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jeudi 15 décembre 2011
mercredi 14 décembre 2011
lundi 6 septembre 2010
Nouveau pas de la Belgique vers la partition
Derrière les propos de Laurette Onkelinx, membre influente du Parti socialiste francophone, sourd une inquiétude : « Il faut se préparer à la fin de la Belgique, affirme-t-elle dans une interview publiée par le quotidien La Dernière Heure. Et la Vice-Première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, dans l’actuel gouvernement cantonné à la gestion des affaires courantes, d’ajouter : « Enormément de personnes imaginent que cela est possible. Les politiques doivent donc s’y préparer. » En effet, royaume est au bord de l’éclatement.
Deux médiateurs
Alors que depuis juillet, la Belgique assure, pour une durée de six mois, la présidence tournante de l’Union européenne, elle ne cesse de glisser vers la partition. Dernière étape de ce processus que rien ne paraît pouvoir freiner : l’abandon du leader socialiste francophone, Elio Di Rupo, que le roi Albert II avait chargé, le 9 juillet dernier, de former un nouveau gouvernement, à la suite des élections législatives du 13 juin, qui avaient été marquées par le score historique de la N-VA (Nouvelle Alliance Flamande), un parti indépendantiste, passée entre 2007 et 2010, de 4 % à 29 % des voix. Dès la défection d’Elio Di Rupo, le souverain a confié la mission de relancer les négociations aux présidents de la Chambre des députés et du Sénat. « Ceci est nécessaire, précisait un communiqué du Palais royal, pour préserver le bien-être économique et social des citoyens et pour réformer durablement nos institutions. » Les deux médiateurs représentent les principales formations politiques des deux communautés qui divisent le pays : le premier, le socialiste André Flahaut, est francophone, le second, Danny Pieters, est membre du parti indépendantiste flamand N-VA (Nouvelle Alliance flamande).
Depuis trois ans
Autre figure socialiste francophone, Philippe Moureaux, sénateur, ancien ministre, ne se fait guère d’illusion : « On est à présent dans un processus de délitement de l’Etat. On va peut-être entrer dans l’organisation progressive de la séparation. » Voilà trois ans que les crises politiques se succèdent. En 2007-2008, le chrétien-démocrate flamand, Yves Leterme, partisan d’une plus grande autonomie de la Flandre avait mis plus de six mois à former un gouvernement.
Depuis que le 14 juillet 2008, il a présenté sa démission, faute d’un compromis entre francophones et néerlandophones sur la réforme de l’Etat, quatre autres chutes de gouvernement se sont succédé. Au centre de ce qui ressemble à une lente désagrégation du royaume qui obtint son indépendance le 4 octobre 1830 à la suite d’une révolution contre les ducs d’Orange et l’armée hollandaise : de traditionnels différends linguistiques entre francophones et néerlandophones. Auxquels s’ajoutent des griefs économiques, les seconds, 60 % de la population, reprochant aux premiers de vivre à leurs crochets.
Aussi, quand les francophones de la région de Bruxelles, enclave mixte située en Flandre, acceptent d’abandonner leurs droits spécifiques en échanges de subventions supplémentaires pour combler le déficit de leur ville, ils se heurtent à un refus. Autant de sujets de discorde soulignés par un clivage politique mis en relief par les élections législatives de juin dernier : la Flandre est majoritairement à droite et la Wallonie à gauche.
http://www.francesoir.fr/etranger-europe-politique/nouveau-pas-de-la-belgique-vers-la-partition.17930
Deux médiateurs
Alors que depuis juillet, la Belgique assure, pour une durée de six mois, la présidence tournante de l’Union européenne, elle ne cesse de glisser vers la partition. Dernière étape de ce processus que rien ne paraît pouvoir freiner : l’abandon du leader socialiste francophone, Elio Di Rupo, que le roi Albert II avait chargé, le 9 juillet dernier, de former un nouveau gouvernement, à la suite des élections législatives du 13 juin, qui avaient été marquées par le score historique de la N-VA (Nouvelle Alliance Flamande), un parti indépendantiste, passée entre 2007 et 2010, de 4 % à 29 % des voix. Dès la défection d’Elio Di Rupo, le souverain a confié la mission de relancer les négociations aux présidents de la Chambre des députés et du Sénat. « Ceci est nécessaire, précisait un communiqué du Palais royal, pour préserver le bien-être économique et social des citoyens et pour réformer durablement nos institutions. » Les deux médiateurs représentent les principales formations politiques des deux communautés qui divisent le pays : le premier, le socialiste André Flahaut, est francophone, le second, Danny Pieters, est membre du parti indépendantiste flamand N-VA (Nouvelle Alliance flamande).
Depuis trois ans
Autre figure socialiste francophone, Philippe Moureaux, sénateur, ancien ministre, ne se fait guère d’illusion : « On est à présent dans un processus de délitement de l’Etat. On va peut-être entrer dans l’organisation progressive de la séparation. » Voilà trois ans que les crises politiques se succèdent. En 2007-2008, le chrétien-démocrate flamand, Yves Leterme, partisan d’une plus grande autonomie de la Flandre avait mis plus de six mois à former un gouvernement.
Depuis que le 14 juillet 2008, il a présenté sa démission, faute d’un compromis entre francophones et néerlandophones sur la réforme de l’Etat, quatre autres chutes de gouvernement se sont succédé. Au centre de ce qui ressemble à une lente désagrégation du royaume qui obtint son indépendance le 4 octobre 1830 à la suite d’une révolution contre les ducs d’Orange et l’armée hollandaise : de traditionnels différends linguistiques entre francophones et néerlandophones. Auxquels s’ajoutent des griefs économiques, les seconds, 60 % de la population, reprochant aux premiers de vivre à leurs crochets.
Aussi, quand les francophones de la région de Bruxelles, enclave mixte située en Flandre, acceptent d’abandonner leurs droits spécifiques en échanges de subventions supplémentaires pour combler le déficit de leur ville, ils se heurtent à un refus. Autant de sujets de discorde soulignés par un clivage politique mis en relief par les élections législatives de juin dernier : la Flandre est majoritairement à droite et la Wallonie à gauche.
http://www.francesoir.fr/etranger-europe-politique/nouveau-pas-de-la-belgique-vers-la-partition.17930
jeudi 3 juin 2010
Fusillade au palais de justice de Bruxelles : une juge et son greffier tués
En pleine salle d'audience, une juge de paix et son greffier ont été tués par balles, jeudi en fin de matinée dans un bâtiment annexe du palais de justice de Bruxelles (Belgique). «Une personne est entrée dans la salle d'audience, est restée là un certain temps, puis à la fin de l'audience, elle a tué, de près, et elle s'est enfuie», a précisé le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, sur une chaîne de télévision belge.
«C'est le drame. Un magistrat, pour la première fois de l'histoire de la Belgique, ainsi que son greffier, ont été tués en pleine salle d'audience», a-t-il ajouté. L'auteur de la fusillade se serait enfui à pied, rapporte le site de RTL Belgique.
La magistrate tuée était la présidente du 4e canton de la justice de paix de Bruxelles, un tribunal civil chargé des questions de proximité comme les conflits de voisinage ou les divorces, selon le ministre. «La juge de paix était une femme avec un curriculum excellent», a-t-il ajouté.
La sécurité dans les bâtiments de la justice en Belgique a été à plusieurs reprises mise en défaut ces dernières années, notamment lors de spectaculaires évasions du palais de justice de Bruxelles.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/fusillade-au-palais-de-justice-de-bruxelles-une-juge-et-son-greffier-tues-03-06-2010-949216.php
«C'est le drame. Un magistrat, pour la première fois de l'histoire de la Belgique, ainsi que son greffier, ont été tués en pleine salle d'audience», a-t-il ajouté. L'auteur de la fusillade se serait enfui à pied, rapporte le site de RTL Belgique.
La magistrate tuée était la présidente du 4e canton de la justice de paix de Bruxelles, un tribunal civil chargé des questions de proximité comme les conflits de voisinage ou les divorces, selon le ministre. «La juge de paix était une femme avec un curriculum excellent», a-t-il ajouté.
La sécurité dans les bâtiments de la justice en Belgique a été à plusieurs reprises mise en défaut ces dernières années, notamment lors de spectaculaires évasions du palais de justice de Bruxelles.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/fusillade-au-palais-de-justice-de-bruxelles-une-juge-et-son-greffier-tues-03-06-2010-949216.php
dimanche 25 avril 2010
Albert II cherche à désamorcer la crise politique en Belgique
Le Premier ministre Yves Leterme, 49 ans, a présenté jeudi la démission de son gouvernement au roi après le départ des libéraux flamands du parti Open VLD.
Le monarque n'a pas accepté la démission dans l'immédiatement, conservant l'espoir d'éviter une crise politique malvenue alors que la Belgique doit prendre le 1er juillet la présidence tournante de l'Union européenne.
Les médias belges en ont conclu qu'Albert II se laissait jusqu'à lundi pour persuader les libéraux flamands de revenir sur leur décision, une éventualité qu'ils n'ont pas exclue.
"Si nous sommes stricts sur une certaine date limite (...) alors c'est quelque chose que nous considérerons", a déclaré le leader de l'Open VLD, Alexander De Croo, à la télévision belge jeudi soir.
Si le roi finissait par accepter la démission du gouvernement, cela entraînerait la dissolution de la chambre des députés et la convocation d'élections législatives anticipées dans un délai de 40 jours.
"CE PAYS A-T-IL ENCORE UN SENS ?"
Avec le départ de l'Open VLD, Yves Leterme, qui était depuis cinq mois seulement à la tête d'une alliance formée de cinq partis, ne dispose plus que d'une majorité de 76 députés sur 150 élus à la Chambre des représentants, un nombre insuffisant pour gouverner de manière confortable.
Pour expliquer leur décision, les libéraux flamands ont dit ne plus avoir confiance dans le gouvernement Leterme pour gérer l'épineux dossier des communautés électorales de la périphérie de Bruxelles.
Un différend oppose les partis politiques francophones et néerlandophones à propos du statut de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), dont les Flamands souhaitent la scission.
Les commentateurs belges s'interrogeaient vendredi sur les conséquences de cette nouvelle crise.
Pour le quotidien néerlandophone De Morgen, l'impasse politique est sans précédent dans le pays, pourtant agité ces dernières années par des remous à répétition.
La presse francophone exprimait, elle, son désarroi face à la décision des libéraux flamands, s'interrogeant sur une possible scission de la Belgique après 180 ans d'existence.
"Bye Bye Belgium", en anglais dans le texte, titrait La Dernière Heure.
"Ce pays a-t-il encore un sens ?", se demandait Le Soir, en répondant à l'affirmative à la question à condition qu'un large nombre de Belges croient à l'idée et travaillent à la faire exister.
"Si la grave crise née hier persiste, ce sera le signe que ces volontés-là n'existent plus. C'était hier hélas, le sentiment qui dominait", pouvait-on lire.
Cette nouvelle crise politique intervient dans un contexte économique difficile pour la Belgique. Le gouvernement table sur un déficit de 4,8% du produit intérieur brut en 2010 alors que la dette du pays devrait dépasser le seuil de 100% du PIB.
Reuters
Le monarque n'a pas accepté la démission dans l'immédiatement, conservant l'espoir d'éviter une crise politique malvenue alors que la Belgique doit prendre le 1er juillet la présidence tournante de l'Union européenne.
Les médias belges en ont conclu qu'Albert II se laissait jusqu'à lundi pour persuader les libéraux flamands de revenir sur leur décision, une éventualité qu'ils n'ont pas exclue.
"Si nous sommes stricts sur une certaine date limite (...) alors c'est quelque chose que nous considérerons", a déclaré le leader de l'Open VLD, Alexander De Croo, à la télévision belge jeudi soir.
Si le roi finissait par accepter la démission du gouvernement, cela entraînerait la dissolution de la chambre des députés et la convocation d'élections législatives anticipées dans un délai de 40 jours.
"CE PAYS A-T-IL ENCORE UN SENS ?"
Avec le départ de l'Open VLD, Yves Leterme, qui était depuis cinq mois seulement à la tête d'une alliance formée de cinq partis, ne dispose plus que d'une majorité de 76 députés sur 150 élus à la Chambre des représentants, un nombre insuffisant pour gouverner de manière confortable.
Pour expliquer leur décision, les libéraux flamands ont dit ne plus avoir confiance dans le gouvernement Leterme pour gérer l'épineux dossier des communautés électorales de la périphérie de Bruxelles.
Un différend oppose les partis politiques francophones et néerlandophones à propos du statut de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), dont les Flamands souhaitent la scission.
Les commentateurs belges s'interrogeaient vendredi sur les conséquences de cette nouvelle crise.
Pour le quotidien néerlandophone De Morgen, l'impasse politique est sans précédent dans le pays, pourtant agité ces dernières années par des remous à répétition.
La presse francophone exprimait, elle, son désarroi face à la décision des libéraux flamands, s'interrogeant sur une possible scission de la Belgique après 180 ans d'existence.
"Bye Bye Belgium", en anglais dans le texte, titrait La Dernière Heure.
"Ce pays a-t-il encore un sens ?", se demandait Le Soir, en répondant à l'affirmative à la question à condition qu'un large nombre de Belges croient à l'idée et travaillent à la faire exister.
"Si la grave crise née hier persiste, ce sera le signe que ces volontés-là n'existent plus. C'était hier hélas, le sentiment qui dominait", pouvait-on lire.
Cette nouvelle crise politique intervient dans un contexte économique difficile pour la Belgique. Le gouvernement table sur un déficit de 4,8% du produit intérieur brut en 2010 alors que la dette du pays devrait dépasser le seuil de 100% du PIB.
Reuters
jeudi 22 avril 2010
Belgique : le gouvernement d'Yves leterme démissionne
Le gouvernement belge dirigé par Yves Leterme a décidé de présenter sa démission à la suite à un conflit linguistique entre francophones et Flamands, a annoncé l'un des principaux ministres, jeudi 22 avril. Cette démission survient à deux mois de la présidence tournante de l'UE que le pays doit assumer le 1er juillet.
"Il n'y a pas d'autre issue que la démission du gouvernement", a déclaré à la presse le ministre des Finances Didier Reynders, en indiquant qu'il "regrettait" cette issue et en appelant à tout faire pour éviter "que le pays ne s'enfonce dans la crise".
La décision a été prise à l'issue d'un conseil des ministres convoqué en urgence par Yves Leterme, qui doit à présent se rendre chez le roi Albert II pour rendre officielle sa décision
Le Nouvel Observateur
"Il n'y a pas d'autre issue que la démission du gouvernement", a déclaré à la presse le ministre des Finances Didier Reynders, en indiquant qu'il "regrettait" cette issue et en appelant à tout faire pour éviter "que le pays ne s'enfonce dans la crise".
La décision a été prise à l'issue d'un conseil des ministres convoqué en urgence par Yves Leterme, qui doit à présent se rendre chez le roi Albert II pour rendre officielle sa décision
Le Nouvel Observateur
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