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lundi 21 avril 2014
vendredi 16 décembre 2011
jeudi 7 juillet 2011
Murdoch saborde News of the World
Le News of the World de dimanche prochain sera le dernier. Fils du magnat des médias australo-américain Rupert Murdoch, James Murdoch a annoncé jeudi la décision du groupe News Corp de fermer le tabloïd dominical britannique. "L'activité de News of the World est de demander des comptes aux autres, mais il a échoué quand il s'est agi de lui", a déclaré au personnel de la compagnie le président de News International, branche britannique de News Corp, en évoquant une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d'une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu'un tel acte serait "inhumain" s'il était confirmé.
Le journal, créé il y a 168 ans et qui tire à près de 2,8 millions d'exemplaires, a été impliqué dans un scandale d'écoutes téléphoniques illégales qui a pris une ampleur considérable cette semaine avec de nouvelles révélations. Le News of the World était soupçonné cette fois d'avoir piraté les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan. Le scandale était même remonté aux Communes mercredi, avec une passe d'armes entre le Premier ministre britannique, David Cameron, et le leader de l'opposition, Ed Milliband. Et les appels se multipliaient dans tout le pays pour remettre en cause le rachat du bouquet satellitaire BSkyB par le groupe Murdoch. James Murdoch a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, "n'avaient pas mis fin aux problèmes".
L'affaire avait éclaté en 2005. News of the World était accusé d'avoir intercepté des messages destinés à la famille royale, à des responsables politiques et des stars. La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d'avoir été écoutées - hommes politiques, personnalités, sportifs et victimes de faits divers - pourrait compter jusqu'à 4.000 noms. Les excuses du groupe, an avril dernier, n'avaient pas suffi.
L'affaire avait éclaté en 2005. News of the World était accusé d'avoir intercepté des messages destinés à la famille royale, à des responsables politiques et des stars. La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d'avoir été écoutées - hommes politiques, personnalités, sportifs et victimes de faits divers - pourrait compter jusqu'à 4.000 noms. Les excuses du groupe, an avril dernier, n'avaient pas suffi.
jeudi 26 mai 2011
Christine Ockrent claque la porte
Après des mois de guerre avec le président Alain de Pouzilhac sur fond d'espionnage, de plainte pour harcèlement et d'enquêtes, Christine Ockrent a décidé de claquer la porte de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) mercredi, affirmant qu'elle reprenait sa liberté pour se défendre. Dans une interview publiée sur le site du figaro.fr, la directrice générale déléguée de l'AEF, structure qui englobe principalement France 24 et RFI, affirme d'abord qu'elle ne démissionne pas : "Rien ni personne ne peut m'y contraindre. Et d'ailleurs je ne vois pas pour quel motif !".
Elle ajoute cependant immédiatement qu'elle a "décidé d'en finir avec la situation insupportable et totalement figée" dans laquelle elle se trouve. "Après neuf mois de manoeuvres qui ont sali mon honneur et ma réputation, je prends acte de ma révocation déguisée et sans motifs", dit-elle. "J'éprouve aujourd'hui une souffrance que je n'avais jamais expérimentée, insiste-t-elle. Celle d'être isolée, totalement empêchée d'exercer mes fonctions et d'être payée à ne rien faire depuis des mois. J'ai donc décidé de créer les conditions de retrouver ma liberté d'action".
"Gâchis"
Cela faisait des mois que les deux têtes de l'exécutif de l'AEF étaient en guerre, notamment en raison d'un scandale d'espionnage informatique impliquant une collaboratrice de Christine Ockrent, puis d'une plainte contre X pour "harcèlement moral" déposée par l'ancienne présentatrice vedette des JT. Une plainte qui avait conduit à plusieurs perquisitions début mai dans les locaux de l'AEF et de France 24 à Issy-les-Moulineaux. Des perquisitions qui avaient été très mal vécues par la rédaction. En décembre, le personnel de la chaîne d'information internationale avait voté à 85% une motion de défiance contre elle. "France 24 est une jeune chaîne au climat particulier que son PDG considère comme sa propriété personnelle", répond-t-elle au Figaro. Cette guerre a miné la gouvernance de l'AEF, puisque celui-ci fait également l'objet d'un contrôle de l'Inspection générale des Finances (IGF), saisi par le gouvernement, pour vérifier les comptes, tandis que l'Assemblée nationale a mis en place une mission d'information parlementaire.
"Je reprends ma liberté pour me défendre, rétablir mon honneur et ma réputation. Je n'ai pas craqué, je ne lâcherai rien et j'attends toujours qu'Alain de Pouzilhac m'explique pourquoi il faut que je parte", souligne Christine Ockrent, qui ne mettait pratiquement plus les pieds dans les locaux de l'AEF depuis le début de l'année. Elle précise également qu'elle n'a "jamais eu à être entendue" dans le cadre de l'affaire d'espionnage et qu'elle maintient sa plainte pour harcèlement, tandis que faute de contrat de travail car elle est mandataire sociale, elle va réclamer des dommages devant le Tribunal de commerce.
Enfin, alors qu'une partie des salariés de RFI vient de voter une motion de défiance contre Alain de Pouzilhac pour marquer, notamment, son opposition à la fusion avec France 24, elle assure qu'elle a "toujours été opposée à la fusion des rédactions" entre les deux entités. "Pendant deux ans, conclut-elle, Alain de Pouzilhac et moi avons travaillé en bonne intelligence (...). Aujourd'hui, je suis navrée de constater ce gâchis dont je suis la première victime, tout le mal infligé au moral des salariés et à l'image du groupe face à une concurrence mondiale impitoyable".
Jean-François Kahn va quitter le journalisme
Jean-François Kahn, figure de la presse française, va annoncer qu'il quitte le journalisme, dans son bloc-note qui serap publié vendredi dans Marianne. L'homme de 72 ans y évoquera la polémique suscitée par le commentaire qu'il avait fait à la radio sur l'affaire Strauss-Kahn: "si c'est "un troussage de domestique, c'est pas bien". Il s'est ensuite excusé de cette déclaration.
Reporter pendant la guerre d'Algérie, il sera un des journalistes qui révélera l'affaire Ben Barka, homme politique marocain disparu mystérieusement alors qu'il devait être protégé par les services français. Il a été notamment chroniqueur sur Europe, directeur de la rédaction des Nouvelles littéraires et a participé à la célèbre émission politique L'Heure de vérité avant de créer en 1984 L'Événement du Jeudi et ensuite Marianne qu'il a dirigé jusqu'en 2007 avant d'y tenir son "bloc-note". Il est l'auteur de nombreux ouvrages, surtout des livres politiques. Il a fait un bref passage en politique, élu centriste en 2008 à la députation européenne à laquelle il avait renoncé aussitôt.http://lci.tf1.fr/filnews/economie/jean-francois-kahn-va-quitter-le-journalisme-6507047.html
Reporter pendant la guerre d'Algérie, il sera un des journalistes qui révélera l'affaire Ben Barka, homme politique marocain disparu mystérieusement alors qu'il devait être protégé par les services français. Il a été notamment chroniqueur sur Europe, directeur de la rédaction des Nouvelles littéraires et a participé à la célèbre émission politique L'Heure de vérité avant de créer en 1984 L'Événement du Jeudi et ensuite Marianne qu'il a dirigé jusqu'en 2007 avant d'y tenir son "bloc-note". Il est l'auteur de nombreux ouvrages, surtout des livres politiques. Il a fait un bref passage en politique, élu centriste en 2008 à la députation européenne à laquelle il avait renoncé aussitôt.http://lci.tf1.fr/filnews/economie/jean-francois-kahn-va-quitter-le-journalisme-6507047.html
mercredi 18 mai 2011
Visa pour l'image: hommage aux photographes tués
Cette année, ça a été très dur", a commenté vendredi le directeur du festival Jean-François Leroy, en présentant la 23e édition de cette grand-messe internationale du reportage. "La méfiance et l'hostilité vis-à-vis de la presse internationale se manifestent de façon de moins en moins masquée".
Les "assassinats" du photographe franco-allemand Lucas Mebrouk Dolega en janvier à Tunis, puis de ses collègues britannique Tim Hetherington et américain Chris Hondros, en avril en Libye, montrent que ça n'a pas été "une année facile pour la presse", a-t-il ajouté au cours d'un entretien téléphonique à l'AFP. Il a aussi évoqué la disparition dans le même pays du Sud-Africain Anton Hammerl.
"C'est quand même assez paradoxal que tout ça arrive au moment où on continue de parler 'd'émergence du journalisme citoyen'", a-t-il dit. En réalité, "les journalistes qui prennent des risques sont toujours là", a-t-il ajouté, soulignant que les journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans avaient vécu vendredi leur 500e jour de captivité.
Comme lors des éditions précédentes, le festival proposera plus d'une trentaine d'expositions et des soirées de projections retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011.
Visa organise également une rencontre entre de jeunes photojournalistes et des photoreporters ou des directeurs de la photo aguerris, dont le reporter de guerre portugais Joao Silva, grièvement blessé en Afghanistan en octobre 2010.
Parmi les expositions, celle de Youri Kozyrev (agence Noor) présentera les printemps arabes en Libye, en Egypte, à Bahrein et au Yémen. Une grande exposition traitera de la catastrophe de Fukushima au Japon. Barbara Davidson (Los Angeles Times) exposera son travail sur les gangs de LA, Jocelyn Bain Hogg le sien sur la pègre au Royaume-Uni.
Les visiteurs pourront admirer les reportages de Valerio Bispuri sur les prisons d'Amérique du Sud, Fernando Moleres sur l'incarcération des jeunes en Afrique, Riccardo Venturi sur Haïti, ou le travail de Brian Skerry intitulé Ocean Soul sur le monde sous-marin.
Les reportages du photographe de l'AFP Issoufou Sanogo seront également à l'honneur. "J'ai trouvé que sa couverture des événements en Côte d'Ivoire était tout à fait remarquable", a estimé le directeur du festival.
Aux différents prix décernés (Visas d'or news, magazine, presse quotidienne...) s'ajoutera pour la première fois un Visa d'or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge.
"Au départ, je n'étais pas un fou des prix", dit Jean-François Leroy. Mais "au fur et à mesure des années on en a développé un, puis deux, puis trois", ce qui permet au festival de distribuer plus de 160.000 euros financés par différents partenaires. "Il y a beaucoup de rédactions qui m'envieraient un tel budget", reconnaît-il.
L'édition 2010 avait attiré 206.000 visiteurs aux expositions et plus de 12.000 participants aux soirées. Cinquante-huit pays avaient participé au festival.
Le site de Visa pour l'image
http://culture.france2.fr/art-et-expositions/actu/visa-pour-l-image-hommage-aux-photographes-tues-68803375.html
Les "assassinats" du photographe franco-allemand Lucas Mebrouk Dolega en janvier à Tunis, puis de ses collègues britannique Tim Hetherington et américain Chris Hondros, en avril en Libye, montrent que ça n'a pas été "une année facile pour la presse", a-t-il ajouté au cours d'un entretien téléphonique à l'AFP. Il a aussi évoqué la disparition dans le même pays du Sud-Africain Anton Hammerl.
"C'est quand même assez paradoxal que tout ça arrive au moment où on continue de parler 'd'émergence du journalisme citoyen'", a-t-il dit. En réalité, "les journalistes qui prennent des risques sont toujours là", a-t-il ajouté, soulignant que les journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans avaient vécu vendredi leur 500e jour de captivité.
Comme lors des éditions précédentes, le festival proposera plus d'une trentaine d'expositions et des soirées de projections retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011.
Visa organise également une rencontre entre de jeunes photojournalistes et des photoreporters ou des directeurs de la photo aguerris, dont le reporter de guerre portugais Joao Silva, grièvement blessé en Afghanistan en octobre 2010.
Parmi les expositions, celle de Youri Kozyrev (agence Noor) présentera les printemps arabes en Libye, en Egypte, à Bahrein et au Yémen. Une grande exposition traitera de la catastrophe de Fukushima au Japon. Barbara Davidson (Los Angeles Times) exposera son travail sur les gangs de LA, Jocelyn Bain Hogg le sien sur la pègre au Royaume-Uni.
Les visiteurs pourront admirer les reportages de Valerio Bispuri sur les prisons d'Amérique du Sud, Fernando Moleres sur l'incarcération des jeunes en Afrique, Riccardo Venturi sur Haïti, ou le travail de Brian Skerry intitulé Ocean Soul sur le monde sous-marin.
Les reportages du photographe de l'AFP Issoufou Sanogo seront également à l'honneur. "J'ai trouvé que sa couverture des événements en Côte d'Ivoire était tout à fait remarquable", a estimé le directeur du festival.
Aux différents prix décernés (Visas d'or news, magazine, presse quotidienne...) s'ajoutera pour la première fois un Visa d'or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge.
"Au départ, je n'étais pas un fou des prix", dit Jean-François Leroy. Mais "au fur et à mesure des années on en a développé un, puis deux, puis trois", ce qui permet au festival de distribuer plus de 160.000 euros financés par différents partenaires. "Il y a beaucoup de rédactions qui m'envieraient un tel budget", reconnaît-il.
L'édition 2010 avait attiré 206.000 visiteurs aux expositions et plus de 12.000 participants aux soirées. Cinquante-huit pays avaient participé au festival.
Le site de Visa pour l'image
http://culture.france2.fr/art-et-expositions/actu/visa-pour-l-image-hommage-aux-photographes-tues-68803375.html
dimanche 20 mars 2011
Libye: 2 journalistes de l'AFP disparus
Deux journalistes couvrant le conflit en Libye pour l'Agence France-Presse et un photographe de l'agence Getty Images qui circulait en leur compagnie sont portés disparus, a fait savoir aujourd'hui l'AFP.L'agence dit être sans nouvelles depuis vendredi soir des journalistes Dave Clark et Roberto Schmidt ainsi du photographe de Getty Images Joe Raedle. Clark et Schmidt avaient déclaré vendredi soir par un courriel adressé à leurs supérieurs qu'ils comptaient se rendre samedi à une trentaine de kilomètres de Tobrouk, dans l'Est de la Libye, pour y rencontrer des opposants au numéro un libyen Mouammar Kadhafi et parler à des réfugiés fuyant les combats, indique l'AFP.
Quatre journalistes du New York Times ont été arrêtés par les forces libyennes voici quelques jours alors qu'ils couvraient les événements dans l'Est du pays
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/20/97001-20110320FILWWW00174-libye-2-journalistes-de-l-afp-disparus.php
Quatre journalistes du New York Times ont été arrêtés par les forces libyennes voici quelques jours alors qu'ils couvraient les événements dans l'Est du pays
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/20/97001-20110320FILWWW00174-libye-2-journalistes-de-l-afp-disparus.php
lundi 14 mars 2011
Juppé, Guéant, les meilleurs d'entre tous ?
Les promotions des grands serviteurs de l'Etat, Alain Juppé et Claude Guéant, respectivement nommés Ministre des Affaires Etrangères et de l'Intérieur, symbolisent le retour de l'excellence et de l'expérience à des postes stratégiques. Alain Juppé tout d'abord, « le meilleur d'entre nous » comme l'appelait Jacques Chirac, ou « le fils préféré à qui on a tout donné sur un plateau » selon Nicolas Sarkozy, peut savourer son retour au premier plan. En effet, après sa nomination en 1995 à la tête du gouvernement, l'homme a vécu un vrai parcours du combattant. La fronde populaire à l'annonce de la réforme des retraites, le fiasco de la dissolution de 1997, une condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et enfin, l'exil volontaire au Canada...
De retour au gouvernement en 2007, il devint « le moins durable des ministres du développement durable » comme il aime à dire. Juppé le premier de la classe serait-il le maudit de la scène politique ? Lui l'arrogant, le cassant, victime d'un complexe de supériorité chronique et d'un ego gonflé à l'hélium a toujours eu un rapport compliqué avec les Français. Après être passé par la « case défense », le voici appelé au secours d'un ministère des Affaires Etrangères discrédité suite aux loupés de la diplomatie française lors des révolutions au Moyen Orient et en Afrique du Nord. C'est un peu un retour aux sources pour celui qui fut à la tête du Quai d'Orsay entre 1993 et 1995 avec comme dircab un certain Dominique de Villepin.
Qui aurait pu imaginer un tel scénario lorsque l'on connaît la violence avec laquelle se sont affrontés Chirac et Balladur et leurs lieutenants respectifs Juppé et Sarkozy pendant la campagne présidentielle fratricide de 1995. A l'époque, Nicolas Sarkozy qui était en charge des ralliements vers Balladur se complaisait déjà dans les rapports de force, concluant ses interventions par un « tu es avec nous ou contre nous ». Si Juppé a longtemps hésité, il resta un des rares avec Seguin et Madelin à rester fidèle à Chirac. Elu en 1995, ce dernier ne pardonna pas aux « traîtres » et les balladuriens furent tous bannis du pouvoir, Sarkozy inclus, bien que Juppé ait plaidé sa cause.
En réalité, malgré leurs affrontements politiques, les deux hommes se sont toujours estimés, Sarkozy admirant le « techno surdoué » bardé de diplômes, et Juppé admirant l'animal politique Sarko qu'il n'est pas. Mais Alain Juppé, qui avait refusé le Quai lors du premier remaniement, a cette fois accepté à condition que Claude Guéant, le tout puissant secrétaire général, n'interfère plus tous azimuts en matière de diplomatie. C'est chose faite, puisque Nicolas Sarkozy vient de promouvoir ce dernier place Beauvau.
Claude Guéant peut également savourer sa promotion. En effet, ce dernier avait vécu le premier remaniement comme une disgrâce : son favori Borloo n'accéda pas à Matignon, Hortefeux fut confirmé à l'Intérieur, et Guéant lui même fut quasiment interdit d'antenne à la demande de François Fillon. Il est vrai que celui que l'on surnommait le Premier Ministre bis en agaçait plus d'un : Emmanuelle Mignon, ex Dircab de Sarkozy, qui préféra partir, Henri Guaino, avec lequel les relations sont pour le moins tendues, et enfin François Fillon. En d'autres termes, l'omniprésence de Guéant dérangeait. La Place Beauvau est pour Guéant un véritable costume taillé sur mesure. Il a en effet l'expérience et toutes les qualités requises pour un poste hautement stratégique dans la perspective de la présidentielle de 2012. De plus, ses compétences qui transcendent les clivages politiques ainsi que son sang froid légendaire lui permettront de faire tampon avec la gauche, endiguant les excès du Président.
Si Juppé et Guéant ont de nombreux points communs, il y a toutefois une différence essentielle entre ces deux grands commis de l'Etat : Juppé rêve toujours d'être Président alors que Claude Guéant n'a aucune ambition politique.
La phrase de la semaine :
«Au sein de l'équipe gouvernementale, un ancien Premier Ministre a toujours du poids, mais j'ai du mal à croire en un Juppé superstar. Pour les Français, c'est toujours le Premier Ministre droit dans ses bottes qui a été condamné par la justice. Il faut se calmer. Je ne sens pas une juppémania envahir la France ». De François Fillon
http://www.acdefi.com/index.php?pid=1138
De retour au gouvernement en 2007, il devint « le moins durable des ministres du développement durable » comme il aime à dire. Juppé le premier de la classe serait-il le maudit de la scène politique ? Lui l'arrogant, le cassant, victime d'un complexe de supériorité chronique et d'un ego gonflé à l'hélium a toujours eu un rapport compliqué avec les Français. Après être passé par la « case défense », le voici appelé au secours d'un ministère des Affaires Etrangères discrédité suite aux loupés de la diplomatie française lors des révolutions au Moyen Orient et en Afrique du Nord. C'est un peu un retour aux sources pour celui qui fut à la tête du Quai d'Orsay entre 1993 et 1995 avec comme dircab un certain Dominique de Villepin.
Qui aurait pu imaginer un tel scénario lorsque l'on connaît la violence avec laquelle se sont affrontés Chirac et Balladur et leurs lieutenants respectifs Juppé et Sarkozy pendant la campagne présidentielle fratricide de 1995. A l'époque, Nicolas Sarkozy qui était en charge des ralliements vers Balladur se complaisait déjà dans les rapports de force, concluant ses interventions par un « tu es avec nous ou contre nous ». Si Juppé a longtemps hésité, il resta un des rares avec Seguin et Madelin à rester fidèle à Chirac. Elu en 1995, ce dernier ne pardonna pas aux « traîtres » et les balladuriens furent tous bannis du pouvoir, Sarkozy inclus, bien que Juppé ait plaidé sa cause.
En réalité, malgré leurs affrontements politiques, les deux hommes se sont toujours estimés, Sarkozy admirant le « techno surdoué » bardé de diplômes, et Juppé admirant l'animal politique Sarko qu'il n'est pas. Mais Alain Juppé, qui avait refusé le Quai lors du premier remaniement, a cette fois accepté à condition que Claude Guéant, le tout puissant secrétaire général, n'interfère plus tous azimuts en matière de diplomatie. C'est chose faite, puisque Nicolas Sarkozy vient de promouvoir ce dernier place Beauvau.
Claude Guéant peut également savourer sa promotion. En effet, ce dernier avait vécu le premier remaniement comme une disgrâce : son favori Borloo n'accéda pas à Matignon, Hortefeux fut confirmé à l'Intérieur, et Guéant lui même fut quasiment interdit d'antenne à la demande de François Fillon. Il est vrai que celui que l'on surnommait le Premier Ministre bis en agaçait plus d'un : Emmanuelle Mignon, ex Dircab de Sarkozy, qui préféra partir, Henri Guaino, avec lequel les relations sont pour le moins tendues, et enfin François Fillon. En d'autres termes, l'omniprésence de Guéant dérangeait. La Place Beauvau est pour Guéant un véritable costume taillé sur mesure. Il a en effet l'expérience et toutes les qualités requises pour un poste hautement stratégique dans la perspective de la présidentielle de 2012. De plus, ses compétences qui transcendent les clivages politiques ainsi que son sang froid légendaire lui permettront de faire tampon avec la gauche, endiguant les excès du Président.
Si Juppé et Guéant ont de nombreux points communs, il y a toutefois une différence essentielle entre ces deux grands commis de l'Etat : Juppé rêve toujours d'être Président alors que Claude Guéant n'a aucune ambition politique.
La phrase de la semaine :
«Au sein de l'équipe gouvernementale, un ancien Premier Ministre a toujours du poids, mais j'ai du mal à croire en un Juppé superstar. Pour les Français, c'est toujours le Premier Ministre droit dans ses bottes qui a été condamné par la justice. Il faut se calmer. Je ne sens pas une juppémania envahir la France ». De François Fillon
http://www.acdefi.com/index.php?pid=1138
mardi 8 mars 2011
Accusé de mensonge par le Nouvel Obs, Pierre Perret riposte
La bataille judiciaire, prévue les 22 et 23 mars, entre le chanteur et Le Nouvel Observateur s'annonce saignante. De ses rencontres - réelles? - avec l'écrivain Paul Léautaud à son amitié - trahie? - avec Georges Brassens, c'est toute sa carrière qui va défiler à la barre. L'Express verse une pièce inédite au dossier.
A vrai dire, on n'y croyait plus. Depuis près de quarante ans, Pierre Perret jurait que Paul Léautaud lui avait dédicacé l'un de ses ouvrages. La scène se serait passée à l'occasion d'une visite du chanteur à l'ermite de Fontenay-aux-Roses, dans son capharnaüm envahi de chats. Mais on n'avait jamais vu la chose. Ni dans son petit livre, Adieu monsieur Léautaud (Julliard), paru en 1972, où il relatait ses longues conversations avec l'écrivain. Ni après un article au vitriol du Nouvel Observateur, en janvier 2009, qui accusait pourtant sans détour: "Perret n'a jamais rencontré Léautaud." Le chanteur avait hurlé au complot, poursuivi l'hebdomadaire en justice - le procès va se tenir les 22 et 23 mars prochains. Mais toujours pas la moindre dédicace à l'horizon.
Aussi, lorsque l'on croise l'artiste, fin février, entre deux galas à Dinan et Saint-Chamond, n'a-t-on qu'une question à la bouche: et cette fameuse dédicace? Pour toute réponse, le chantre des Jolies Colonies de vacances, 76 ans, bon pied bon oeil, s'installe à la table de l'un de ses avocats, ouvre sa sacoche, en extrait un objet protégé par un plastique, enlève délicatement l'élastique qui l'entoure et sort un exemplaire des fameux Entretiens avec Robert Mallet, de Paul Léautaud, parus chez Gallimard, en 1951.
On ouvre et on découvre ceci, tracé à l'encre noire un peu passée: "A Pierre Perret, avec des années de retard et mes cordialités. P. Léautaud. Le jeudi 26 août 1954" (voir document ci-dessus). Tout "léautaldien" reconnaîtra la petite écriture régulière de l'Alceste de Fontenay-aux-Roses. "Il me l'a faite chez lui, à la plume d'oie. Regardez, il m'a même corrigé, à la main, une phrase fautive, à la page 351", commente Perret.
Une "preuve ADN"
Dans une affaire criminelle, on parlerait presque de "preuve ADN". Pierre Perret le sait bien qui, avec la méticulosité d'un médecin légiste, remballe délicatement la pièce à conviction dans ses habits de plastique. Car, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, au soir d'un demi-siècle de music-hall, face à la journaliste Sophie Delassein, qui l'a traité de "menteur" et d'"imposteur", c'est son honneur qu'il va jouer. Lui qui avait résisté aux fans déchaînés des Rolling Stones, dont il avait assuré la première partie, à l'Olympia, en 1964, semble ébranlé. Ce qui donne, en Perret dans le texte: "En cinquante piges, je n'avais jamais pris un tel seau d'immondices sur la cafetière."
Au coeur des débats, donc, les relations entre l'auteur du Zizi et Paul Léautaud. C'est la scène originelle, maintes fois racontée, de la carrière du petit saxophoniste de Castelsarrasin monté à Paris à 18 ans pour effectuer son service militaire. "Je l'admirais éperdument et, un peu inconscient, j'ai décidé, moi, jouvenceau inconnu, d'aller taper à sa porte, raconte donc une nouvelle fois Perret. Il m'a reçu en bougonnant, m'a d'abord claqué la porte au nez, puis m'a rattrapé dans les escaliers. Nous avons parlé tout l'après-midi, au milieu de ses chats, dans sa maison poussiéreuse. Il y avait aussi Guenette, sa guenon. Il m'a conseillé de lire Voltaire, Diderot, Stendhal. J'étais émerveillé. Après cette première rencontre, je suis retourné le voir plusieurs fois."
Mais pourquoi cette fascination pour Léautaud (1872-1956), qu'on ne lit plus guère aujourd'hui (et on a grand tort, Le Petit Ami et Passe-Temps étant des merveilles de liberté de ton...)?
Pour comprendre, il faut revenir au début des années 1950: à une époque où la télévision était quasiment inexistante, l'écrivain aux chats a littéralement tenu la France en haleine, en 1951, lors de ses entretiens radiophoniques avec Robert Mallet. Ses piques, son rire irrésistible - "Ohohohohoh!", ses coups de canne - "Tonk! Tonk! Tonk!" - ont fait de ce styliste déguisé en clochard une véritable star.
"Se prévaloir de relations avec Léautaud a donné à Pierre Perret une aura littéraire, tant auprès du public que de Georges Brassens, dont il s'est rapproché à cette époque, assure Sophie Delassein, bien décidée à en découdre avec l'auteur de Mon p'tit loup, avant d'ajouter: mais s'il l'a vraiment rencontré, comment se fait-il que son nom ne soit jamais mentionné dans le Journal littéraire de Léautaud?"
Bonne question. Ce Journal est un monument de 19 volumes, 6000 pages savoureuses plongeant dans la vie littéraire du XXe siècle - on y croise Apollinaire, Valéry et Gide - où affleure la solitude d'un homme qui préfère les chats aux enfants, la bougie à l'électricité et, plus que tout, son indépendance d'esprit aux conventions. Mais, en effet, pas la moindre trace de "Perret (Pierre)" dans l'index. "Je n'étais qu'un jeune inconnu pour lui, pourquoi m'aurait-il mentionné?" avance l'auteur de La Cage aux oiseaux.
"Vous savez, je suis allé voir assez souvent Léautaud à Fontenay entre 1951 et 1953, j'y ai croisé sa grande amie, Marie Dormoy, j'en ai tiré des articles, il m'a envoyé quelques lettres, mais mon nom n'est pas cité non plus dans son Journal, observe Christian Millau, qui fut un redoutable chroniqueur littéraire, avant de fonder le Gault&Millau, et devrait témoigner au procès à la demande de Perret. J'apportais des bananes à Guenette. Un jour, j'avais même traîné Léautaud au cocktail de lancement d'un nouvel hebdomadaire, La Parisienne. On l'avait installé entre deux starlettes sexy, il était aux anges. Mais pas un mot de cela dans son Journal."
Il est vrai que le Journal des années 1953 à 1956 - Léautaud s'éteint en février de cette année-là - période où Perret dit l'avoir fréquenté, demeure assez lacunaire. L'année 1953 ne compte que 38 entrées (une partie du manuscrit ayant été volée), l'année 1954 en totalise 52 et l'année 1955 à peine une centaine.
Lire la suite dans l'Express...
http://www.lexpress.fr/culture/livre/accuse-de-mensonge-par-le-nouvel-obs-pierre-perret-riposte_969805.html
A vrai dire, on n'y croyait plus. Depuis près de quarante ans, Pierre Perret jurait que Paul Léautaud lui avait dédicacé l'un de ses ouvrages. La scène se serait passée à l'occasion d'une visite du chanteur à l'ermite de Fontenay-aux-Roses, dans son capharnaüm envahi de chats. Mais on n'avait jamais vu la chose. Ni dans son petit livre, Adieu monsieur Léautaud (Julliard), paru en 1972, où il relatait ses longues conversations avec l'écrivain. Ni après un article au vitriol du Nouvel Observateur, en janvier 2009, qui accusait pourtant sans détour: "Perret n'a jamais rencontré Léautaud." Le chanteur avait hurlé au complot, poursuivi l'hebdomadaire en justice - le procès va se tenir les 22 et 23 mars prochains. Mais toujours pas la moindre dédicace à l'horizon.
Aussi, lorsque l'on croise l'artiste, fin février, entre deux galas à Dinan et Saint-Chamond, n'a-t-on qu'une question à la bouche: et cette fameuse dédicace? Pour toute réponse, le chantre des Jolies Colonies de vacances, 76 ans, bon pied bon oeil, s'installe à la table de l'un de ses avocats, ouvre sa sacoche, en extrait un objet protégé par un plastique, enlève délicatement l'élastique qui l'entoure et sort un exemplaire des fameux Entretiens avec Robert Mallet, de Paul Léautaud, parus chez Gallimard, en 1951.
On ouvre et on découvre ceci, tracé à l'encre noire un peu passée: "A Pierre Perret, avec des années de retard et mes cordialités. P. Léautaud. Le jeudi 26 août 1954" (voir document ci-dessus). Tout "léautaldien" reconnaîtra la petite écriture régulière de l'Alceste de Fontenay-aux-Roses. "Il me l'a faite chez lui, à la plume d'oie. Regardez, il m'a même corrigé, à la main, une phrase fautive, à la page 351", commente Perret.
Une "preuve ADN"
Dans une affaire criminelle, on parlerait presque de "preuve ADN". Pierre Perret le sait bien qui, avec la méticulosité d'un médecin légiste, remballe délicatement la pièce à conviction dans ses habits de plastique. Car, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, au soir d'un demi-siècle de music-hall, face à la journaliste Sophie Delassein, qui l'a traité de "menteur" et d'"imposteur", c'est son honneur qu'il va jouer. Lui qui avait résisté aux fans déchaînés des Rolling Stones, dont il avait assuré la première partie, à l'Olympia, en 1964, semble ébranlé. Ce qui donne, en Perret dans le texte: "En cinquante piges, je n'avais jamais pris un tel seau d'immondices sur la cafetière."
Au coeur des débats, donc, les relations entre l'auteur du Zizi et Paul Léautaud. C'est la scène originelle, maintes fois racontée, de la carrière du petit saxophoniste de Castelsarrasin monté à Paris à 18 ans pour effectuer son service militaire. "Je l'admirais éperdument et, un peu inconscient, j'ai décidé, moi, jouvenceau inconnu, d'aller taper à sa porte, raconte donc une nouvelle fois Perret. Il m'a reçu en bougonnant, m'a d'abord claqué la porte au nez, puis m'a rattrapé dans les escaliers. Nous avons parlé tout l'après-midi, au milieu de ses chats, dans sa maison poussiéreuse. Il y avait aussi Guenette, sa guenon. Il m'a conseillé de lire Voltaire, Diderot, Stendhal. J'étais émerveillé. Après cette première rencontre, je suis retourné le voir plusieurs fois."
Mais pourquoi cette fascination pour Léautaud (1872-1956), qu'on ne lit plus guère aujourd'hui (et on a grand tort, Le Petit Ami et Passe-Temps étant des merveilles de liberté de ton...)?
Pour comprendre, il faut revenir au début des années 1950: à une époque où la télévision était quasiment inexistante, l'écrivain aux chats a littéralement tenu la France en haleine, en 1951, lors de ses entretiens radiophoniques avec Robert Mallet. Ses piques, son rire irrésistible - "Ohohohohoh!", ses coups de canne - "Tonk! Tonk! Tonk!" - ont fait de ce styliste déguisé en clochard une véritable star.
"Se prévaloir de relations avec Léautaud a donné à Pierre Perret une aura littéraire, tant auprès du public que de Georges Brassens, dont il s'est rapproché à cette époque, assure Sophie Delassein, bien décidée à en découdre avec l'auteur de Mon p'tit loup, avant d'ajouter: mais s'il l'a vraiment rencontré, comment se fait-il que son nom ne soit jamais mentionné dans le Journal littéraire de Léautaud?"
Bonne question. Ce Journal est un monument de 19 volumes, 6000 pages savoureuses plongeant dans la vie littéraire du XXe siècle - on y croise Apollinaire, Valéry et Gide - où affleure la solitude d'un homme qui préfère les chats aux enfants, la bougie à l'électricité et, plus que tout, son indépendance d'esprit aux conventions. Mais, en effet, pas la moindre trace de "Perret (Pierre)" dans l'index. "Je n'étais qu'un jeune inconnu pour lui, pourquoi m'aurait-il mentionné?" avance l'auteur de La Cage aux oiseaux.
"Vous savez, je suis allé voir assez souvent Léautaud à Fontenay entre 1951 et 1953, j'y ai croisé sa grande amie, Marie Dormoy, j'en ai tiré des articles, il m'a envoyé quelques lettres, mais mon nom n'est pas cité non plus dans son Journal, observe Christian Millau, qui fut un redoutable chroniqueur littéraire, avant de fonder le Gault&Millau, et devrait témoigner au procès à la demande de Perret. J'apportais des bananes à Guenette. Un jour, j'avais même traîné Léautaud au cocktail de lancement d'un nouvel hebdomadaire, La Parisienne. On l'avait installé entre deux starlettes sexy, il était aux anges. Mais pas un mot de cela dans son Journal."
Il est vrai que le Journal des années 1953 à 1956 - Léautaud s'éteint en février de cette année-là - période où Perret dit l'avoir fréquenté, demeure assez lacunaire. L'année 1953 ne compte que 38 entrées (une partie du manuscrit ayant été volée), l'année 1954 en totalise 52 et l'année 1955 à peine une centaine.
Lire la suite dans l'Express...
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lundi 4 octobre 2010
L’indépendance de la presse est-elle dépassée ? (Gilles Bridier)
L’indépendance de la presse n’est pas un concept de salon pour démocrate attardé. Elle est une condition nécessaire à l’information des citoyens, pour qu’ils se forgent une opinion avant de s’exprimer notamment dans les urnes.
Lorsque la presse est placée au banc des accusés par des personnalités politiques, porte-parole de partis qui prennent l’opinion publique à témoin pour contester – à des fins partisanes – la crédibilité d’une information, la démocratie a tout à y perdre.
Certes, la presse n’a pas forcément raison. Mais dans l’affaire Woerth/Bettencourt/de Maistre, l’accuser d’acharnement alors que des conflits d’intérêt impliquant la sphère politique sont mis en évidence et que des éléments contradictoires sont révélés, procède d’une tentative de diversion ou d’enfumage pour que l’opinion publique se détourne du sujet.
Ainsi petit à petit, l’idée se répand dans l’opinion que la presse n’est plus dans son rôle, qu’elle travestit la réalité pour augmenter son audience, qu’elle invente des motifs d’indignation, qu’elle franchit les limites de l’impertinence. Bref, qu’elle n’est pas digne de son indépendance. De là à vouloir la déposséder de son pouvoir… !
Respecter la loi
Ces critiques atteignent d’autant plus leur cible que l’image des journalistes, victimes d’un virus qui s’attaque en même temps à la liberté d’informer, s’est dégradée dans l’opinion. Mais c’est parce qu’elle est indépendante que la presse peut mener ses enquêtes, en vérifiant ses sources tout en les protégeant. Et si le gouvernement a cru bon d’édicter, en janvier dernier, une loi pour renforcer la protection du secret des sources des journalistes, c’est bien que, en France, elle était menacée. Ces rappels peuvent paraître banals, et théoriques. Ils ne sont pas forcément superflus lorsqu’un journal comme Le Monde en vient à porter plainte pour que les lois qui garantissent l’exercice de la liberté de la presse soient respectées. Rien d’autre.
Quatrième pouvoir
Que demandent les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou internautes dans toutes les enquêtes menées par les médias ?
Que les journalistes leur livrent des faits et leur révèlent le « dessous des cartes ». C’est d’ailleurs le rôle de l’information, qui amène la presse à jouer un rôle de contre-pouvoir lorsqu’elle rapporte et décrit des abus de pouvoir. A ce titre, elle est un élément d’équilibre des pouvoirs, ce qui consacre son rôle irremplaçable dans le fonctionnement d’une démocratie. Que l’indépendance de la presse, ce quatrième pouvoir, soit transgressé, c’est tout le mécanisme démocratique qui s’enraye. C’est pourquoi les journalistes se voient investis d’une véritable responsabilité dans l’exercice de cette indépendance.
C’est pourquoi aussi, jusqu’à une période récente, on n’aurait pas admis qu’un industriel vivant de la commande publique et obligatoirement proche des pouvoirs – dans le domaine de la Défense, par exemple – acquiert des organes de presse nationaux susceptibles d’influencer les votes des électeurs dans un sens favorable à ses propres intérêts.
Aujourd’hui, le phénomène ne semble plus faire débat. Pourtant, les risques de dérive n’ont pas disparu. Les rédactions des journaux s’organisent pour que la pluralité de l’information soit respectée, en créant des "Sociétés de rédacteur" qui peuvent se mobiliser lorsque les principes sont bafoués. Le Monde et Le Figaro, Les Echos et Libération, et d’autres s’en sont dotés. L’évolution de leurs actionnariats, composés d’hommes d’affaires parfois très proches du pouvoir, l’a imposé afin que l’opinion publique soit alertée si la vocation de ces journaux était détournée.
Résistance aux pressions
Cette indépendance irrite les pouvoirs. Le phénomène s’est répandu tans tous les secteurs et à tous les échelons, en politique comme en économie notamment, qu’il s’agisse de presse nationale, régionale ou professionnelle. Les pressions qui s’exercent sur les journalistes sont tout aussi fortes dans les journaux locaux de la part des autorités du lieu ou dans les journaux spécialisés face aux annonceurs publicitaires et leaders professionnels, que dans la presse nationale. La résistance à ces pressions fait, en quelque sorte, partie du métier. Les journalistes incontrôlables sont dans le collimateur des directions de communication. Dès qu’ils agacent ou dérangent, on cherche à discréditer les média.
L’exercice de la liberté suppose un long apprentissage, et la presse doit sans cesse se remettre en question. Elle n’est pas irréprochable. On a pu parler parfois de complaisance, de connivence. Toutefois, la concurrence entre les journaux, radios, télévisions et sites internet se charge de corriger les dérives par des contre-enquêtes ; c’est l’avantage des démocraties de laisser toutes les opinions s’exprimer, et la justification de l’indépendance de la presse. Bien sûr, les médias ne sont pas là pour rendre une certaine justice : ils deviendraient eux-mêmes un risque pour la démocratie. Mais quand la contradiction perd de sa vigueur et qu’un consensus domine dans les médias, c’est qu’un vrai problème se pose.
Dans ces situations-là, qui sont souvent des affaires d’Etat (Rainbow Warrior, affaires Urba ou des HLM de Paris et combien d’autres concernant le financement des partis politiques…), l’indépendance dérange. C’est alors qu’elle doit être défendue.
http://www.place-publique.fr/spip.php?article5960
Lorsque la presse est placée au banc des accusés par des personnalités politiques, porte-parole de partis qui prennent l’opinion publique à témoin pour contester – à des fins partisanes – la crédibilité d’une information, la démocratie a tout à y perdre.
Certes, la presse n’a pas forcément raison. Mais dans l’affaire Woerth/Bettencourt/de Maistre, l’accuser d’acharnement alors que des conflits d’intérêt impliquant la sphère politique sont mis en évidence et que des éléments contradictoires sont révélés, procède d’une tentative de diversion ou d’enfumage pour que l’opinion publique se détourne du sujet.
Ainsi petit à petit, l’idée se répand dans l’opinion que la presse n’est plus dans son rôle, qu’elle travestit la réalité pour augmenter son audience, qu’elle invente des motifs d’indignation, qu’elle franchit les limites de l’impertinence. Bref, qu’elle n’est pas digne de son indépendance. De là à vouloir la déposséder de son pouvoir… !
Respecter la loi
Ces critiques atteignent d’autant plus leur cible que l’image des journalistes, victimes d’un virus qui s’attaque en même temps à la liberté d’informer, s’est dégradée dans l’opinion. Mais c’est parce qu’elle est indépendante que la presse peut mener ses enquêtes, en vérifiant ses sources tout en les protégeant. Et si le gouvernement a cru bon d’édicter, en janvier dernier, une loi pour renforcer la protection du secret des sources des journalistes, c’est bien que, en France, elle était menacée. Ces rappels peuvent paraître banals, et théoriques. Ils ne sont pas forcément superflus lorsqu’un journal comme Le Monde en vient à porter plainte pour que les lois qui garantissent l’exercice de la liberté de la presse soient respectées. Rien d’autre.
Quatrième pouvoir
Que demandent les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou internautes dans toutes les enquêtes menées par les médias ?
Que les journalistes leur livrent des faits et leur révèlent le « dessous des cartes ». C’est d’ailleurs le rôle de l’information, qui amène la presse à jouer un rôle de contre-pouvoir lorsqu’elle rapporte et décrit des abus de pouvoir. A ce titre, elle est un élément d’équilibre des pouvoirs, ce qui consacre son rôle irremplaçable dans le fonctionnement d’une démocratie. Que l’indépendance de la presse, ce quatrième pouvoir, soit transgressé, c’est tout le mécanisme démocratique qui s’enraye. C’est pourquoi les journalistes se voient investis d’une véritable responsabilité dans l’exercice de cette indépendance.
C’est pourquoi aussi, jusqu’à une période récente, on n’aurait pas admis qu’un industriel vivant de la commande publique et obligatoirement proche des pouvoirs – dans le domaine de la Défense, par exemple – acquiert des organes de presse nationaux susceptibles d’influencer les votes des électeurs dans un sens favorable à ses propres intérêts.
Aujourd’hui, le phénomène ne semble plus faire débat. Pourtant, les risques de dérive n’ont pas disparu. Les rédactions des journaux s’organisent pour que la pluralité de l’information soit respectée, en créant des "Sociétés de rédacteur" qui peuvent se mobiliser lorsque les principes sont bafoués. Le Monde et Le Figaro, Les Echos et Libération, et d’autres s’en sont dotés. L’évolution de leurs actionnariats, composés d’hommes d’affaires parfois très proches du pouvoir, l’a imposé afin que l’opinion publique soit alertée si la vocation de ces journaux était détournée.
Résistance aux pressions
Cette indépendance irrite les pouvoirs. Le phénomène s’est répandu tans tous les secteurs et à tous les échelons, en politique comme en économie notamment, qu’il s’agisse de presse nationale, régionale ou professionnelle. Les pressions qui s’exercent sur les journalistes sont tout aussi fortes dans les journaux locaux de la part des autorités du lieu ou dans les journaux spécialisés face aux annonceurs publicitaires et leaders professionnels, que dans la presse nationale. La résistance à ces pressions fait, en quelque sorte, partie du métier. Les journalistes incontrôlables sont dans le collimateur des directions de communication. Dès qu’ils agacent ou dérangent, on cherche à discréditer les média.
L’exercice de la liberté suppose un long apprentissage, et la presse doit sans cesse se remettre en question. Elle n’est pas irréprochable. On a pu parler parfois de complaisance, de connivence. Toutefois, la concurrence entre les journaux, radios, télévisions et sites internet se charge de corriger les dérives par des contre-enquêtes ; c’est l’avantage des démocraties de laisser toutes les opinions s’exprimer, et la justification de l’indépendance de la presse. Bien sûr, les médias ne sont pas là pour rendre une certaine justice : ils deviendraient eux-mêmes un risque pour la démocratie. Mais quand la contradiction perd de sa vigueur et qu’un consensus domine dans les médias, c’est qu’un vrai problème se pose.
Dans ces situations-là, qui sont souvent des affaires d’Etat (Rainbow Warrior, affaires Urba ou des HLM de Paris et combien d’autres concernant le financement des partis politiques…), l’indépendance dérange. C’est alors qu’elle doit être défendue.
http://www.place-publique.fr/spip.php?article5960
samedi 2 octobre 2010
Arnaud Montebourg part en guerre contre TF1
Le député socialiste Arnaud Montebourg ne cache plus son aversion pour ce que représente TF1 : "appauvrissement de l'imaginaire collectif des Français", "violation des règles du pluralisme politique", collusion avec le pouvoir actuel, "destruction de la dignité humaine" à travers des jeux où "l'argent est au centre de tout". C'est ce qu'il fait savoir à travers une lettre, rendue publique sur son blog, qu'il adresse à Nonce Paolini, le pdg de la chaîne.
La polémique est née d'un extrait du prochain film de Pierre Carles, Fin de concession, dans lequel on voit Montebourg livrer le fond de sa pensée tandis que son micro est en cours d'installation. "C'est le moment de taper sur TF1, c'est pour ça que je vais vous donner un coup de main. Faut leur mettre la tête sous l'eau", lâche le politique qui, manifestement, ne sait pas que ses propos sont enregistrés. "C'est la télévision de la droite, c'est tout. C'est la télévision des idées qui détruisent la France, la télévision de l'individualisme, la télévision du fric, la télévision du matraquage sur l'insécurité", répond-il à Pierre Carles quand celui-ci s'interroge sur l'existence d'un conflit entre le député de Saône-et-Loire et la première chaîne privée.
Un "regard libre et sans concession"
En découvrant la violence de la charge, Nonce Paolini a tenu à adresser un courrier véhément au député, jugeant "inadmissibles" les attaques du député socialiste contre la chaîne dont il préside les destinées. Depuis, Arnaud Montebourg a fait savoir que les propos enregistrés par Pierre Carles étaient bel et bien "off the record". En revanche, sa réponse à Nonce Paoloni ne mollit pas.
Montebourg rappelle à Paolini que TF1 occupe le domaine public à titre temporaire et qu'en conséquence, la chaîne doit se soumettre au "regard libre et sans concession" d'un représentant de la nation. "Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel posent dans une démocratie comme la nôtre le problème du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés, et les échanges de services et de bons procédés entre eux." Toutefois, - et assez curieusement -, Montebourg disculpe les journalistes de TF1 dont "le professionnalisme est connu et louable", glisse-t-il.
Contacté par Le Point, Nonce Paolini n'a pas encore dit s'il souhaitait répondre publiquement au député socialiste.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/arnaud-montebourg-part-en-guerre-contre-tf1-01-10-2010-1243709_52.php
La polémique est née d'un extrait du prochain film de Pierre Carles, Fin de concession, dans lequel on voit Montebourg livrer le fond de sa pensée tandis que son micro est en cours d'installation. "C'est le moment de taper sur TF1, c'est pour ça que je vais vous donner un coup de main. Faut leur mettre la tête sous l'eau", lâche le politique qui, manifestement, ne sait pas que ses propos sont enregistrés. "C'est la télévision de la droite, c'est tout. C'est la télévision des idées qui détruisent la France, la télévision de l'individualisme, la télévision du fric, la télévision du matraquage sur l'insécurité", répond-il à Pierre Carles quand celui-ci s'interroge sur l'existence d'un conflit entre le député de Saône-et-Loire et la première chaîne privée.
Un "regard libre et sans concession"
En découvrant la violence de la charge, Nonce Paolini a tenu à adresser un courrier véhément au député, jugeant "inadmissibles" les attaques du député socialiste contre la chaîne dont il préside les destinées. Depuis, Arnaud Montebourg a fait savoir que les propos enregistrés par Pierre Carles étaient bel et bien "off the record". En revanche, sa réponse à Nonce Paoloni ne mollit pas.
Montebourg rappelle à Paolini que TF1 occupe le domaine public à titre temporaire et qu'en conséquence, la chaîne doit se soumettre au "regard libre et sans concession" d'un représentant de la nation. "Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel posent dans une démocratie comme la nôtre le problème du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés, et les échanges de services et de bons procédés entre eux." Toutefois, - et assez curieusement -, Montebourg disculpe les journalistes de TF1 dont "le professionnalisme est connu et louable", glisse-t-il.
Contacté par Le Point, Nonce Paolini n'a pas encore dit s'il souhaitait répondre publiquement au député socialiste.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/arnaud-montebourg-part-en-guerre-contre-tf1-01-10-2010-1243709_52.php
dimanche 12 septembre 2010
Roms: des circulaires embarrassantes
Un journal nantais, le Canard social, a mis en ligne trois circulaires montrant que les préfets français ont reçu des consignes des ministères de l'Immigration et de l'Intérieur pour démonter les camps illicites, ceux des Roms devant être traités "en priorité".
Les trois textes, dont le plus ancien a été diffusé le 24 juin, soit avant la présentation des nouvelles mesures concernant cette communauté, détaillent les recours dont peuvent user les préfets pour accélérer le démantèlement des camps.
Cette révélation vient relancer la polémique autour de la nouvelle politique gouvernementale concernant les Roms. Fortement critiqué par les députés européens jeudi, Eric Besson avait notamment affirmé dans un communiqué que "la France n’avait pris aucune mesure spécifique à l’encontre des Roms ".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/12/97001-20100912FILWWW00021-roms-des-circulaires-embarrassantes.php
Les trois textes, dont le plus ancien a été diffusé le 24 juin, soit avant la présentation des nouvelles mesures concernant cette communauté, détaillent les recours dont peuvent user les préfets pour accélérer le démantèlement des camps.
Cette révélation vient relancer la polémique autour de la nouvelle politique gouvernementale concernant les Roms. Fortement critiqué par les députés européens jeudi, Eric Besson avait notamment affirmé dans un communiqué que "la France n’avait pris aucune mesure spécifique à l’encontre des Roms ".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/12/97001-20100912FILWWW00021-roms-des-circulaires-embarrassantes.php
vendredi 10 septembre 2010
Otages FR3: l'appel des musulmans
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et le Conseil français du culte musulman (CFCM) ont lancé aujourd'hui jour de l'Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du ramadan, un appel "solennel" pour la libération des journalistes de France 3 otages en Afghanistan.
"En cette journée de pardon, je lance un appel solennel aux ravisseurs, si l'islam est leur religion, pour qu'ils libèrent au plus vite" Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, a déclaré Dalil Boubakeur lors d'une conférence de presse à la Grande Mosquée.
Le recteur a reçu dans la matinée les familles des otages, dont les parents de Stéphane Taponier, visiblement émus, ainsi que Jean-François Julliard, le secrétaire général de Reporters sans frontières.
"Nous souffrons avec les familles et nous souffrirons tant qu'ils ne seront pas libérés", a commenté M. Boubakeur, estimant que la privation de liberté de ces journalistes, qui faisaient leur "travail sacré d'information", était "inacceptable".
"J'appelle les ravisseurs, s'ils nous écoutent, à les libérer, au nom de l'islam miséricordieux", a renchéri Mohammed Moussaoui, président du CFCM, ajoutant qu'il était "à la disposition" des pouvoirs publics.
La ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse, venue rendre visite au recteur de la Grande Mosquée, a salué cet appel "symbolique et humaniste" et assuré que le gouvernement mettait "tout en oeuvre pour pouvoir obtenir leur libération".
Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés en décembre 2009.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00459-otages-fr3-l-appel-des-musulmans.php
"En cette journée de pardon, je lance un appel solennel aux ravisseurs, si l'islam est leur religion, pour qu'ils libèrent au plus vite" Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, a déclaré Dalil Boubakeur lors d'une conférence de presse à la Grande Mosquée.
Le recteur a reçu dans la matinée les familles des otages, dont les parents de Stéphane Taponier, visiblement émus, ainsi que Jean-François Julliard, le secrétaire général de Reporters sans frontières.
"Nous souffrons avec les familles et nous souffrirons tant qu'ils ne seront pas libérés", a commenté M. Boubakeur, estimant que la privation de liberté de ces journalistes, qui faisaient leur "travail sacré d'information", était "inacceptable".
"J'appelle les ravisseurs, s'ils nous écoutent, à les libérer, au nom de l'islam miséricordieux", a renchéri Mohammed Moussaoui, président du CFCM, ajoutant qu'il était "à la disposition" des pouvoirs publics.
La ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse, venue rendre visite au recteur de la Grande Mosquée, a salué cet appel "symbolique et humaniste" et assuré que le gouvernement mettait "tout en oeuvre pour pouvoir obtenir leur libération".
Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés en décembre 2009.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00459-otages-fr3-l-appel-des-musulmans.php
samedi 21 août 2010
France 2 : Arlette Chabot écartée de la direction de l'information
Directrice de l'information de France 2 depuis six ans, Arlette Chabot va quitter son poste, selon une information du monde.fr. Le site internet du quotidien explique que Rémy Pfimlin, le nouveau président de France Télévisions qui prendra officiellement les rênes du groupe lundi, a fait savoir à la journaliste qu'elle devrait choisir entre son poste de directrice de l'information et l'animation de son émission « A vous de juger ».
La demande étant visiblement restée sans réponse, le successeur de Patrick de Carolis a tranché et Arlette Chabot a été « relevée de ses fonctions ». Elle devrait garder en revanche la présentation de son émission politique. Thierry Thuillier, qui vient de démissionner de son poste de directeur de l'info à i-Télé, est pressenti pouir la remplacer.
Selon lexpress.fr, la décision est d'ores et déjà prise et ce dernier, ancien journaliste de France 2, occupera bel et bien le fauteuil d'Arlette Chabot dès la rentrée. Le site de l'hebdomadaire écrit que «cette nomination se serait déroulée avec l'appui de l'Elysée», qui semble très modérément apprécier «A vous de juger».
http://www.leparisien.fr/actualite-people-medias/france-2-arlette-chabot-ecartee-de-la-direction-de-l-information-20-08-2010-1038013.php
La demande étant visiblement restée sans réponse, le successeur de Patrick de Carolis a tranché et Arlette Chabot a été « relevée de ses fonctions ». Elle devrait garder en revanche la présentation de son émission politique. Thierry Thuillier, qui vient de démissionner de son poste de directeur de l'info à i-Télé, est pressenti pouir la remplacer.
Selon lexpress.fr, la décision est d'ores et déjà prise et ce dernier, ancien journaliste de France 2, occupera bel et bien le fauteuil d'Arlette Chabot dès la rentrée. Le site de l'hebdomadaire écrit que «cette nomination se serait déroulée avec l'appui de l'Elysée», qui semble très modérément apprécier «A vous de juger».
http://www.leparisien.fr/actualite-people-medias/france-2-arlette-chabot-ecartee-de-la-direction-de-l-information-20-08-2010-1038013.php
samedi 14 août 2010
La presse algérienne fustige l'UMP
Des journaux privés algériens fustigeaient aujourd'hui les déclarations de responsables du parti UMP, au pouvoir en France, qui ont vivement critiqué les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD), dont un Algérien est membre. "Paris au banc des accusés", écrit El Watan qui estime que "le climat détestable qui règne dans l'Hexagone ces dernières semaines inquiète la presse internationale mais aussi les institutions".
Le CERD, composé de 18 experts de différents pays, a dénoncé cette semaine un "manque de volonté politique" en France face à une "recrudescence" des actes racistes et xénophobes. Ses membres ont aussi critiqué les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy sur les Roms ainsi que le projet de déchoir de la nationalité française certains criminels d'origine étrangère.
"A court d'argument, les représentants du parti de Sarkozy croient avoir trouvé la parade en mettant en avant la situation des droits de l'homme dans les pays dont sont originaires certains des experts du CERD", affirme le Quotidien d'Oran.
"On focalise ainsi sur la nationalité de certains des 18 experts du CERD dont l'Algérien Noureddine Amir, le Russe Alexei S. Avtonomov, le Pakistanais M. Kemal Anwar (président), le Roumain Ion Diaconu ou le Turc Gün Kut". Mais "la parade est très mauvaise même si effectivement la situation des droits de l'homme dans les pays cités est criticable", ajoute le journal.
"Même en supposant que les experts cités par les représentants de la droite française en cours de lepénisation ne seraient pas de bonne foi, il faudra aussi souligner que dans ce comité figurent, outre un Français, nombre de pays +amis+ dont un Indien, un Brésilien, un Britannique, une Irlandaise et un Américain", précise-t-il.
Les déclarations des responsables de l'UMP "pourraient à l'avenir poser problème à Nicolas Sarkozy", estime pour sa part Le Jour d'Algérie.
"Car si celui-ci (...) remet en cause la légitimité onusienne, il lui sera difficile de l'imposer aux autres", alors qu'il cherche "par tous les moyens à s'imposer sur la scène politique internationale".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-20100814FILWWW00308-la-presse-algerienne-fustige-l-ump.php
Le CERD, composé de 18 experts de différents pays, a dénoncé cette semaine un "manque de volonté politique" en France face à une "recrudescence" des actes racistes et xénophobes. Ses membres ont aussi critiqué les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy sur les Roms ainsi que le projet de déchoir de la nationalité française certains criminels d'origine étrangère.
"A court d'argument, les représentants du parti de Sarkozy croient avoir trouvé la parade en mettant en avant la situation des droits de l'homme dans les pays dont sont originaires certains des experts du CERD", affirme le Quotidien d'Oran.
"On focalise ainsi sur la nationalité de certains des 18 experts du CERD dont l'Algérien Noureddine Amir, le Russe Alexei S. Avtonomov, le Pakistanais M. Kemal Anwar (président), le Roumain Ion Diaconu ou le Turc Gün Kut". Mais "la parade est très mauvaise même si effectivement la situation des droits de l'homme dans les pays cités est criticable", ajoute le journal.
"Même en supposant que les experts cités par les représentants de la droite française en cours de lepénisation ne seraient pas de bonne foi, il faudra aussi souligner que dans ce comité figurent, outre un Français, nombre de pays +amis+ dont un Indien, un Brésilien, un Britannique, une Irlandaise et un Américain", précise-t-il.
Les déclarations des responsables de l'UMP "pourraient à l'avenir poser problème à Nicolas Sarkozy", estime pour sa part Le Jour d'Algérie.
"Car si celui-ci (...) remet en cause la légitimité onusienne, il lui sera difficile de l'imposer aux autres", alors qu'il cherche "par tous les moyens à s'imposer sur la scène politique internationale".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-20100814FILWWW00308-la-presse-algerienne-fustige-l-ump.php
mercredi 11 août 2010
Marianne - Cette une qui dérange
« Insultante », « démagogique », « épouvantable ». La droite n’a pas de mots assez durs pour qualifier la une de Marianne cette semaine – une photo de Nicolas Sarkozy barrée de ce titre provocateur : « Nationalité, immigration, délinquance. Le voyou de la République ». Dénonçant un coup éditorial qui a pour seule visée de doper les ventes, Nadine Morano a estimé qu’« une telle couverture, c’est grave ». « Où est le respect envers le chef de l’Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et qui a été validée ? », s’est indignée la secrétaire d’Etat à la Famille.
« Kahn est un voyou de la presse ! »
« Mme Morano ne manque pas d’air, a rétorqué Jean-François Kahn, cofondateur de l’hebdomadaire satirique. Hier, elle qualifiait les journalistes d’investigations de 'fascistes' puis, à la façon des staliniens, de 'fascisto-trotskystes', puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Voyou, c’est vraiment charmant par rapport à fasciste… » La réplique est grinçante, le ton enflammé. Depuis le tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy le 30 juillet dernier à Grenoble, le débat échauffe chaque jour un peu plus politiques et éditorialistes.
Patrick Ollier a, lui aussi, fait monter le mercure hier. « Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd’hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France, estime le député UMP des Hauts-de-Seine. M. Kahn s’est conduit en voyou de la presse ! » Visiblement gênée, la gauche a elle aussi pris ses distances avec cette une polémique. Comme Claude Bartolone, qui s’exprime dans nos colonnes, Pierre Moscovici rejette « le terme voyou », qui ne lui paraît « pas approprié ». Le député PS du Doubs reprend l’argumentaire des élus de la majorité : Sarkozy « est président de la République, il faut respecter la fonction », souligne-t-il.
http://www.francesoir.fr/medias/marianne-cette-une-qui-derange
« Kahn est un voyou de la presse ! »
« Mme Morano ne manque pas d’air, a rétorqué Jean-François Kahn, cofondateur de l’hebdomadaire satirique. Hier, elle qualifiait les journalistes d’investigations de 'fascistes' puis, à la façon des staliniens, de 'fascisto-trotskystes', puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Voyou, c’est vraiment charmant par rapport à fasciste… » La réplique est grinçante, le ton enflammé. Depuis le tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy le 30 juillet dernier à Grenoble, le débat échauffe chaque jour un peu plus politiques et éditorialistes.
Patrick Ollier a, lui aussi, fait monter le mercure hier. « Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd’hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France, estime le député UMP des Hauts-de-Seine. M. Kahn s’est conduit en voyou de la presse ! » Visiblement gênée, la gauche a elle aussi pris ses distances avec cette une polémique. Comme Claude Bartolone, qui s’exprime dans nos colonnes, Pierre Moscovici rejette « le terme voyou », qui ne lui paraît « pas approprié ». Le député PS du Doubs reprend l’argumentaire des élus de la majorité : Sarkozy « est président de la République, il faut respecter la fonction », souligne-t-il.
http://www.francesoir.fr/medias/marianne-cette-une-qui-derange
samedi 17 juillet 2010
200 jours de détention en Afghanistan pour les journalistes de France 3
Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier, et leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés le 29 décembre 2009 dans la province de Kapisa...
Deux cent jours. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, qui travaillent pour le magazine Pièces à conviction de France 3,ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, vivent ce samedi leur deux-centième jour de captivité en Afghanistan. Stéphane Taponier fête aussi ce samedi ses 48 ans.
«Nous ne vous oublions pas»
Une banderole avec leurs portraits a été déployée par leurs confrères de France 3 Alpes, vendredi, au sommet du Mont-Blanc. «Nous ne vous oublions pas», peut-on y lire. Elle a été déployée quelques minutes sur le plus haut sommet d'Europe, à plus de 4.800 mètres d'altitude.
Ce sont deux journalistes et montagnards expérimentés, Françoise Guais et Christian Deville, ainsi qu'un preneur de son, Gilles Coutable, qui ont hissé les portraits au sommet du Mont-Blanc, dans une action symbolique de la rédaction de France 3 Alpes «pour ne pas oublier les otages».
Leur objectif est que les images des portraits, posés dans la neige éternelle, «fassent le tour du monde et fassent bouger les choses». Le 1er juillet 2008, le portrait de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue par les Farc en Colombie, avait également été hissé au sommet du Mont-Blanc. Elle avait été libérée le lendemain, après six ans de détention.
Mettre la pressions sur les dirigeants
«On veut que nos deux confrères aient vent que leur portrait a été hissé sur le toit de l'Europe et qu'ils puissent, depuis leur geôle, voir que des confrères partout dans le monde pensent encore à eux», a expliqué Jean-Pierre Vincendet, l'un des journalistes à l'origine de l'initiative.
«On veut aussi montrer à nos dirigeants qu'on ne les oublie pas. Si on ne met pas la pression, on parlera moins d'eux», a-t-il poursuivi pour expliquer ce projet validé par la direction de la chaîne publique ainsi que par les proches des otages. Rémy Pflimlin, choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger France Télévisions, a promis début juillet qu'il consacrerait «toute son énergie» à la libération d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.
Le dernier signe de vie des deux journalistes date du 8 avril dernier, dans une vidéo filmée par leurs ravisseurs et dans laquelle ils appellent à tout mettre en œuvre pour les sortir de là.
http://www.20minutes.fr/article/585467/200-jours-de-detention-en-Afghanistan-pour-les-journalistes-de-France-3.php
Deux cent jours. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, qui travaillent pour le magazine Pièces à conviction de France 3,ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, vivent ce samedi leur deux-centième jour de captivité en Afghanistan. Stéphane Taponier fête aussi ce samedi ses 48 ans.
«Nous ne vous oublions pas»
Une banderole avec leurs portraits a été déployée par leurs confrères de France 3 Alpes, vendredi, au sommet du Mont-Blanc. «Nous ne vous oublions pas», peut-on y lire. Elle a été déployée quelques minutes sur le plus haut sommet d'Europe, à plus de 4.800 mètres d'altitude.
Ce sont deux journalistes et montagnards expérimentés, Françoise Guais et Christian Deville, ainsi qu'un preneur de son, Gilles Coutable, qui ont hissé les portraits au sommet du Mont-Blanc, dans une action symbolique de la rédaction de France 3 Alpes «pour ne pas oublier les otages».
Leur objectif est que les images des portraits, posés dans la neige éternelle, «fassent le tour du monde et fassent bouger les choses». Le 1er juillet 2008, le portrait de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue par les Farc en Colombie, avait également été hissé au sommet du Mont-Blanc. Elle avait été libérée le lendemain, après six ans de détention.
Mettre la pressions sur les dirigeants
«On veut que nos deux confrères aient vent que leur portrait a été hissé sur le toit de l'Europe et qu'ils puissent, depuis leur geôle, voir que des confrères partout dans le monde pensent encore à eux», a expliqué Jean-Pierre Vincendet, l'un des journalistes à l'origine de l'initiative.
«On veut aussi montrer à nos dirigeants qu'on ne les oublie pas. Si on ne met pas la pression, on parlera moins d'eux», a-t-il poursuivi pour expliquer ce projet validé par la direction de la chaîne publique ainsi que par les proches des otages. Rémy Pflimlin, choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger France Télévisions, a promis début juillet qu'il consacrerait «toute son énergie» à la libération d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.
Le dernier signe de vie des deux journalistes date du 8 avril dernier, dans une vidéo filmée par leurs ravisseurs et dans laquelle ils appellent à tout mettre en œuvre pour les sortir de là.
http://www.20minutes.fr/article/585467/200-jours-de-detention-en-Afghanistan-pour-les-journalistes-de-France-3.php
Trois journalistes, dont un Français, écroués à Abidjan
Trois journalistes d'un quotidien ivoirien, dont un Français, ont été écroués vendredi à Abidjan pour "vol de document administratif" après la publication des conclusions d'une enquête judiciaire sur la filière cacao en Côte d'Ivoire, a-t-on appris auprès de leur avocat.
Théophile Kouamouo, de nationalité française et directeur des rédactions du journal Le Nouveau courrier, ainsi que les Ivoiriens Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, directeur de publication et rédacteur en chef, ont été inculpés de "vol de document administratif" et placés sous mandat de dépôt à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), a déclaré leur avocat, Me Désiré Gueu. Les journalistes, qui étaient détenus dans les locaux de la police criminelle depuis la publication du document litigieux mardi, et le procureur Raymond Tchimou - chargé de l'enquête sur la filière cacao - "ont campé sur leur position : le procureur demandait aux journalistes de révéler leur source, et ces derniers ont refusé", a-t-il expliqué. Les journalistes devraient comparaître devant un tribunal "dès la semaine prochaine", a indiqué l'avocat.
Guillaume Gbatto, secrétaire général du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d'Ivoire (Synapp-ci), a dit de son côté avoir demandé vendredi au procureur que les personnes mises en cause soient traitées "sous le régime de la loi sur la presse, qui ne prévoit pas d'emprisonnement des journalistes". Mais M. Tchimou a choisi de les "traiter sous le régime de droit commun", a-t-il souligné. "On n'a pas eu gain de cause, c'est dommage", mais "nous allons poursuivre le combat", a ajouté M. Gbatto.
Les conclusions de l'enquête du procureur avaient été remises récemment au président Laurent Gbagbo. Ouverte en octobre 2007 à la demande du chef de l'Etat, une vaste enquête judiciaire avait abouti à l'arrestation en juin 2008, pour "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie", de la quasi-totalité des responsables de la juteuse filière (dont des proches de M. Gbagbo), soit une vingtaine de personnes. Leur procès n'a toujours pas été officiellement programmé.
La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-07/trois-journalistes-dont-un-francais-ecroues-a-abidjan-5928365.html
Théophile Kouamouo, de nationalité française et directeur des rédactions du journal Le Nouveau courrier, ainsi que les Ivoiriens Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, directeur de publication et rédacteur en chef, ont été inculpés de "vol de document administratif" et placés sous mandat de dépôt à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), a déclaré leur avocat, Me Désiré Gueu. Les journalistes, qui étaient détenus dans les locaux de la police criminelle depuis la publication du document litigieux mardi, et le procureur Raymond Tchimou - chargé de l'enquête sur la filière cacao - "ont campé sur leur position : le procureur demandait aux journalistes de révéler leur source, et ces derniers ont refusé", a-t-il expliqué. Les journalistes devraient comparaître devant un tribunal "dès la semaine prochaine", a indiqué l'avocat.
Guillaume Gbatto, secrétaire général du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d'Ivoire (Synapp-ci), a dit de son côté avoir demandé vendredi au procureur que les personnes mises en cause soient traitées "sous le régime de la loi sur la presse, qui ne prévoit pas d'emprisonnement des journalistes". Mais M. Tchimou a choisi de les "traiter sous le régime de droit commun", a-t-il souligné. "On n'a pas eu gain de cause, c'est dommage", mais "nous allons poursuivre le combat", a ajouté M. Gbatto.
Les conclusions de l'enquête du procureur avaient été remises récemment au président Laurent Gbagbo. Ouverte en octobre 2007 à la demande du chef de l'Etat, une vaste enquête judiciaire avait abouti à l'arrestation en juin 2008, pour "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie", de la quasi-totalité des responsables de la juteuse filière (dont des proches de M. Gbagbo), soit une vingtaine de personnes. Leur procès n'a toujours pas été officiellement programmé.
La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-07/trois-journalistes-dont-un-francais-ecroues-a-abidjan-5928365.html
lundi 12 juillet 2010
Otages: portraits hissés sur le Mont-Blanc
Des journalistes de France 3 vont hisser vendredi sur le Mont-Blanc les portraits de leurs confrères Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages en Afghanistan, au 200e jour de leur détention, un geste symbolique sur le plus haut sommet d'Europe pour "ne pas les oublier".
Les deux journalistes-alpinistes de France 3 Alpes ont confirmé aujourd'hui à l'AFP que les conditions météorologiques permettaient d'entamer leur ascension jeudi, pour une arrivée vendredi matin à plus de 4.800 mètres d'altitude.
Parvenus au sommet, accompagnés d'un preneur de son, ils déploieront les portraits de leurs confrères imprimés sur une banderole.
"C'est un geste symbolique représentatif d'un effort, d'un engagement pour leur dire qu'on est avec eux", souligne le rédacteur en chef de France 3 Alpes, Sylvain Jaeger.
"On veut que nos deux confrères aient vent que leur portrait a été hissé sur le toit de l'Europe et qu'ils puissent, depuis leur geôle, voir que des confrères partout dans le monde pensent encore à eux", explique Jean-Pierre Vincendet, un des journalistes à l'origine de l'initiative.
"On veut aussi montrer à nos dirigeants qu'on ne les oublie pas. Si on ne met pas la pression, on parlera moins d'eux", poursuit-il.
L'idée de la rédaction de France 3 Alpes a été validée par la direction de la chaîne publique ainsi que les proches des otages, a souligné un délégué régional de la chaîne, André Faucon.
La difficulté première de l'ascension du Mont-Blanc, gravi chaque année par environ 30.000 alpinistes, tient aux effets de l'altitude pouvant affecter même les plus expérimentés.
Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés en décembre 2009.
Le 1er juillet 2008, le portrait d'une autre célèbre otage, la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, avait également été hissé au sommet du Mont-Blanc. Elle avait été libérée le lendemain, après six ans de détention
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/12/97001-20100712FILWWW00427-otages-portraits-hisses-sur-le-mont-blanc.php
Les deux journalistes-alpinistes de France 3 Alpes ont confirmé aujourd'hui à l'AFP que les conditions météorologiques permettaient d'entamer leur ascension jeudi, pour une arrivée vendredi matin à plus de 4.800 mètres d'altitude.
Parvenus au sommet, accompagnés d'un preneur de son, ils déploieront les portraits de leurs confrères imprimés sur une banderole.
"C'est un geste symbolique représentatif d'un effort, d'un engagement pour leur dire qu'on est avec eux", souligne le rédacteur en chef de France 3 Alpes, Sylvain Jaeger.
"On veut que nos deux confrères aient vent que leur portrait a été hissé sur le toit de l'Europe et qu'ils puissent, depuis leur geôle, voir que des confrères partout dans le monde pensent encore à eux", explique Jean-Pierre Vincendet, un des journalistes à l'origine de l'initiative.
"On veut aussi montrer à nos dirigeants qu'on ne les oublie pas. Si on ne met pas la pression, on parlera moins d'eux", poursuit-il.
L'idée de la rédaction de France 3 Alpes a été validée par la direction de la chaîne publique ainsi que les proches des otages, a souligné un délégué régional de la chaîne, André Faucon.
La difficulté première de l'ascension du Mont-Blanc, gravi chaque année par environ 30.000 alpinistes, tient aux effets de l'altitude pouvant affecter même les plus expérimentés.
Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés en décembre 2009.
Le 1er juillet 2008, le portrait d'une autre célèbre otage, la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, avait également été hissé au sommet du Mont-Blanc. Elle avait été libérée le lendemain, après six ans de détention
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/12/97001-20100712FILWWW00427-otages-portraits-hisses-sur-le-mont-blanc.php
mercredi 7 juillet 2010
Nicolas Demorand sur Europe1
Il avait pourtant annoncé qu'il restait sur France Inter.
On l'attendait sur un format magazine et toujours sur France Inter. Nicolas Demorand, l'ancien animateur de la matinale de la radio publique, arrive finalement sur Europe 1 à la rentrée. La radio privée annonce qu'il présentera la tranche 18h30-20h30 tous les jours de la semaine.
"Je suis très fier qu'Europe 1 accueille au sein de son équipe un professionnel reconnu aussi talentueux que Nicolas Demorand. Je suis convaincu que son rendez-vous de 18H30 à 20H30 s'imposera vite comme une référence dans notre grille", s'est félicité Alexandre Bompard, le PDG d'Europe .
Nicolas Demorand avait annoncé début juin son départ de la matinale de France Inter, qu'il animait depuis 2006, "avec un sentiment de mission accomplie", mais avait alors fait part de son intention de rester sur la station publique. Dans une lettre aux salariés, le directeur de France Inter Philippe Val avait précisé que Nicolas Demorand, 39 ans, animerait à la rentrée un nouveau "grand magazine culturel de deux heures", à 17h00.
http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/nicolas-demorand-sur-europe1_904615.html
On l'attendait sur un format magazine et toujours sur France Inter. Nicolas Demorand, l'ancien animateur de la matinale de la radio publique, arrive finalement sur Europe 1 à la rentrée. La radio privée annonce qu'il présentera la tranche 18h30-20h30 tous les jours de la semaine.
"Je suis très fier qu'Europe 1 accueille au sein de son équipe un professionnel reconnu aussi talentueux que Nicolas Demorand. Je suis convaincu que son rendez-vous de 18H30 à 20H30 s'imposera vite comme une référence dans notre grille", s'est félicité Alexandre Bompard, le PDG d'Europe .
Nicolas Demorand avait annoncé début juin son départ de la matinale de France Inter, qu'il animait depuis 2006, "avec un sentiment de mission accomplie", mais avait alors fait part de son intention de rester sur la station publique. Dans une lettre aux salariés, le directeur de France Inter Philippe Val avait précisé que Nicolas Demorand, 39 ans, animerait à la rentrée un nouveau "grand magazine culturel de deux heures", à 17h00.
http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/nicolas-demorand-sur-europe1_904615.html
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