Revue de presse nationale et internationale Des faits divers de société Des informations insolites
samedi 14 janvier 2012
vendredi 13 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
mercredi 11 janvier 2012
Affaire Karachi : un survivant de l'attentat témoigne
Gilles Sanson, 50 ans, est un des survivants de l’attentat de Karachi qui, il y a quelques mois, ont porté plainte pour « blessures involontaires » contre la Direction des constructions navales (DCN). Défendu par Me Marie Dosé, il est entendu ce matin par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).L’occasion de faire le point sur l’évolution du dossier dans lequel la DCN est également partie civile.
Qu’attendez-vous de votre plainte contre la DCN?
GILLES SANSON. J’étais dans le bus qui a explosé le 8 mai 2002. J’ai vu mourir mes camarades et je subis, aujourd’hui, d’importantes séquelles. L’enquête m’a appris que les autorités françaises ainsi que notre employeur connaissaient parfaitement les menaces qui pesaient sur nous. Or, aucune consigne de sécurité particulière ne nous a jamais été donnée. Notre bus partait tous les matins à la même heure et empruntait le même trajet. Sans le savoir, nous étions une cible parfaite. Je veux que DCN, qui s’est pourtant constituée partie civile dans ce dossier, nous rende des comptes.
On est loin de la question du financement de la campagne d’Edouard Balladur…
Pas du tout! Plus les juges d’instruction avancent, plus le lien entre l’attentat de Karachi et le financement de la campagne d’Edouard Balladur semble se vérifier. DCN, on le sait, a versé des commissions dans le cadre des contrats d’armement. Lorsqu’elle a cessé de le faire, elle n’ignorait pas que les bénéficiaires spoliés risquaient de se manifester. Si l’attentat de Karachi est la traduction de leur réaction, cela signifie que mon entreprise m’a mis délibérément en danger…
Les juges financiers passent en revue l’entourage d’Edouard Balladur. Des proches de Nicolas Sarkozy sont mis en examen. Cela ne va-t-il pas un peu trop loin?
Ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir occupaient, à l’époque de la campagne présidentielle de 1995, des postes clés dans l’entourage d’Edouard Balladur. Ce n’est pas la justice qui a voulu cela.
Les parties civiles se voient reprocher d’être complices d’une manipulation politique dans le contexte de la campagne pour 2012…
Que ceux qui nous font ce reproche demandent à DCN pourquoi elle a attendu six ans pour transmettre à la justice le rapport Nautilus, qui évoque la piste des rétrocommissions! Je demande aux Morano, Pécresse, Fillon et autres de me répondre, pourquoi DCN, entreprise étatique, n’a pas fourni plus tôt ce document capital? Ce n’est pas nous, victimes, qui avons instrumentalisé la justice!
Au-delà de la souffrance liée à l’attentat, comment vivez-vous ce dossier au jour le jour?
Il est douloureux d’admettre que l’Etat et mon employeur m’ont trahi, mais il est réconfortant de voir les juges travailler. Dix ans après les faits, j’aspire à tourner la page et à passer à autre chose. Pour cela, il faut que la vérité soit faite. Or ce dossier, c’est un peu l’enquête interdite. L’intérêt de la nation semble parfois s’y confondre avec les intérêts de quelques hommes d’Etat…
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-karachi-un-survivant-de-l-attentat-temoigne-10-01-2012-1805370.php
Qu’attendez-vous de votre plainte contre la DCN?
GILLES SANSON. J’étais dans le bus qui a explosé le 8 mai 2002. J’ai vu mourir mes camarades et je subis, aujourd’hui, d’importantes séquelles. L’enquête m’a appris que les autorités françaises ainsi que notre employeur connaissaient parfaitement les menaces qui pesaient sur nous. Or, aucune consigne de sécurité particulière ne nous a jamais été donnée. Notre bus partait tous les matins à la même heure et empruntait le même trajet. Sans le savoir, nous étions une cible parfaite. Je veux que DCN, qui s’est pourtant constituée partie civile dans ce dossier, nous rende des comptes.
On est loin de la question du financement de la campagne d’Edouard Balladur…
Pas du tout! Plus les juges d’instruction avancent, plus le lien entre l’attentat de Karachi et le financement de la campagne d’Edouard Balladur semble se vérifier. DCN, on le sait, a versé des commissions dans le cadre des contrats d’armement. Lorsqu’elle a cessé de le faire, elle n’ignorait pas que les bénéficiaires spoliés risquaient de se manifester. Si l’attentat de Karachi est la traduction de leur réaction, cela signifie que mon entreprise m’a mis délibérément en danger…
Les juges financiers passent en revue l’entourage d’Edouard Balladur. Des proches de Nicolas Sarkozy sont mis en examen. Cela ne va-t-il pas un peu trop loin?
Ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir occupaient, à l’époque de la campagne présidentielle de 1995, des postes clés dans l’entourage d’Edouard Balladur. Ce n’est pas la justice qui a voulu cela.
Les parties civiles se voient reprocher d’être complices d’une manipulation politique dans le contexte de la campagne pour 2012…
Que ceux qui nous font ce reproche demandent à DCN pourquoi elle a attendu six ans pour transmettre à la justice le rapport Nautilus, qui évoque la piste des rétrocommissions! Je demande aux Morano, Pécresse, Fillon et autres de me répondre, pourquoi DCN, entreprise étatique, n’a pas fourni plus tôt ce document capital? Ce n’est pas nous, victimes, qui avons instrumentalisé la justice!
Au-delà de la souffrance liée à l’attentat, comment vivez-vous ce dossier au jour le jour?
Il est douloureux d’admettre que l’Etat et mon employeur m’ont trahi, mais il est réconfortant de voir les juges travailler. Dix ans après les faits, j’aspire à tourner la page et à passer à autre chose. Pour cela, il faut que la vérité soit faite. Or ce dossier, c’est un peu l’enquête interdite. L’intérêt de la nation semble parfois s’y confondre avec les intérêts de quelques hommes d’Etat…
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-karachi-un-survivant-de-l-attentat-temoigne-10-01-2012-1805370.php
mardi 10 janvier 2012
lundi 9 janvier 2012
Karachi : les comptes de la campagne Balladur dans la cave d'un préfet
Le domicile du préfet Jean-Claude Aurousseau a fait l'objet d'une perquisition le 24 novembre dernier dans le cadre du volet financier de l'affaire Karachi. Président de l'association de financement de la campagne du candidat à la présidentielle (Aficeb) de 1995, Edouard Balladur, il a même été placé en garde de vue. Dans sa cave, les policiers ont trouvé les archives de l'association. Le Journal du Dimanche (JDD) révèle dimanche quelques éléments de ces documents, prouvant que les comptes ont été truqués. Trois procès-verbaux ont été rédigés à partir de ces archives par la division nationale des investigations financières (DNIF).
Premier élément révélé par l'hebdomadaire, le préfet Aurousseau était bien au courant du plafond de dépenses fixé à 90 millions de francs pour les candidats au premier tour. Selon les enquêteurs cités par le JDD, «les engagements ont été dépassé de 17 millions de francs» au 20 mars 1995, à un mois du premier tour. Les recettes ne sont pas au rendez-vous, occasionnant un déficit. Selon la DNIF, «si les recettes n'avaient pas été réévaluées, le déficit aurait pu atteindre éventuellement 30 millions de francs». De quoi crédibiliser la thèse de fonds spéciaux ou de rétro-commissions pour équilibrer les comptes.
Le préfet nie avoir eu connaissance de fonds spéciaux
Placé en garde de vue le 7 décembre dernier, M. Aurousseau dit avoir «attiré l'attention» sur les dépenses trop importantes de la campagne. Tout juste a-t-il avoué avoir constaté que les dépenses augmentaient en même temps que les sondages étaient moins bons pour Edouard Balladur. De quoi mettre le doute sur la validation des comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. L'ex-conseiller à la Cour des comptes a par contre fermement nié avoir eu connaissance de fonds spéciaux en provenance de Matignon, mis à part «une enveloppe pour compenser mes "primes activités" de la Cour des comptes sur quatre mois».
Cité par le JDD, l'ancien préfet a expliqué aux policiers qu'il découvrait les quelques 5,2 millions de francs dépensés en liquide notamment pour l'organisation de meetings, ajoutant «ces sommes me paraissent mirobolantes». L'ancien préfet n'était selon ses dires au courant de rien, ne donnant pas plus d'informations sur des sommes d'argent mystérieuses inscrites dans ses carnets manuscrits.
Dans l'affaire Karachi, les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions, versées en marge de contrats d'armement conclus en 1994 avec le Pakistan (sous-marins Agosta) et l'Arabie saoudite (frégates Sawari II), ont donné lieu à des rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Après la mise en examen de l'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres, les auditions de l'ancien ministre de la Défense François Léotard et de M. Balladur semblent incontournables. Mais les deux juges pourraient confier cette tâche à la Cour de justice de la République (CJR), seule à même de juger des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.
http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/karachi-les-comptes-de-la-campagne-balladur-dans-la-cave-d-un-prefet-08-01-2012-1802193.php
Premier élément révélé par l'hebdomadaire, le préfet Aurousseau était bien au courant du plafond de dépenses fixé à 90 millions de francs pour les candidats au premier tour. Selon les enquêteurs cités par le JDD, «les engagements ont été dépassé de 17 millions de francs» au 20 mars 1995, à un mois du premier tour. Les recettes ne sont pas au rendez-vous, occasionnant un déficit. Selon la DNIF, «si les recettes n'avaient pas été réévaluées, le déficit aurait pu atteindre éventuellement 30 millions de francs». De quoi crédibiliser la thèse de fonds spéciaux ou de rétro-commissions pour équilibrer les comptes.
Le préfet nie avoir eu connaissance de fonds spéciaux
Placé en garde de vue le 7 décembre dernier, M. Aurousseau dit avoir «attiré l'attention» sur les dépenses trop importantes de la campagne. Tout juste a-t-il avoué avoir constaté que les dépenses augmentaient en même temps que les sondages étaient moins bons pour Edouard Balladur. De quoi mettre le doute sur la validation des comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. L'ex-conseiller à la Cour des comptes a par contre fermement nié avoir eu connaissance de fonds spéciaux en provenance de Matignon, mis à part «une enveloppe pour compenser mes "primes activités" de la Cour des comptes sur quatre mois».
Cité par le JDD, l'ancien préfet a expliqué aux policiers qu'il découvrait les quelques 5,2 millions de francs dépensés en liquide notamment pour l'organisation de meetings, ajoutant «ces sommes me paraissent mirobolantes». L'ancien préfet n'était selon ses dires au courant de rien, ne donnant pas plus d'informations sur des sommes d'argent mystérieuses inscrites dans ses carnets manuscrits.
Dans l'affaire Karachi, les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions, versées en marge de contrats d'armement conclus en 1994 avec le Pakistan (sous-marins Agosta) et l'Arabie saoudite (frégates Sawari II), ont donné lieu à des rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Après la mise en examen de l'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres, les auditions de l'ancien ministre de la Défense François Léotard et de M. Balladur semblent incontournables. Mais les deux juges pourraient confier cette tâche à la Cour de justice de la République (CJR), seule à même de juger des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.
http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/karachi-les-comptes-de-la-campagne-balladur-dans-la-cave-d-un-prefet-08-01-2012-1802193.php
dimanche 8 janvier 2012
vendredi 6 janvier 2012
Procès Moubarak: le procureur requiert la peine capitale
Le procureur a demandé jeudi la peine capitale à l'encontre de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, accusé d'être responsable du meurtre de manifestants lors de la révolte contre son régime. Une répression qui a fait officiellement 850 morts. «La loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité», a déclaré le procureur Moustafa Souleimane au terme de ses réquisitions jeudi devant le tribunal du Caire où est jugé l'ancien chef d'Etat.
La peine de mort a également été requise pour l'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six hauts responsables des services de sécurité, jugés en même temps. Le procès a été ajourné aux 9 et 10 janvier.
«Comment se peut-il que le président de la République ne soit pas au courant des manifestations qui ont éclaté le 25 janvier en douze endroits dans plusieurs gouvernorats?», a-t-il ajouté en cours de l'audience qui s'est ouverte en milieu de journée, réfutant l'idée que l'ancien président n'était pas informé de la gravité de la situation.
Moubarak a de nouveau comparu allongé
Le procureur a également souligné que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que l'ancien chef d'Etat, «ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de Moubarak».
Âgé de 83 ans, Hosni Moubarak est en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire. Il a une nouvelle fois comparu jeudi allongé sur une civière.
Le raïs déchu est jugé depuis le 3 août dans le cadre des poursuites après la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts. L'ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, et six de ses conseillers sont jugés en même temps que lui pour ces accusations. L'ancien président est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal, jugés en même temps que lui.
Hosni Moubarak, dont le procès se déroule sous la protection d'un important dispositif de sécurité, est le premier dirigeant victime du «Printemps arabe» à comparaître en personne devant la justice. Les avocats qui assurent sa défense plaident non-coupable.http://www.leparisien.fr/crise-egypte/proces-moubarak-le-procureur-requiert-la-peine-capitale-05-01-2012-1798147.php
La peine de mort a également été requise pour l'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six hauts responsables des services de sécurité, jugés en même temps. Le procès a été ajourné aux 9 et 10 janvier.
«Comment se peut-il que le président de la République ne soit pas au courant des manifestations qui ont éclaté le 25 janvier en douze endroits dans plusieurs gouvernorats?», a-t-il ajouté en cours de l'audience qui s'est ouverte en milieu de journée, réfutant l'idée que l'ancien président n'était pas informé de la gravité de la situation.
Moubarak a de nouveau comparu allongé
Le procureur a également souligné que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que l'ancien chef d'Etat, «ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de Moubarak».
Âgé de 83 ans, Hosni Moubarak est en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire. Il a une nouvelle fois comparu jeudi allongé sur une civière.
Le raïs déchu est jugé depuis le 3 août dans le cadre des poursuites après la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts. L'ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, et six de ses conseillers sont jugés en même temps que lui pour ces accusations. L'ancien président est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal, jugés en même temps que lui.
Hosni Moubarak, dont le procès se déroule sous la protection d'un important dispositif de sécurité, est le premier dirigeant victime du «Printemps arabe» à comparaître en personne devant la justice. Les avocats qui assurent sa défense plaident non-coupable.http://www.leparisien.fr/crise-egypte/proces-moubarak-le-procureur-requiert-la-peine-capitale-05-01-2012-1798147.php
jeudi 5 janvier 2012
mercredi 4 janvier 2012
mardi 3 janvier 2012
lundi 2 janvier 2012
samedi 31 décembre 2011
vendredi 30 décembre 2011
jeudi 29 décembre 2011
mercredi 28 décembre 2011
mardi 27 décembre 2011
vendredi 23 décembre 2011
jeudi 22 décembre 2011
mercredi 21 décembre 2011
Inscription à :
Articles (Atom)