangers à bord de l'Antonov 24. On ignore leur nationalité. L'un des passagers afghans appartenait au personnel de GTZ, une organisation humanitaire allemande, a dit à Reuters le responsable local de l'agence allemande d'aide au développement.

Le col de Salang, sur la route entre Kaboul et le nord de l'Afghanistan, est à une centaine de kilomètres de la capitale et à 3.400 m d'altitude. On ignore la cause de l'accident, mais le temps était couvert et pluvieux aux alentours de la capitale.

Pamir Airways est l'une des trois principales compagnies privées afghanes. Elle effectue essentiellement des trajets à l'intérieur du pays.
Reuters

dimanche 16 mai 2010

Négociations "difficiles" sur les otages français en Afghanistan

Les négociations pour obtenir la libération des deux journalistes français retenus en Afghanistan sont "très difficiles", déclare Bernard Kouchner.
Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière, journalistes de la chaîne de télévision publique France 3, ont été capturés le 29 décembre dans la province de Kapisa, au nord-ouest de Kaboul, avec deux accompagnateurs afghans.

"Nous savons dans quelle région ils se trouvent. (...) Nous savons quelle est la localisation, nous ne connaissons pas l'endroit exact et nous pensons qu'ils sont encore en bonne santé", a dit le ministre des Affaires étrangères sur Radio J.

"Les négociations sont très difficiles, depuis la cassette que vous connaissez, il n'y a pas eu de signes de vie", a-t-il précisé.

Les taliban avaient diffusé une vidéo des deux journalistes à la mi-février.

"Tous les efforts sont faits (...) pour espérer leur délivrance prochaine", a déclaré Bernard Kouchner.
Reuters

mardi 11 mai 2010

Nouvelle attaque contre une école de filles en Afghanistan

Une trentaine d'écolières afghanes ont été hospitalisées mardi après avoir été empoisonnées par un gaz dans ce qui s'apparente à une attaque délibérée, la cinquième en moins d'un moins.
L'incident s'est produit à Kunduz, dans le nord du pays, où trois attaques similaires ont eu lieu ces dernières semaines. Une école de Kaboul a aussi été la cible d'un acte similaire la semaine passée.

Ces attaques ne sont pas revendiquées même si les soupçons se portent sur les taliban. Un porte-parole du groupe radical islamiste a démenti la semaine dernière l'implication des taliban et condamné ces actes.

Les taliban interdisaient l'éducation des jeunes filles lorsqu'ils étaient au pouvoir, de 1996 à 2001. Dans les zones rurales contrôlées par les islamistes, les écoles pour filles restent fermées, les enseignants sont menacés et des écolières ont été attaquées à l'acide.

Le gaz empoisonné provoque en général des évanouissements ou des vomissements. Aucun décès n'a été signalé.
Reuters