Est-ce l'homme de la providence qui sortira l'Egypte de la crise ? Mohamed ElBaradei, l'un des acteurs le plus en vue sur la scène politique égyptienne, s'est dit samedi prêt à renoncer à ses ambitions présidentielles pour diriger un gouvernement d'union nationale, selon un communiqué de son bureau de campagne.
Mohamed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre, a été acclamé vendredi sur la place Tahrir, où des dizaines de milliers de personnes hostiles au pouvoir militaire manifestent depuis plus d'une semaine. Reçu dans la journée par le chef de l'armée au pouvoir, le maréchal Hussein Tantaoui, il s'est est "prêt à renoncer à l'idée d'être candidat à la présidentielle au cas où il lui serait demandé officiellement de former un gouvernement" de salut national, annonce le communiqué. "M. ElBaradei a souligné qu'il était prêt à répondre aux demandes des jeunes de la révolution, des forces révolutionnaires réunies sur les places d'Egypte, et des forces politiques, en assumant la responsabilité de former un gouvernement d'union nationale qui représenterait l'ensemble des forces nationales", selon le texte.
Ceci "à condition que gouvernement soit doté de toutes les prérogatives pour gérer la période de transition, rétablir la sécurité, relancer l'économie et réaliser les objectifs de la révolution égyptienne", poursuit le communiqué. Renoncer à ses ambitions présidentielles permettrait d'"assurer la confiance et l'impartialité pour diriger la période de transition", précise le texte.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-elbaradei-pret-a-diriger-un-gouvernement-d-union-nationale-6846246.html
Revue de presse nationale et internationale Des faits divers de société Des informations insolites
lundi 28 novembre 2011
dimanche 27 novembre 2011
Égypte : Tahrir se ressaisit
Elle est ravie, il est hagard. Zinet Suleiman et son mari ont hurlé avec la foule, brandi leurs poings, repris les chants les uns après les autres, tourné de cortège en cortège. À la tombée du jour, le couple fait une pause sur la terrasse d'un café de fortune installé sur la place Tahrir : une vingtaine de chaises en plastique et, dessus, une vingtaine de manifestants épuisés. Il ne faut pas se fier au voile sobre et au corps massif de la mère au foyer. Zinet est une révolutionnaire, une vraie. Elle était des premiers combats de Tahrir, fin janvier. Elle a fêté la chute de Moubarak avec quelques amis et un million d'Égyptiens le 11 février. "J'ai passé une super journée, ce vendredi est un vrai succès", dit-elle avec un sourire aussi large que son buste. Son enthousiasme pourrait réveiller un cours de théologie d'al-Azhar, cette grande université musulmane cairote : "On leur a montré, aux militaires, que le peuple était toujours là !"
Il fallait peut-être que les Égyptiens se retrouvent, tout simplement. Après les durs mois d'été, pendant lesquels les militaires ont affermi leur pouvoir, divisant la population, chrétiens contre musulmans, riches contre pauvres, intellos contre populeux. Après la violence de ces derniers jours, concentrée sur la rue Mohammed Mahmoud. "J'ai eu l'impression de revivre la révolution de février en accéléré", revit Dina, une jeune activiste. Les mêmes doutes, les mêmes épreuves, les mêmes espoirs, les mêmes mensonges, de l'armée cette fois-ci. Et quand les Égyptiens se retrouvent, on les entend. Forts. Hésitants en début de journée, les slogans trouvent rapidement leur rythme. "Dégage !", "Que tombe le gouvernement des militaires !", "Révolution, révolution, jusqu'à la victoire !" et "Ni Tantawi, ni Ganzouri !".
Populaire
Zinet pourrait être élue manifestante du jour : ni activiste, ni islamiste, encore moins voyou désoeuvré, elle fait partie de ceux qui rejoignent Tahrir quand cette dernière se transforme en grande célébration populaire. Entre fête nationale, cortège chaotique qui tourne sans cesse - la place fait aussi la révolution au sens propre -, école de sensibilisation politique pour apprentis démocrates, Le Caire vibre à nouveau. Avec quelques fausses notes : aux abords de la place, les baltagueyyas, ces gros bras payés par le pouvoir, rôdent encore. Sur la place, des gamins provoquent et raillent, se bousculent, se bagarrent mollement. Ils fument des clopes trop grandes pour eux. En quelques mois, Tahrir a perdu un peu d'insouciance, mais tient bon, retrouve ses vieux réflexes : les comités populaires fouillent poliment les arrivants, les marchands ambulants assurent le couvert et vendent les couleurs de l'Égypte sous toutes leurs formes : drapeaux, chapeaux, badges, stickers.Il fallait peut-être que les Égyptiens se retrouvent, tout simplement. Après les durs mois d'été, pendant lesquels les militaires ont affermi leur pouvoir, divisant la population, chrétiens contre musulmans, riches contre pauvres, intellos contre populeux. Après la violence de ces derniers jours, concentrée sur la rue Mohammed Mahmoud. "J'ai eu l'impression de revivre la révolution de février en accéléré", revit Dina, une jeune activiste. Les mêmes doutes, les mêmes épreuves, les mêmes espoirs, les mêmes mensonges, de l'armée cette fois-ci. Et quand les Égyptiens se retrouvent, on les entend. Forts. Hésitants en début de journée, les slogans trouvent rapidement leur rythme. "Dégage !", "Que tombe le gouvernement des militaires !", "Révolution, révolution, jusqu'à la victoire !" et "Ni Tantawi, ni Ganzouri !".
"Quelqu'un qui nous ressemble"
Le nouveau Premier ministre trouvé par le vieux maréchal ne fait pas du tout l'approbation de Tahrir. Il est, une fois de plus, identifié comme un reliquat de l'ère Moubarak. Zinet tonne. "Ils ont encore pris un vieux de 80 ans ! À cet âge, on peut à peine marcher ! Moi, ce que je veux, c'est quelqu'un de jeune, quelqu'un qui a trente ans, quarante ans ; ni un militaire ni un salafiste. Je veux dire, quelqu'un qui nous ressemble ! Même les Frères musulmans ne comprennent pas !" Les élections ont normalement lieu lundi, mais personne n'y pense vraiment. Si les manifestations sont contestées çà et là, tout le monde est fier que le peuple relève la tête. Zinet aussi. Elle glisse un clin d'oeil : "Nous, les Égyptiens, on est quand même des gens bien, non ?" Elle finit son thé, plantée sur sa chaise, solide comme une pyramide. Des gens bien, c'est possible - déterminés, sûrement.http://www.lepoint.fr/monde/egypte-tahrir-se-ressaisit-25-11-2011-1400706_24.phpsamedi 26 novembre 2011
L'affaire Karachi se rapproche de Chirac
Les juges qui enquêtent sur une possible corruption en marge de contrats d'armement et de la présidentielle de 1995 ont obtenu l'élargissement de leur procédure à une nouvelle piste sur des réseaux présentés comme proches de l'ancien président Jacques Chirac, d'après une source judicaire.
Le parquet de Paris a accordé aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire le réquisitoire dit "supplétif" pour "abus de biens sociaux" qu'ils avaient demandé après l'apparition dans le dossier de nouvelles dépositions et de nouveaux éléments.
Ils laissent penser que l'argent versé en marge de ces contrats d'armement, déjà supposé avoir financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, pourrait avoir ensuite alimenté ces supposés "réseaux Chirac" après l'accession du maire de Paris à l'Elysée la même année.
Vieille de 16 ans, cette affaire trouble la droite car elle réveille de vieilles querelles et le nom de Nicolas Sarkozy, à l'époque des faits ministre du Budget et porte-parole de la campagne Balladur, figure en procédure, dans un rapport de police luxembourgeois concernant la création de structures off shore liées à l'argent des marchés.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/25/97001-20111125FILWWW00514-l-affaire-karachi-etendue-a-chirac.php
Le parquet de Paris a accordé aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire le réquisitoire dit "supplétif" pour "abus de biens sociaux" qu'ils avaient demandé après l'apparition dans le dossier de nouvelles dépositions et de nouveaux éléments.
Ils laissent penser que l'argent versé en marge de ces contrats d'armement, déjà supposé avoir financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, pourrait avoir ensuite alimenté ces supposés "réseaux Chirac" après l'accession du maire de Paris à l'Elysée la même année.
Vieille de 16 ans, cette affaire trouble la droite car elle réveille de vieilles querelles et le nom de Nicolas Sarkozy, à l'époque des faits ministre du Budget et porte-parole de la campagne Balladur, figure en procédure, dans un rapport de police luxembourgeois concernant la création de structures off shore liées à l'argent des marchés.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/25/97001-20111125FILWWW00514-l-affaire-karachi-etendue-a-chirac.php
vendredi 25 novembre 2011
jeudi 24 novembre 2011
mercredi 23 novembre 2011
mardi 22 novembre 2011
lundi 21 novembre 2011
dimanche 20 novembre 2011
Syrie : l'ultimatum s'achève dans un bain de sang
Hillary Clinton a ajouté vendredi la voix de l'Amérique à celles, de plus en plus nombreuses, qui craignent que la longue répression en Syrie ne débouche sur une guerre civile. Pour la première fois, elle a évoqué sur la chaîne américaine NBC la possibilité d'un tel conflit "sinon dirigé, du moins certainement influencé par des déserteurs de l'armée", avec "une opposition très déterminée, bien armée et finalement bien financée". Des propos qui contrastent avec la prudence jusqu'alors observée par Washington. L'administration américaine avait contesté, jeudi encore, le risque de "guerre civile" évoqué par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Autre fait significatif de l'évolution de la manière dont les Occidentaux considèrent la situation syrienne : le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, doit avoir lundi à Londres des entretiens avec des dirigeants de la rébellion syrienne. Après des mois de contacts en coulisse, il s'apprête donc à recevoir au grand jour des représentants du Conseil national syrien et de la Commission nationale de coordination pour le changement démocratique.
Pour leur part, la France et la Turquie ont uni leurs voix vendredi pour réclamer une pression accrue sur le régime syrien. "Le moment est venu d'unir nos efforts pour accentuer les sanctions" contre le régime syrien, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lors d'une visite à Ankara. Le ministre turc des Affaires étrangères a promis d'accroître la pression sur Damas par des sanctions économiques si le plan de la Ligue arabe, soutenu par Ankara, n'est pas accepté par le régime syrien. "Le plus important est d'accroître la pression sur la Syrie pour faire cesser le bain de sang", a déclaré le chef de la diplomatie turque.
Une résolution au vote de l'Assemblée générale de l'ONU ?
Depuis que Damas a formellement accepté le plan de la Ligue arabe, le 2 novembre, des centaines de personnes ont été tuées en Syrie, dont des civils, des déserteurs et des membres des forces de sécurité. Le gouvernement syrien explique vouloir mettre en oeuvre ce plan mais appelle les pays voisins à agir davantage pour interrompre les flux d'armes à destination de l'opposition et à mettre un terme à ce qu'il présente comme une campagne de propagande dans les médias incitant au soulèvement contre le pouvoir.
Face à ce bain de sang qui se poursuit, la Ligue arabe, qui a suspendu la Syrie cette semaine, a lancé un ultimatum à Damas : soit le régime met en application le plan de sortie de crise préparé par l'organisation panarabe, qui prévoit notamment le retrait des militaires déployés dans les villes, soit il s'exposera à des sanctions. La Ligue arabe avait alors donné trois jours au régime de Damas. L'ultimatum prend fin ce samedi sans apaisement perceptible en Syrie : les troupes syriennes ont pris d'assaut dans la matinée une localité du nord-ouest du pays, bombardée à l'artillerie lourde, après des violences qui avaient fait, la veille, 15 morts civils, dont deux enfants, tués par les forces de sécurité qui avaient tiré pour disperser des manifestations. Or, si la fin de l'ultimatum de la Ligue arabe n'expose pas la Syrie à des mesures de rétorsions très lourdes, il donne en revanche une raison supplémentaire à la communauté internationale de s'impliquer plus avant dans la crise.
Ce qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. Au siège new-yorkais des Nations unies, les Européens et plusieurs capitales arabes espèrent pouvoir alors soumettre aux voix de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant la répression, qui aurait fait plus de 3500 morts depuis la mi-mars. Une manière de contourner le blocage au Conseil de sécurité : la Russie et la Chine avaient opposé début octobre leur veto à un projet de résolution rédigé par la France en coopération avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Portugal pour condamner les violences en Syrie.
samedi 19 novembre 2011
Liliane Bettencourt reste sous la tutelle de sa fille et de ses petits-fils
La milliardaire a été déboutée. La cour d'appel de Versailles a décidé vendredi de ne pas suspendre l'application de la tutelle de Liliane Bettencourt, qui reste ainsi sous la protection judiciaire de sa fille Françoise et de ses deux petits-fils, ont affirmé les avocats des deux parties
La cour d'appel a fixé au 14 décembre l'examen au fond de l'appel formé par la milliardaire de son placement sous tutelle, prononcé mi-octobre par la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine), a appris l'AFP de sources concordantes.
Les avocats de la femme la plus riche de France ont donc été déboutés de leur demande de suspension de l'application provisoire de ce jugement qui confiait la tutelle sur son patrimoine à sa fille Françoise Bettencourt-Meyers et à ses deux petits-fils, et la tutelle sur sa personne à son seul petit-fils aîné, Jean-Victor Meyers, 25 ans.
Début novembre, Liliane Bettencourt, qui avait pourtant repoussé de toutes ses forces son placement sous tutelle, s'était même déclarée prête à se plier provisoirement à cette décision, à condition que Françoise et son fils Nicolas soient écartés et que sa protection soit assurée exclusivement par l'autre petit-fils, Jean-Victor. Informé de cette éventuelle concession, la chambre du conseil de la cour d'appel de Versailles avait alors appelé les deux parties à la conciliation. Peine perdue: jeudi dernier, les avocats de Liliane Bettencourt avaient adressé un courrier à la cour pour l'informer qu'"aucun accord n'(était) intervenu", tout en s'en remettant à la décision de la justice
http://lci.tf1.fr/france/justice/liliane-bettencourt-reste-sous-la-tutelle-de-sa-fille-et-de-ses-6828188.html
La cour d'appel a fixé au 14 décembre l'examen au fond de l'appel formé par la milliardaire de son placement sous tutelle, prononcé mi-octobre par la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine), a appris l'AFP de sources concordantes.
Les avocats de la femme la plus riche de France ont donc été déboutés de leur demande de suspension de l'application provisoire de ce jugement qui confiait la tutelle sur son patrimoine à sa fille Françoise Bettencourt-Meyers et à ses deux petits-fils, et la tutelle sur sa personne à son seul petit-fils aîné, Jean-Victor Meyers, 25 ans.
Début novembre, Liliane Bettencourt, qui avait pourtant repoussé de toutes ses forces son placement sous tutelle, s'était même déclarée prête à se plier provisoirement à cette décision, à condition que Françoise et son fils Nicolas soient écartés et que sa protection soit assurée exclusivement par l'autre petit-fils, Jean-Victor. Informé de cette éventuelle concession, la chambre du conseil de la cour d'appel de Versailles avait alors appelé les deux parties à la conciliation. Peine perdue: jeudi dernier, les avocats de Liliane Bettencourt avaient adressé un courrier à la cour pour l'informer qu'"aucun accord n'(était) intervenu", tout en s'en remettant à la décision de la justice
http://lci.tf1.fr/france/justice/liliane-bettencourt-reste-sous-la-tutelle-de-sa-fille-et-de-ses-6828188.html
vendredi 18 novembre 2011
jeudi 17 novembre 2011
mercredi 16 novembre 2011
mardi 15 novembre 2011
Coup dur pour le programme balistique iranien
Le programme balistique iranien, déjà frappé de sanctions internationales de l'ONU qui le soupçonne d'être lié aux activités nucléaires militaires secrètes, vient d'être décapité. Son principal chef, le très mystérieux général brigadier Hassan Tehrani-Moghadam, présenté à Téhéran comme "fondateur et concepteur" des unités balistiques des gardiens de la révolution (pasdarans), ainsi que seize de ses collaborateurs et membres d'un centre de recherche balistique ont été tués dans de violentes explosions qui ont secoué, samedi dernier, une base militaire et les dépôts de missiles des pasdarans près de Téhéran.
L'explosion, officiellement qualifiée d'accidentelle, est intervenue au moment du déplacement des engins, mais de l'avis des experts son origine est mystérieuse. Elle a détruit une grande partie de la base et d'un centre de recherche militaire où sont stockés habituellement des missiles de moyenne et de longue portée, comme les fameux Shahab, d'une autonomie de plus de 1 500 kilomètres, pouvant atteindre toute la région et, au-delà, le sol israélien. Cet incident, le deuxième du genre à se produire en Iran au sein des pasdarans, tombe mal.
Rumeurs
Il intervient à un moment crucial pour le régime iranien. Sur le plan international, le régime vient de subir un coup politique spectaculaire et inattendu avec le nouveau rapport de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) de l'ONU qui l'accuse très clairement d'avoir un programme nucléaire militaire, autrement dit des activités secrètes destinées à fabriquer une charge nucléaire.
Il tombe mal également, car il coïncide avec les récentes rumeurs au sujet de l'imminence d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires en Iran. Ces rumeurs, démenties jusqu'à présent de sources israéliennes, se sont très vite répandues en Iran et sur les médias à l'étranger après les explosions de samedi. Simple bavure ou accident technique intervenu au moment du déplacement des missiles dans le cadre d'un plan d'alerte des forces iraniennes, les explosions de samedi vont fragiliser sinon du moins retarder les activités du programme balistique iranien. Des sources informées à Téhéran affirmaient que le bureau de l'autosuffisance des pasdarans, dirigé par le général brigadier Hassan Tehrani-Moghadam, où se sont produites les explosions meurtrières, travaillait depuis plusieurs mois sur une nouvelle version, plus longue portée et améliorée, des missiles Shahab-3.
http://www.lepoint.fr/monde/coup-dur-pour-le-programme-balistique-iranien-14-11-2011-1395959_24.php
L'explosion, officiellement qualifiée d'accidentelle, est intervenue au moment du déplacement des engins, mais de l'avis des experts son origine est mystérieuse. Elle a détruit une grande partie de la base et d'un centre de recherche militaire où sont stockés habituellement des missiles de moyenne et de longue portée, comme les fameux Shahab, d'une autonomie de plus de 1 500 kilomètres, pouvant atteindre toute la région et, au-delà, le sol israélien. Cet incident, le deuxième du genre à se produire en Iran au sein des pasdarans, tombe mal.
Rumeurs
Il intervient à un moment crucial pour le régime iranien. Sur le plan international, le régime vient de subir un coup politique spectaculaire et inattendu avec le nouveau rapport de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) de l'ONU qui l'accuse très clairement d'avoir un programme nucléaire militaire, autrement dit des activités secrètes destinées à fabriquer une charge nucléaire.
Il tombe mal également, car il coïncide avec les récentes rumeurs au sujet de l'imminence d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires en Iran. Ces rumeurs, démenties jusqu'à présent de sources israéliennes, se sont très vite répandues en Iran et sur les médias à l'étranger après les explosions de samedi. Simple bavure ou accident technique intervenu au moment du déplacement des missiles dans le cadre d'un plan d'alerte des forces iraniennes, les explosions de samedi vont fragiliser sinon du moins retarder les activités du programme balistique iranien. Des sources informées à Téhéran affirmaient que le bureau de l'autosuffisance des pasdarans, dirigé par le général brigadier Hassan Tehrani-Moghadam, où se sont produites les explosions meurtrières, travaillait depuis plusieurs mois sur une nouvelle version, plus longue portée et améliorée, des missiles Shahab-3.
http://www.lepoint.fr/monde/coup-dur-pour-le-programme-balistique-iranien-14-11-2011-1395959_24.php
lundi 14 novembre 2011
L'oncle de Bachar el-Assad lui demande de quitter le pouvoir
Rifaat el-Assad, le frère de l'ancien président Hafez el-Assad, prône des réformes démocratiques pour son pays.
Au lendemain de la décision de la Ligue arabe de suspendre Damas des instances de l'organisation, Bachar «doit arrêter le bain de sang et rendre enfin le pouvoir au peuple syrien», a affirmé ce dimanche l'ancien vice-président syrien en marge d'une conférence organisée par ses proches dans un hôtel parisien. «C'est inacceptable que Bachar puisse penser se maintenir au pouvoir en continuant les tueries», a lancé son oncle, qui avait dû s'exiler en 1998 sur ordres du président de l'époque Hafez el-Assad. Depuis huit mois qu'une révolte populaire réprimée par le régime secoue le pouvoir syrien, «Bachar s'est prononcé plusieurs fois pour des réformes. Mais on n'a rien vu venir. Il n'a rien fait de sérieux», accuse Rifaat, 71 ans, qui assure n'avoir «aucune ambition» politique.
Un refuge pour Bachar et sa famille
Le fère de l'ancien président syrien, Hafez, redoute une guerre civile. «C'est ce qui nous fait peur. Nous n'aurons alors plus d'autre choix que de demander l'aide étrangère pour éteindre le feu».Pour éviter ce scénario-catastrophe, «la communauté internationale doit trouver un refuge à Bachar el-Assad et à sa famille. C'est une question humaine», déclare Rifaat, mettant implicitement en garde contre le danger qu'un pouvoir syrien aux abois puisse exercer sa capacité de nuisance hors de ses frontières. «La Syrie, ce n'est ni la Libye, ni la Tunisie», avertit l'ancien patron des «Brigades de défense», qui fut accusé d'avoir participé aux massacres perpétrés par le pouvoir contre les islamistes à Hama en 1982 (15 000 morts).
A l'instar d'autres forces de l'opposition, Rifaat el-Assad souhaite qu'après la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie, le dossier soit transféré au Conseil de sécurité de l'ONU. En revanche, il ne croit pas qu'après ce « coup dur » porté au régime syrien, celui-ci se délite : «Ce n'est pas assez pour encourager les défections dans l'entourage de Bachar ou dans l'armée », assure son oncle, installé entre Londres et Marbella depuis de nombreuses années.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/13/01003-20111113ARTFIG00071-l-oncle-de-bachar-el-assad-lui-demande-de-quitter-le-pouvoir.php
dimanche 13 novembre 2011
Syrie : réunion de conciliation au Caire
La réunion des ministres arabes des Affaires étrangères sur la situation en Syrie, où Damas a accepté un plan de sortie de crise sans pour autant l'appliquer sur le terrain, a débuté samedi au siège de la Ligue arabe au Caire. La réunion se déroule à huis clos, en l'absence du ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, la Syrie étant représentée par son ambassadeur auprès de la Ligue arabe, Youssef Ahmed.
Le 2 novembre, M. Mouallem n'avait pas non plus fait le déplacement lorsque Damas avait dit accepter le plan arabe prévoyant la fin des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation des médias, avant l'ouverture d'un dialogue national.
Après avoir annoncé que le régime de Damas ne respectait pas ses engagements, un Comité ministériel arabe, dirigé par le Qatar, a tenu une réunion préparatoire vendredi soir au Caire. La répression de la révolte populaire sans précédent contre le président Bachar al-Assad, qui a fait selon l'ONU plus de 3.500 morts depuis le début de la contestation mi-mars, n'a pas baissé d'intensité, faisant encore des dizaines de morts depuis l'accord entre Damas et la Ligue arabe.
http://www.europe1.fr/International/Syrie-reunion-de-conciliation-au-Caire-813049
Le 2 novembre, M. Mouallem n'avait pas non plus fait le déplacement lorsque Damas avait dit accepter le plan arabe prévoyant la fin des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation des médias, avant l'ouverture d'un dialogue national.
Après avoir annoncé que le régime de Damas ne respectait pas ses engagements, un Comité ministériel arabe, dirigé par le Qatar, a tenu une réunion préparatoire vendredi soir au Caire. La répression de la révolte populaire sans précédent contre le président Bachar al-Assad, qui a fait selon l'ONU plus de 3.500 morts depuis le début de la contestation mi-mars, n'a pas baissé d'intensité, faisant encore des dizaines de morts depuis l'accord entre Damas et la Ligue arabe.
http://www.europe1.fr/International/Syrie-reunion-de-conciliation-au-Caire-813049
samedi 12 novembre 2011
vendredi 11 novembre 2011
EDF et Floyd Landis condamnés pour espionnage informatique
C'est une très lourde sanction. La justice a condamné jeudi EDF à une amende d'1,5 million d'euros et le coureur cycliste américain Floyd Landis à un an de prison avec sursis, pour espionnage informatique aux dépens respectivement de Greenpeace et du laboratoire antidopage français. L'entraîneur de Floyd Landis, Arnie Baker, a été condamné à la même peine que le vainqueur déchu du Tour de France 2006.
La justice avait soupçonné le géant français de l'énergie et le sportif américain d'avoir eu recours ou d'avoir tiré profit en 2006 des services d'un pirate informatique, lui-même employé par des sociétés d'intelligence économique. Les victimes de cet espionnage étaient l'association écologique Greenpeace et son ancien directeur de campagnes Yannick Jadot, ainsi que le laboratoire antidopage français (LNDD).
Une entreprise appelée Kargus Consultants
Dans le volet sportif, Floyd Landis et son ancien entraîneur, qui ne se sont pas rendus à leur procès, ont été reconnus coupables d'avoir utilisé des documents du LNDD, piratés en 2006, afin de contester les résultats concluant à un dopage. Leurs avocats avaient plaidé la relaxe. Dans le volet EDF-Greenpeace de l'affaire, le juge d'instruction avait estimé que le groupe d'énergie avait mandaté l'entreprise privée Kargus Consultants pour s'introduire en 2006 dans l'ordinateur de M. Jadot. EDF avait affirmé avoir été victime des agissements de Kargus, lui reprochant d'avoir enfreint le cadre d'un contrat signé stipulant simplement une "veille" des actions menées par les écologistes autour, notamment, de la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche).
Pour EDF, la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, a suivi le ministère public qui avait réclamé, fin octobre, une lourde amende de 1,5 million d'euros. Pour Floyd Landis et Arnie Baker, elle est restée en deçà des demandes du ministère public, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis.
http://lci.tf1.fr/france/justice/edf-et-floyd-landis-condamnes-pour-espionnage-informatique-6818640.html
La justice avait soupçonné le géant français de l'énergie et le sportif américain d'avoir eu recours ou d'avoir tiré profit en 2006 des services d'un pirate informatique, lui-même employé par des sociétés d'intelligence économique. Les victimes de cet espionnage étaient l'association écologique Greenpeace et son ancien directeur de campagnes Yannick Jadot, ainsi que le laboratoire antidopage français (LNDD).
Une entreprise appelée Kargus Consultants
Dans le volet sportif, Floyd Landis et son ancien entraîneur, qui ne se sont pas rendus à leur procès, ont été reconnus coupables d'avoir utilisé des documents du LNDD, piratés en 2006, afin de contester les résultats concluant à un dopage. Leurs avocats avaient plaidé la relaxe. Dans le volet EDF-Greenpeace de l'affaire, le juge d'instruction avait estimé que le groupe d'énergie avait mandaté l'entreprise privée Kargus Consultants pour s'introduire en 2006 dans l'ordinateur de M. Jadot. EDF avait affirmé avoir été victime des agissements de Kargus, lui reprochant d'avoir enfreint le cadre d'un contrat signé stipulant simplement une "veille" des actions menées par les écologistes autour, notamment, de la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche).
Pour EDF, la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, a suivi le ministère public qui avait réclamé, fin octobre, une lourde amende de 1,5 million d'euros. Pour Floyd Landis et Arnie Baker, elle est restée en deçà des demandes du ministère public, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis.
http://lci.tf1.fr/france/justice/edf-et-floyd-landis-condamnes-pour-espionnage-informatique-6818640.html
jeudi 10 novembre 2011
Mediator : des médecins entendus par la police
Les policiers qui enquêtent sur le dossier Servier entendent des médecins. Au coeur des auditions, les prescriptions hors autorisation, à savoir celles pour lesquelles le Mediator était prescrit pour maigrir.
C'est un sujet tabou chez les médecins. Depuis quelques semaines, les convocations des praticiens par la police se multiplient. Elles se font dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte à Paris depuis février dernier et qui vise les chefs de tromperie sur la nature du médicament et l'escroquerie à l'assurance maladie et aux mutuelles. Des médecins ont ainsi été entendus à Montpellier, à Amiens ou encore dans le Berry. Particularité de ces professionnels, qu'ils soient généralistes, gynécologues ou encore endocrinologues : avoir , autrement dit pour perdre du poids. Autre particularité : ne pas avoir stipulé sur les ordonnances que ces prescriptions ne devaient du coup, pas être prises en charge par la sécurité sociale en notant la mention « NR » (non remboursé). En effet, seules les prescriptions réalisées dans le cadre des indications, en l'occurrence essentiellement le diabète, étaient remboursées.
«La convocation de Jacques Servier prévue initialement le 9 novembre a été reportée sine die pour des raisons de procédure , observe le Dr Claude Leicher, le président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France. En revanche et alors que c'est son laboratoire qui a fabriqué le Mediator, on convoque des gens qui ont eux, déjà été condamnés par l'assurance maladie». Pour lui comme pour beaucoup d'autres, les choses sont claires : les médecins ne peuvent pas être tenus responsables de quelque chose qu'ils ignoraient, en l'occurence les effets secondaires du Mediator sur le coeur et les poumons. Jamais dans le Vidal, la «bible» des médecins, il n'a été fait mention de ces effets indésirables.
En réalité, deux hypothèses peuvent expliquer ces convocations des praticiens par la police. La première vise à parier que ces médecins vont faire l'objet de mises en examen dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours. La seconde, plus vraisemblable, consiste à dire que les praticiens sont entendus pour faire progresser l'enquête et remonter la chaine des informations concernant le Mediator. S'ils l'ont prescrit comme coupe-faim, c'est qu'ils savaient que le médicament avait des vertus anorexigènes et dans ce cas, comment l'ont-ils su ? Un fin connaisseur du dossier estime que dans les instructions concernant la tromperie, la mise à jour des «dissymétrie de l'information» joue un rôle essentiel.
«C'est une présentation à la limite, tendancieuse. On ne nous disait pas franchement de le donner pour faire maigrir mais c'était fortement suggéré, explique le Dr Garrigou. Les visiteurs médicaux commencaient par parler de l'action sur les triglycérides, puis au cours de la discussion, ils disaient que ça faisait maigrir. Mais le terme anorexigène n'était jamais prononcé pour ne pas éveiller les soupçons. J'ai aussi entendu des visiteurs médicaux me dire «on n'a pas le droit de vous dire que ça fait maigrir». En 2006, il a cessé toute prescription de Mediator après avoir lu un article dans la revue médicale indépendante faisant état d'effets secondaires.
Après les médecins, à quand la convocation par la police des visiteurs médicaux ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/09/01016-20111109ARTFIG00649-mediator-des-medecins-entendus-par-la-police.php
Les médecins ne sont pas responsables
De 2000 à 2010, il y a eu environ 200 poursuites de médecins pour «prescriptions sauvages», hors des indications officielles, et 75 condamnations. «Ces médecins ont déjà été traduits par l'assurance maladie devant la section des assurances sociales qui est une chambre rattachée aux chambres disciplinaires», explique le Dr André Deseur du Conseil de l'ordre des médecins qui reconnait qu'au niveau départemental, le Conseil de l'ordre a bien eu des échos de ce type de convocations par la police.«La convocation de Jacques Servier prévue initialement le 9 novembre a été reportée sine die pour des raisons de procédure , observe le Dr Claude Leicher, le président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France. En revanche et alors que c'est son laboratoire qui a fabriqué le Mediator, on convoque des gens qui ont eux, déjà été condamnés par l'assurance maladie». Pour lui comme pour beaucoup d'autres, les choses sont claires : les médecins ne peuvent pas être tenus responsables de quelque chose qu'ils ignoraient, en l'occurence les effets secondaires du Mediator sur le coeur et les poumons. Jamais dans le Vidal, la «bible» des médecins, il n'a été fait mention de ces effets indésirables.
«Il va y avoir des mises en examen de médecins»
«Cette histoire va mal se finir pour les médecins et il va y avoir des mises en examen, s'inquiète M° Fabrice Di Vizio, . Les policiers demandent aux médecins qui sont entendus de présenter les dossiers médicaux de leurs patient. En quoi ces informations viennent-elles servir une instruction concernant Servier ?». Les professionnels qui ont prescrit hors des indications et qui sont convoqués par la police seraient ainsi, selon lui, «victimes d'une double peine».En réalité, deux hypothèses peuvent expliquer ces convocations des praticiens par la police. La première vise à parier que ces médecins vont faire l'objet de mises en examen dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours. La seconde, plus vraisemblable, consiste à dire que les praticiens sont entendus pour faire progresser l'enquête et remonter la chaine des informations concernant le Mediator. S'ils l'ont prescrit comme coupe-faim, c'est qu'ils savaient que le médicament avait des vertus anorexigènes et dans ce cas, comment l'ont-ils su ? Un fin connaisseur du dossier estime que dans les instructions concernant la tromperie, la mise à jour des «dissymétrie de l'information» joue un rôle essentiel.
«La présentation des visiteurs médicaux était insidieuse»
Fait exceptionnel, le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp de la FMF confie avoir, au cours de sa carrière, prescrit le médicament de Servier à 80 patientes désireuses de perdre du poids. Mais sur chacune des ordonnance, il a bien stipulé que le Mediator ne devait pas être remboursé. Il n'a donc pas été convoqué par la police. Il se souvient de la façon dont le laboratoire, via ses visiteuses médicales venaient lui vanter le médicament.«C'est une présentation à la limite, tendancieuse. On ne nous disait pas franchement de le donner pour faire maigrir mais c'était fortement suggéré, explique le Dr Garrigou. Les visiteurs médicaux commencaient par parler de l'action sur les triglycérides, puis au cours de la discussion, ils disaient que ça faisait maigrir. Mais le terme anorexigène n'était jamais prononcé pour ne pas éveiller les soupçons. J'ai aussi entendu des visiteurs médicaux me dire «on n'a pas le droit de vous dire que ça fait maigrir». En 2006, il a cessé toute prescription de Mediator après avoir lu un article dans la revue médicale indépendante faisant état d'effets secondaires.
Après les médecins, à quand la convocation par la police des visiteurs médicaux ?
mercredi 9 novembre 2011
Affaire Karachi : l'ex-épouse de Takieddine contre-attaque
Accusée par son ex-mari d'avoir « volé des documents » et « violé le secret défense » en communiquant des pièces à la justice, Nicola Johnson, l'ex-épouse du marchand d'armes Ziad Takieddine, révèle à Mediapart et à L'Express qu'elle vient de déposer trois plaintes contre lui pour «abandon de famille», «faux et usage de faux» et «organisation d'insolvabilité».
Nicola Johnson est l'un des personnages clés de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi. Pendant vingt quatre ans, cette blonde Anglaise de 50 ans a été l'épouse de l'homme d'affaires franco-libanais, soupçonné par les juges d'instruction Van Ruymbeke et Le Loire d'avoir contribué au financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Intermédiaire dans les contrats d'armement, Ziad Takieddine aurait rapatrié en France une partie des commissions versées lors de la vente par la France de trois sous-marins au Pakistan, puis de trois frégates à l'Arabie saoudite en 1994
Des documents sur ses sociétés offshore
Lors de la procédure en appel de leur divorce en septembre, Nicolas Johnson avait communiqué de nombreux documents archivés, en particulier les copies des contrats d'armement et des preuves de versements de commission. L'ex-épouse de Ziad Takieddine a également communiqué d'importants renseignements sur les sociétés off-shore et les comptes de son ancien mari.
«Mon ex-mari tente me présente comme «femme qui n'a cessé de mentir aux juges» et m'accuse d'avoir volé des documents, souligne Nicola Johnson dans l'interview qu'elle a accordée aux deux journaux. Or, les papiers que j'ai trouvés dans notre maison de Londres étaient simplement rangés dans des cartons, dans un bureau.» Elle ajoute, en citant Hélène Gaubert : «Ce sont nos maris qui nous ont entraînées dans cette affaire d'Etat ! Je la connais depuis 1993. Nous sommes devenues très proches, les enfants aussi. Hélène est une femme très honnête, incapable de mentir.»
Nicola Johnson avoue se trouver aujourd'hui dans une situation financière délicate car son ex-époux ne lui verse pas la pension alimentaire décidée par la justice. Elle détaille aussi comment, au fil du temps, elle a découvert les véritables activités de son mari. «C'est seulement pendant la procédure d'appel de mon divorce que j'ai pu mesurer l'immensité de sa fortune et la complexité des mécanismes mis en place pour la dissimuler, confie-t-elle. J'aurais dû être beaucoup plus prudente. Mais je lui faisais confiance. Complètement. Les yeux fermés. Bêtement, d'accord....»
http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/affaire-karachi-l-ex-epouse-de-takieddine-contre-attaque-08-11-2011-1708631.php
Nicola Johnson est l'un des personnages clés de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi. Pendant vingt quatre ans, cette blonde Anglaise de 50 ans a été l'épouse de l'homme d'affaires franco-libanais, soupçonné par les juges d'instruction Van Ruymbeke et Le Loire d'avoir contribué au financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Intermédiaire dans les contrats d'armement, Ziad Takieddine aurait rapatrié en France une partie des commissions versées lors de la vente par la France de trois sous-marins au Pakistan, puis de trois frégates à l'Arabie saoudite en 1994
Des documents sur ses sociétés offshore
Lors de la procédure en appel de leur divorce en septembre, Nicolas Johnson avait communiqué de nombreux documents archivés, en particulier les copies des contrats d'armement et des preuves de versements de commission. L'ex-épouse de Ziad Takieddine a également communiqué d'importants renseignements sur les sociétés off-shore et les comptes de son ancien mari.
«Mon ex-mari tente me présente comme «femme qui n'a cessé de mentir aux juges» et m'accuse d'avoir volé des documents, souligne Nicola Johnson dans l'interview qu'elle a accordée aux deux journaux. Or, les papiers que j'ai trouvés dans notre maison de Londres étaient simplement rangés dans des cartons, dans un bureau.» Elle ajoute, en citant Hélène Gaubert : «Ce sont nos maris qui nous ont entraînées dans cette affaire d'Etat ! Je la connais depuis 1993. Nous sommes devenues très proches, les enfants aussi. Hélène est une femme très honnête, incapable de mentir.»
Nicola Johnson avoue se trouver aujourd'hui dans une situation financière délicate car son ex-époux ne lui verse pas la pension alimentaire décidée par la justice. Elle détaille aussi comment, au fil du temps, elle a découvert les véritables activités de son mari. «C'est seulement pendant la procédure d'appel de mon divorce que j'ai pu mesurer l'immensité de sa fortune et la complexité des mécanismes mis en place pour la dissimuler, confie-t-elle. J'aurais dû être beaucoup plus prudente. Mais je lui faisais confiance. Complètement. Les yeux fermés. Bêtement, d'accord....»
http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/affaire-karachi-l-ex-epouse-de-takieddine-contre-attaque-08-11-2011-1708631.php
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