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jeudi 10 novembre 2011

Mediator : des médecins entendus par la police

Les policiers qui enquêtent sur le dossier Servier entendent des médecins. Au coeur des auditions, les prescriptions hors autorisation, à savoir celles pour lesquelles le Mediator était prescrit pour maigrir.
C'est un sujet tabou chez les médecins. Depuis quelques semaines, les convocations des praticiens par la police se multiplient. Elles se font dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte à Paris depuis février dernier et qui vise les chefs de tromperie sur la nature du médicament et l'escroquerie à l'assurance maladie et aux mutuelles. Des médecins ont ainsi été entendus à Montpellier, à Amiens ou encore dans le Berry. Particularité de ces professionnels, qu'ils soient généralistes, gynécologues ou encore endocrinologues : avoir , autrement dit pour perdre du poids. Autre particularité : ne pas avoir stipulé sur les ordonnances que ces prescriptions ne devaient du coup, pas être prises en charge par la sécurité sociale en notant la mention « NR » (non remboursé). En effet, seules les prescriptions réalisées dans le cadre des indications, en l'occurrence essentiellement le diabète, étaient remboursées.

Les médecins ne sont pas responsables

De 2000 à 2010, il y a eu environ 200 poursuites de médecins pour «prescriptions sauvages», hors des indications officielles, et 75 condamnations. «Ces médecins ont déjà été traduits par l'assurance maladie devant la section des assurances sociales qui est une chambre rattachée aux chambres disciplinaires», explique le Dr André Deseur du Conseil de l'ordre des médecins qui reconnait qu'au niveau départemental, le Conseil de l'ordre a bien eu des échos de ce type de convocations par la police.
«La convocation de Jacques Servier prévue initialement le 9 novembre a été reportée sine die pour des raisons de procédure , observe le Dr Claude Leicher, le président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France. En revanche et alors que c'est son laboratoire qui a fabriqué le Mediator, on convoque des gens qui ont eux, déjà été condamnés par l'assurance maladie». Pour lui comme pour beaucoup d'autres, les choses sont claires : les médecins ne peuvent pas être tenus responsables de quelque chose qu'ils ignoraient, en l'occurence les effets secondaires du Mediator sur le coeur et les poumons. Jamais dans le Vidal, la «bible» des médecins, il n'a été fait mention de ces effets indésirables.

«Il va y avoir des mises en examen de médecins»

«Cette histoire va mal se finir pour les médecins et il va y avoir des mises en examen, s'inquiète M° Fabrice Di Vizio, . Les policiers demandent aux médecins qui sont entendus de présenter les dossiers médicaux de leurs patient. En quoi ces informations viennent-elles servir une instruction concernant Servier ?». Les professionnels qui ont prescrit hors des indications et qui sont convoqués par la police seraient ainsi, selon lui, «victimes d'une double peine».
En réalité, deux hypothèses peuvent expliquer ces convocations des praticiens par la police. La première vise à parier que ces médecins vont faire l'objet de mises en examen dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours. La seconde, plus vraisemblable, consiste à dire que les praticiens sont entendus pour faire progresser l'enquête et remonter la chaine des informations concernant le Mediator. S'ils l'ont prescrit comme coupe-faim, c'est qu'ils savaient que le médicament avait des vertus anorexigènes et dans ce cas, comment l'ont-ils su ? Un fin connaisseur du dossier estime que dans les instructions concernant la tromperie, la mise à jour des «dissymétrie de l'information» joue un rôle essentiel.

«La présentation des visiteurs médicaux était insidieuse»

Fait exceptionnel, le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp de la FMF confie avoir, au cours de sa carrière, prescrit le médicament de Servier à 80 patientes désireuses de perdre du poids. Mais sur chacune des ordonnance, il a bien stipulé que le Mediator ne devait pas être remboursé. Il n'a donc pas été convoqué par la police. Il se souvient de la façon dont le laboratoire, via ses visiteuses médicales venaient lui vanter le médicament.
«C'est une présentation à la limite, tendancieuse. On ne nous disait pas franchement de le donner pour faire maigrir mais c'était fortement suggéré, explique le Dr Garrigou. Les visiteurs médicaux commencaient par parler de l'action sur les triglycérides, puis au cours de la discussion, ils disaient que ça faisait maigrir. Mais le terme anorexigène n'était jamais prononcé pour ne pas éveiller les soupçons. J'ai aussi entendu des visiteurs médicaux me dire «on n'a pas le droit de vous dire que ça fait maigrir». En 2006, il a cessé toute prescription de Mediator après avoir lu un article dans la revue médicale indépendante faisant état d'effets secondaires.
Après les médecins, à quand la convocation par la police des visiteurs médicaux ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/09/01016-20111109ARTFIG00649-mediator-des-medecins-entendus-par-la-police.php

dimanche 6 novembre 2011

Un tableau acheté 130 euros par un Lyonnais est-il une oeuvre de Rembrandt?

Un tableau acheté 130 euros il y a un an dans une vente judiciaire est-il une oeuvre de Rembrandt ? Son acquéreur, un amateur d'art lyonnais, multiplie démarches et analyses scientifiques pour authentifier la main du maître hollandais dans ce tableau qui représenterait sa mère.
«Attiré par la présence d'un cachet de cire» au dos de l'oeuvre, ce Lyonnais de 42 ans achète en 2010 ce portrait d'une vieille femme mis à prix 80 euros, peint sur un panneau en chêne de 23,8 cm sur 18, et de 4 mm d'épaisseur, aux arêtes biseautées. «Habité» chaque jour davantage «par le personnage», ce collectionneur amateur se lance alors dans une enquête passionnée et minutieuse, dont il ressort convaincu que Rembrandt est l'auteur de l'oeuvre.
«A force de recherches», il constate une similitude de traits avec d'autres tableaux représentant la mère du maître hollandais du XVIIème siècle. Mais seul un groupe d'experts basé aux Pays-Bas est habilité depuis 1968 à attribuer une oeuvre à l'artiste. La valeur du tableau certifié pourrait alors bondir «aux alentours de 20 millions d'euros au vu des dernières ventes», espère son propriétaire, qui souhaite garder l'anonymat.

Une enquête digne d'un «dossier en criminologie»

Il envoie des photos du tableau à Ernst van de Wetering, à la tête de ce groupe, mais l'expert hollandais lui répond qu'il ne «pense pas» qu'il s'agisse d'un Rembrandt. Nullement découragé, il confie l'oeuvre à un restaurateur parisien, l'Atelier du temps passé, qui lance les premières analyses.
«Mitraillé de photos au microscope numérique», le tableau est ensuite soumis à une radio, qui révèle deux découvertes majeures: «la présence de la date 1625 avec le 6 à l'envers, et d'une signature» fidèle à celle du maître, poursuit le collectionneur. Assurant avancer «comme dans un dossier en criminologie, avec des étapes permettant de confirmer» ses hypothèses, il s'attache en parallèle à décrypter le cachet de cire situé au dos du tableau.
Sollicités, le service des sceaux du ministère de la Culture et une conservatrice au château royal de Varsovie datent respectivement le sigle de «la seconde moitié du XVIIème siècle» et «du milieu du XVIIème siècle, entre 1630 et 1650», époques correspondant à l'activité de Rembrandt.

On ne peut pas «dire qui tenait le pinceau»

«Tous les éléments matériels vont dans son sens. C'est sûr que l'oeuvre est ancienne, du XVIIIème siècle, voire du XVIIème», reconnaît Annette Douay, restauratrice de tableaux à l'Atelier du temps passé. «Mais je ne peux pas dire qui tenait le pinceau. Ca peut être un élève, un acolyte ou un faussaire. Les faussaires étaient très forts pour trouver de vieux panneaux, faire de faux cachets», tempère-t-elle.
Le Lyonnais continue pour sa part d'accumuler les éléments étayant son dossier. En janvier, l'Institut royal du patrimoine artistique de Bruxelles (Belgique) réalisera deux ultimes études scientifiques: l'une pour dater à l'année près le panneau de bois, et l'autre destinée à révéler un éventuel dessin préparatoire au carbone.
Une analyse qui pourrait être «décisive», selon Mme Douay. «Un dessin est beaucoup plus difficile à fausser qu'une peinture, il est caractéristique de la touche, de la facture de l'artiste. Un dessin, ça ne se rattrape pas», détaille-t-elle. Ensuite, l'amateur d'art soumettra de nouveau l'oeuvre au comité d'experts hollandais: «C'est difficile de faire marche arrière quand tous les éléments corroborent que c'est la main du maître.»
Le comité «peut revenir sur son avis avec l'apport de nouveaux éléments», mais, avertit Mme Douay, «même si tout va dans le sens de l'authentique», leur décision reste «de l'ordre du ressenti, de la sensation».
http://www.20minutes.fr/ledirect/818198/tableau-achete-130-euros-lyonnais-est-il-oeuvre-rembrandt

jeudi 6 octobre 2011

Michel Neyret a-t-il conservé le butin de Toni Musulin ?

L'ex-convoyeur de fonds Toni Musulin, qui avait dérobé 11,6 millions d'euros en 2009, remet en question les pratiques du "superflic" de Lyon, en charge de l'affaire à lépoque. En effet, l'enquête sur le vol de ce butin avait été confiée à la police judiciare de Lyon, où officiait Michel Neyret en tant que numéro 2. Ce dernier, avec son équipe, avait retrouvé les sacs de billets. Mais 2,5 millions d'euros sont toujours perdus dans la nature...
A la lumière des événements récents sur la mise en examen de Michel Neyret pour corruption, Toni Musulin, condamné à 5 ans de prison, sort de sé réserve et s'interroge sur les pratiques du policier. "Toni Musulin a toujours dit qu'il n'avait pas détourné les 2,5 millions d'euros. Au cours de l'instruction, mon client a demandé une reconstitution, un recomptage des billets. Cela n'a pas été fait et c'est ce qu'il demande aujourd'hui", a affirmé au micro d'Europe 1 l'un de ses avocats, Me Hervé Banbanaste.
Dans France Soir, l'avocat va même plus loin et pose la question du respect du code de procédure dans l'affaire Musulin. "Qui est entré en premier dans le box ? Au regard des dernières révélations, nous souhaitons ces vérifications et, pourquoi pas, la reprise du dossier de zéro. Après tout, l'instruction est toujours en cours."

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/05/1184595-michel-neyret-a-t-il-conserve-le-butin-de-toni-musulin.html

mercredi 7 septembre 2011

L'incident qui relance le débat sur le vol AF 447 Rio - Paris

Air France a subi en début d'été un incident dont le scénario est comparable à celui du vol Rio-Paris. Il n'y a pas eu de victime mais une enquête a été lancée par le BEA.
L'homme ou la machine? Air France a subi en début d'été un incident sur un vol Paris - Caracas qui, selon ses pilotes, relance le débat sur l'AF 447 et sur les responsabilités du drame. Le début du scénario est en effet comparable en tous points à celui de l'AF 447, le vol Paris - Rio qui s'est écrasé le 1er juin 2009 dans l'Atlantique sud avec 228 personnes à son bord. Cette fois-ci, il n'y a pas eu de victime, seulement deux blessés légers parmi le personnel navigant commercial. Selon le rapport d'incident, dont Le Figaro s'est procuré une copie (document pdf), l'Airbus A 340 d'Air France volait à son niveau de croisière de 35.000 pieds, comme l'AF 447 avant l'accident, et a traversé une «zone de turbulences sévères». L'avion a subi «un fort gradient de vent», c'est-à-dire une forte variation, et s'est retrouvé en survitesse. Le phénomène a déclenché l'alarme «overspeed».

À 3 nœuds du décrochage

C'est alors que le pilote automatique s'est déconnecté, comme sur l'AF 447, et que l'avion a pris une altitude inconsidérée de manière brutale -il monte au niveau 380 - et perd sa vitesse: il se retrouve à 205 nœuds (369 km/h). «L'AF 447 a décroché à 202 nœuds, explique un pilote d'Air France. Notre appareil était donc à 3 nœuds (5,4 km/h) du décrochage.» Et donc probablement de la catastrophe.
Cette fois-ci, l'avion ne franchira pas le seuil du décrochage et restera dans son domaine de vol, bien qu'il ait évolué 71 nœuds (127 km/h) sous la vitesse minimale d'évolution recommandée. «La diminution de l'intensité des turbulences s'accompagne d'une réduction de l'assiette de l'avion, puis d'un retour à des paramètres de vols normaux.» Toujours selon le rapport d'Air France à ses pilotes, «la rapidité de transmission de l'annonce “ici le poste de pilotage, PNC assis attachés, turbulences fortes”, a contribué à limiter les domages corporels en cabine.»

«Pas beaucoup de machine et beaucoup d'humain»

Cet incident fait d'ores et déjà l'objet d'une enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Selon nos informations, ce n'est pas la nature même de l'incident mais sa similititude avec le scénario de l'AF 447 qui aurait conduit les enquêteurs à s'y intéresser. «Il est certain que cet incident prend un relief particulier avec l'accident du Rio - Paris, explique un proche de l'enquête. Il va permettre de comprendre s'il y a un problème sur l'Airbus ou s'il y a bien un problème de formation des équipages au pilotage manuel à haute altitude.» L'enquête va en effet s'attacher à comprendre pourquoi le pilote automatique s'est déconnecté (s'il s'est déconnecté seul ou à la demande de l'équipage) et pourquoi l'appareil a pris autant d'altitude. Il y a peut-être là matière à analyse pour l'AF 447 dont le pilote en fonction avait laissé prendre de l'atitude de manière brutale et inconsidérée à l'appareil. Pour les pilotes d'Air France interrogés par Le Figaro, c'est tout vu. «Le fait qu'un avion se mette à monter tout seul est un vrai problème pour Airbus», explique l'un d'eux. «Un avion qui prend 3000 pieds tout seul, on n'a jamais vu ça, explique un expert en sécurité aérienne proche d'Airbus. C'est un incident complexe: on va encore beaucoup spéculer sur le constructeur, comme sur l'AF 447, mais au final, il n'y aura pas beaucoup de machine et beaucoup d'humain dans les causes de l'incident.»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/06/01016-20110906ARTFIG00363-l-incident-qui-relance-le-debat-sur-l-af-447-du-vol-rio-paris.php

samedi 16 octobre 2010

ATTENTAT DE KARACHI - La commission du secret de la défense favorable à la déclassification de documents

La commission consultative du secret de la défense nationale a émis, dans le Journal officiel paru samedi, des avis favorables à la déclassification de documents réclamés par des juges parisiens enquêtant sur l'attentat de Karachi en 2002 et l'assassinat de Mehdi Ben Barka en 1965.


Pour l'affaire Ben Barka, cet avis ne porte toutefois que sur une partie des dossiers saisis cet été lors de deux perquisitions au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Dans le dossier de l'attentat de Karachi, instruit pour son volet terroriste par le juge Marc Trévidic, qui avait demandé la déclassification en mai, l'avis favorable porte sur "un document émanant de la DGSE du 1er septembre 2000", "onze documents émanant de la DGA", la Délégation générale de l'armement, et "un télégramme du 9 février 1998 de la mission française d'Islamabad". Pour l'un des documents de la DGA, datant de 1994, l'avis favorable ne concerne toutefois que les deux premières pages. L'attentat de Karachi (sud du Pakistan) le 8 mai 2002 avait fait 15 morts, dont onze salariés français de la Direction des constructions navales (DCN). Après avoir privilégié la piste islamiste, l'enquête s'est orientée vers l'hypothèse de représailles pakistanaises, après l'arrêt des versements de commissions versées sur la vente des sous-marins, décidé par Jacques Chirac après son accession à l'Élysée en 1995.


Dans l'affaire Ben Barka, la commission consultative a émis un avis favorable pour une partie des 23 dossiers dont la déclassification avait été demandée par le juge Patrick Ramaël après des perquisitions à la DGSE cet été. Et pour les scellés concernés, l'avis ne concerne qu'une partie des pages des documents. Mehdi Ben Barka, opposant au roi Hassan II, a disparu le 29 octobre 1965 à Paris, lors d'une opération menée par les services marocains avec la complicité de policiers et de truands français. L'affaire n'a jamais été pleinement élucidée.
http://www.lepoint.fr/societe/attentat-de-karachi-la-commission-du-secret-de-la-defense-favorable-a-la-declassification-de-documents-16-10-2010-1250335_23.php

vendredi 17 septembre 2010

Dans le Pas-de-Calais à Salomé, c’est le Far West

Salomé, à une vingtaine de kilomètres de Lille, à la limite de l’ex-bassin houiller du Pas-de-Calais. Population : 3.000 habitants. Dont une dizaine de voyous… qui font leur loi. C’est la gueule de bois pour les villageois qui croyaient ce genre de mauvais sort réservé aux cités difficiles des banlieues sensibles. Car depuis l’élection du maire, Philippe Amielh (PS), en 2008, les dégradations dans le village se sont multipliées. Avec comme point d’orgue, début septembre, une rixe entre deux bandes rivales qui s’est soldée par des tirs de carabine. Décision du tribunal de Lille : 18 mois de prison pour le jeune tireur, originaire d’Haubourdin, un bourg voisin. « A Salomé, les gens ont en marre, explique Philippe Amielh. Ma crainte, c’est qu’à force de provocations, un habitant excédé en arrive à tirer un coup de fusil… »

Le jardin des poètes
Pour comprendre la mainmise de la petite bande sur ce bourg rural, il faut remonter le long des rues parsemées de maisons de briques rouges. Direction d’abord le « jardin des poètes ». Canettes qui jonchent le sol et tapage nocturne étaient ici le lot quotidien des riverains. Quelque temps après son élection, l’édile a réagi en pondant un arrêté d’interdiction de fréquentation du parc passé 21 heures. Aussitôt, les voyous « déménagent » place Bocquet, à côté de l’école. Ils y trouvent un Abribus, pratique pour s’abriter lorsqu’il pleut. Mais là aussi, les riverains sont tout sauf ravis de leurs nouveaux voisins. Les beuveries durent toute la nuit, sans compter les insultes. « Leurs passions, ce sont les joints et l’alcool, regrette le maire. Je veux bien faire un local, mais pas avec un bar à whisky et un fumoir. » L’Abribus est finalement démonté. La petite bande qui empoisonne la vie villageoise se rabat alors vers le porche de l’église. Là, sur des contreplaqués qui protègent tant bien que mal les portes du lieu de culte, les tags fleurissent. Le nom de la bande, « 59456 », et des insultes, contre la police et le maire.

Entre l’édile et la dizaine de voyous, c’est désormais la guerre ouverte. Les animaux de la famille Amielh ont été empoisonnés. Fin 2008, un des adjoints du maire a été agressé. En outre, Philippe Amielh a reçu des menaces de mort, subi un vol de voiture, un cambriolage et une tentative de cambriolage. Fin juin, un incendie a carrément été allumé dans son jardin.
Il n’est pas le seul à faire les frais de la bande. « On n’ose plus trop sortir, se lamente Gaëtan, un riverain de 24 ans. Une fois qu’ils sont réveillés, en début d’après-midi, il faut faire attention où l’on marche, sinon on se fait insulter. » Pour d’autres, dont ce patron de bar, « ce qui a déclenché les choses, c’est un manque de respect et de psychologie vis-à-vis de la jeunesse ».

Des procédures trop lourdes
Quoi qu’il en soit, début septembre, le maire a contre-attaqué en dénonçant un abandon de l’Etat. Dans la foulée, il a cumulé les rendez-vous en gendarmerie et en préfecture pour réclamer de « la fermeté et de la prévention ». « Tous les jeunes responsables des méfaits ont été condamnés, ils ont désormais une épée de Damoclès sur la tête avec la récidive, ils savent ce qui les attend », assurent les militaires qui notent, chiffres en main, que la délinquance est en baisse par rapport à l’année dernière. Pas sûr toutefois que cela suffise à rassurer Philippe Amielh, qui déplore « des procédures trop lourdes » pour lutter contre l’alcoolisation sur la voie publique. Et lance un appel aux députés : changer la loi pour pouvoir infliger des amendes, « ce qui aurait l’avantage de donner une sanction immédiate ». Pour le moment, c’est la seule solution qu’il ait trouvée pour que Salomé retrouve la tranquillité.
http://www.francesoir.fr/faits-divers/dans-le-pas-de-calais-salome-c-est-le-far-west.24070

mercredi 25 août 2010

Lettre de menaces contre la communauté juive reçue à la synagogue de Drancy

Une lettre contenant des balles et des menaces contre la communauté juive a été reçue à la synagogue de Drancy en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris mardi de sources concordantes. Lire la suite l'article
Postée le 14 août, la missive a été découverte mardi lors de la première relève du courrier après une période de vacances, a dit une source judiciaire. Le courrier contient des cartouches. Des menaces sont adressées à la communauté juive, et non contre la synagogue de Drancy en particulier, a précisé la source.

Il est fait allusion aux bateaux d'aide humanitaire pour Gaza.

Le courrier contient une croix gammée, a affirmé le président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), Sammy Ghozlan. Une lettre similaire a été envoyée à la synagogue de Stains, selon M. Ghozlan, information dont l'AFP n'a pu avoir confirmation.

Le président du BNVCA a demandé "aux autorités (...) de renforcer la sécurité des lieux de culte et des dirigeants communautaires tout particulièrement" à l'occasion des fêtes du jour de l'an juif et de Yom Kippour, qui vont commencer le 9 septembre.

La brigade criminelle de la préfecture de police a été chargée de l'enquête.
http://www.lepoint.fr/societe/lettre-de-menaces-contre-la-communaute-juive-recue-a-la-synagogue-de-drancy-25-08-2010-1228305_23.php

dimanche 15 août 2010

Un faux évêque à la tête d'un réseau d'immigration clandestine

Deux jeunes Camerounaises ont été retenues durant trois mois à Chypre par le réseau d'un faux évêque français qui exigeait de l'argent à leur mère établie à Angers, a-t-on appris samedi auprès de la police, qui a arrêté le suspect.
Alain Drouet de la Thibauderie, 63 ans, qui se présentait comme «Mgr Côme», évêque d'une église orthodoxe, avait proposé fin 2009 à la mère, en France depuis 2003 et infirmière à Angers, de l'aider à faire venir ses filles en France, selon un enquêteur qui a confirmé des informations parues dans Ouest-France et dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Mais les adolescentes, âgées de 15 et 17 ans, avaient été retenues trois mois à Chypre, où elles avaient fait escale, tandis que le réseau obtenait 20.000 euros de «frais» auprès des parents, selon cette source.

Une enquête menée par le SRPJ d'Angers et Interpol avait abouti à la libération des deux jeunes filles en février et à l'arrestation d'un complice à Chypre ainsi que du faux Mgr Côme à Sevran (Seine-Saint-Denis) mi-juin.

Le faux évêque a été écroué et devra répondre d'«escroquerie en bande organisée» et d'«aide au séjour irrégulier». Les deux adolescentes ont pu rejoindre leur famille à Angers et ont vu leur situation régularisée, selon Ouest-France
http://www.francesoir.fr/faits-divers-immigration/filiere-dimmigration-clandestine-un-faux-eveque-arrete

vendredi 13 août 2010

GB: vers la réouverture de l'enquête sur la mort de David Kelly

Des experts médicaux britanniques demandent la réouverture de l'enquête sur la mort, en 2003, du spécialiste en armement non conventionnel mêlé aux accusations sur les mensonges ayant justifié la guerre en Irak. L'enquête officielle avait conclu à un suicide.

L'ancien Premier ministre Tony Blair sera-t-il rattrapé par l'affaire David Kelly? Un groupe d'experts en médecine légale a demandé, ce vendredi 13 juillet, la réouverture de l'enquête sur la mort de David Kelly. Ce dernier, l'un des meilleurs experts britanniques en armement chimique et biologique s'est -officiellement- suicidé en 2003 après avoir été identifié comme la source d'un journaliste accusant le gouvernement de Tony Blair d'avoir exagéré la menace irakienne.

Des doutes sur le rapport qui justifie le déclenchement de la guerre

En septembre 2002, à l'appui des accusations de l'administration Bush qui accuse l'Irak de posséder des armes de destruction massive (ADM), Tony Blair promet de fournir des preuves et ses services publient un rapport dont le sérieux sera par la suite mis en doute. Tony Blair obtient néanmoins l'appui d'une majorité des députés à la Chambre des communes pour déclencher la guerre, en mars 2003.

En mai 2003, un journaliste de la BBC, Andrew Gilligan, spécialiste des questions de défense, affirme que le contenu du dossier sur les armes de destruction massive publié avant le conflit a été "gonflé" et rendu "plus sexy" afin de justifier plus facilement la guerre. Le nom de David Kelly comme source d'Andrew Gilligan circule dans les médias. L'expert est convoqué devant la commission des Affaires étrangères. Deux jours plus tard, le 18 juillet 2003, son corps sans vie est retrouvé dans un champ proche d'Oxford.

L'enquête sur les circonstances de sa mort est confiée à un juge de la cour d'appel, lord Hutton (Lire l'enquête détaillée de l'Express sur cette affaire: le roman des armes de destruction massive).

Rendu public en janvier 2004, le rapport Hutton blanchit le gouvernement Blair et charge la BBC: David Kelly s'est suicidé "en s'ouvrant le poignet gauche" et sa mort a été "accélérée" par les tablettes de Coproxamol qu'il a absorbées. Le rapport estime probable que l'expert se soit considéré comme humilié publiquement pour avoir été identifié comme la source de Gilligan.

En revanche, le rapport conclue que Tony Blair et son équipe n'ont rien fait pour "muscler" le document sur les ADM. Cette accusation "très grave", lancée par le journaliste Andrew Gilligan, est, selon le rapport Hutton, "infondée", et la BBC est "fautive" de ne pas avoir mieux enquêté après les démentis du gouvernement. Andrew Gilligan démissionne de la BBC après la publication du rapport Hutton.

Le dossier médical interdit d'accès pendant 70 ans

Aujourd'hui, huit médecins et experts en médecine légale demandent la réouverture de l'enquête. Ils considèrent en effet que la section de l'artère du poignet de David Kelly n'aurait pas suffi à menacer sa vie.

Le 7 août dernier, le Daily Mail a a publié le témoignage de l'inspecteur de police qui s'est rendu le premier sur le lieu où a été retrouvé le corps de David Kelly. Il y avait, rèvèle-t-il, très peu de sang sur et autour du corps. Les auxiliaires médicaux présents sur place s'étaient également étonnés que le scientifique ait pu succomber à la blessure au poignet qu'ils avaient constaté précise le journal.

Le Guardian rapporte qu'une enquête judiciaire a été interrompue par le ministre de la justice de l'époque, Lord Falconer, avant la création de la commission Hutton, et n'a pas été relancée ensuite.

En janvier dernier, précise le quotidien, cinq médecins qui demandaient la réouverture de l'enquête, se sont vu répondre que Lord Hutton avait, en 2003, fait en sorte que le dossier médical et les photos soient fermés pour une durée de 70 ans. Interrogé, Lord Hutton aurait déclaré qu'il ne fallait pas aggraver la "détresse de la famille".

C'est le changement de gouvernement qui permet aux protagonistes d'espérer la réouverture de l'enquête. Le procureur général Dominic Grieve, a déclaré avant les élections, en avril, que les Conservateurs réfléchissaient à la réouverture de l'enquête sur la mort de David Kelly.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/gb-vers-la-reouverture-de-l-enquete-sur-la-mort-de-david-kelly_912271.html

jeudi 22 juillet 2010

Affaire Zahia - A la recherche du “préparateur physique” du Bayern

Les enquêteurs ont interrogé Franck Ribéry sur l’identité du préparateur physique du Bayern impliqué, d’après des témoignages, dans le séjour à Munich de Zahia. Le footballeur, lui, certifie que la personne incriminée ne travaillait pas au club
Lors de sa garde à vue, avant-hier, les policiers ont posé des questions à Franck Ribéry sur son club du Bayern Munich. Pas pour parler football. D’après nos informations, les enquêteurs s’intéressent au « préparateur physique » mentionné par un mis en examen de l’affaire Zahia.

Si les deux internationaux français Franck Ribéry et Karim Benzema, soupçonnés d’avoir eu des relations tarifées avec une prostituée mineure, Zahia D., ont été mis en examen mardi avant d’être remis en liberté sans contrôle judiciaire, l’enquête est loin d’être bouclée.

Dans la voiture du club
Notamment à propos du week-end munichois au cours duquel Ribéry et son beau-frère auraient eu des relations sexuelles avec Zahia, âgée alors de 17 ans. D’après les procès-verbaux que nous avons pu consulter, Kamel, celui qui a fait venir Zahia et une seconde prostituée dans la capitale bavaroise, a raconté la sortie des filles de l’aéroport : « Franck est venu dans sa voiture accompagné du préparateur physique du club du Bayern. Les filles sont montées dans la voiture du préparateur physique et moi dans la voiture de Franck qui est une Audi RS6 du club. » Après une première orgie le soir, Franck Ribéry et son ami Kamel auraient passé la journée du lendemain au Bayern avant de rejoindre les jeunes femmes au restaurant. Puis « nous sommes allés chez le préparateur physique avec les filles et le beau-frère de Franck. On a fait à nouveau un truc à plusieurs. »
Interrogée sur le préparateur physique, Zahia confirmera aux policiers sa présence lors du fameux week-end.

Le démenti de Ribéry
Questionné à son tour mardi sur le préparateur physique, Franck Ribéry aurait, selon nos informations, démenti. « D’après Ribéry, cela serait juste un ami qui se prénomme Peter, il se faisait passer pour le préparateur du Bayern », assure une source proche du dossier.

Quant aux faits reprochés à Ribéry, son avocate, Me Sophie Bottai, jointe hier, déclare : « Franck Ribéry a confirmé ses premières déclarations : Zahia lui avait toujours dit être majeure. Il est également clair que ce n’est pas mon client qui a commandé le billet d’avion pour la faire venir à Munich. Il n’y a donc pas un seul élément matériel prouvant qu’il était au courant de son âge. D’autant que l’apparence de Zahia, sa manière de s’habiller, de se maquiller, de se comporter laissait penser à l’évidence que c’était une jeune femme et non pas une jeune fille. »

Franck Ribéry aurait également maintenu aux policiers ne pas avoir rémunéré 700 € Zahia, comme cette dernière l’affirme, pour leur relation sexuelle mais seulement passé une enveloppe contenant 100 € pour lui permettre de manger et de rentrer en taxi à l’aéroport. A propos d’une deuxième rencontre, cette fois-ci à Paris, Franck Ribéry assure qu’il aurait simplement croisé Zahia au cours d’une soirée mais qu’il n’y aurait pas eu de relations sexuelles.
« Mon client est consterné, poursuit Me Bottai. Il vit cela comme une forme de persécution et est surtout atteint par les dégâts collatéraux de cette affaire, notamment dans sa famille. Il a certes fait une bêtise mais c’est une affaire qui aurait dû s’arrêter là. »
http://www.francesoir.fr/equipe-de-france-faits-divers-justice/affaire-zahia-la-recherche-du-preparateur-physique-du-bayern

lundi 12 juillet 2010

Mort pour une cigarette: trois personnes présentées à un juge d'instruction

Trois jeunes hommes devaient être présentés lundi à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen après la mort dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris d'un homme, poignardé après avoir refusé de donner une cigarette, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet a ouvert une information judiciaire pour assassinat à l'encontre de ces trois personnes, dont une est mineure, et a requis leur placement en détention provisoire, selon cette source.

Les faits se sont déroulés vendredi vers 01H00 du matin à proximité de la rue du Commerce (XVe arrondissement). La victime, âgée de 29 ans, et d'autres jeunes étaient assis sur un banc, lorsqu'un jeune homme est venu leur demander "du feu ou une cigarette" puis leur "parle mal" devant leur refus, selon cette source.

L'arme n'a pas encore été retrouvée

Le jeune homme, majeur, s'en va et revient peu après, armé d'une arme blanche et accompagné de deux autres personnes. S'en est suivie une bagarre au cours de laquelle l'homme de 29 ans a été poignardé. Transporté dans un état grave à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il est mort peu après.

L'auteur présumé du coup mortel s'est présenté le lendemain dans un service de police et a reconnu les faits, selon la source judiciaire. L'autre majeur et le mineur ont pour leur part été interpellés par les policiers du 3e district de police judiciaire. L'arme, vraisemblablement un couteau, n'a pas été retrouvée.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-07/mort-pour-une-cigarette-trois-personnes-presentees-a-un-juge-5923614.html

jeudi 8 juillet 2010

Décès de deux octogénaires en Vendée fauchées par une ado en scooter

Deux octogénaires sont décédées jeudi des suites de leurs blessures après avoir été percutées mercredi en fin d'après-midi par un scooter conduit par une adolescente de 14 ans sur le front de mer des Sables d'Olonne, a-t-on appris jeudi auprès de la police.

Les deux veuves, des soeurs âgées de 84 et 87 ans, marchaient selon les premiers éléments de l'enquête sur un passage piéton du front de mer des Sables d'Olonne, très fréquenté en cette saison, quand elles ont été percutées par l'adolescente vers 17H00.

Transportées aux CHU de Nantes et Poitiers, l'une est décédée dans la nuit de mercredi à jeudi et l'autre dans l'après-midi de jeudi.

La jeune conductrice, très choquée par l'accident, a été légèrement blessée.

Le commissariat de police des Sables d'Olonne a lancé un appel aux témoins ayant assisté à l'accident afin d'élucider les circonstances du drame.
http://www.lepoint.fr/societe/deces-de-deux-octogenaires-en-vendee-fauchees-par-une-ado-en-scooter-08-07-2010-1212725_23.php

Orly : un colis suspect perturbe l'enregistrement des bagages

Un colis suspect a été découvert vers 14 heures jeudi après-midi à l'aéroport d'Orly, au terminale sud. Un périmètre de sécurité a été immédiatement mis en place pour que les démineurs procèdent aux vérifications d'usage. Par mesure de sécurité, ils ont fait exploser la valise.
Une cinquantaine de guichets d'enregistrement ont été fermés durant la manoeuvre. Ils ont rouvert vers 15h10 alors qu'énormément de monde, en majorité des vancanciers, attendaient de pouvoir se faire fire enregistrés. Des vols vers le Maghreb sont notamment concernés


http://www.leparisien.fr/transports/orly-un-colis-suspect-perturbe-l-enregistrement-des-bagages-08-07-2010-994035.php

Paris : un SDF grièvement brûlé par des comparses

Un homme sans domicile fixe a été très grièvement brûlé mercredi soir rue de Tolbiac à Paris (XIIIe) après avoir été aspergé d'un produit inflammable par des personnes avec lesquelles il se trouvait.

L'homme, âgé de 33 ans, a été transporté dans un état très grave dans un hôpital de la région parisienne où son pronostic vital est engagé.
Plusieurs SDF qui se trouvaient avec lui, dont certains en état d'ébriété, ont été interpellés.

Le 3e district de police judiciaire (DPJ) a été chargé de l'enquête.


http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-un-sdf-grievement-brule-par-des-comparses-08-07-2010-993885.php

mercredi 7 juillet 2010

Enquête sur une jeune tuée par un train

La gendarmerie enquête sur le décès vendredi dans une petite gare du Calvados d'une adolescente de 17 ans, percutée par un train, après une plainte de sa mère pour "homicide involontaire" contre la SNCF, avec le soutien implicite de syndicats cheminots.

La jeune fille traversait la voie en milieu de journée sur "un passage aménagé", marqué au sol par des planches de bois, d'une petite gare, à Audrieu, à 20 km à l'ouest de Caen, lorsqu'elle a été percutée, selon les gendarmes. Le train, dont l'adolescente venait de descendre, était reparti, masquant semble-t-il un autre convoi qui traversait la gare.

"Nous dénonçons depuis longtemps l'absence de passerelle ou de sous-terrain dans les petites gares de ce type. Il faudrait au minimum un pictogramme lumineux. Mais la direction ne veut rien entendre", a indiqué à l'AFP Jacques Ambroise, secrétaire général de la CGT-cheminots à Caen.

"Traverser à Audrieu, c’est la roulette russe", a estimé Sandrine Collette la mère de l'adolescente. "Ma fille était quelqu’un de responsable. Elle sortait peu, ne buvait pas, ne fumait pas, ne se droguait pas. Elle ne saura jamais qu’elle a obtenu le bac avec mention bien".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/07/97001-20100707FILWWW00577-enquete-sur-une-jeune-tuee-par-un-train.php

lundi 5 juillet 2010

Homme battu à mort sur l'A13: hommage de ses collègues et de ses proches

Environ 150 salariés, membres de la famille et amis de Mohamed L. se sont réunis lundi dans l'imprimerie de Lognes, en Seine-et-Marne, où travaillait le jeune homme battu à mort fin juin lors d'une rixe sur l'autoroute A13, et ont observé une minute de silence en sa mémoire.

«Nous avons voulu évoquer le souvenir des moments passés en sa compagnie, ses qualités humaines, son sens du collectif, tout ça restera gravé dans nos cœurs», a expliqué avec émotion Jean-François Calarnou, directeur de l'entreprise Roto France Impression S.A, où Mohamed travaillait depuis 2005.

Une trentaine de proches et de membres de la famille, dont sa mère, sa femme et ses frères, avaient fait le déplacement dans les locaux de l'entreprise où les machines avaient toutes été arrêtées pour l'occasion.

«Aucune notion de vengeance»

«Aujourd'hui je pense à mon cousin qui a été sauvagement battu à mort devant sa famille sur la route des vacances et tout ça pour un banal constat», a regretté devant la presse Kader, cousin germain de la victime, précisant qu'«il n'y a aucune notion de vengeance» mais le souhait que «justice soit faite».

«Je pense aussi à mes concitoyens qui peuvent tomber sur ce genre de milice barbare», a-t-il martelé.

Une plaque sur laquelle est inscrit «en souvenir de notre collègue Mohammed», a été dévoilée au moment de la minute de silence et avant que la sonnerie des machines ne retentisse en souvenir du jeune homme.

«Quelqu’un de parfait»

«Ils ont tué un honnête homme, quelqu'un de parfait», a déploré Daniel Ferreira, collègue de Mohamed. «Pour aider sa famille financièrement, nous avons tous décidé de donner une journée de RTT», a-t-il indiqué.

Vendredi, le procureur de la République de Versailles Michel Desplan a indiqué que «les personnes ayant participé le plus activement» à la rixe «avaient déjà été arrêtées». Il a par ailleurs ajouté que quatre autres personnes soupçonnées d'avoir participé à la rixe étaient recherchés.

Six personnes, d'une vingtaine d'années, ont déjà été arrêtées avant d'être écrouées, dont la conductrice de la voiture rentrée en collision avec celle de la victime. Au total dix personnes seraient donc impliquées.
http://www.20minutes.fr/article/583485/Homme-battu-a-mort-sur-l-A13-hommage-de-ses-collegues-et-de-ses-proches.php

samedi 3 juillet 2010

HOMME BATTU À MORT SUR l'A13 - Mise en examen des quatre suspects

Quatre jeunes gens, dont une jeune femme, ont été mis en examen et écroués jeudi soir dans l'affaire de la mort d'un automobiliste roué de coups lors d'une rixe dans la nuit de samedi à dimanche sur l'autoroute A13 dans les Yvelines, a-t-on appris auprès de leurs avocats. Les trois jeunes hommes ont été mis en examen pour "meurtre, violences aggravées et non-assistance à personne en péril", tandis que la jeune femme de 20 ans, conductrice de la Clio impliquée dans la collision, est poursuivie pour "complicité de meurtre et non-assistance à personne en péril".

Deux jeunes hommes, âgés de 21 et 22 ans, ont déjà été mis en examen et écroués dans cette affaire, l'un pour "meurtre et violences aggravées" et l'autre pour "complicité". "Ma cliente est à l'origine d'un accident matériel mais après, tout lui échappe", a déclaré son avocate, Me Kaltoum Gachi, en précisant que la jeune femme était en détention provisoire notamment "pour la protéger des risques de représailles et de pression". "Tous ceux qui ont approché la scène de crime sont en détention mais maintenant il faut déterminer les responsabilités de chacun", a souligné Me Jean-Yves Liénard, l'avocat d'un autre mis en examen "qui proteste de son innocence" quant aux faits de violence. La conductrice et deux jeunes hommes s'étaient livrés à la police mardi soir avec la Clio impliquée dans l'accident. Un quatrième jeune homme s'était rendu mercredi soir.

Décès dû aux coups de pied et de poing (autopsie)


Dans la nuit de samedi à dimanche vers 1 heure, sur l'A13 au niveau de la commune de Chapet, près des Mureaux, la voiture d'un homme qui partait en vacances en famille entre en collision avec une Renault Clio. Les véhicules ont été légèrement éraflés et la jeune conductrice à l'origine de l'accrochage avait refusé de signer le constat amiable. Le ton est monté et le passager de la Clio a, selon son avocat, Me Olivier Combe, appelé "un ami" en renfort. "Il se sentait un peu en difficulté" après que la famille de la victime fut "véhémente" et eut dit : "Vous allez voir quand la police va arriver", a ajouté Me Combe.


Une dizaine de jeunes gens sont alors arrivés en voiture et une bagarre a éclaté au bord de l'autoroute. Un homme âgé de 30 ans a été roué de coups, notamment au visage. Quatre autres membres de la famille de la victime ont été blessés. A l'arrivée de la police et des secours, la conductrice et ses amis ont pris la fuite et l'homme tabassé, souffrant de graves lésions cérébrales, a succombé à ses blessures dimanche soir. Selon les résultats de l'autopsie, l'homme est décédé à la suite de "nombreux coups de pied et de poing" reçus "uniquement sur le visage et le crâne". L'expertise a exclu que la voiture ait roulé sur le corps de la victime mais la conductrice a roulé sur le pied d'un membre de la famille, ont précisé des sources concordantes.

http://www.lepoint.fr/societe/homme-battu-a-mort-sur-l-a13-mise-en-examen-des-quatre-suspects-02-07-2010-1210197_23.php

vendredi 2 juillet 2010

Saloperie de gamin" : enquête judiciaire sur une filiale d'Acadomia

Fin mai, la Cnil avait dénoncé le fichage des clients et professeurs d'une filiale d'Acadomia, leader du soutien scolaire à domicile. Un mois plus tard, une enquête préliminaire a été ouverte et confiée aux policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) avait émis le 22 avril un avertissement public à l'encontre de cette filiale pour un fichage intempestif de ses professeurs et clients et saisi la justice, une procédure rarement employée par la Cnil. L'avertissement a été adressé à la société AIS 2, filiale d'Acadomia (20% des activités du groupe), qui a pour fonction de sélectionner des enseignants, puis de proposer leurs services de soutien à des clients (parents d'élèves). Fait rarissime, la Cnil avait en parallèle informé le parquet "des manquements susceptibles de constituer des infractions pénales".

"Gros con", "mère salope"

Selon la Cnil, un contrôle en novembre 2009 de la société AIS 2, qui travaille avec deux fichiers (l'un sur les enseignants postulants, l'autre sur les enseignants intervenants et les familles clientes), a permis de relever des "manquements à la loi +informatique et libertés+". Il est reproché à cette filiale d'avoir constitué des fiches sur des élèves ou des enseignants sans avoir fait de demande préalable à la Cnil. Surtout, la Cnil a découvert "la présence, dans ses fichiers, de milliers de commentaires excessifs, voire injurieux" concernant enseignants, parents ou élèves, comme "+gros con+, +vraiment trop conne+, +mère salope+, +gros crétin+, +saloperie de gamin+, +parisien frustré+".

Autre manquement : ont été trouvées des "informations détaillées sur l'état de santé", telles que "+cancer du poumon tant mérité+, +hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse au cerveau de grade 3+, +sa maman a cancer utérus+, +varie de la boulimie à anorexie+". Selon la Cnil, il est aussi apparu que "la société enregistrait des informations relatives à des infractions et des condamnations, telles que +élève retourné en prison+, +est mis en examen (je ne sais pas pourquoi)+". Interrogé par l'AFP, le président d'Acadomia, Maxime Aiach, avait reconnu des "erreurs" mais assuré que les fiches incriminées "se comptaient sur les doigts de deux mains, sur deux millions de fiches au total". Ces fiches "ont été ou corrigées ou supprimées", selon lui
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-07/saloperie-de-gamin-enquete-judiciaire-sur-une-filiale-d-acadomia-5906322.html

mercredi 30 juin 2010

Instituteur tué: 2 hommes interpellés

Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue ce matin à Bastia dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'un instituteur tué par balle en 2008 dans cette ville, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Les deux hommes ont été arrêtés par des fonctionnaires de la Direction régionale de la police judiciaire sur commission rogatoire d'un magistrat du tribunal de grande instance de Bastia.

Emmanuel Multedo, un instituteur âgé de 40 ans, avait été tué d'une unique balle de gros calibre dans la tête le 8 septembre 2008, jour de rentrée scolaire, rue San Angelo, dans le quartier du palais de justice, au centre de Bastia, près de l'école où cet homme originaire de Bastia enseignait.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/30/97001-20100630FILWWW00390-instituteur-tue-2-hommes-interpelles.php