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jeudi 10 novembre 2016
mercredi 9 novembre 2016
mardi 11 août 2015
Un an après la mort de Michael Brown, état d'urgence décrété à Ferguson
Des manifestants se sont rassemblés lundi soir à Ferguson, dans la banlieue de St Louis, malgré l'état d'urgence déclaré dans la journée par les autorités après des violences la veille, jour anniversaire de la mort du jeune Noir Michael Brown.
L'état d'urgence a été décrété lundi à Ferguson après qu'un adolescent, inculpé pour avoir tiré sur des policiers, a été grièvement blessé à l'issue d'une manifestation marquant le premier anniversaire de la mort de Michael Brown. Décrétant l'état d'urgence, un responsable du comté de Saint Louis, dont dépend Ferguson, a déclaré que la police locale avait pris la responsabilité de la "gestion des urgences policières" dans la ville du Missouri (centre), qui avait rendu hommage dimanche à Michael Brown, jeune Noir tué il y a un an par un policier blanc.
Le comté a pris cette décision "à la lumière des violences de la nuit dernière, des troubles dans la ville de Ferguson et du danger potentiel pour les personnes comme les biens", selon ce responsable. Dans le centre-ville de Saint Louis, proche de Ferguson, une nouvelle manifestation s'est déroulée à la mi-journée lundi. Plus d'une cinquantaine de ses participants ont été arrêtés après avoir avoir franchi une barrière de police devant un bâtiment officiel. Une autoroute proche de la sortie de Ferguson a également été bloquée en fin de journée et d'autres manifestants interpellés dans la ville, ont rapporté des médias locaux.
Échanges de tirs
En lien avec la fusillade ayant éclaté après le rassemblement pacifique de dimanche, un jeune homme de 18 ans, Tyrone Harris, a été inculpé pour coups et blessures sur un agent de police, agression à main armée et pour avoir tiré sur un véhicule motorisé. Grièvement blessé par le feu nourri de trois policiers qui ont répliqué à ces tirs, il se trouvait toujours à l'hôpital lundi, où il avait été conduit dans un état "critique".
Les violences ont éclaté lorsque deux bandes rivales ont échangé des tirs, a indiqué la police. Un homme qui s'enfuyait a alors croisé quatre policiers en civil installés dans un fourgon et tiré sur eux. Des images filmées dimanche soir par l'AFP montrent un homme noir, menotté dans le dos, allongé à plat ventre sur le sol et saignant abondamment. Le chef de la police du comté de Saint Louis, Jon Belmar a refusé de préciser quelle couleur de peau avaient les policiers en civil. Une information potentiellement explosive puisque la mort de Michael Brown, abattu par un policier blanc, avait ravivé des tensions raciales qui se sont depuis exacerbées aux Etats-Unis au fil d'affaires de brutalité policière envers des Noirs.
Des violentes émeutes avaient agité Ferguson en novembre 2014 et s'étaient propagées à d'autres grandes villes américaines, après l'annonce de l'abandon des poursuites contre le policier blanc qui a tiré sur Michael Brown. A Ferguson où la police a été la cible de nombreuses critiques pour son racisme, confirmé par un rapport accablant du ministère de la Justice, le chef de la police et plusieurs responsables de la ville ont depuis démissionné ou été remplacés. Le nouveau chef de la police est un Noir. Les policiers impliqués dans la fusillade de dimanche ont tous entre six et 12 ans d'expérience et ont été suspendus, selon la police.
Triste fin d'une "belle journée"
Au moins deux commerces de Ferguson ont été pillés durant les violences de dimanche. "C'est vraiment malheureux qu'une belle journée se soit terminée de la sorte", a déclaré à l'AFP la propriétaire d'un salon de coiffure, Dellena Jones, devant son commerce mis à sac. La ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch a déploré lundi les violences ayant eu lieu la veille à Ferguson. "La violence non seulement obscurcit n'importe quel message véhiculé par une manifestation pacifique, mais met également en danger une communauté et les forces chargées de la protéger", a regretté Mme Lynch qui s'adressait aux membres d'un syndicat de policiers à Pittsburgh.
Dimanche, quelque 300 manifestants s'étaient rassemblés dans le calme pour marquer l'anniversaire de la mort de Michael Brown, le 9 août 2014. Ils ont observé quatre minutes trente de silences symbolisant les quatre heures et demi pendant lesquelles le corps du jeune homme mort à 18 ans était resté dans la rue, face contre terre, avant d'être transporté à la morgue. "Arrêtez de tuer les enfants noirs" pouvait-on lire sur une pancarte. "Black lives matter" ("la vie des Noirs compte"), proclamait une autre, du nom du mouvement né après sa mort.
Le président de la NAACP, plus importante association de défense des droits civiques des Noirs américains, Cornell William Brooks, a estimé dimanche que les réformes législatives qui permettraient d'obliger la police à rendre plus de comptes et à mieux former ses agents avançaient à un rythme "glacial". Barack Obama a lui rejeté les critiques accusant le premier président américain Noir de ne pas en avoir assez fait pour lutter contre le racisme, lors d'un entretien sur la radio publique NPR. "Je me sens pris d'une grande urgence pour accomplir autant que possible" avant de quitter le pouvoir en janvier 2017, a-t-il déclaré.
dimanche 9 août 2015
Etats-Unis : marche à Ferguson avant le premier anniversaire de la mort de Michael Brown
Plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi à Ferguson à la veille du premier anniversaire du décès de Michael Brown, un jeune Noir non armé dont la mort sous les balles d'un policier blanc avait ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis.
Plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi à Ferguson à la veille du premier anniversaire du décès de Michael Brown, un jeune Noir non armé dont la mort sous les balles d'un policier blanc avait ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis. Mené par le père de Michael Brown, mort à 18 ans, et ses proches, le groupe a marché le long d'une des avenues de cette ville du Missouri, dans le centre des Etats-Unis, qui avait été secouée par de violentes émeutes en novembre après qu'une chambre de mise en accusation eut décidé de ne pas inculper le policier.
Dans une atmosphère festive mais sous la surveillance de nombreux policiers, une fanfare d'enfants fermait la marche pacifique. Toutefois, dans la soirée, des manifestants se sont montrés plus agressifs et certains sont passés par-dessus une barricade de police pour faire face aux forces de l'ordre. "Mains en l'air, ne tirez pas" ou encore "Nous sommes ici... pour Mike Brown", ont crié plus tôt les manifestants. "S'il vous plaît, arrêtez de nous tuer", pouvait-on lire sur l'une des pancartes. Certains marcheurs ont déposé des peluches sur le trajet, qui s'est achevé devant le lycée Normandy qu'avait fréquenté Michael Brown.
"Rien n'a changé depuis un an"
Son père a déclaré devant la presse qu'il déployait tous ses efforts "pour garder vivante la mémoire de son fils" en faisant "tout ce que je peux pour notre minorité". "Rien" n'a changé depuis un an pour lui, a-t-il dit. "Certaines familles ont pu obtenir justice grâce aux retombées de la mort de Michael Brown et cela les aide mais en ce qui me concerne je continue à me débattre pour surmonter cette épreuve", a-t-il dit.
Parmi les évènements prévus dimanche pour les commémorations, les marcheurs observeront 4 minutes 30 secondes de silence pour marquer le fait que le corps de Michael Brown, qui reposait face contre terre, est resté quatre heures et demie dans la rue avant d'être transporté à la morgue. Une marche silencieuse est également programmée vers une église où se tiendra un service religieux.
Les émeutes de Ferguson s'étaient propagées à d'autres grandes villes américaines et ont relancé le débat dans le pays sur la manière dont les policiers blancs traitent les Noirs, surtout les hommes jeunes quand il s'agit du recours à la force. Depuis Ferguson, la mort de plusieurs hommes noirs abattus par des policiers blancs a déclenché une vague de colère et d'indignation aux Etats-Unis.
mardi 3 mars 2015
L'exécution d'une Américaine reportée à cause d'un défaut du produit létal
Les autorités pénitentiaires de Géorgie (Etats-Unis) ont décidé de reporter une exécution. Le produit létal qui devait être injecté à l'accusée était «trouble».
Voilà 16 ans qu'elle attend dans le couloir de la mort. Condamnée pour le meurtre de son mari, Kelly Gissendaner, 46 ans, devait être exécutée lundi soir par injection dans une prison de Géorgie, aux Etats-Unis.
Or, en raison d'un défaut apparent de barbiturique, le produit létal qui devait lui être injecté, les autorités pénitentiaires ont préféré reporter sine die l'exécution, déjà repoussée de quelques jours à cause d'une tempête de neige.
Après avoir été testé par un laboratoire indépendant, le produit «est apparu trouble». Un pharmacien a donc recommandé, «par précaution», de reporter l'exécution, a indiqué la porte-parole du pénitencier de Jackson (sud d'Atlanta).
«Le protocole approuvé a été remplacé par des mélanges expérimentaux de produits non testés et obtenus de manière illégale. Beaucoup de choses sont cachées à la vue de tous, particulièrement en Géorgie», dénoncent les avocats de l'accusée, qui demandent un sursis à la haute Cour, le temps qu'elle tranche fin avril.
Aucune femme exécutée en Géorgie depuis 70 ans
Kelly Gissendaner a été condamnée à la peine de mort en février 1997 pour avoir commandité l'assassinat de son mari. Elle avait recruté son amant pour perpétrer le meurtre et toucher l'assurance-vie. Ce dernier avait plaidé coupable et témoigné contre elle au procès en 1998. Il avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Le bureau des grâces de Géorgie avait refusé d'accorder sa clémence à Kelly Gissendaner.
Son exécution aurait été la première d'une femme en 70 ans dans cet Etat de Géorgie, qui a mis à mort 57 hommes depuis 1976, dont deux cette année. A l'échelle des Etats-Unis, Kelly Gissendamer devait être la 16e femme à être exécutée depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.
http://www.leparisien.fr/international/l-execution-d-une-americaine-reportee-a-cause-d-un-defaut-du-produit-letal-03-03-2015-4571357.php
Voilà 16 ans qu'elle attend dans le couloir de la mort. Condamnée pour le meurtre de son mari, Kelly Gissendaner, 46 ans, devait être exécutée lundi soir par injection dans une prison de Géorgie, aux Etats-Unis.
Or, en raison d'un défaut apparent de barbiturique, le produit létal qui devait lui être injecté, les autorités pénitentiaires ont préféré reporter sine die l'exécution, déjà repoussée de quelques jours à cause d'une tempête de neige.
Après avoir été testé par un laboratoire indépendant, le produit «est apparu trouble». Un pharmacien a donc recommandé, «par précaution», de reporter l'exécution, a indiqué la porte-parole du pénitencier de Jackson (sud d'Atlanta).
«Le protocole approuvé a été remplacé par des mélanges expérimentaux de produits non testés et obtenus de manière illégale. Beaucoup de choses sont cachées à la vue de tous, particulièrement en Géorgie», dénoncent les avocats de l'accusée, qui demandent un sursis à la haute Cour, le temps qu'elle tranche fin avril.
Aucune femme exécutée en Géorgie depuis 70 ans
Kelly Gissendaner a été condamnée à la peine de mort en février 1997 pour avoir commandité l'assassinat de son mari. Elle avait recruté son amant pour perpétrer le meurtre et toucher l'assurance-vie. Ce dernier avait plaidé coupable et témoigné contre elle au procès en 1998. Il avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Le bureau des grâces de Géorgie avait refusé d'accorder sa clémence à Kelly Gissendaner.
Son exécution aurait été la première d'une femme en 70 ans dans cet Etat de Géorgie, qui a mis à mort 57 hommes depuis 1976, dont deux cette année. A l'échelle des Etats-Unis, Kelly Gissendamer devait être la 16e femme à être exécutée depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.
http://www.leparisien.fr/international/l-execution-d-une-americaine-reportee-a-cause-d-un-defaut-du-produit-letal-03-03-2015-4571357.php
jeudi 5 janvier 2012
lundi 19 décembre 2011
Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak
Le dernier convoi de militaires américains quittant l'Irak a franchi la frontière koweïtienne tôt dimanche matin, mettant un point final au retrait des Etats-Unis près de neuf ans après l'invasion du pays pour chasser Saddam Hussein du pouvoir. Alors que les camions approchaient la frontière, l'excitation a commencé à s'emparer des soldats. Beaucoup n'avaient pas dormi les dernières 24 heures en attendant l'heure de départ. "Je suis trop impatient d'appeler ma femme et mes enfants pour leur dire que je suis sain et sauf", s'est écrié un sergent-chef en apercevant les fils barbelés marquant la frontière. Certains soldats applaudissaient visiblement soulagés. "C'est agréable de savoir que c'est notre dernière mission ici. Nous écrivons une page d'histoire, vous savez, nous sommes les derniers à partir", s'exclamait l'un d'eux. Mais les soldats se demandaient aussi comment les Irakiens réagiraient en découvrant que les Américains étaient partis. "Ils vont se réveiller ce matin et s'apercevoir qu'il n'y a plus personne", commentait un militaire, Irakien qui avait émigré aux Etats-Unis en 2009 avant de s'enrôler dans l'armée un an plus tard.
C'est vers 7h30, heure locale que ces 110 véhicules transportant environ 500 soldats, appartenant en grande majorité à la 3ème brigade de la 1ère division de cavalerie, ont officiellement quitté le territoire irakien. Il y a huit ans et neuf mois, les forces américaines avaient franchi cette même frontière dans l'autre sens lors de l'opération Iraqi Freedom (Opération Liberté irakienne) qui devait devenir la guerre la plus controversée de l'histoire américaine depuis celle du Vietnam près d'un demi-siècle plus tôt. L'armée américaine, qui a compté jusqu'à 170.000 hommes au plus fort de la lutte contre l'insurrection, a abandonné 505 bases en Irak. Désormais, il ne reste plus dans ce pays que 157 soldats américains chargés d'entraîner les forces irakiennes et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade à Bagdad.
Tensions politiques
Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé, le 21 octobre, le retrait total des troupes. La dernière escouade a quitté dans la nuit de samedi à dimanche le camp de l'imam Ali pour les Irakiens et Adder pour les Américains près de Nassiriya, dans le sud. Les Américains laissent derrière eux un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïc Iraqiya de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre à compter de samedi sa participation aux travaux du Parlement.
Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, ce parti dresse un réquisitoire contre la politique du Premier ministre Nouri al-Maliki. "Iraqiya refuse la politique consistant à oeuvrer en ignorant les autres partis, la politisation de la justice, l'exercice solitaire du pouvoir, la violation de la loi", assure le communiqué. "Cette manière d'agir pousse les gens à vouloir se débarrasser de la main de fer du pouvoir central d'autant que la Constitution les y autorise", faisant allusion aux récents votes en faveur de l'autonomie des provinces à majorité sunnite d'Anbar, Salahedinne et Diyala. S'estimant lésés par le gouvernement à majorité chiite, les sunnites, jadis partisans d'un état centralisé, sont aujourd'hui portés par un mouvement centrifuge à vouloir gérer leurs régions de manière autonome, comme les Kurdes, ce qui comporte un risque d'éclatement du pays.
Si l'Irak exporte environ 2,2 millions de b/j, lui rapportant 7 milliards de dollars par mois, les services de base comme la distribution d'électricité et l'eau potable sont toujours défectueux. Désormais, les 900.000 éléments des forces irakiennes auront la lourde tâche d'assurer seuls la sécurité du pays alors que les insurgés, notamment Al-Qaïda, bien qu'affaiblis, peuvent encore faire couler le sang. Ils devront aussi empêcher la résurgence des milices et une réédition d'une guerre confessionnelle entre chiites et sunnites qui avait des dizaines de milliers de morts en 2006 et 2007. Et deux autres dangers menacent le pays : la crise en Syrie entre sunnites et alaouites ainsi que l'influence grandissante de l'Iran qui pourrait conduire à des conflits internes.
vendredi 16 septembre 2011
La Nasa dévoile son projet de fusée habitée vers Mars
Les Américains envisagent d'envoyer des hommes sur la planète rouge dans les années 2030.
«Ce nouveau système de lancement créera des emplois aux États-Unis bien rémunérés, assurera le maintien du leadership américain dans l'espace et inspirera des millions de personnes autour du monde», a déclaré cet ancien astronaute en présence de plusieurs sénateurs démocrates et républicains. «Tout comme j'ai été fier de voler dans la navette spatiale, les enfants d'aujourd'hui peuvent maintenant rêver de voler un jour sur Mars», a-t-il ajouté.
Baptisé SLS (Space Launch System), ce véhicule d'exploration lointaine - le premier conçu par la Nasa depuis la fusée Saturne V qui a permis aux États-Unis d'envoyer des hommes sur la Lune il y a quarante ans - emprunte beaucoup à la navette spatiale dont le dernier exemplaire, Atlantis, a volé en juillet après trente ans de service.
Ainsi le premier étage de SLS sera propulsé par les mêmes moteurs cryogéniques RS-25D/E que ceux de la navette alimentés par un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquides à très basse température. Idem pour le moteur J-2X du second étage. La fusée sera également équipée de deux accélérateurs ou boosters à poudre, à l'instar de la navette et de la fusée européenne Ariane.
Nouveau programme
Compte tenu du contexte budgétaire, des éléments du programme Constellation, initié par George W. Bush en 2004 et abandonné par son successeur l'an passé, vont être intégrés à ce nouveau programme. C'est le cas de la capsule Orion, rebaptisée MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle) et destinée au transport d'astronautes qui sera installée sur le haut de la fusée. Modulable, SLS pourra emporter une charge totale (hommes, fret, équipements scientifiques) comprise entre 70 et 130 tonnes.Selon John Logsdon, ancien directeur du Space Policy Institute, à Washington, le coût total du projet est estimé à 35 milliards de dollars. La première mission vers un astéroïde est prévue en 2025 avant un atterrissage sur la planète rouge dans les années 2030.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/09/14/01008-20110914ARTFIG00796-la-nasa-devoile-son-projet-de-fusee-habitee-vers-mars.php
dimanche 11 septembre 2011
"Hollywood n'a pas osé aborder le traumatisme du 11 Septembre"
Face caméra, un pompier en combinaison examine une bouche d'égout. Le soleil jaune d'un petit matin de septembre illumine la rue, le ciel est sans nuages. L'homme soudain se redresse, scrute les airs. La caméra suit son mouvement - devant elle, un avion vient s'encastrer dans la tour nord du World Trade Center. Le 11 septembre 2001, Jules et Gédéon Naudet tournaient, à deux pas des Twin Towers, un reportage sur les pompiers de New York. De cette journée ils garderont un film, 9/11 : un documentaire-exutoire, monté et produit en quelques mois. Dix ans plus tard, leurs images restent imprimées sur toutes les rétines, et continuent de sembler indépassables. Là où, en effet, le 11 Septembre a alimenté une littérature très dense, rares sont les films qui ont osé traiter de manière frontale l'événement. Quelles ont donc été les conséquences directes du drame sur Hollywood ? Le critique et universitaire Michel Cieutat, auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma américain, répond au Point.fr.
Le Point.fr : On sait Hollywood très friand de grands drames nationaux, pourquoi le 11 Septembre a-t-il donné lieu à si peu de films ?
Michel Cieutat : Même s'il l'avait voulu, le cinéma américain n'aurait pu porter immédiatement cet événement à l'écran. Parce qu'il représente un choc national épouvantable, bien sûr. Mais aussi parce qu'il est filmé en direct : on commence par n'avoir que les images du premier impact, puis arrivent les vidéos d'amateurs et le documentaire des frères Naudet qui permettent de reconstituer l'ensemble du drame. Ces images, qui télescopent le pire de ce qu'on aurait pu imaginer, seront montrées des dizaines de fois à la télévision : la fiction est en quelque sorte bloquée par une réalité qui, aujourd'hui encore, reste dans tous les esprits.
Le World Trade Center était emblématique de la puissance américaine, avait-il déjà été mis en scène dans des films catastrophe ?
Je pense surtout au remake de King Kong en 1976 : dans le film original de 1933, le singe se réfugiait au sommet de l'Empire State Building, tout neuf, la plus haute tour des États-Unis à l'époque. En 1976, les tours jumelles viennent d'ouvrir au public, et c'est elles qui sont tout naturellement choisies pour la reprise de cette scène. Avec le même symbole : si le singe parvenait à détruire la tour, il mettrait à bas la ville tout entière ; en le supprimant, c'est la puissance même des États-Unis qu'on renforce. Voir deux avions entrer bel et bien dans ces tours, le 11 septembre 2001, était inimaginable. L'Amérique est sidérée.
Les premiers films inspirés de l'événement n'apparaissent que cinq ans plus tard.
Les deux longs-métrages qui sortent en 2006 sont très différents. Dans Vol 93, tout l'art de Paul Greengrass consiste à battre la réalité sur son propre terrain : il choisit le vol qui garde une connotation positive, où des passagers ont tenté le tout pour le tout pour empêcher leur avion de s'écraser sur la Maison-Blanche, travaille très précisément sur les rapports de l'époque et à partir des enregistreurs de vol... Le résultat est un film que j'estime très honnête, parce que très respectueux, et de la réalité, et du traumatisme.
http://www.lepoint.fr/culture/hollywood-n-a-pas-ose-aborder-le-traumatisme-du-11-septembre-10-09-2011-1371771_3.php
Le Point.fr : On sait Hollywood très friand de grands drames nationaux, pourquoi le 11 Septembre a-t-il donné lieu à si peu de films ?
Michel Cieutat : Même s'il l'avait voulu, le cinéma américain n'aurait pu porter immédiatement cet événement à l'écran. Parce qu'il représente un choc national épouvantable, bien sûr. Mais aussi parce qu'il est filmé en direct : on commence par n'avoir que les images du premier impact, puis arrivent les vidéos d'amateurs et le documentaire des frères Naudet qui permettent de reconstituer l'ensemble du drame. Ces images, qui télescopent le pire de ce qu'on aurait pu imaginer, seront montrées des dizaines de fois à la télévision : la fiction est en quelque sorte bloquée par une réalité qui, aujourd'hui encore, reste dans tous les esprits.
Le World Trade Center était emblématique de la puissance américaine, avait-il déjà été mis en scène dans des films catastrophe ?
Je pense surtout au remake de King Kong en 1976 : dans le film original de 1933, le singe se réfugiait au sommet de l'Empire State Building, tout neuf, la plus haute tour des États-Unis à l'époque. En 1976, les tours jumelles viennent d'ouvrir au public, et c'est elles qui sont tout naturellement choisies pour la reprise de cette scène. Avec le même symbole : si le singe parvenait à détruire la tour, il mettrait à bas la ville tout entière ; en le supprimant, c'est la puissance même des États-Unis qu'on renforce. Voir deux avions entrer bel et bien dans ces tours, le 11 septembre 2001, était inimaginable. L'Amérique est sidérée.
Les premiers films inspirés de l'événement n'apparaissent que cinq ans plus tard.
Les deux longs-métrages qui sortent en 2006 sont très différents. Dans Vol 93, tout l'art de Paul Greengrass consiste à battre la réalité sur son propre terrain : il choisit le vol qui garde une connotation positive, où des passagers ont tenté le tout pour le tout pour empêcher leur avion de s'écraser sur la Maison-Blanche, travaille très précisément sur les rapports de l'époque et à partir des enregistreurs de vol... Le résultat est un film que j'estime très honnête, parce que très respectueux, et de la réalité, et du traumatisme.
http://www.lepoint.fr/culture/hollywood-n-a-pas-ose-aborder-le-traumatisme-du-11-septembre-10-09-2011-1371771_3.php
jeudi 25 août 2011
vendredi 12 août 2011
Un film sur Ben Laden fait des remous aux États-Unis
Pour retracer la traque des forces spéciales américaines, la réalisatrice Kathryn Bigelow a pu s'entretenir avec de hauts responsables du Pentagone. Les Républicains regrettent cet accès privilégié et dénoncent un coup de communication de la part d'Obama.
Pour l'écriture du scénario, la réalisatrice et son scénariste, Mark Boal, ont en effet pu s'entretenir avec certains hauts responsables du Pentagone, comme Michael Vickers, un ancien paramilitaire de la CIA et membre des forces spéciales, aujourd'hui sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement. Un accès trop privilégié, aux yeux de certains républicains, qui craignent notamment que des détails du raid mené en mai dernier contre l'ancien chef d'al Qaida puissent avoir été révélés. Peter King, président de la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre des représentants, vient ainsi très solennellement de demander l'ouverture d'une enquête auprès de l'inspection générale du Pentagone et de la CIA (consulter sa lettre).
Une démarche qui étonne à la Maison Blanche, cette dernière ayant l'habitude de collaborer avec des réalisateurs pour délivrer des conseils techniques ou mettre à leur disposition du matériel militaire ou des bases. Récemment, le Pentagone a ainsi été consulté pour la saga Transformers ou encore Iron Man 2. «C'est une pratique courante», explique ainsi Phil Strub, en charge d'assurer la liaison avec Hollywood pour le département de la Défense. Pour son film Démineurs, qui dresse le portrait d'un démineur américain pendant le conflit irakien, Kathryn Bigelow avait d'ailleurs déjà pu s'aider de conseils en provenance du Pentagone.
Un coup de communication ?
«Nous ne parlons pas d'informations classifiées et j'aurais espéré, alors que nous continuons de faire face à la menace terroriste, que la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre ait des sujets plus importants à gérer que de discuter d'un film», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. «Les informations les plus détaillées que nous avons dévoilées (...) sur ce raid ont été délivrées depuis ce podium», a-t-il affirmé face aux journalistes.Mais la polémique ne s'arrête pas là. Le calendrier du film est également pointé du doigt par les républicains. Si, à l'heure actuelle, il n'est qu'en cours d'écriture, il est prévu qu'il sorte en salles en octobre 2012. Soit un mois avant l'élection présidentielle pour laquelle Barack Obama briguera un nouveau mandat. L'élimination de Ben Laden constituant l'un des plus grands succès du président démocrate, il n'en fallait pas plus pour que ses opposants y voient une opération de communication de la part de la Maison Blanche.
Une accusation à laquelle l'équipe du film a tenu à réagir. Dans un communiqué, Kathryn Bigelow et son scénariste Mark Boal ont souligné que l'histoire couvrirait trois présidences successives des États-Unis : Bill Clinton, George Bush et Barack Obama, et ont assuré que leur film n'avait rien de partisan.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/11/01003-20110811ARTFIG00323-un-film-sur-ben-laden-fait-des-remous-aux-etats-unis.php
mardi 9 août 2011
Ohio: huit morts dans une fusillade
Un homme a ouvert le feu sur huit personnes dimanche dans une ville de l'Ohio, tirant notamment sur sa compagne et le frère de celle-ci, avant d'être abattu dans un échange de coups de feu avec la police, selon les autorités. Au total, huit personnes, dont le tireur, ont été tuées. Des témoins ont déclaré à des journalistes qu'au moins un enfant comptait au nombre des victimes.
La police n'a fourni aucune précision sur les motivations de l'homme ni sur les identités et l'âge du tireur et des victimes. Elle a cependant livré la chronologie des tirs qui ont commencé dimanche vers 11h locales dans un quartier de Copley, une ville de quelque 14.000 habitants à l'ouest d'Akron dans l'Ohio.
Selon un communiqué des forces de l'ordre, le tireur a commencé par ouvrir le feu sur sa compagne à leur domicile, avant de se rendre dans une maison voisine, et de tirer sur le frère de sa compagne et quatre autres personnes. Il a ensuite pris en chasse deux personnes et tiré sur l'une d'elles, puis est entré dans une troisième maison et a tiré sur une autre personne, avant de partir. L'individu a échangé des coups de feu avec un agent des forces de police et un ancien policier avant d'être abattu. L'une des victimes, dont on ignorait l'état de santé dimanche soir, a été transportée à l'hôpital
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/08/97001-20110808FILWWW00263-ohio-huit-morts-dans-une-fusillade.php
La police n'a fourni aucune précision sur les motivations de l'homme ni sur les identités et l'âge du tireur et des victimes. Elle a cependant livré la chronologie des tirs qui ont commencé dimanche vers 11h locales dans un quartier de Copley, une ville de quelque 14.000 habitants à l'ouest d'Akron dans l'Ohio.
Selon un communiqué des forces de l'ordre, le tireur a commencé par ouvrir le feu sur sa compagne à leur domicile, avant de se rendre dans une maison voisine, et de tirer sur le frère de sa compagne et quatre autres personnes. Il a ensuite pris en chasse deux personnes et tiré sur l'une d'elles, puis est entré dans une troisième maison et a tiré sur une autre personne, avant de partir. L'individu a échangé des coups de feu avec un agent des forces de police et un ancien policier avant d'être abattu. L'une des victimes, dont on ignorait l'état de santé dimanche soir, a été transportée à l'hôpital
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/08/97001-20110808FILWWW00263-ohio-huit-morts-dans-une-fusillade.php
dimanche 15 août 2010
Un cadre verreux d'Apple accusé d'avoir reçu des pots de vins
Depuis plusieurs mois, Apple a quelques soucis avec ces employés. Après le jeune loup qui oublie son iPhone 4 dans un bar et un des responsables de l'iPhone qui quitte ses fonctions, c'est un cadre responsable de l'approvisionnement qui a été inculpé en Californie pour avoir reçu des pots de vin de sociétés asiatiques fournissant des accessoires pour l'iPhone et l'iPod. Le tout en échange d'informations confidentielles.
Paul Shin Devine, qui travaille chez Apple depuis 2005, est accusé par les autorités fédérales d'avoir reçu de l'argent de six sociétés asiatiques. Les pouvoirs publics n'ont pas donné le nom de ces entreprises, se contentant de préciser qu'elles étaient localisées en Chine, en Corée du Sud, à Singapour et à Taiwan.
Le FBI est sur l'affaire
L'employé âgé de 37 ans est également poursuivi au civil par Apple, qui l'accuse d'avoir reçu plus d'un million de dollars (784.000 euros) de pots de vins sur plusieurs années, rapporte le San Jose Mercury News. Paul Shin Devine a comparu vendredi devant un tribunal de San Jose et doit comparaître à nouveau lundi.
Il est accusé d'avoir utilisé ses fonctions à Apple pour obtenir des informations confidentielles qu'il a partagées avec des fournisseurs de la firme à la pomme afin de les aider à décrocher des contrats avantageux avec le groupe, précise l'acte d'inculpation. L'enquête a été menée conjointement par le FBI et l'Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain.
http://lci.tf1.fr/high-tech/2010-08/un-cadre-verreux-chez-apple-accuse-d-avoir-recu-des-pots-de-vins-6037440.html
Paul Shin Devine, qui travaille chez Apple depuis 2005, est accusé par les autorités fédérales d'avoir reçu de l'argent de six sociétés asiatiques. Les pouvoirs publics n'ont pas donné le nom de ces entreprises, se contentant de préciser qu'elles étaient localisées en Chine, en Corée du Sud, à Singapour et à Taiwan.
Le FBI est sur l'affaire
L'employé âgé de 37 ans est également poursuivi au civil par Apple, qui l'accuse d'avoir reçu plus d'un million de dollars (784.000 euros) de pots de vins sur plusieurs années, rapporte le San Jose Mercury News. Paul Shin Devine a comparu vendredi devant un tribunal de San Jose et doit comparaître à nouveau lundi.
Il est accusé d'avoir utilisé ses fonctions à Apple pour obtenir des informations confidentielles qu'il a partagées avec des fournisseurs de la firme à la pomme afin de les aider à décrocher des contrats avantageux avec le groupe, précise l'acte d'inculpation. L'enquête a été menée conjointement par le FBI et l'Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain.
http://lci.tf1.fr/high-tech/2010-08/un-cadre-verreux-chez-apple-accuse-d-avoir-recu-des-pots-de-vins-6037440.html
mercredi 4 août 2010
Neuf morts dans une fusillade dans le nord-est des Etats-Unis
Huit personnes ont été tuées mardi par un homme armé dans une entreprise de distribution de bière et de vin du Connecticut (nord-est des Etats-Unis), et le tireur a ensuite retourné l'arme contre lui, a annoncé la police.
La police a été appelée vers 07H30 du matin (11H30 GMT) par l'entreprise Hartford Distributors de Manchester au moment d'une rotation du personnel, alors que 35 à 40 personnes se trouvaient sur place.
"Neuf personnes, dont le suspect, ont été tuées pendant la fusillade", a déclaré la police de Manchester dans un communiqué. "Nous sommes en train de tenter d'identifier les victimes et de prévenir les familles".
Le tireur, un employé de l'entreprise qui, selon des médias locaux, avait été convoqué par la direction pour un problème disciplinaire, a été retrouvé mort quelque 40 minutes après la fusillade.
Deux blessés ont été transportés vers un hôpital local et "devraient survivre", selon le communiqué de la police.
http://www.lepoint.fr/monde/neuf-morts-dans-une-fusillade-dans-le-nord-est-des-etats-unis-03-08-2010-1221742_24.php
La police a été appelée vers 07H30 du matin (11H30 GMT) par l'entreprise Hartford Distributors de Manchester au moment d'une rotation du personnel, alors que 35 à 40 personnes se trouvaient sur place.
"Neuf personnes, dont le suspect, ont été tuées pendant la fusillade", a déclaré la police de Manchester dans un communiqué. "Nous sommes en train de tenter d'identifier les victimes et de prévenir les familles".
Le tireur, un employé de l'entreprise qui, selon des médias locaux, avait été convoqué par la direction pour un problème disciplinaire, a été retrouvé mort quelque 40 minutes après la fusillade.
Deux blessés ont été transportés vers un hôpital local et "devraient survivre", selon le communiqué de la police.
http://www.lepoint.fr/monde/neuf-morts-dans-une-fusillade-dans-le-nord-est-des-etats-unis-03-08-2010-1221742_24.php
jeudi 15 juillet 2010
Etats-Unis : enlevée bébé par ses tantes, elle est retrouvée sept ans après
Septembre 2003. Une petite fille californienne, encore bébé, est placée dans une famille d'accueil à Norwalk, près de Los Angeles. Lors d'une visite autorisée par les services sociaux, ses trois tantes biologiques, opposées au placement, l'enlèvent. Deux d'entre elles sont arrêtées rapidement. Mais la troisième réussit à s'échapper avec le nourrisson. Malgré les recherches, la police ne les retrouvera pas... jusqu'à mercredi.
Grâce à un renseignement dont ils n'ont pas divulgué l'origine, les enquêteurs se rendent à Phoenix, en Arizona. Selon leur source, la fillette de sept ans qui s'y trouve pourrait être le bébé enlevé en 2003. La femme qui leur ouvre la porte semble paniquer. Et pour cause : lors de leur perquisition, ils découvrent, cachée sous une pile de vêtements et de serviettes, une petite fille, visiblement âgée entre 6 et 8 ans. Quelques heures plus tard, le doute n'est plus permis : les tests ADN et les empreintes confirment que cette fillette est bien le bébé kidnappé à Norwalk.
Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir que l'identité complète de la fillette -prénom, nom et date de naissance- avait été changée. Elle n'était pas non plus scolarisée. La famille chez qui elle se trouvait n'avait de son côté aucun lien de parenté avec ses parents biologiques. "Elle était en bonne condition physique mais avait très peur après les événements d'aujourd'hui", expliquent les autorités. Dans un premier temps, elle a été confiée aux services sociaux tandis que la famille chez qui elle se trouvait a été placée en détention.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-07/etats-unis-enlevee-bebe-par-ses-tantes-elle-est-retrouvee-six-5927101.html
Grâce à un renseignement dont ils n'ont pas divulgué l'origine, les enquêteurs se rendent à Phoenix, en Arizona. Selon leur source, la fillette de sept ans qui s'y trouve pourrait être le bébé enlevé en 2003. La femme qui leur ouvre la porte semble paniquer. Et pour cause : lors de leur perquisition, ils découvrent, cachée sous une pile de vêtements et de serviettes, une petite fille, visiblement âgée entre 6 et 8 ans. Quelques heures plus tard, le doute n'est plus permis : les tests ADN et les empreintes confirment que cette fillette est bien le bébé kidnappé à Norwalk.
Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir que l'identité complète de la fillette -prénom, nom et date de naissance- avait été changée. Elle n'était pas non plus scolarisée. La famille chez qui elle se trouvait n'avait de son côté aucun lien de parenté avec ses parents biologiques. "Elle était en bonne condition physique mais avait très peur après les événements d'aujourd'hui", expliquent les autorités. Dans un premier temps, elle a été confiée aux services sociaux tandis que la famille chez qui elle se trouvait a été placée en détention.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-07/etats-unis-enlevee-bebe-par-ses-tantes-elle-est-retrouvee-six-5927101.html
mercredi 14 juillet 2010
Accusations contre Armstrong: la justice US s'en mêle
Les autorités américaines ont lancé des convocations à des témoins pour se présenter devant un grand jury en vue d'enquêter sur les éventuelles fraudes de dopage, dénoncées notamment par Floyd Landis, contre Lance Amstrong et d'autres, a indiqué mardi le New York Times sur son site internet mardi. Trois cyclistes, dont Landis ont accusé récemment dans des entretiens au Wall Street Journal leur ancienne équipe, US Postal, d'avoir institué le dopage à l'époque où l'Américain Armstrong dominait le Tour de France. Floyd Landis avait lancé ses accusations en mai dernier dans la presse et dans des courriers électroniques à des autorités antidopage et des institutions cyclistes, notamment sa fédération et la fédération internationale (UCI). Le coureur éclaboussait une quinzaine de personnes, dont son ancien coéquipier Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour, et son fidèle directeur sportif Johan Bruyneel. Ces accusations ont poussé l'Agence américaine antidopage (USADA) à lancer une enquête qualifiée de "significative" par le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA) David Howman. De son côté, Lance Armstrong, qui à 39 ans, participe actuellement au Tour de France, a nié tout dopage, mettant en cause la valeur de la parole de Landis, déchu de sa victoire dans le Tour 2006 pour un contrôle positif à la testostérone, mais qui depuis a dépensé de fortes sommes pour tenter de prouver son innocence.
http://lci.tf1.fr/filnews/sport/accusations-contre-armstrong-la-justice-us-s-en-mele-5925902.html
http://lci.tf1.fr/filnews/sport/accusations-contre-armstrong-la-justice-us-s-en-mele-5925902.html
Elle lance un site pour marier son fils
Geri Brin, habitant l'Upper East Side à New York, veut marier son fils de 31 ans, Colby.
Depuis cinq ans, elle lui présente et lui arrange des rendez-vous avec toutes les jeunes femmes célibataires qu'elle peut rencontrer.
Entrepreneur sur le web, cette mère de confession juive a décidé de passer à la vitesse supérieure. Elle a lancé un site internet afin de marier son fils.
Colby l'avoue: avoir une mère qui lui arrange des rendez-vous ne le dérange absolument pas: "je suis un fils à maman", précise-t-il.
En bonne entrepreneure, Geri a aussitôt flairé l'opportunité: "J'ai pensé que oui, je suis en train de monter tout un site web et que j'investis des milliers de dollars juste pour marier mon fils". Elle a déjà attirer une vingtaine de parents qui se sont inscrits avec leur enfant (adulte) célibataire.
Pour inscrire votre enfant célibataire, cliquez sur "Date my single kid" sur le site
http://www.faboverfifty.com/content/women-over-50-marry-off-your-single-kids
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/13/97001-20100713FILWWW00593-elle-lance-un-site-pour-marier-son-fils.php
Depuis cinq ans, elle lui présente et lui arrange des rendez-vous avec toutes les jeunes femmes célibataires qu'elle peut rencontrer.
Entrepreneur sur le web, cette mère de confession juive a décidé de passer à la vitesse supérieure. Elle a lancé un site internet afin de marier son fils.
Colby l'avoue: avoir une mère qui lui arrange des rendez-vous ne le dérange absolument pas: "je suis un fils à maman", précise-t-il.
En bonne entrepreneure, Geri a aussitôt flairé l'opportunité: "J'ai pensé que oui, je suis en train de monter tout un site web et que j'investis des milliers de dollars juste pour marier mon fils". Elle a déjà attirer une vingtaine de parents qui se sont inscrits avec leur enfant (adulte) célibataire.
Pour inscrire votre enfant célibataire, cliquez sur "Date my single kid" sur le site
http://www.faboverfifty.com/content/women-over-50-marry-off-your-single-kids
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/13/97001-20100713FILWWW00593-elle-lance-un-site-pour-marier-son-fils.php
mardi 13 juillet 2010
Un inconnu revendique 84% des parts de Facebook
JUSTICE - Il affirme avoir signé un contrat avec le fondateur, Mark Zuckerberg, six mois avant le lancement du site, en 2003...
Paul Ceglia se verrait bien milliardaire. Cet habitant de l'Etat de New York, à la réputation douteuse, poursuit Mark Zuckerberg en justice. Il affirme qu'aux termes d'un contrat qu'il aurait conclu avec le fondateur de Facebook il y a plus de sept ans –du temps où ce dernier était étudiant à Harvard– 84% de réseau social lui revient, ainsi que 84% de toutes les recettes encaissées depuis avril 2003.
Farfelu? Dur à dire. Le cas a suffisamment été pris au sérieux par la justice pour qu'elle interdise à Facebook de vendre le moindre actif, tant que l'affaire ne serait pas tirée au clair. La plainte a été déposée le 30 juin devant une juridiction locale, avant qu'elle ne soit transférée à la justice fédérale, à la demande de Facebook et de son patron. «Nous pensons que ces poursuites sont totalement dénuées de tout fondement et nous les combattrons vigoureusement», affirme un porte-parole du groupe.
1.000 dollars en échange de 50% de Facebook
Le 28 avril 2003, Mark Zuckerberg se serait engagé, en signant un contrat, à se faire rémunérer mille dollars en échange du développement, avant le 1er janvier 2004, d'un site Internet alors intitulé «The face book». Il aurait détenu 50% des parts, le reste revenant à Paul Ceglia, avec 1% de pénalité par jour de retard. Facebook n'a été opérationnel que le 4 février –34 jours plus tard.
Paul Ceglia affirme donc que 84% du site lui revient. Tout du moins 84% des parts de l'époque, depuis diluées par plusieurs investissements. Dur de savoir combien cela représente aujourd'hui. Un ordre de grandeur cependant: en mai dernier, la valorisation de Facebook dépassait les 22 milliards de dollars.
Un cas «bizarre»
C'est l'opinion livrée à 20minutes.fr par le juriste Eric Goldman, directeur des études du High Tech Law Institute de Santa Clara. Selon lui, le cas est «bizarre», et certains termes clés du contrat, cités dans la plainte, «vagues».
En premier lieu, la justice doit établir si ce contrat a bien été passé et signé par Zuckerberg –sachant que Paul Ceglia, dans une autre affaire, est accusé par l'Etat de New York d'avoir orchestré une escroquerie se montant à plus de 200.000 dollars, en proposant à la vente du combustible de bois qui n'avait jamais été livré.
Ensuite, même si le cas était légitime, la plainte, sept ans après, pourrait être «trop tardive», analyse Eric Goldman. Dans les infractions de copyright, la durée est par exemple de trois ans, explique-t-il. «Mais en supposant que le contrat soit légitime, il est possible que des businessmen aient passé un tel accord. En théorie, si la période n'a pas expiré, un tribunal pourrait en faire respecter les termes», reconnaît-il.
Pas le premier procès
Paul Ceglia ne semble pas exactement être une blanche colombe. Mark Zuckerberg non plus. La création de Facebook, objet du prochain film de David Fincher, The Social Network , est controversée. «Zuck» a été accusé par des anciens camarades d'Harvard de leur avoir volé l'idée et d'avoir prétendu travailler pour eux tandis qu'il terminait TheFaceBook. Le procès s'est terminé à l'amiable: Facebook leur a versé 65 millions de dollars.
http://www.20minutes.fr/article/584961/Un-inconnu-revendique-84-des-parts-de-Facebook.php
Paul Ceglia se verrait bien milliardaire. Cet habitant de l'Etat de New York, à la réputation douteuse, poursuit Mark Zuckerberg en justice. Il affirme qu'aux termes d'un contrat qu'il aurait conclu avec le fondateur de Facebook il y a plus de sept ans –du temps où ce dernier était étudiant à Harvard– 84% de réseau social lui revient, ainsi que 84% de toutes les recettes encaissées depuis avril 2003.
Farfelu? Dur à dire. Le cas a suffisamment été pris au sérieux par la justice pour qu'elle interdise à Facebook de vendre le moindre actif, tant que l'affaire ne serait pas tirée au clair. La plainte a été déposée le 30 juin devant une juridiction locale, avant qu'elle ne soit transférée à la justice fédérale, à la demande de Facebook et de son patron. «Nous pensons que ces poursuites sont totalement dénuées de tout fondement et nous les combattrons vigoureusement», affirme un porte-parole du groupe.
1.000 dollars en échange de 50% de Facebook
Le 28 avril 2003, Mark Zuckerberg se serait engagé, en signant un contrat, à se faire rémunérer mille dollars en échange du développement, avant le 1er janvier 2004, d'un site Internet alors intitulé «The face book». Il aurait détenu 50% des parts, le reste revenant à Paul Ceglia, avec 1% de pénalité par jour de retard. Facebook n'a été opérationnel que le 4 février –34 jours plus tard.
Paul Ceglia affirme donc que 84% du site lui revient. Tout du moins 84% des parts de l'époque, depuis diluées par plusieurs investissements. Dur de savoir combien cela représente aujourd'hui. Un ordre de grandeur cependant: en mai dernier, la valorisation de Facebook dépassait les 22 milliards de dollars.
Un cas «bizarre»
C'est l'opinion livrée à 20minutes.fr par le juriste Eric Goldman, directeur des études du High Tech Law Institute de Santa Clara. Selon lui, le cas est «bizarre», et certains termes clés du contrat, cités dans la plainte, «vagues».
En premier lieu, la justice doit établir si ce contrat a bien été passé et signé par Zuckerberg –sachant que Paul Ceglia, dans une autre affaire, est accusé par l'Etat de New York d'avoir orchestré une escroquerie se montant à plus de 200.000 dollars, en proposant à la vente du combustible de bois qui n'avait jamais été livré.
Ensuite, même si le cas était légitime, la plainte, sept ans après, pourrait être «trop tardive», analyse Eric Goldman. Dans les infractions de copyright, la durée est par exemple de trois ans, explique-t-il. «Mais en supposant que le contrat soit légitime, il est possible que des businessmen aient passé un tel accord. En théorie, si la période n'a pas expiré, un tribunal pourrait en faire respecter les termes», reconnaît-il.
Pas le premier procès
Paul Ceglia ne semble pas exactement être une blanche colombe. Mark Zuckerberg non plus. La création de Facebook, objet du prochain film de David Fincher, The Social Network , est controversée. «Zuck» a été accusé par des anciens camarades d'Harvard de leur avoir volé l'idée et d'avoir prétendu travailler pour eux tandis qu'il terminait TheFaceBook. Le procès s'est terminé à l'amiable: Facebook leur a versé 65 millions de dollars.
http://www.20minutes.fr/article/584961/Un-inconnu-revendique-84-des-parts-de-Facebook.php
USA/fusillade: trois morts
Une fusillade dans une entreprise de fibres optiques d'Albuquerque, dans l'Etat du Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis), hier, a fait trois morts dont le tireur, a-t-on appris auprès de la police.
La fusillade a eu lieu vers 9h30 (16h30 à Paris) dans les locaux de l'entreprise EMCORE, spécialisée dans la fibre optique et les panneaux solaires. "Un homme est entré dans le bâtiment, et a tiré à plusieurs reprises sur les employés. Le tireur était un ex-employé de la société", a déclaré à l'AFP Nadine Hamby, porte-parole de la police d'Albuquerque.
En milieu d'après-midi, la police avait fini de "passer en revue tout le bâtiment. Deux personnes ont été trouvées mortes sur les lieux, l'une d'entre elles étant le tireur", a précisé Mme Hamby. Une autre personne est morte à l'hôpital, des suites de ses blessures. Quatre personnes sont trouvaient encore à l'hôpital lundi après-midi, "deux dans un état critique, et deux autres dans un état stable", a-t-elle ajouté. Selon les premiers éléments recueillis pas la police, la fusillade est "liée à un problème de violence domestique", a déclaré Mme Hamby.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/13/97001-20100713FILWWW00272-usafusillade-trois-morts.php
La fusillade a eu lieu vers 9h30 (16h30 à Paris) dans les locaux de l'entreprise EMCORE, spécialisée dans la fibre optique et les panneaux solaires. "Un homme est entré dans le bâtiment, et a tiré à plusieurs reprises sur les employés. Le tireur était un ex-employé de la société", a déclaré à l'AFP Nadine Hamby, porte-parole de la police d'Albuquerque.
En milieu d'après-midi, la police avait fini de "passer en revue tout le bâtiment. Deux personnes ont été trouvées mortes sur les lieux, l'une d'entre elles étant le tireur", a précisé Mme Hamby. Une autre personne est morte à l'hôpital, des suites de ses blessures. Quatre personnes sont trouvaient encore à l'hôpital lundi après-midi, "deux dans un état critique, et deux autres dans un état stable", a-t-elle ajouté. Selon les premiers éléments recueillis pas la police, la fusillade est "liée à un problème de violence domestique", a déclaré Mme Hamby.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/13/97001-20100713FILWWW00272-usafusillade-trois-morts.php
jeudi 8 juillet 2010
Espions russes présumés: vers un échange digne de la Guerre froide?
Histoire d'enterrer une histoire qui entache le réchauffement de leurs relations...
L'échange de prisonniers, une méthode au moins aussi ancienne que l'espionnage. Il semble que c'est l'une des pistes envisagées par Washington et Moscou pour les onze agents secrets présumés arrêtés la semaine dernière.
Les onze suspects ont tous été inculpés mercredi et sont accusés d'avoir «comploté comme agents secrets aux Etats-Unis pour le compte de la Fédération de Russie», et neuf d'entre eux sont également «inculpés de blanchiment d'argent». Aucun en revanche n'est inculpé d'espionnage, une accusation pour laquelle ils auraient encouru la perpétuité.
Incarcérés dans le nord-est américain à New York, Boston et Alexandria, les dix détenus ont été regroupés et doivent comparaître jeudi à après-midi devant le juge Kimba Wood à New York pour s'entendre lire l'acte d'accusation, a annoncé le parquet en fin d'après-midi mercredi. Ils devaient initialement comparaître fin juillet.
L'échange en route, selon une avocate russe
Cet empressement traduirait l'envie de trouver une solution rapide, selon les experts. Une avocate russe, Anna Stavitskaïa, a indiqué à Moscou que son client, Igor Soutiaguine, un expert en armement convaincu d'espionnage au profit des Américains, avait appris qu'il serait libéré dans le cadre d'un échange avec les membres du réseau d'espions présumés arrêtés fin juin aux Etats-Unis.
Son frère, Dmitri, a de son côté indiqué qu'Igor serait transféré à Vienne, avant de partir pour Londres. Igor Soutiaguine avait été condamné en 2004 à 15 ans de prison pour avoir transmis des informations secrètes aux Etats-Unis, selon la Russie.
Il serait donc, avec d'autres détenus, une monnaie d'échange contre les personnes soupçonnées par le FBI, la police fédérale américaine, d'avoir travaillé pour le Service de renseignement extérieur russe (SVR). L'ancien porte-parole du SVR, Iouri Kobaladze, a déclaré sur la radio Echo de Moscou que cet échange «serait une formidable issue de secours dans cette situation très complexe».
11 contre 11?
Les échanges d'espions entre l'Occident et les pays de l'Est étaient pratiqués pendant la Guerre froide, notamment sur le pont de Glienicke, qui reliait Berlin-Ouest à l'Allemagne de l'Est. Mais aucun de ces échanges n'était rendu public. La semaine dernière, un expert interrogé par 20minutes.fr évoquait cette piste.
Dmitri Soutiaguine, qui a rencontré son frère mercredi à la prison Lefortovo à Moscou, affirme que l'ancien expert en armement a rencontré des «représentants américains» et un «général russe, très probablement du service des renseignements extérieurs». «En discutant avec Igor, il est clair que cette question a été réglée au plus haut niveau, très probablement au niveau des présidents russe et américain», a-t-il dit. «Apparemment ils doivent échanger 11 (personnes) contre 11», a-t-il ajouté.
A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs n'a pas voulu commenter un éventuel échange d'espions : «Cette affaire relève de la justice et est traitée de cette manière», a-t-il déclaré mercredi. Un haut responsable du département d'Etat interrogé sur l'existence d'une liste de onze personnes emprisonnées en Russie a répondu : «Je ne sais pas de quoi vous parlez».
http://www.20minutes.fr/article/584125/Monde-Espions-russes-presumes-vers-un-echange-digne-de-la-Guerre-froide.php
L'échange de prisonniers, une méthode au moins aussi ancienne que l'espionnage. Il semble que c'est l'une des pistes envisagées par Washington et Moscou pour les onze agents secrets présumés arrêtés la semaine dernière.
Les onze suspects ont tous été inculpés mercredi et sont accusés d'avoir «comploté comme agents secrets aux Etats-Unis pour le compte de la Fédération de Russie», et neuf d'entre eux sont également «inculpés de blanchiment d'argent». Aucun en revanche n'est inculpé d'espionnage, une accusation pour laquelle ils auraient encouru la perpétuité.
Incarcérés dans le nord-est américain à New York, Boston et Alexandria, les dix détenus ont été regroupés et doivent comparaître jeudi à après-midi devant le juge Kimba Wood à New York pour s'entendre lire l'acte d'accusation, a annoncé le parquet en fin d'après-midi mercredi. Ils devaient initialement comparaître fin juillet.
L'échange en route, selon une avocate russe
Cet empressement traduirait l'envie de trouver une solution rapide, selon les experts. Une avocate russe, Anna Stavitskaïa, a indiqué à Moscou que son client, Igor Soutiaguine, un expert en armement convaincu d'espionnage au profit des Américains, avait appris qu'il serait libéré dans le cadre d'un échange avec les membres du réseau d'espions présumés arrêtés fin juin aux Etats-Unis.
Son frère, Dmitri, a de son côté indiqué qu'Igor serait transféré à Vienne, avant de partir pour Londres. Igor Soutiaguine avait été condamné en 2004 à 15 ans de prison pour avoir transmis des informations secrètes aux Etats-Unis, selon la Russie.
Il serait donc, avec d'autres détenus, une monnaie d'échange contre les personnes soupçonnées par le FBI, la police fédérale américaine, d'avoir travaillé pour le Service de renseignement extérieur russe (SVR). L'ancien porte-parole du SVR, Iouri Kobaladze, a déclaré sur la radio Echo de Moscou que cet échange «serait une formidable issue de secours dans cette situation très complexe».
11 contre 11?
Les échanges d'espions entre l'Occident et les pays de l'Est étaient pratiqués pendant la Guerre froide, notamment sur le pont de Glienicke, qui reliait Berlin-Ouest à l'Allemagne de l'Est. Mais aucun de ces échanges n'était rendu public. La semaine dernière, un expert interrogé par 20minutes.fr évoquait cette piste.
Dmitri Soutiaguine, qui a rencontré son frère mercredi à la prison Lefortovo à Moscou, affirme que l'ancien expert en armement a rencontré des «représentants américains» et un «général russe, très probablement du service des renseignements extérieurs». «En discutant avec Igor, il est clair que cette question a été réglée au plus haut niveau, très probablement au niveau des présidents russe et américain», a-t-il dit. «Apparemment ils doivent échanger 11 (personnes) contre 11», a-t-il ajouté.
A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs n'a pas voulu commenter un éventuel échange d'espions : «Cette affaire relève de la justice et est traitée de cette manière», a-t-il déclaré mercredi. Un haut responsable du département d'Etat interrogé sur l'existence d'une liste de onze personnes emprisonnées en Russie a répondu : «Je ne sais pas de quoi vous parlez».
http://www.20minutes.fr/article/584125/Monde-Espions-russes-presumes-vers-un-echange-digne-de-la-Guerre-froide.php
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