Affichage des articles dont le libellé est Lybie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lybie. Afficher tous les articles

lundi 15 juin 2015

Libye: Le djihadiste Mokhtar Belmokhtar aurait été tué par une frappe américaine

Il était notamment à l'origine de l'enlèvement de deux Français au Niger en 2011 et de l'attaque sanglante dans l'est de l'Algérie en janvier 2013. Le chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, lié à Al-Qaïda, a été tué par une frappe aérienne américaine en Libye, a annoncé dimanche soir le gouvernement libyen installé à Tobrouk, reconnu par la communauté internationale.
Le Pentagone a indiqué à Washington que le jihadiste Belmokhtar avait bien été la cible d'une frappe américaine mais n'a pas confirmé sa mort. «Nous continuons à évaluer les résultats de l'opération et fournirons plus de précisions de manière appropriée», a déclaré dans un communiqué le colonel Steve Warren, porte-parole du Pentagone.
Qui se cache derrière Mokhtar Belmokhtar, le «gangster djihadiste»?
«Des avions américains ont mené une opération qui a abouti à la mort de Mokhtar Belmokhtar et d'un groupe de Libyens appartenant à une organisation terroriste dans l'est de la Libye», a indiqué le gouvernement intérimaire dans un communiqué posté sur sa page Facebook. La frappe a eu lieu «après consultation avec le gouvernement intérimaire libyen», ajoute le communiqué.
Quelques heures plus tôt, le Pentagone avait indiqué que l'armée américaine avait mené une frappe dans la nuit de samedi à dimanche contre une cible «terroriste liée à Al-Qaïda» en Libye. Aucun détail supplémentaire n'avait été communiqué par le porte-parole du Pentagone, Steve Warren, au sujet de cette opération dans une région où Washington a déployé des drones par le passé.
L'agence libyenne Lana, citant un responsable du gouvernement reconnu par la communauté internationale, précise que «la frappe de l'armée de l'air américaine a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans une ferme (...) à Ajdabiya, à 160 km à l'ouest de Benghazi, chef lieu de l'Est libyen, où Belmokhtar tenait une réunion avec d'autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d'Ansar Asharia», une organisation classée terroriste par l'ONU.

La Libye, déchirée par des combats entre milices, compte deux gouvernements

Mokhtar Belmokhtar avait réaffirmé mi-mai la loyauté de son groupe, Al-Mourabitoune, à Al-Qaïda et démenti l'allégeance à l'Etat islamique (EI) proclamée par un autre dirigeant, laissant présager une sérieuse discorde dans la hiérarchie du mouvement.
Plongé dans le chaos depuis la chute en 2011 de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye est déchirée par des combats entre milices lourdement armées, et le pays compte actuellement deux gouvernements -et Parlements- rivaux: l'un, reconnu par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk, dans l'est du pays, l'autre à Tripoli sous contrôle de Fajr Libya, une coalition de milices.
Des groupes djihadistes ont profité de ce chaos, notamment le groupe Etat islamique qui s'est implanté l'an dernier en Libye et qui a annoncé le 9 juin avoir pris la ville de Syrte (450 km à l'est de Tripoli) ainsi qu'une centrale thermique voisine.

http://www.20minutes.fr/monde/1631219-20150615-libye-djihadiste-mokhtar-belmokhtar-tue-frappe-americaine

lundi 8 août 2011

Bernard-Henri Lévy : « Kadhafi va tomber »

Proche des rebelles libyens, le philosophe reste optimiste. Même si, sur le terrain, certains reponsables politiques et militaires évoquent ouvertement le risque d’un enlisement.

Près de cinq mois après le début de la guerre en Libye, le colonel Kadhafi paraît toujours solidement en place. La France a-t-elle eu tort de se lancer dans cette aventure?
BERNARD-HENRI LÉVY. Solidement, vous trouvez? Il n’a plus d’aviation. Plus d’armes lourdes. Il vit terré dans ses bunkers. Peut-être n’est-il même plus à Tripoli… C’est ce que disait, peu avant son assassinat, le chef militaire de la rébellion, Abdel Fatah Younes : il pensait que Kadhafi était à Traghan, dans le Fezzan, au fond d’une de ses résidences souterraines. Moi, je ne doute jamais. Car Kadhafi va tomber. Le monde sera débarrassé ce jour-là d’un de ses pires tyrans. Et c’est la France qui aura été à l’origine de cette chute et, si je puis dire, de cette antiguerre d’Irak menée à bien. Je ne vois là que des raisons de me réjouir. Je parle d’anti-guerre d’Irak parce que, cette fois, il n’y a pas de troupes au sol. La légalité internationale. Un mandat de fait de la Ligue arabe. L’existence même, enfin, du Conseil national de transition (CNT), c’est-à-dire d’une instance de légitimité alternative qui fit défaut en Irak.

Le général Younès, justement, est mort dans des circonstances obscures à Benghazi. Cet épisode n’a-t-il pas révélé les divisions au sein de la rébellion?
Il a surtout révélé qu’il ne restait qu’une arme à Kadhafi, l’argent, et qu’il était encore capable, avec cet argent, de payer une bande de repris de justice ou d’islamistes, ou de n’importe quoi d’autre pour faire exécuter son ennemi numéro un. Il y a peut-être des divisions au CNT, mais pas plus que dans n’importe quel autre mouvement de résistance. Prenez la résistance française, elle était divisée entre droite et gauche, antigaullistes et gaullistes, maurrassiens et républicains. Tout le spectre de la nation y était représenté et c’est, toutes proportions gardées, la même chose en Libye.

Younès était à Paris le 14 avril pour rencontrer Nicolas Sarkozy…
Oui. Et c’est même cette nuit-là qu’est née l’idée d’ouvrir un deuxième front au sud de Tripoli en envoyant des armes dans les montagnes du djebel Nefousa. Car Younès, contrairement à ce qu’on a écrit, était aussi un excellent stratège.

Les officiers insurgés de Misrata réclament, eux aussi, des armes à la France. Où en est cette demande?
Disons que le président français semble avoir avalisé cette stratégie de prise en tenaille de Tripoli à partir des deux fronts : le djebel Nafousa au sud et Misrata à l’est. Ce sont les deux endroits, en Libye libre, où l’on trouve des combattants à la fois déterminés, aguerris et, forts des succès déjà engrangés, décidés à pousser l’avantage.

La guerre côute cher à la France, environ 1,2 M€ de surcoût chaque jour pour le budget de la défense. Cela en vaut-il la peine?
Ce qui coûte cher, c’est le temps. Et s’il faut du temps, ce n’est pas, comme on le dit partout de manière obscène, parce que Kadhafi « résiste », mais parce que tout est fait pour qu’il y ait le moins de victimes possible et ce, côté français autant, naturellement, que côté alliés ou libyen. Ce scrupule, oui, vaut la peine.

La solution n’est-elle pas avant tout politique?
C’est quoi une solution politique? Si c’est permettre à Kadhafi de s’accrocher à son pouvoir pour reconstituer ses arsenaux et faire couler les rivières de sang qu’il a promises, il se trouve que le CNT, et donc les Libyens, ne le veulent pas. On ne peut pas à la fois redouter le retour des réflexes coloniaux et prétendre savoir mieux que les Libyens ce qui est bon pour la Libye. Bien sûr, il y a la négociation. Elle est en cours à l’heure où nous parlons entre mes amis du CNT et des hommes d’Etat de Tripoli qui n’ont pas de sang sur les mains. Mais tous s’accordent sur un préalable : le départ de Kadhafi.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense,
et Gérard Longuet, détestent quand vous faites de la diplomatie parallèle. Le comprenez-vous?
Non car je ne vois pas ce qu’ils appellent « diplomatie parallèle ». Je suis allé en Libye. J’ai enquêté sur les trois fronts de cette guerre. J’ai noué, je crois, des relations de confiance avec le CNT. Et cette expérience, j’essaie d’en faire profiter un pays, le mien, qui est engagé, je le répète, dans une aventure politique unique, sans précédent.

Vous dites que vous ne voterez pas Sarkozy en 2012, mais vous êtes souvent dans son bureau…
J’ai dénoncé sa politique sur les Roms, sur les questions d’immigration, sur tant d’autres choses, mais je suis bien obligé d’admettre qu’il a fait, dans cette affaire libyenne, une chose qu’aucun autre président n’avait jamais faite avant lui : il a donné corps à cette idée d’ingérence humanitaire, de protection des civils, que nous sommes quelques-uns à défendre depuis des décennies. Il l’a fait tout de suite, alors que, pour la Bosnie, on a laissé le massacre perdurer pendant quatre ans. Et il s’est opposé pour cela à l’une des idéologies les mieux enracinées, à droite comme à gauche, dans notre paysage politique : ce « souverainisme » qui consiste, en gros, à dire : « Les tyrans peuvent commettre tous les forfaits qu’ils veulent, mais pourvu que ce soit à l’intérieur de leurs frontières. »

Pourquoi la communuauté internationale s’occupe-t-elle de la Libye et pas de la Syrie, alors que les morts se comptent déjà par centaines dans le pays?
Il n’y a aucun besoin de sortir la grosse artillerie de la paranoïa conspirationniste. On ne peut juste pas tout faire à la fois et Bachar al-Assad a eu l’idée d’entrer dans son rôle de criminel de masse trois semaines après Kadhafi. Sur la Libye, Sarkozy a imposé, à la hussarde, sa volonté au Conseil de sécurité et, en particulier, aux Russes et aux Chinois. Il n’est pas forcément évident de réussir deux fois à trois mois d’intervalle le même kriegspiel diplomatique, le même effet de surprise.

N’y a-t-il tout de même pas deux poids, deux mesures?
Non. D’autant que les choses sont liées. Attendez que Kadhafi tombe, vous verrez l’effet de souffle dans la région. Il y aura un « précédent libyen », une « jurisprudence Kadhafi ». Pour secourir les Syriens, il faut gagner en Libye.
http://www.leparisien.fr/international/bernard-henri-levy-kadhafi-va-tomber-07-08-2011-1557728.php

mercredi 15 juin 2011

En Libye, Kadhafi joue aux échecs avec l'Otan

Le symbole est clair: dimanche soir, la télévision libyenne montre Mouammar Kadhafi en train de disputer une partie avec le président de la Fédération internationale des échecs, Kirsan Ilyumzhinov. Ce partenaire d'un jour a l'habitude des interlocuteurs un peu particuliers. Homme d'affaires et ancien président de la République de Kalmoukie au sein de la Fédération de Russie, Ilyumzhinov a, en 2010, affirmé avoir été enlevé à Moscou par des extraterrestres et s'être entretenu avec eux pendant plusieurs jours.

Le Guide de la révolution libyenne, pour sa part, lui a réitéré son message habituel: il ne peut démissionner puisqu'il «n'occupe aucun poste officiel.» Le colonel répondait ainsi indirectement à l'offre du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui, dimanche, s'est fait fort d'obtenir des Occidentaux l'immunité pour Kadhafi et la possibilité pour lui de se rendre «où il le souhaite».

Kadhafi le joueur d'échecs semble vouloir signifier que sa partie avec l'Otan n'est pas terminée. Les rebelles ont marqué un point diplomatique en recevant lundi à Benghazi le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle. Sur le plan militaire, les forces de Kadhafi maintiennent leur pression sur Misrata, bastion rebelle à l'est de la capitale et pièce maîtresse que le Guide ne peut se permettre de perdre, assurent les officiels libyens. Lundi soir, selon des témoins, six roquettes ont touché une raffinerie de pétrole tenue par les insurgés près de la ville. Par ailleurs, 21 rebelles ont été tués lundi sur la ligne de front entre Ajdabiya et Brega, selon un de leurs commandants, Moussa el-Mograbi. «Nos hommes ont été piégés. Les soldats de Kadhafi ont fait semblant de se rendre, ils sont arrivés avec un drapeau blanc, puis ils leur ont tiré dessus», a-t-il affirmé.

Drôle de guerre


La capitale cherche à éviter l'encerclement. Les forces loyalistes pilonnent les abords de Zenten, dans les montagnes berbères au sud-ouest de Tripoli. À l'ouest, la ville de Zawiya, à 50 km de Tripoli, prise par les rebelles au début de la révolte, puis reconquise par les loyalistes, était de nouveau l'objet de combats ce week-end, selon les rebelles. Mais le porte-parole gouvernemental Moussa Ibrahim assure qu'il s'agit seulement d'accrochages entre l'armée libyenne et des éléments rebelles «fuyant les combats au sud.»

Dans la nuit de samedi à dimanche, en tout cas, les forces loyalistes semblaient avoir la situation bien en main. En direction de Tripoli depuis la frontière tunisienne, on ne pouvait voir, des deux côtés de la route côtière, qu'une ville désertée par ses habitants, silencieuse et tenue par des barrages de militaires libyens tous les 500 mètres. La raffinerie, enjeu important, était illuminée et solidement gardée. La route elle-même était sécurisée, avec un barrage tous les dix kilomètres environ.

Cette route est la seule voie d'accès depuis le début de la campagne de l'Otan. Le voyage commence à l'aéroport tunisien de Djerba. Une Mercedes officielle libyenne conduite par un chauffeur taiseux attend le visiteur. Sur la partie tunisienne du trajet, les militaires bloquent le trafic en sens inverse pour ouvrir le passage à la voiture. À l'approche de la frontière, on traverse des camps montés par le Croissant-Rouge pour accueillir des réfugiés libyens. Qui regardent passer des dizaines de leurs compatriotes roulant en sens inverse, rentrant au pays, chargés de bonbonnes d'huile et autres biens de consommation.

La caserne du Guide reste debout


Au poste la frontière de Ras el-Jédir s'alignent des dizaines de semi-remorques à plaques libyennes, eux aussi en provenance de Tunisie, devenue la principale porte d'entrée des importations depuis l'embargo européen sur les ports libyens.

À Tripoli, seules les files d'attente devant les stations-service, qui s'enroulent sur des kilomètres, rappellent que le pays est en guerre. «Cela fait une semaine que j'attends!», s'exclame un taxi. La plupart des voitures sont vides, les conducteurs les ont laissées là, sachant qu'ils n'atteindront pas la pompe avant plusieurs jours.

La circulation reste toutefois importante, peut-être grâce au marché noir. Le litre d'essence, officiellement vendu environ 5 centimes d'euro, peut atteindre un euro sous le comptoir. Mais les cafés sont ouverts, les boutiques du centre-ville également, les écoles fonctionnent et les trottoirs sont aussi peuplés qu'en temps de paix. Sur le front de mer, deux bâtiments officiels réduits à l'état de gravats, sur lesquels on a déposé des portraits de Kadhafi, témoignent de frappes millimétrées. Les hôtels voisins sont restés intacts.

Les murs de l'immense caserne du Guide restent debout, excepté quelques brèches réparées à la hâte. Les portes sont toujours gardées, sans que l'on puisse deviner les dégâts à l'intérieur. Depuis deux nuits, on n'a pas entendu d'explosion. Tripoli s'est installée dans une drôle de guerre, version XXIe siècle.
http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438190/s/15e0c03c/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cinternational0C20A110C0A60C130C0A10A0A30E20A110A613ARTFIG0A0A4540Een0Elibye0Ekadhafi0Ejoue0Eaux0Eechecs0Eavec0El0Eotan0Bphp/story01.htm

dimanche 1 mai 2011

La famille Kadhafi décimée par l'Otan ?

A Tripoli, les autorités libyennes ont complaisamment organisé, aux premières heures de dimanche, une visite morbide à l'intention des journalistes. Destination : la maison du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Arab, détruite au cours de la nuit lors d'un bombardement de l'Otan. Sur place, les visiteurs devaient découvrir un bâtiment ravagé au coeur d'un quartier huppé de la ville, ainsi que du mobilier et de nombreux effets personnels plus ou moins détruits, montrant que la maison était bel et bien occupée lors du bombardement. L'habitation, selon les journalistes présents, avait été atteinte par au moins trois missiles ; le toit en béton armé était par endroits complètement troué. Lorsque les missiles ont explosé, affirment les autorités libyennes, ils ont tué non seulement Saïf al Arab, 29 ans, mais aussi sa femme et trois enfants. Mouammar Kadhafi lui-même aurait échappé au raid. Il était pourtant, assure-t-on à Tripoli, dans le bâtiment visé, avec son épouse ; et les dégâts produits par les explosions laissent difficilement imaginer qu'il y ait eu des survivants parmi les occupants de cette maison. Mais le porte-parole du gouvernement libyen est formel : "Il est en bonne santé. Il n'a pas été touché. Sa femme se porte bien également".
Saïf al Arab, sa femme et les petits-enfants du leader libyen ont-ils réellement péri lors de ce raid ? Leur mort, si elle était confirmée, rappellerait beaucoup celle d'une fille adoptive de Kadhafi, tuée en 1986 lors d'un bombardement américain à Tripoli. Les autorités libyennes dénoncent en tout cas une tentative d'assassiner Mouammar Kadhafi, ce qui irait au-delà du mandat confié par le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 1973, qui a autorisé le recours à la force en Libye dans le seul but de protéger les populations civiles. "C'est désormais la loi de la jungle", a accusé le porte-parole du gouvernement libyen lors d'une conférence de presse. "Il est clair pour tout le monde aujourd'hui que ce qui se passe en Libye n'a rien à voir avec la protection des civils."
Tirs de joie à Benghazi
L'Alliance atlantique, qui a pris fin mars le commandement des opérations militaires menées conformément à la résolution, a déclaré qu'elle s'était contentée de "poursuivre ses frappes de précision contre les installations du régime militaire (de Kadhafi) dans la nuit à Tripoli". Le général Charles Bouchard, commandant des opérations en Libye, a déclaré que l'Alliance avait notamment "frappé un centre de commandement et de contrôle connu dans le quartier de Bab al Azizia peu après 18h00 GMT". Et d'affirmer : "Toutes les cibles de l'Otan sont militaires par nature (...). Nous ne visons pas d'individus. J'ai eu connaissance d'informations de presse non confirmées selon lesquelles certains membres de la famille Kadhafi pourraient avoir été tués (...) Nous regrettons toute perte de vie".
A Benghazi, fief de l'insurrection libyenne, des tirs de joie ont retenti peu après l'annonce à Tripoli de la mort du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi. Sur le boulevard du front de mer, des voitures roulaient en klaxonnant alors que le ciel était illuminé par des balles traçantes et des tirs de roquettes, de batteries anti-aériennes et de fusils d'assaut.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/la-famille-kadhafi-decimee-par-l-otan-6430066.html

mercredi 13 avril 2011

Libye: les rebelles attendent reconnaissance internationale et armes

Crucial. L'organe politique de la rébellion libyenne, le CNT, espère une reconnaissance internationale lors de la réunion mercredi à Doha du Groupe de contact sur la Libye, à laquelle doivent participer une vingtaine de pays et d'organisations régionales et internationales. Les membres du Groupe de contact, mis en place fin mars à Londres, vont tenter d'ébaucher une solution réaliste à la crise, près de deux mois après le début de la révolte le 15 février. Le Conseil national de transition (CNT), qui n'est reconnu que par trois pays (France, Italie et Qatar), participe à cette réunion qui s'ouvre dans l'après-midi avec une délégation conduite par son représentant international, Mahmoud Jibril.
Mahmoud Chammam, membre de la délégation, a insisté mardi sur la reconnaissance par les Etats-Unis du CNT, l'organe politique de la rébellion, qui contrôle l'est de la Libye. "Nous voulons une reconnaissance claire et officielle" de la part de Washington, a-t-il souligné, ajoutant que le CNT espérait obtenir de la réunion "un passage d'une reconnaissance de facto à une reconnaissance légitime internationale". Mais les Etats-Unis ne seront représentés que par William Burns, secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires politiques.
Le départ de Kadhafi réclamé
Les délégations participantes, qui auront des consultations informelles en fin de matinée, tiendront une réunion plénière en milieu d'après-midi, puis une discussion sur "la situation en Libye et l'aide apportée au peuple libyen", selon les organisateurs. Des représentants de l'
ONU, de l'Union européenne, de la Ligue arabe, de l'Organisation de la conférence islamique et de l'Union africaine seront notamment présents, aux côtés de pays comme la France, le Qatar, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, la Turquie, l'Arabie Saoudite ou le Koweït. La coalition dirigée par l'Otan étudierait par ailleurs la possibilité d'armer les rebelles, selon un porte-parole des rebelles présent à Doha. L'Italie a fait savoir qu'elle y était favorable. Déjà réticente au moment de l'intervention de la coalition, l'Allemagne a fait savoir peu avant le début de la réunion qu'elle "ne voyait pas de solution militaire" en Libye.
Pour le CNT, le départ du colonel Mouammar Kadhafi et de ses fils de Libye est un préalable à tout règlement politique, a répété M. Chammam. La rébellion, dont le fief se trouve à Benghazi (est), a rejeté lundi soir un plan de l'Union africaine prévoyant un cessez-le-feu et exigé un départ immédiat de Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans. Le président congolais Denis Sassou Nguesso a néanmoins indiqué mardi soir que la délégation de l'UA, mandatée pour résoudre la crise libyenne et dont il faisait partie, a laissé la porte "entrouverte" pour poursuivre les discussions en Libye. La France et la Grande-Bretagne ont pressé mardi les autres pays de l'Otan intervenant en Libye d'intensifier leurs efforts alors que pèse la crainte d'un enlisement du conflit. Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), près de 500.000 personnes ont fui les violences en Libye.

mercredi 12 mai 2010

Libye : un petit néerlandais de 8 ans, seul survivant du crash

C'est un miracle. Un petit garçon néerlandais de huit ans est le seul survivant du crash d'un avion, un Airbus A330, mercredi à l'aéroport de Tripoli qui a fait plus d'une centaine de morts. L'enfant a été conduit dans un hôpital proche de Tripoli, mais nous ne disposons d'aucune précision sur son état de santé.

Une source au sein des services de sécurité de l'aéroport a fait état de la mort des "94 passagers et des onze membres d'équipage" présents à bord de l'appareil venant de Johannesburg, en Afrique du Sud. La représentation sud-africaine de la compagnie libyenne Al Afriqiyah a confimé le crash à l'atterrissage à Tripoli d'un de ses avions en provenance de Johannesburg, précisant qu'il s'était écrasé "à un mètre de la piste". Elle a ajouté qu'elle ne disposait d'aucune information sur des "blessés ou des survivants".

Panache de fumée

L'avion "a explosé à l'atterrissage et s'est totalement désintégré", selon une source de sécurité. Les membres de l'équipage étaient tous de nationalité libyenne, selon cette source. Sur le tableau d'affichage de l'aéroport, l'arrivée du vol était annoncée à 6 heures 10 locales.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, la sécurité a été renforcée autour de l'aéroport et des ambulances et véhicules de la protection civile circulaient sur la route menant à la capitale libyenne, à une vingtaine de kilomètres de là. L'accès aux lieux du crash a été totalement interdit et aucun panache de fumée n'était visible des abords de l'aéroport. Les conditions météorologiques étaient bonnes mercredi matin à Tripoli avec un ciel légèrement nuageux.
tf1news