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dimanche 5 février 2012

Libye: Un ancien ambassadeur en poste à Paris torturé à mort

Omar Brebech, qui était ambassadeur de Libye en France en 2008, a été torturé à mort le mois dernier par des miliciens révolutionnaires de la ville de Zentane, affirme ce vendredi le groupe de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).
Zentane, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tripoli, est la ville où est détenu Saïf al Islam Kadhafi et l'annonce de la mort d'Omar Brebech renforce les craintes sur le sort réservé au fils de l'ancien «guide» libyen.

Blessures multiples et plusieurs côtes cassées

Selon un rapport d'autopsie que HRW a pu consulter, l'ancien ambassadeur libyen à Paris a été retrouvé mort le 20 janvier à Zentane, au lendemain de son arrestation à Tripoli. Il avait des blessures multiples et plusieurs côtes cassées.
«Human Rights Watch a consulté le rapport de la police judiciaire de Tripoli qui précise que Brebech est mort sous la torture et qu'un suspect non identifié a reconnu l'avoir tué», précise l'ONG basée à New York.

A Paris entre 2004 et 2008

HRW ajoute que des photos du corps montrent bien que Brebech a été torturé. La milice de Zentane qui serait responsable de cet assassinat, Al Chohada Achoura, n'a pu être jointe vendredi.
Omar Brebech, qui était âgé de 62 ans, a été en poste à Paris de 2004 à 2008, d'abord comme attaché culturel puis comme ambassadeur par intérim lors des neuf derniers mois de son affectation en France.

http://www.20minutes.fr/ledirect/872832/libye-ancien-ambassadeur-poste-paris-torture-mort

dimanche 23 octobre 2011

"Personne n'ouvrira le corps de Kadhafi"

Comment exactement est mort Mouammar Kadhafi ?- Rien de plus difficile à savoir. Kadhafi, 69 ans, se cachait dans une canalisation sous une route lorsqu'il a été retrouvé par des combattants du CNT. L'aviation de l'Otan avait quelques heures plus tôt frappé un important convoi de véhicules fuyant la ville de Syrte. Des vidéos amateur montrant un Kadhafi capturé vivant, violenté et lynché par les combattants avant sa mort près de Syrte, sa ville natale, viennent contredire la version officielle du CNT, laissant penser qu'il est mort dans une fusillade. Le Conseil national de transition évoque en effet un échange de tirs lors duquel le "guide libyen" a été touché d'une balle dans la tête, mais qu'"il était vivant jusqu'à son arrivée à l'hôpital" de Misrata. Mais d'autres responsables du CNT ont affirmé à la presse que l'ex-leader avait succombé à ses blessures avant d'arriver à l'hôpital ou qu'il avait été tué par des combattants après avoir été capturé. Un médecin qui a examiné son corps affirme pour sa part que l'ancien homme fort de la Libye a été touché mortellement par balle au niveau des intestins. Quant à l'Otan, elle affirme qu'elle ignorait la présence de Mouammar Kadhafi dans le convoi pris pour cible à la sortie de Syrte jeudi.

Une vidéo sème un peu plus le trouble

Pour embrouiller davantage ces informations contradictoires, une combattant du nouveau régime affirme, dans une vidéo mise en ligne vendredi sur internet, avoir capturé Kadhafi avant de le tuer de deux balles. Les images montrent des hommes interrogeant dans un bureau le jeune combattant d'une brigade de Benghazi, qui donne comme nom Sanad Al-Sadek al-Oureibi, né en 1989, et le félicitant. Ils montrent à la caméra une bague en or et une veste maculée de sang présumées de Kadhafi, que le jeune homme affirme avoir arrachées avant de laisser les combattants du nouveau régime emmener Kadhafi après sa capture à Syrte, dans sa région natale à 360 km à l'est de Tripoli. Selon eux, le nom de la deuxième épouse de Kadhafi, Safia Farkech, et la date de leur mariage, le 10 septembre 1970, sont gravés sur la bague. Le combattant explique avoir voulu tuer l'ex-dirigeant quand des combattants de Misrata, bastion anti-Kadhafi au nord-ouest de Syrte, ont voulu l'emmener. "Je lui ai tiré deux balles, une sous l'aisselle et l'autre dans la tête. Il n'est pas mort tout de suite. Il a mis une demi-heure". Il ajoute avoir perdu les autres membres de sa brigade et décidé de se joindre à des combattants de Misrata pour ratisser la ville de Syrte tombée jeudi aux mains des forces du nouveau régime. "Nous avons croisé Kadhafi dans une rue alors qu'il marchait avec des enfants et des jeunes filles. Il portait un chapeau. Nous avons reconnu ses cheveux. Un combattant de Misrata m'a dit : c'est Kadhafi, qu'on l'attrape", poursuit-il. Il affirme avoir "neutralisé le dirigeant déchu, qui portait un pistolet en or", en l'entourant des bras. Il dit avoir voulu l'emmener à Benghazi. "Mais quand les combattants de Misrata ont insisté pour le prendre chez eux, j'ai tiré sur lui".
Enquête et transparence demandées - D'où la demande de l'ONU : elle a réclamé vendredi une enquête pour éclaircir les circonstances de la mort du dictateur, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme soulignant qu'il y a "4 ou 5 versions" > voir la vidéo :
Il y a "quatre ou cinq versions de la mort" de Kadhafi, selon l'ONU. Une demande émanant aussi de la veuve de Kadhafi, réfugiée en Algérie, d'Amnesty International et des Etats-Unis. La Russie a, elle, estimé que Kadhafi aurait dû être traité comme un prisonnier de guerre, dans le respect des Conventions de Genève, et n'aurait pas dû être tué, et les Etats-Unis ont demandé au CNT "la transparence".

Lire aussi l'analyse d'Eric David, spécialiste du droit international > "En bombardant le convoi de Kadhafi, l'Otan a violé le droit international"

Quand et où sera-t-il enterré ? - Le corps de Kadhafi, conservé sous haute garde à Misrata dans une chambre froide, le contrôle des armes de l'ancien régime et de ses ressources pétrolières sont autant de motifs de désaccord entre les factions qui ont renversé ce régime autoritaire. Ces rivalités régionales et tribales repoussent la date de l'enterrement de Mouammar Kadhafi, dont la tempe porte la marque d'une balle et le corps les stigmates de son arrestation mouvementée. Vendredi, des membres du CNT ont affirmé que Kadhafi serait sans doute enterré dans un lieu secret pour éviter tout pèlerinage sur sa tombe à l'avenir. En attendant, des milliers de Libyens défilaient pour voir et prendre en photo la dépouille du "guide" déchu. De son côté, la famille de Mouammar Kadhafi a réclamé vendredi les dépouilles du dirigeant déchu et de son fils Mouatassim, et appelé à une enquête sur les circonstances de leur mort.

Pas d'autopsie - Un responsable du conseil militaire du Conseil national de transition (CNT), basé à Misrata, a annoncé samedi qu'aucune autopsie ne serait pratiquée sur le cadavre de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont. "Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui (samedi), ni un autre jour. Personne n'ouvrira le corps (de Kadhafi)", a déclaré à un journaliste de l'AFP le porte-parole du conseil militaire de Misrata, Fathi Bachagha.

A quand la libération officielle ? - Les nouvelles autorités libyennes se préparaient à proclamer dimanche la "libération" totale du pays, après la mort du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi et la chute de son dernier bastion qui ont mis un point final à 42 ans de règne sans partage. "C'est confirmé. Nous annoncerons la libération totale de la Libye dimanche sur la place du tribunal de Benghazi", a déclaré vendredi un responsable du Conseil national de transition (CNT) sous couvert de l'anonymat. C'est sur cette place sur le front de mer, rebaptisée place des Martyrs, à un millier de kilomètres à l'est de Tripoli, que les opposants -devenus ensuite des rebelles puis les nouvelles autorités-, avaient défié le régime Kadhafi aux premiers jours de la révolte à la mi-février. Cette proclamation doit mettre ainsi fin à un conflit qui a duré huit mois et coûté la vie, selon le CNT, à au moins 30.000 personnes. Début septembre, le CNT avait publié une feuille de route vers une nouvelle "Libye libre", qui prévoit la mise en place un mois après la libération d'un gouvernement de transition chargé d'organiser en huit mois des élections générales et de remettre ses pouvoirs à une Assemblée élue. Un calendrier confirmé samedi par le CNT.

Où est le fils ? - 32 proches du dictateur, dont son fils Seif Al-Islam, trois généraux et l'ancien chef des services de sécurité, auraient trouvé refuge au Niger. La fuite de l'ex-dauphin présumé du "guide" laisse un goût amer aux nouvelles autorités. Il se cachait également à Syrte avec un autre fils de Kadhafi, Moutassim, tué alors qu'il tentait de résister à ses gardes, selon un responsable militaire du CNT.

Kadhafi a-t-il investi 200 milliards à l'étranger ? - Mouammar Kadhafi a fait sortir secrètement de Libye pour les investir à l'étranger plus de 200 milliards de dollars, soit le double de la somme avancée jusqu'ici par les gouvernements occidentaux, a affirmé vendredi le quotidien américain Los Angeles Times. Selon le journal, qui cite des haut responsables libyens anonymes, des membres de l'administration américaine ont découvert au printemps dernier que le régime libyen possédait quelque 37 milliards de dollars sur des comptes et dans des investissements aux Etats-Unis. Les responsables américains ont rapidement gelé ces avoirs afin d'empêcher que des proches du leader libyen ne les transfèrent ailleurs, indique encore le Los Angeles Times. Les gouvernements français, italiens, britannique et allemand auraient saisi de leur côté quelque 30 milliards de dollars. Des enquêteurs avaient précédemment estimé que Kadhafi avait peut être  détourné 30 autres milliards de dollars autre part qu'aux Etats-Unis sur un total de quelque 100 milliards de dollars. La plupart de ces fonds étaient placés dans des institutions gouvernementales libyennes comme la Banque Centrale de Libye, la Compagnie pétrolière libyenne, la Banque extérieure de Libye, ainsi que des compagnies  d'investissements telle que la Libya African Investment Portfolio.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/la-liberation-totale-de-la-libye-pour-dimanche-6780632.html

samedi 1 octobre 2011

Libye: des doutes pèsent sur la capture du porte-parole de Mouammar Kadhafi

Des chefs des troupes du CNT combattant près de Syrte ont affirmé avoir capturé Moussa Ibrahim, ancien porte-parole du colonel Mouammar Kadhafi, alors qu'il fuyait la ville assiégée, mais des doutes pèsent sur cette arrestation.
Deux commandants dépendant du Conseil national de transition (CNT) ont indiqué jeudi soir avoir reçu des informations émanant de combattants sur le terrain selon lesquelles Moussa Ibrahim aurait été capturé aux abords de Syrte, chef-lieu de la région d'origine de Mouammar Kadhafi, située à 360 km à l'est de Tripoli.
Mais vendredi matin, le site internet de la télévision Allibiya (chaîne pro-Kadhafi qui a cessé d'émettre le mois dernier) a démenti cette information la qualifiant de "rumeur mensongère destinée à détourner l'attention" de l'échec des combattants anti-Kadhafi à Syrte.
A Misrata, un porte-parole du Conseil militaire du CNT, Adel Ibrahim, a fait part de son scepticisme: "si les combattants de Misrata l'avaient capturé, ils nous l'auraient dit", a-t-il indiqué à l'AFP.
La veille, Moustapha ben Dardef, commandant d'une brigade du CNT, avait annoncé: "Les combattants de Misrata nous ont contactés pour nous annoncer que Moussa Ibrahim avait été capturé".
Un autre commandant, Mohammed al-Marimi, a confirmé: "Moussa Ibrahim a été capturé par les révolutionnaires de Misrata alors qu'il roulait à bord d'une voiture hors de Syrte".
Moussa Ibrahim est en fuite depuis la chute de Tripoli avec la prise par les pro-CNT du QG de Mouammar Kadhafi à Bab al-Aziziya.
Il s'est exprimé à plusieurs reprises sur la chaîne satellitaire Arraï, basée en Syrie, devenue également l'un des canaux de communication de Mouammar Kadhafi, en fuite.
La semaine dernière, cité par Arraï, il avait encore appelé à la "résistance" faisant état de "victoires qualitatives" notamment à Bani Walid, un des fiefs pro-Kadhafi avec Syrte que les pro-CNT peinent à faire tomber, et Sebha, un autre bastion désormais aux mains des anti-Kadhafi.
Parallèlement à sa lutte pour faire tomber Syrte et Bani Walid, le CNT déploie des efforts pour mettre la main sur les membres du cercle rapproché de l'ex-leader.
Mais jeudi, le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a réaffirmé que son pays n'extraderait pas Saadi Kadhafi, un des fils de l'ex-dirigeant, quelques heures après l'émission par Interpol d'une "notice rouge" à la demande du CNT.
"Saadi Kadhafi est en sécurité à Niamey, dans les mains de l'Etat du Niger" depuis le 11 septembre et il n'est "pas question" de l'extrader "pour l'instant", a-t-il dit.
Interpol a indiqué avoir demandé à ses 188 pays membres d'arrêter Saadi Kadhafi accusé par le CNT de "s'être emparé de biens par la force et d'intimidation quand il dirigeait la fédération de football". Il est aussi accusé d'implication dans la répression de la révolte et est à ce titre "soumis à une interdiction de voyage et un gel de ses biens ordonnés par l'ONU".
Le Niger a confirmé que 32 proches de Mouammar Kadhafi se trouvaient sur son sol. L'Algérie a annoncé le 29 août avoir accueilli sur son sol trois de ses enfants, sa fille Aïcha qui a accouché d'une petite fille, ses fils Mohamed et Hannibal, et sa seconde épouse Safia.
Deux de ses fils, Seif al-Islam et Mouatassim, sont soupçonnés par des responsables du CNT d'être réfugiés respectivement à Bani Walid et à Syrte.
Sur le terrain, les combattants pro-CNT ont dû battre en retraite à Syrte de quelques km après de féroces combats mercredi soir.
Ils contrôlent le port et l'aéroport, mais selon un journaliste de l'AFP, d'intenses tirs d'artillerie de mitrailleurs lourdes étaient entendus jeudi autour du port dans le nord-est de la ville et de l'hôtel Mahari, dans le même secteur.
"Cela ne va pas être facile de prendre Syrte. On pensait qu'on le ferait vendredi, maintenant je n'y crois plus. Mouatassim (Kadhafi) est à l'intérieur et dirige ses hommes. Ils ont des armes lourdes et des tireurs embusqués, qui nous compliquent la tâche", a déclaré à l'AFP un commandant sur le terrain.
A Bani Walid, les pro-CNT, bloqués face à une résistance farouche, n'ont pas avancé depuis quelques jours et en attendant un éventuel ordre pour attaquer ils subissent désormais une formation au combat.
Stationnés depuis près de trois semaines aux abords de l'oasis au relief accidenté, ils se plaignaient du manque d'encadrement alors que, selon des sources médicales, 40 de leurs camarades ont été tués.
Les nouvelles autorités veulent attendre de contrôler Syrte où les combats font rage, avant d'attaquer Bani Walid.
A Tripoli Mahmoud Jibril, numéro deux du CNT, a annoncé jeudi qu'il ne ferait pas partie du prochain gouvernement, lors d'une conférence de presse.
D'obédience libérale, M. Jibril, qui fait office de Premier ministre, est confronté à une opposition islamiste au sein du bureau exécutif du CNT qu'il dirige.
http://www.liberation.fr/depeches/01012362828-le-niger-reitere-son-refus-d-extrader-saadi-kadhafi-malgre-la-requete-d-interpol

jeudi 22 septembre 2011

Le nouveau régime libyen triomphe à l'ONU

Le drapeau du nouveau régime libyen a été hissé mardi 20 septembre aux Nations unies où son chef Moustapha Abdeljalil s'est entretenu avec les grands de ce monde, pendant que Mouammar Kadhafi brocardait "une mascarade" et restait insaisissable.
Le numéro deux du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, a affirmé à New York que la Libye serait dotée d'un gouvernement "dans une semaine à dix jours maximum".


La Libye retrouve son drapeau - no comment par nocommenttv

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110921.OBS0744/video-le-nouveau-regime-libyen-triomphe-a-l-onu.html

lundi 12 septembre 2011

Un accueil triomphal à Tripoli pour la venue du chef du CNT

C'est la première visite de Moustapha Abdeljalil dans la capitale libyenne depuis le début de l'insurrection. Kadhafi introuvable, la Guinée-Bissau l'accueillerait «à bras ouverts», selon son premier ministre.

«Un symbole énorme»

Un accueil triomphal lui a été réservé. Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), est arrivé samedi à Tripoli, sur la base militaire de Metiga, où des centaines de personnes ont tenté de l'approcher. Un cordon de sécurité a dû être installé pour le protéger. C'est la première fois depuis le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi qu'il s'y rend, le CNT siégeant pour l'instant à Benghazi, dans l'est de la Libye«C'est un symbole énorme parce que cela veut dire que l'ère Kadhafi a pris fin», a déclaré le «ministre» de l'Intérieur des nouvelles autorités, Ahmed Darrad. La visite revêt de l'importance même si le CNT n'envisage pas de déménager immédiatement à Tripoli. Moustapha Abdeljalil a précisé que son déplacement à Tripoli était «provisoire» et que le transfert définitif du CNT aurait lieu «après la libération» totale du pays.
» Tripoli se prépare à accueillir son nouveau gouvernement

Kadhafi «bienvenu» en Guinée-Bissau

«Si Kadhafi demande à venir en Guinée-Bissau, nous l'accueillerons à bras ouverts et nous assurerons sa sécurité», a déclaré le premier ministre de la Guinée-Bissau Carlos Gomes Junior, sur les ondes de la radio RDP à Bissau. Le pays a entretenu des relations étroites avec le régime de Kadhafi, qui a largement investi dans des hôtels, l'agriculture et les noix de cajou, et qui lui a aussi fourni des armes.
Par ailleurs, la Guinée-Bissau n'a pas ratifié la Convention instituant la Cour pénale internationale (CPI), et n'est donc pas liée aux poursuites qui visent aujourd'hui l'ex-dirigeant libyen, visé par un mandat d'arrêt international émis par la cour et qui fait également l'objet d'un avis de recherche d'Interpol.
Le «Guide» libyen est toujours introuvable. Mais des sources concordantes ont vu un nouveau convoi d'une «douzaine de véhicules» transportant certains de ses proches arriver vendredi à Agadez, dans le nord du Niger.

Le front à Beni Oulid, en attente d'une décision des combattants


Attaquer ou ne pas attaquer? L'ultimatum pour une reddition pacifique ayant expiré, Moustapha Abdeljalil a affirmé samedi qu'il revenait désormais aux commandants sur le terrain de décider quand attaquer les derniers bastions pro-Kadhafi, dont celui de Beni Oulid, à 170 km au sud-est de Tripoli. «La situation est dans les mains des combattants révolutionnaires. Nous leur avons parlé à travers leurs commandants et nous leur laissons le choix de décider (d'attaquer) quand ils le voudront», a-t-il dit.

De premiers échauffourés ont eu lieu vendredi soir à Beni Oulid. Outre cette ville, Syrte (360 km à l'est de Tripoli) et Sebha (centre) sont concernées.

Dans la journée, le président du CNT avait appelé les derniers bastions pro-Kadhafi en Libye à laisser ses combattants entrer «sans effusion de sang». Un appel qui est resté sans réponse.
http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438190/s/18315551/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cinternational0C20A110C0A90C110C0A10A0A30E20A110A911ARTFIG0A0A0A690Eun0Eaccueil0Etriomphal0Ea0Etripoli0Epour0Ela0Evenue0Edu0Echef0Edu0Ecnt0Bphp/story01.htm

jeudi 8 septembre 2011

Kadhafi serait cerné, selon les rebelles libyens

TRIPOLI (AP) — Un porte-parole du nouveau Conseil national de transition a annoncé mercredi que les rebelles savent où se cache l'ancien homme fort libyen et que sa capture ou sa mort n'est plus qu'une question de temps.
Anis Sharif a assuré que le colonel Kadhafi était toujours en Libye, et qu'il avait été repéré, tout en refusant de dire où il se trouve. Il serait dans une zone de 60km cernée par les rebelles. "Il ne peut pas s'en sortir", a affirmé Anis Sharif.
Les interrogations étaient nombreuses en raison de la présence au Niger de plusieurs convois militaires en provenance de Libye.
Un premier convoi d'hommes en armes composé de soldats libyens et de Touaregs à bord de dizaines de 4x4 et de pickups a pénétré sur le territoire nigérien lundi soir via Arlit (nord), avant de quitter mardi la ville d'Agadez (centre) en direction de Niamey, à plus de 950km au sud-ouest.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110907.FAP3855/kadhafi-serait-cerne-selon-les-rebelles-libyens.html

vendredi 2 septembre 2011

Libye : la France devrait participer à la reconstruction

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a reconnu à demi-mots jeudi matin que la Libye devrait faire appel à la France pour sa reconstruction.
"Ce que je sais c'est que le Conseil de transition (CNT) a dit très officiellement que dans la reconstruction de la Libye elle s'adresserait de manière préférentielle à ceux qui l'ont soutenue. Ca me paraît assez logique et assez juste", a déclaré M. Juppé.
"On nous a dit que cette opération en Libye coûte cher. C'est un investissement pour l'avenir parce qu'une Libye démocratique va être un pays qui va se développer. Ca sera un facteur de stabilité, de sécurité et de développement dans la région", a-t-il ajouté.
Le quotidien Libération a cité jeudi matin une lettre du Conseil national de transition (CNT) évoquant un accord qui attribuerait "35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent" au CNT.
"Nous ne sommes pas seuls. L'Italie est aussi là, les Américains", a réagi M. Juppé, tout en déclarant ne pas avoir "connaissance de cette lettre" ni "d'accord formel".
Jusqu'au début de l'année, la Libye était le 17e producteur de pétrole dans le monde et le troisième en Afrique, alors qu'il ne totalisait que 2% de la consommation mondiale.

http://french.cri.cn/621/2011/09/01/441s252691.htm

lundi 29 août 2011

LIBYE. Le rebelles sont à 30 kilomètres de Syrte

Les rebelles libyens se trouvaient dimanche 28 août à 30 kilomètres à l'ouest de Syrte, fief de Mouammar Kadhafi, dont ils se sont rapprochés à 100 kilomètres côté Est après avoir pris Ben Jawad, devant laquelle ils piétinaient depuis mardi, selon un important chef militaire rebelle.


A l'est, "nous avons pris Ben Jawad aujourd'hui", et à l'ouest, "les thowar (combattants révolutionnaires) de Misrata sont à 30 kilomètres de Syrte", a déclaré à l'AFP Mohammed al-Fortiya, commandant des combattants de Misrata, siège rebelle qui avait été assiégé pendant des mois par les forces pro-Kadhafi.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110828.OBS9311/libye-le-rebelles-sont-a-30-kilometres-de-syrte.html

dimanche 21 août 2011

L'ex-bras droit de Kadhafi annonce sa défection

Abdessalem Jalloud, un ancien compagnon du colonel Muammar Kadhafi et ex-numéro deux du régime libyen, tombé en disgrâce au milieu des années 1990, a réussi, vendredi, à fuir Tripoli et est passé à la rébellion, a-t-on appris de sources concordantes. "Il a quitté Tripoli, il a rejoint la rébellion", a déclaré le porte-parole militaire de la rébellion, le colonel Ahmed Omar Bani. "Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons révéler où il se trouve exactement", a ajouté le colonel Bani, interrogé à Benghazi, "capitale" des rebelles dans l'est du pays.
"Le commandant Jalloud a réussi à fuir Tripoli avec sa famille et il est arrivé vendredi dans la ville de Zenten" contrôlée par les insurgés et située au sud-ouest de Tripoli, a indiqué une autre source rebelle ayant requis l'anonymat. La défection d'Abdessalem Jalloud a été annoncée dans la soirée par plusieurs médias rebelles. Abdessalem Jalloud a notamment été cité par la télévision rebelle Libya Awalam, sur une bande passante à l'écran, disant : "Le régime de Kadhafi est fini."
Personnalité populaire
Compagnon de la première heure de Kadhafi, Abdessalem Jalloud a longtemps été considéré comme le numéro deux du régime, avant d'être discrètement mis à l'écart à partir de 1990. Né en 1941, il a exercé les fonctions de Premier ministre de 1972 à 1977. Il a occupé plusieurs postes officiels, notamment ceux de vice-Premier ministre, de ministre des Finances et de ministre de l'Industrie. Il était l'un des principaux officiers ayant participé au coup d'État qui a porté au pouvoir Muammar Kadhafi. Après des différends avec le guide libyen, Abdessalem Jalloud avait été écarté des affaires et s'était retiré de la vie politique. Il a été maintenu en résidence surveillée pendant plusieurs années.
Il est un des notables de l'influente tribu des Megarha (dont le fief est à Sebha, dans le centre-ouest du pays, comme la tribu du colonel Kadhafi, les Guededfa. Il reste une personnalité populaire en Libye. En octobre 2010, des médias contrôlés par l'un des fils de Muammar Kadhafi, Seif al-Islam, avaient évoqué le nom d'Abdessalem Jalloud en tant que possible Premier ministre pour mener le combat contre "la corruption" dans le pays. Même s'il était marginalisé au sein du régime, son départ est un nouveau revers pour le colonel Kadhafi, dont les troupes ont cédé du terrain ces derniers jours face aux rebelles. Dans leur percée vers Tripoli, les rebelles ont annoncé des succès majeurs vendredi, avec la prise de contrôle des villes de Zliten (à 150 kilomètres à l'est) et de Zawiyah, en périphérie sud-ouest de la capitale.
http://www.lepoint.fr/monde/l-ex-bras-droit-de-kadhafi-annonce-sa-defection-20-08-2011-1364458_24.php

vendredi 19 août 2011

Libye : Villepin, homme de l'ombre des négociations

"J'étais effectivement là-bas, mais je ne peux faire aucun commentaire, car ce serait compromettre les chances de succès et d'efficacité de ces discussions". Dominique de Villepin a confirmé jeudi participer aux discussions qui se tiennent à Djerba, en Tunisie, sur l'avenir de la Libye après une possible chute du dictateur Mouammar Kadhafi
L'ancien Premier ministre, fin connaisseur du dossier, s'est ainsi rendu lundi dernier sur l'île de Djerba, où des négociations auraient lieu entre les rebelles du Conseil national de transition (CNT) et des émissaires du colonel libyen. Dominique de Villepin qui, selon le quotidien, chercherait une porte de sortie pour Mouammar Kadhafi, affirme en outre n'être mandaté par "personne" pour jouer les médiateurs dans le conflit et estime que la situation est "extrêmement confuse".
"Les jours de Kadhafi au pouvoir sont comptés"
L'isolement de Tripoli a relancé les rumeurs sur des négociations secrètes entre insurgés et gouvernementaux à Djerba, où un émissaire de l'Onu est arrivé. Mardi à Benghazi, le
Conseil national de transition (CNT) mis en place par les insurgés a néanmoins démenti négocier avec qui que ce soit, représentants de Mouammar Kadhafi ou émissaire de l'Onu.

L'émissaire de l'Onu, Abdel Elah al Khatib, s'est entretenu en différentes occasions avec des représentants des deux camps. Il a effectué sa première visite dans la région depuis que les insurgés ont privé Tripoli de sa principale voie de communication terrestre avec la Tunisie. Les rebelles qui contrôlent depuis trois jours la ville de Zaouïah, à l'ouest de Tripoli, ont lancé mercredi une attaque pour prendre la raffinerie dans les faubourgs, l'une des dernières sources d'approvisionnement en carburant des forces pro-Kadhafi. Ils espèrent désormais prendre le contrôle de Tripoli. Dans le même temps, Washington a affirmé mercredi que "les jours du colonel Kadhafi au pouvoir sont désormais comptés

http://lci.tf1.fr/monde/afrique/libye-villepin-homme-de-l-ombre-des-negociations-6648170.html

mardi 26 juillet 2011

Bombardements sur Tripoli: l'Allemagne offre 100 millions aux rebelles

De nouvelles explosions ont ébranlé Tripoli durant les nuits du week-end et un immeuble des services de renseignements a été touché. Berlin a annoncé dimanche vouloir apporter une aide de jusqu’à 100 millions d’euros aux rebelles libyens.
Deux détonations ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche dans le secteur de la résidence du colonel Kadhafi dans le centre de Tripoli. Elles ont été suivies par d’autres déflagrations dans les banlieues est et sud-est de la capitale. Une colonne de fumée a été vue peu après au-dessus de la résidence, qui a été samedi la cible de raids de l’OTAN.
Un habitant a déclaré à Reuters qu’un immeuble abritant des services de renseignements avait apparemment été touché, pour la première fois depuis le début de l’intervention militaire internationale contre le régime de Mouammar Kadhafi à la fin mars.
Une série de raids aériens avait déjà ébranlé Tripoli dans la nuit de vendredi à samedi, touchant plusieurs sites civils et militaires et faisant plusieurs blessés, selon la télévision libyenne. L’OTAN déclare avoir frappé un centre de commandement militaire.
Equipements médicaux et nourriture
Outre le soutien militaire de la coalition, les rebelles libyens vont également recevoir une aide matérielle. L’Allemagne a annoncé dimanche une aide civile et humanitaire à l’opposition libyenne, regroupée dans le Conseil national de transition (CNT). Cette enveloppe peut aller jusqu’à 100 millions d’euros (117 millions de francs).
«En raison de la guerre que mène le colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple, la situation en Libye est extrêmement difficile», a expliqué le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle dans un communiqué.
«Les moyens manquent pour édifier les structures nécessaires et soulager les déficits allant des équipements médicaux à la nourriture. Résultat, les gens souffrent de plus en plus, en particulier dans l’est de la Libye», a ajouté le ministre.
Garantie sur les fonds bloqués
M. Westerwelle a précisé que les prêts consentis par l’Allemagne seraient garantis par les «milliards de Kadhafi», les avoirs du dirigeant libyen gelés dans le cadre de sanctions internationales, jusqu’à leur mise à la disposition de l’opposition.
La décision fait suite à une réunion le 16 juillet à Istanbul. Les Occidentaux et des pays de la région y ont déclaré que les opposants représentaient le pouvoir légitime en Libye, leur donnant accès à des fonds vitaux.
Les bombardements de l’OTAN ont empêché la perte des villes tenues par les opposants armés, mais n’ont pas réussi à provoquer la chute du régime. La Libye est ravagée depuis cinq mois par une guerre civile après un soulèvement contre le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de quarante ans. Mais les négociations en coulisse vont bon train.
Négociations souhaitées avec Washington
La Libye a annoncée samedi est prête à tenir davantage de discussions avec les Etats-Unis et les rebelles. Le porte-parole du régime libyen Moussa Ibrahim a qualifié de «dialogue productif» la rencontre entre des responsables libyens et des émissaires américains la semaine dernière en Tunisie.
«De nouvelles rencontres, à l’avenir, contribueront à la résolution des problèmes libyens», a déclaré le porte-parole vendredi soir à Tripoli. «Nous voulons parler davantage aux Américains».
Pour le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdel Jalil, Mouammar Kadhafi doit accepter publiquement de se retirer en préalable à toute négociation.
Selon Moussa Ibrahim, des officiels libyens sont disposés à négocier avec les rebelles, qui contrôlent à peu près la moitié du pays, mais seulement aux conditions du gouvernement. «Les Etats ne négocient pas avec des bandes armées», a-t-il déclaré. Mouammar Kadhafi a lui-même encouragé ses compatriotes à convaincre les rebelles de déposer les armes.
http://www.tdg.ch/actu/monde/bombardements-tripoli-allemagne-offre-100-millions-rebelles-2011-07-24

mercredi 20 juillet 2011

"Le compte à rebours est engagé" en Libye, selon Longuet

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé mardi que "le compte à rebours est engagé" en Libye où "les choses peuvent aller plus vite qu'on ne le pense".
"Je pense profondément que le compte à rebours est engagé et que, dans ce type d'opération, les choses peuvent aller plus vite qu'on ne le pense", a dit M. Longuet sur France 2. "Mais je suis d'une prudence de sioux parce que (Mouammar) Kadhafi n'est pas rationnel et qu'il peut opter pour la stratégie du bunker en prenant en otage la population civile de Tripoli", a-t-il ajouté.

Selon le ministre, la situation évolue "parce que l'opinion libyenne, toutes origines confondues, a aujourd'hui la certitude absolue que Kadhafi ne représente plus une solution d'avenir".

"Des femmes et des hommes qui n'ont jamais été des combattants ont décidé de s'organiser pour ne plus supporter l'autorité militaire et dictatoriale de Kadhafi et cela bouge sur le terrain après, c'est vrai, des semaines où des gens se sont préparés à ce qui n'était pas leur métier il y a quelques mois encore", a-t-il souligné.

Les rebelles ont affirmé lundi s'être emparés du port de Brega dans l'est libyen après plusieurs jours de combats, ce qui représenterait une victoire majeure et leur permettrait de prendre le contrôle d'infrastructures, notamment pétrolières, vitales pour l'avenir économique du pays.

Mais le porte-parole du régime de Mouammar Kadhafi à Tripoli a démenti, affirmant que les troupes loyalistes avaient repoussé l'offensive des rebelles en leur infligeant de lourdes pertes
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hVZzEWhVJitZgyKiTCxLq1o3ThDg?docId=CNG.f77746f5f313a972674d28b2d4db0c01.121

samedi 16 juillet 2011

Libye : le CNT reconnu "seul gouvernement légitime"

Au menu de la réunion du groupe de contact sur la Libye : de la fermeté. Réuni ce vendredi à Istanbul, le groupe de contact, créé en mars dernier et réunissant les USA, la France, la GB et les pays participant aux opérations, a reconnu le Conseil national de transition (CNT) comme "seul gouvernement légitime." Cet organe politique, fondé par les rebelles, conteste le régime de Mouammar Kadhafi depuis quatre mois. Le groupe de contact a exhorté les rebelles à composer sans délai un gouvernement de transition.
Dans leur déclaration finale, les représentants de ces pays engagés dans les opérations en Libye ont aussi redit leur volonté de voir Kadhafi quitter le pouvoir, lui demandant de renoncer à toutes ses fonctions militaires et d'appeler à une trêve.
Les opérations se poursuivront pendant le ramadan
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, qui représentait la France au forum d'Istanbul sur la Libye, a précisé que les opérations de la coalition internationale se poursuivront bel et bien en Libye durant le mois de ramadan, qui débute le 1er août, à moins qu'une trêve n'intervienne d'ici là. "Cela veut dire que nous allons pouvoir dégeler un certain nombre d'avoirs appartenant à l'Etat libyen puisque que c'est le CNT qui exerce désormais cette responsabilité", a-t-il expliqué.
Pour la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le CNT a présenté des garanties quant aux réformes démocratiques qu'il entend entreprendre une fois au pouvoir. Elle a elle-aussi posé le départ du colonel Kadhafi comme condition indispensable à une trève dans le pays. "Les Etats-Unis sont impressionnés devant les progrès accomplis par le CNT (...) ce qui renforce notre confiance dans le fait qu'il est le bon interlocuteur", a-t-elle ajouté.

vendredi 8 juillet 2011

Sur la route de Brega

Sahafa", "presse", lance pour la énième fois le chauffeur de sa voix égale. Le militaire libyen, assis sur son fauteuil de bureau, à l’ombre d’un eucalyptus, les pieds posés sur une pierre, opine du chef et lui fait signe de repartir. L’autobus redémarre en crachotant avec ses onze journalistes étrangers et ses trois guides officiels en route vers la ligne de front. Trois cents mètres plus loin, nouveau poste, nouvelles vérifications et nouveau départ.
Parcourir les 800 kilomètres qui séparent Tripoli de Brega, la dernière ville tenue par le régime de Kadhafi à l’est du pays, s’apparente à une course d’obstacles. Pas moins de 64 barrages se succèdent sur une route rectiligne au milieu d’un paysage plat et désertique piqué de broussailles. Soit, en moyenne, un arrêt tous les douze kilomètres. Un quadrillage qui démontre une peur d’une attaque par les insurgés, même dans des zones considérées comme acquises.
Check-point
A l’approche de la Cyrénaïque, la région rebelle, les contrôles se multiplient. En Libye, il suffit d’un rien pour dresser un check-point. Une corde de marine jetée en travers de la route en guise de ralentisseur, des briques, une borne ou un arceau en plastique, parfois quelques sacs de sable et l’inévitable portrait du colonel Kadhafi, placé en travers de la chaussée, à l’instar d’un panneau signalétique.
Les gardes arborent les tenues les plus diverses : beaucoup sont en civils, d’autres en uniforme bleu de la police. Le plus souvent, ils portent un vague treillis de camouflage, des chaussures de ville, et un fusil d’assaut Kalachnikov. Généralement, un "sahafa" crié par la fenêtre tient lieu de sésame, mais, aux abords des grandes villes, ils se montrent plus soupçonneux, fouillent les coffres, consultent des listes, demandent le passeport.
Missiles Grad
Aucun véhicule militaire n’est visible durant tout le trajet, hormis trois camions vert olive croisés à la tombée de la nuit et pourvus de batteries de missiles Grad, cachées sous une bâche. Pour échapper à la surveillance des avions de l’Otan, ils ne roulent pas en convoi, mais à cinq ou six kilomètres de distance. Les barrages eux-mêmes sont très légers pour ne pas servir de cibles. Une tente, parfois un pick-up garé sous un auvent, avec sa mitrailleuse à l’arrière.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110707.OBS6644/libye-sur-la-route-de-brega.html

mercredi 6 juillet 2011

La France ne parachutera plus d'armes aux rebelles libyens

Les parachutages d'armes par la France, pourtant réclamés par le Conseil National de Transition, le "gouvernement bis" mis en place par les rebelles libyens à Benghazi, avaient provoqué des tensions au sein de la coalition alliée contre Mouammar Kadhafi. Lorsque Paris avait reconnu fin juin avoir livré des armes individuelles, "fusils-mitrailleurs, lance-roquettes", la France s'était attirée les critiques du Royaume-Uni, et la vive opposition de la Russie pour qui les résolutions de l'ONU sur la Libye étaient "interprétées n'importe comment". Mais ces fameux parachutages ont cessé, et ne reprendront plus : Gérard Longuet les a officiellement jugés mardi "plus nécessaires". 
En Libye, a relevé le ministre de la Défense devant quelques journalistes, "émerge une organisation politique distincte de celle de Tripoli". Désormais, "des territoires organisent leur autonomie", ce qui leur permet de s'approvisionner en armes par leurs propres moyens, auprès d'autres sources. "Mais cela, a commenté le ministre, ce n'est pas l'affaire de la coalition et ce n'est pas l'affaire de la résolution 1973". Voilà en tout cas pourquoi ces fameux parachutages n'ont plus d'utilité, contrairement à la situation qui prévalait "il y a plusieurs semaines de cela".

Une campagne à un million d'euros par jour

Revenant sur les conditions dans lesquelles les livraisons d'armes avaient été décidées, le ministre a tenu à souligner que les parachutages dans la région montagneuse du Djebel Nefusa, au sud de Tripoli, avaient répondu à une "demande formelle" du CNT pour des civils qu'il était impossible d'approvisionner autrement. Ils avaient résulté d'une "décision française du chef de l'Etat et chef des armées", Nicolas Sarkozy, à laquelle avaient été associés le Premier ministre, François Fillon, et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, a-t-il ajouté. S'ils ne sont plus utiles aujourd'hui, l'emploi d'hélicoptères de combat, par la France et le Royaume-Uni, reste nécessaire selon lui pour empêcher les troupes de Kadhafi de s'en prendre aux populations civiles. Et cette campagne, il faut donc continuer à la financer : elle coûte actuellement à la France environ "un million d'euros par jour", soit un surcoût sur "100 jours de 104 millions", dépensés dans l'emploi de munitions pour les trois quarts, un quart étant lié à des coûts salariaux.

Gérard Longuet s'est gardé de tout pronostic sur une fin du conflit. A la question de savoir s'il avait l'espoir que celui-ci s'achève avant le 12 juillet, date d'un débat assorti d'un vote prévu au Parlement français sur l'utilisation de moyens militaires contre Kadhafi, il a répondu par la négative. "Le colonel Kadhafi, dans son action et son comportement, n'a pas renoncé à la force pour affirmer son autorité. Donc nous sommes obligés de maintenir notre protection des populations", a-t-il dit. Avant de se féliciter tout de même : "Nous n'avons plus en face de nous d'unités constituées, de colonnes de blindés ou de positions d'artillerie en place, c'est que nous voulions".

dimanche 3 juillet 2011

Kadhafi menace Paris après les livraisons d'armes aux rebelles

Mouammar Kadhafi a appelé vendredi ses partisans à reprendre aux rebelles les armes qui leur ont été larguées par la France dans la région du Djebel Nefoussa. Il a par ailleurs menacé de porter "la bataille à l'Europe" si l'OTAN ne mettait pas fin à sa campagne militaire en Libye. "Marchez sur le Djebel et saisissez les armes qui ont été larguées par les Français. Si ensuite vous voulez pardonner [aux rebelles], c'est votre affaire", a lancé le colonel Kadhafi dans une allocution relayée par haut-parleurs à l'adresse de milliers de ses partisans présents sur la Place Verte à Tripoli. Les autorités espéraient la participation d'un million de personnes à ce rassemblement à l'occasion des plus de cent jours du déclenchement des raids aériens en Libye.
Le Guide a dénoncé le mandat d'arrêt lancé lundi contre lui ainsi que contre l'un de ses fils, Saïf
al Islam, et contre son gendre par la Cour Pénale internationale (CPI). Les partisans de Kadhafi ont agité des drapeaux verts et des portraits du dirigeant libyen, qui a déclaré que l'importante participation à ce rassemblement était tout à fait spontanée et prouvait combien son peuple l'aimait. Des personnes ont tiré en l'air en signe d'acquiescement et des feux d'artifice ont embrasé le ciel de la capitale à la fin de son discours.

Les pays membres de l'UA n'exécuteront pas le mandat d'arrêt lancé par la CPI contre Kadhafi, indique Reuters, ce qui préserve la possibilité d'un départ en exil du numéro un libyen dans l'un des 53 Etats de l'Union africaine. Les belligérants n'ont pas réagi pour le moment à cette proposition. Selon le journal Asharq Al Awsat, basé à Londres, des représentants de Kadhafi ont rencontré des responsables français et britanniques sur l'île tunisienne de Djerba. Citant des sources dans l'entourage de Kadhafi et dans les milieux d'opposition, le journal rapporte que le dirigeant libyen serait prêt à démissionner s'il ne faisait l'objet d'aucune poursuite et pouvait vivre dans sa ville natale de Syrte avec des garanties de sécurité. Ces informations n'ont été confirmées ni par la France, ni par la Grande-Bretagne. Les rebelles ont exclu des discussions avec Kadhafi après les mandats d'arrêt lancés par la CPI.
Plusieurs explosions ont ébranlé Tripoli et des colonnes de fumée noire se sont élevées du côté du complexe de Bab Al Azizia, où vivent Kadhafi et son entourage, dans le centre de la capitale. La télévision officielle libyenne a rapporté vendredi en fin de journée que l'OTAN avait bombardé des sites à Tadjoura, dans la banlieue Est de Tripoli. Sur le front terrestre, les insurgés, qui s'étaient approchés à 80 km de Tripoli, ont dû battre en retraite vendredi sous les tirs de roquettes des forces de Kadhafi. L'arrivée des rebelles il y a cinq jours aux abords de la localité de Bir al Ghanam laissait entrevoir la possibilité d'une percée dans un conflit de quatre mois qui est devenu la plus sanglante révolte du "printemps arabe". Mais les insurgés qui s'étaient regroupés sur une ligne de crête dominant Bir al Ghanam en vue d'une bataille se retirent à présent sous un déluge de roquettes Grad.
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/07/02/kadhafi-menace-paris-apres-les-livraisons-d-armes-aux-rebelles_1543810_1496980.html

dimanche 26 juin 2011

"Kadhafi ne quittera pas le pouvoir"

Le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré aujourd'hui que le colonel Mouammar Kadhafi ne quittera ni le pouvoir ni le pays, en réaction à des déclarations de la rébellion qui affirme attendre une "offre" du dirigeant libyen.

"Kadhafi est ici. Il y reste. Il dirige le pays et il ne le quittera pas et il ne démissionnera pas parce qu'il n'a aucun poste officiel", a déclaré M. Ibrahim qui était interrogé au sujet d'une déclaration des rebelles, affirmant attendre rapidement une offre de Kadhafi pour mettre fin à une guerre de plus de quatre mois.

"C'est notre pays. Nous ne le céderons pas à des gangs de criminels qui ont pris nos villes en otage. Nous ne le céderons pas à l'organisation criminelle de l'Otan. Chacun continuera à se battre. Nous sommes prêts à nous battre de rue en rue, de maison à maison", a-t-il encore dit.

Abdel Hafiz Ghoga, vice-président du Conseil national de transition, organe politique de la rébellion, avait affirmé hier que le CNT s'attendait "à recevoir une offre très bientôt" de Mouammar Kadhafi. Il avait précisé que le CNT n'était pas en contact direct avec Mouammar Kadhafi, mais qu'il avait compris, via des contacts avec la France et l'Afrique du Sud, qu'une offre était en train d'être élaborée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/26/97001-20110626FILWWW00100-libye-kadhafi-ne-quittera-pas-le-pouvoir.php