lundi 25 mars 2013

Centrafrique: Bangui en proie aux pillages

Centrafrique: le gouvernement maintenu

Les rebelles centrafricains qui ont renversé le président François Bozizé vont maintenir dans ses fonctions le gouvernement formé à la suite d'un accord de partage du pouvoir conclu en janvier, a annoncé lundi leur porte-parole. Accusant François Bozizé d'avoir trahi cet accord, les rebelles du Séléka l'ont renversé dimanche et leur chef, Michel Djotodia, s'est proclamé président.

"Le premier ministre actuel reste en place et le gouvernement va être légèrement remanié", a dit Eric Massi au téléphone. "Bangui est calme et sous notre contrôle mais nous avons des choses à faire sur le terrain en termes de sécurité. Il faut mettre fin aux pillages."
Michel Djotodia avait été nommé vice-premier ministre de ce gouvernement formé de partisans de François Bozizé, de représentants de l'opposition civile et de rebelles.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/25/97001-20130325FILWWW00365-centrafrique-le-gouvernement-maintenu.php

dimanche 24 mars 2013

La rumeur de la mort de Bachar el-Assad agite Internet

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre depuis dimanche en fin de matinée : le président syrien Bachar el-Assad aurait été abattu par un garde du corps. Les réseaux sociaux sont sans surprise le principal vecteur de diffusion de cette rumeur, impossible à vérifier dans l'immédiat. Grâce aux liens inclus dans les tweets et partagés sur Facebook notamment, le trafic internet se déporte vers les sites d'information ou les blogs qui relaient la rumeur, provoquant parfois des surcharges sur les serveurs. Certains portails arabes et israéliens, qui ont été les premiers à s'en saisir, étaient même indisponibles ponctuellement dimanche midi.
Selon les rumeurs, le dictateur syrien aurait été grièvement blessé par balle samedi soir par un garde du corps iranien. Il aurait été transporté à l'hôpital Shami de Damas, dont les locaux et le quartier auraient été bouclés par l'armée. Certains évoquent la mort de Bachar el-Assad, d'autres affirment qu'il serait entre la vie et la mort. L'Armée syrienne libre (ASL) aurait démenti la mort de son ennemi numéro un, alors que les programmes des télévisions syriennes auraient été interrompus dimanche.
Injoignable dimanche soir, le Quai d'Orsay avat refusé dans l'après-midi de commenter des rumeurs auprès du JDD.

Internet, un habitué des rumeurs


Les rumeurs de ce type sont courantes sur Internet et se sont souvent révélées fausses. Ainsi, Oussama Ben Laden est "mort" virtuellement une dizaine de fois, avant son exécution par les forces spéciales américaines en mai 2011. D'autres rumeurs, en revanche, ont été confirmées plusieurs jours après être apparues, comme l'assassinat du commandant Massoud, le 9 septembre 2001, confirmé seulement le 15 septembre, près d'une semaine plus tard.

Nul doute que la guerre civile qui fait rage en Syrie ne sera pas un élément facilitant la confirmation ou l'infirmation de la mort de Bachar el-Assad. Une telle nouvelle serait un tournant décisif dans le déroulement du conflit, qui a fait plus de 70 000 morts en deux ans, selon l'ONU.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/la-rumeur-de-la-mort-de-bachar-el-assad-agite-internet-24-03-2013-1644999_506.php

Centrafrique: la France va envoyer de nouveaux renforts

La France a décidé d'envoyer des renforts militaires à Bangui, la capitale de la Centrafrique, pour y assurer la protection de ses ressortissants, a annoncé la présidence française sans précision sur les effectifs concernés.

Les rebelles centrafricains du Séléka
ont pris ce matin le contrôle de Bangui et le président François Bozizé s'est enfui vers la République démocratique du Congo.

François Hollande suit avec une "grande attention" l'évolution de la situation, a déclaré l'Elysée dans un communiqué. "Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d'assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident." Selon le même communiqué, le président français "a pris acte du départ du président François Bozizé" et "appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l'accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier."

Le chef de l'Etat français, qui s'est entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et avec son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, exhorte les groupes armés à "respecter les populations civiles".


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/24/97001-20130324FILWWW00119-otages-nouvelles-menaces-d-aqmi.php

Crise en Centrafrique

Situation en Centrafrique : Analyse de Gauthier Rybinski, spécialiste des questions

Centrafrique : le président Bozizé en fuite en RD Congo ?

Face à l'avancée fulgurante des rebelles, qui sont entrés à Bangui samedi après avoir relancé leur offensive vendredi, François Bozizé se serait réfugié au République démocratique du Congo.
La situation est très tendue ce dimanche matin à Bangui, où les rebelles de la Séléka sont entrés hier après avoir relancé leur offensive.
Ils contrôlent désormais toute la ville et ont notamment pris le palais présidentiel et ne pas y avoir trouvé le président Francis Bozizé, au pouvoir depuis 2003. Et pour cause : selon l'un de des conseillers, cité par l'agence de presse Reuters, Francis Bozizé aurait pris la fuite et se serait réfugié en République démocratique du Congo.
Accords de janvier non respecté ?
La rébellion avait lancé une offensive le 10 décembre dans le nord du pays et avait enchaîné victoire sur victoire face avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui. Des accords de paix signés à Libreville le 11 janvier avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale composé du camp Bozizé, de l'opposition et de la rébellion.
Arguant du non respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s'ils prenaient Bangui. En janvier, le président français François Hollande avait refusé son soutien au régime Bozizé.
Les Français appelés à la vigilance
Samedi, la France a appelé ses resortissants à la vigilance, sans procéder néanmoins à des évacuations..
 

Centrafrique : le palais présidentiel est tombé (rebelles)

Les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka ont pris dimanche le palais présidentiel de Bangui, a annoncé à l'AFP un de leurs chefs militaires, le colonel Djouma Narkoyo, précisant que le président François Bozizé ne s'y trouvait pas.
"Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole", a-t-il déclaré.

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Centrafrique-le-palais-presidentiel-est-tombe-rebelles-598054

Bangui: le palais présidentiel encerclé

Des échanges de coups de feu avaient lieu dimanche dans la zone du palais présidentiel au centre de la capitale centrafricaine Bangui infiltrée par les rebelles de la Séléka qui veulent renverser le régime du président François Bozizé.

Les échanges ont été très intenses vers 08h00 mais sont devenus plus sporadiques. Il n'était pas possible de savoir si le président Bozizé, qui n'a plus été vu en public depuis son retour d'Afrique du sud vendredi, était dans la palais. "Nos troupes sont autour du palais. Nous sommes face aux dernières forces fidèles au président François Bozizé", a confirmé, depuis Paris, Eric Massi un des porte-paroles de la Séléka, en liaison avec le terrain.

"Nos éléments ont lancé l'offensive en début de matinée passant le 'bouchon' du PK10 (point kilométrique 10, à une dizaine de kilomètres du centre) près de la base sud-africaine pour aller vers le centre-ville", a-t-il poursuivi.

Dimanche matin, un des chefs militaires rebelles, le colonel Djouma Narkoyo, avait averti que "la journée d'aujourd'hui sera décisive. Nos hommes sont dans Bangui, on prend nos emplacements".

"Les Faca (Forces armées centrafricaines) et les Sud-Africains sont massés autour du palais" présidentiel au centre de Bangui. "Nous lançons un appel à nos frères des Faca: ils n'ont qu'à déposer les armes et suivre ce qui va se passer", avait-t-il poursuivi.

Les rebelles ont commencé à entrer dans la capitale centrafricaine samedi soir mais, de sources concordantes, la nuit a été relativement calme. Les rebelles ont demandé au président Bozizé de quitter le pouvoir qu'il avait conquis par la force en 2003.

Ils l'accusent de ne pas avoir respectés des accords conclus en janvier à Libreville, au Gabon, après une première offensive qui avait permis à la Séléka de prendre le controle de la majeure partie de la Centrafrique en quelques semaines.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/24/97001-20130324FILWWW00021-bangui-le-palais-presidentiel-encercle.php

Des troupes françaises pour sécuriser l'aéroport de Bangui

La France a envoyé des troupes en Centrafrique pour sécuriser l'aéroport de Bangui face à l'avancée des rebelles qui affirment être entrés dans la capitale, a-t-on appris aujourd'hui de source diplomatique française. "Une compagnie a été envoyée pour renforcer et sécuriser l'aéroport de Bangui. L'aéroport est désormais sécurisé", a dit cette source.

La France a par ailleurs demandé la tenue en urgence d'une réunion au Conseil de sécurité de l'Onu "pour trouver une voie de sortie" en Centrafrique, a indiqué une autre source diplomatique française.

Les rebelles centrafricains du Séléka sont entrés samedi dans la capitale Bangui et se dirigent vers le palais présidentiel tout en menant des combats contre les forces gouvernementales, selon porte-parole des insurgés.

Les rebelles ont relancé les hostilités cette semaine dans le pays et se sont fixé pour but de renverser le président François Bozizé qu'ils accusent de ne pas avoir respecté un accord de paix conclu en janvier, prévoyant leur intégration dans les forces armées.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/23/97001-20130323FILWWW00455-des-troupes-francaises-pour-securiser-l-aeroport-de-bangui.php

samedi 23 mars 2013

Centrafrique: Paris a demandé une réunion d'urgence à l'ONU

Paris a demandé "samedi une réunion d'urgence du conseil de sécurité des nations unies" compte-tenu de l'évolution de la situation en Centrafrique, a annoncé Romain Nadal, porte-parole diplomatique à l'Elysée.

Ce dernier a ajouté que Paris demandait à ses ressortissants de "rester chez eux", une évacuation n'étant pas "pour le moment" ordonnée. Le plan de protection des ressortissants inclut ceux d'autres pays qui en feraient la demande, a précisé le porte-parole diplomatique de l'Elysée.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/23/97001-20130323FILWWW00447-centrafrique-paris-a-demande-une-reunion-d-urgence-a-l-onu.php

Centrafrique: les rebelles sont à Bangui

Les rebelles centrafricains de la coalition rebelle Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui. "Nos éléments viennent d'entrer au PK 12 (point kilométrique 12 qui marque l'entrée dans Bangui). On appelle les populations à rester chez elles, les Faca (Forces armées centrafricaines, NDLR) à ne pas combattre, et le président Bozizé à partir", a annoncé depuis Paris l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/23/97001-20130323FILWWW00433-centrafrique-les-rebelles-arrives-a-bangui.php

mercredi 10 octobre 2012

Dominique Strauss-Kahn: «On piétine ma vie privée»

Mis en examen pour proxénétisme dans l'affaire du Carlton de Lille, il se confie pour la première fois depuis longtemps...
Après des mois de silence, il a enfin décidé de reparler aux médias français. Dominique Strauss-Kahn, devenu selon lui «objet d'une traque médiatique», demande qu'on le «laisse tranquille» dans des propos tenus à l'hebdomadaire Le Point à paraître jeudi, à qui il réaffirme par ailleurs sa ligne de défense dans l'affaire du Carlton de Lille.
«Je n'ai jamais été condamné, ni dans ce pays, ni dans aucun autre. Par conséquent, rien ne justifie que je sois devenu l'objet d'une traque médiatique qui, certains jours, finit par ressemble à une chasse à l'homme», affirme-t-il. «Je ne supporte plus qu'on s'arroge le droit d'abuser de ma situation et des enquêtes judiciaires qui me visent -à tort- pour bafouer ma vie privée et en livrer aux quatre vents des lambeaux réels ou inventés, au prétexte de je ne sais quelle transparence moralisatrice. Qu'on me laisse tranquille!», réclame-t-il.

«On piétine ma vie privée»

«Je ne suis plus un politique mais pas non plus un "people"», prévient-il, regrettant qu'«un photographe guette en bas de chez (lui) un jour sur deux». Selon lui, «ce qui est inacceptable, c'est qu'on piétine (sa) vie privée et celle de tous ceux qui (le) croisent ou (le) fréquentent».
Illustration tout de même de son désir de reparler aux médias français: en plus de son interview au Point, DSK a accepté de répondre brièvement à quelques questions de BFM-TV en marge d'une conférence à Séoul.

http://www.20minutes.fr/societe/1019563-dsk-sort-silence-clame-innocence

mardi 9 octobre 2012

Un nouveau directeur adjoint du service politique à TF1-LCI

TF1 accueillera bientôt un nouveau directeur adjoint en charge du service politique TF1-LCI. Christophe Jakubyszyn, 45 ans, a été nommé mardi.

L'ancien journaliste de RMC assurera également la fonction d'éditorialiste au sein des Journaux télévisés. Il prendra ses fonctions à la mi-novembre. Catherine Nayl, Directrice générale adjointe en charge de l'information, s'est déclarée mardi " ravie d'accueillir Christophe au sein des équipes de l'info de TF1 et LCI", ajoutant "son parcours et son professionnalisme s'inscrivent parfaitement dans l'ambition qui est la nôtre : une information rigoureuse et pédagogique. "
Journaliste puis rédacteur en chef au quotidien Le Monde de 1995 à 2008, il a ensuite occupé la fonction de directeur de la rédaction de RMC et d'éditorialiste politique sur les antennes de BFMTV et RMC.
 

mardi 1 mai 2012

Enquête du parquet de Paris après la plainte de Sarkozy contre Mediapart

Le président-candidat avait qualifié le document publié par Mediapart de "faux grossier" et avait annoncé son intention de porter une action en justice dans la matinée (Voir : Campagne 2007 : Sarkozy va porter plainte contre Mediapart ). Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux" et "publication de fausses nouvelles", lundi, après une plainte de Nicolas Sarkozy contre le site d'information
Cette plainte, déposée en toute fin d'après-midi, vise Mediapart, son directeur de la publication Edwy Plenel ainsi que les co-auteurs de l'article incriminé (Lire : La "preuve" du financement de la campagne de Sarkozy en 2007 par Kadhafi ? ), Fabrice Arfi et Karl Laske. Les deux journalistes ont signé, samedi, le papier faisant état d'une note attribuée à un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime Kadhafi avait accepté, en 2006, de financer la campagne du candidat de l'UMP l'année suivante à hauteur de 50 millions.

Des accusations qualifiées d'"infamie" par le président-candidat dimanche (Lire : Sarkozy: les accusations de Mediapart sont une "infamie" ). L'enquête a été confiée au directeur régional de la police judiciaire, a indiqué une source judiciaire précisant que la plainte de Nicolas Sarkozy était également du chef de "recel de faux".

Des "indices clairs" que Roméo Langlois est détenu par les Farc

Le président colombien, Juan Manuel Santos confirme. le journaliste français Roméo Langlois, disparu samedi en Colombie serait bel et bien aux mains des Farc. "Ce journaliste exerçait son activité professionnelle, journalistique, avec nos forces armées, aujourd'hui tous les éléments nous indiquent qu'il est aux mains" des Farc, a affirmé le président colombien, évoquant des "indices clairs". "Je souhaite demander aux Farc qu'ils le libèrent le plus rapidement possible, notamment parce que nous avons appris qu'il est blessé", a-t-il demandé.
Le journaliste de France 24, âgé de 35 ans, est porté disparu depuis samedi, alors que les militaires qu'il accompagnait pour un reportage sur la lutte contre le trafic de drogue dans le département de Caqueta (sud) ont été pris sous le feu d'un groupe décrit par les autorités comme appartenant aux rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).
Roméo Langlois a été blessé au bras dans l'accrochage, a déclaré dimanche le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon. L'incertitude demeurait jusqu'à présent sur son sort, le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon ayant admis lundi ne pas détenir d'information sur le fait qu'il est ou non entre les mains des Farc.

lundi 30 avril 2012

Un ex-dignitaire de Kadhafi au coeur des interrogations

Bachir Saleh, dont le nom est cité pour un supposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, vit actuellement en France. Il est visé par un mandat d'arrêt pour fraude, à la demande de Tripoli.

Qui est Bachir Saleh,dont le nom est cité au sujet d'un supposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007? Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé lundi qu'il allait porter plainte contre le site Mediapart pour la publication d'un document qu'il a qualifié de «faux» sur ce financement présumé, l'affaire se double d'un débat sur le destinataire supposé du document en question.
Cet ancien directeur de cabinet de Kadhafi et ancien président d'un fonds d'investissement libyen en Afrique est considéré comme l'ex-trésorier du régime. Bachir Saleh a démenti dimanche être le destinataire de la note révélée par Mediapart, qui lui aurait été adressée le 10 décembre 2006. Depuis dimanche, des informations paradoxales circulent sur sa situation.

• Où réside-t-il?

Bachir Saleh est actuellement réfugié en France. Selon Libération.fr, il réside à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait reconnu récemment la présence de ce proche collaborateur de Kadhafi sur le sol français, indiquant qu'il bénéficiait «d'une autorisation provisoire de séjour pour trois mois puisque sa famille réside en France». D'après Le Canard enchaîné, il aurait bénéficié de l'aide de la France pour fuir la Libye et notamment du soutien d'Alexandre Djouhri, homme d'affaires proche de l'Elysée.

• Est-il visé par un mandat d'arrêt?

L'ex-dignitaire libyen fait bien l'objet d'un mandat d'arrêt, signalé par Interpol, à la demande de Tripoli. Marcel Ceccaldi, l'un des avocats de Bachir Saleh, l'a confirmé lundi. Saleh est en fait visé par une «notice rouge» d'Interpol, c'est-à-dire un avis international de recherche, en vue de son extradition vers la Libye pour «fraude».
Pour les personnes visées par ces notices rouges, «Interpol n'envoie pas de policiers arrêter la personne, explique l'organisation internationale. Chaque membre est libre d'engager ou non les moyens pour procéder à l'interpellation si la personne recherchée se trouve sur son territoire.» Quant à ces «notices rouges», elles sont «l'un des moyens par lesquels Interpol informe ses pays membres qu'une demande d'arrestation et d'extradition a été délivrée par une autorité judiciaire».
Le premier ministre François Fillon avait affirmé lundi matin sur RTL qu'il n'y avait «aucune trace d'un mandat international» visant Bachir Saleh.
Là où l'affaire se complique un peu plus, c'est que Bachir Saleh aurait plus d'une identité. Sur Interpol, il est connu sous le nom de Bashir Al-Shrkawi, né en 1946 à Agadez, au Niger, de nationalité libyenne. La notice rouge complète, qui est confidentielle, mentionne peut-être également un autre nom. Les photos de Bashir Al-Shrkawi publiées sur le site internet d'Interpol ont également été authentifiées par l'Agence France-Presse à Tripoli comme étant celles de Bachir Saleh.

• Détient-il un passeport nigérien diplomatique?

Il ne le possède plus. François Fillon a affirmé lundi, à tort, que Saleh disposait d'un «passeport diplomatique du Niger» et qu'à ce titre, il était «protégé par l'immunité diplomatique».
La presse africaine avait révélé en mars que le Niger avait délivré à Saleh en décembre un passeport diplomatique qui le présentait comme un conseiller politique, bien qu'il n'ait jamais exercé une telle fonction. Un haut responsable militaire nigérien, le colonel Djibou Tahirou, avait confirmé une information du Canard enchaîné en déclarant que son pays avait délivré un passeport diplomatique - permettant à Saleh de fuir la Libye - «sur le conseil et la pression d'un pays européen», sans toutefois nommer le pays. L'hebdomadaire satirique citait lui la France.
Le Niger a cependant annoncé en mars - et l'a répété ce lundi - avoir retiré le passeport diplomatique de Saleh. Selon un officier qui s'exprimait pour Reuters sous le couvert de l'anonymat, ce geste était destiné à apaiser les relations avec les nouveaux dirigeants de la Libye, «furieux de voir que les autorités nigériennes offrent l'asile aux proches de Kadhafi». D'après des sources au sein du ministère nigérien, Bachir Saleh aurait décidé lui-même de restistuer le passeport «lorsqu'il a appris tout le bruit que cela faisait».

http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/30/01003-20120430ARTFIG00488-un-ex-dignitaire-de-kadhafi-au-coeur-des-interrogations.php

samedi 28 avril 2012

Taxe à 75% : Ancelotti tacle Hollande

Carlo Ancelotti s’est fendu d’une petite pique à l’endroit de , samedi lors de sa conférence de presse. «J’ai lu ce qu’a dit M. Hollande, j’ai aussi lu ce qu’a dit le Sarkozy, a déclaré l’entraîneur du PSG en référence aux entretiens qu’ont accordés les deux candidats à L’Equipe.
Je ne suis pas un politique mais je paye mes taxes (NDLR: mes impôts) et je peux dire que le président (NDLR: Sarkozy) connaît bien le système

Il s’agit d’une pierre dans le jardin du candidat de la gauche qui, vendredi,toujours dans le quotidien sportif, s’en était pris directement au technicien italien. Alors
qu’il revenait sur sa proposition de taxer à 75% l’argent gagné au-delà d’un million d’euros annuels, François Hollande avait évoqué le salaire du Transalpin et lui avait assigné une obligation de résultats. «On peut aussi considérer que certains rémunérations n’ont pas à être aussi importantes, avait déploré le rival de Nicolas Sarkozy à la présidentielle J’ai appris que l’entraîneur du Paris Saint-Germain percevait 6 millions d’euros par an. A ce prix-là, je souhaite que le PSG soit champion de France.»

http://www.leparisien.fr/psg-foot-paris-saint-germain/taxe-a-75-ancelotti-tacle-hollande-28-04-2012-1976289.php