jeudi 28 août 2014

DIRECT. Plus de mille soldats russes en Ukraine... Kiev demande à l'Union européenne une aide militaire d'envergure...

Suivre le direct sur ce lien....  http://www.20minutes.fr/article/1433735/direct-plus-mille-soldats-russes-ukraine-kiev-demande-union-europeenne-aide-militaire-envergure


La présence de soldats russes en Ukraine, toujours démentie par Moscou, est au coeur des tensions dans l'Est du pays...  
  • 14h44: Kiev demande à l'Europe «une aide militaire d'envergure»

    L'Ukraine a demandé jeudi à l'Union européenne de lui accorder une «aide militaire d'envergure» suite à une «invasion russe non-dissimulée», selon l'ambassadeur ukrainien auprès de l'Union européenne Konstiantyn Elisseïev. «Nous appelons à une session extraordinaire du Conseil européen le 30 août sur l'Ukraine (...). Assez de connivence et d'apaisement de l'agresseur. La solidarité doit se matérialiser par des sanctions significatives et une aide militaire et technique d'envergure», a déclaré M. Elisseïev selon la page Facebook de l'ambassade ukrainienne auprès de l'UE.
     
  • 14h42: L'Union européenne est «extrêmement préoccupée» par les informations sur l'entrée de troupes russes en Ukraine

    L'Union européenne s'est dite jeudi «extrêmement préoccupée» par les informations sur une incursion des forces russes en Ukraine. «Nous sommes extrêmement préoccupés par les derniers développements, notamment les informations sur le terrain», a déclaré au cours d'un point de presse Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique de l'UE, alors que Kiev a affirmé que des «troupes russes» avaient pris le contrôle de la ville frontalière de Novoazovsk.
     
  • 14h40: Selon l'ambassadeur russe à l'OSCE, il n'y a «pas de soldats russes» en Ukraine 

    Il n'y a «pas de soldats russes» en Ukraine, a déclaré l'ambassadeur russe à l'OSCE Andreï Kelin à l'issue d'une réunion de l'organisation à Vienne jeudi, alors que Kiev dénonce «une invasion directe». «Il n'y a qu'une unité» d'une «dizaine» de «soldats russes ayant traversé la frontière de façon non intentionnelle il y a deux jours», a poursuivi le diplomate, en référence aux militaires dont Kiev avait annoncé l'arrestation mardi.
     
  • 14h38: Plus de mille soldats russes combattent actuellement en Ukraine d’après un responsable de l'Otan

    Plus de mille soldats russes combattent actuellement sur le territoire ukrainien et notamment dans la zone de Novoazovsk, a indiqué jeudi un haut responsable militaire de l'Otan, jugeant leur présence «très inquiétante». «Bien plus d'un millier de soldats russes combattent actuellement en Ukraine. Ils soutiennent les séparatistes, se battent avec eux» contre les forces armées ukrainiennes, a-t-il affirmé, disant se baser sur «une estimation très prudente». «Depuis lundi, nous avons assisté à de nouvelles incursions près de Novoazovsk», ce qui crée un «nouveau front pour les forces ukrainiennes», ce qui les met «dans une situation terrible», a indiqué le responsable de l'Otan. Il a indiqué que «depuis mi-août, des forces russes étaient activement engagées dans les combats». Il a aussi estimé à environ 20.000 le nombre de soldats déployés le long de la frontière russo-ukrainienne. Le responsable a estimé que cette «escalade significative des opérations militaires russes» était «directement liée aux succès des opérations militaires ukrainiennes» contre les séparatistes.
     
14h35: L'Ukraine dénonce une «invasion directe» russe
L'Ukraine a dénoncé jeudi auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) «une invasion directe» russe de son territoire, lors d'une réunion tendue après laquelle Moscou a affirmé au contraire qu'il n'y avait «pas de soldats russes» chez son voisin. «La situation s'est aggravée de façon significative, nous avons enregistré une invasion directe des forces militaires russes dans les régions de l'est de l'Ukraine», a déclaré à la presse l'ambassadeur de Kiev Ihor Prokopchuk après une réunion spéciale de l'organisation basée à Vienne. Le diplomate ukrainien a cité «la prise de contrôle par des forces russes régulières de la ville de Novoazovsk et plusieurs autres villes proches».

dimanche 10 août 2014

Irak : la France va bientôt livrer des équipements de secours

La France va "procéder dans les prochaines heures à de premières livraisons d'équipements de premier secours" en Irak, a annoncé samedi la présidence française.

C'est ce qu'a indiqué le président François Hollande au président du Kurdistan irakien Massoud Barzani samedi, lors d'un nouvel entretien téléphonique, a précisé la présidence dans un communiqué.

Lors de cet échange, qui suivait un entretien des deux hommes jeudi, le chef de l'Etat "a réaffirmé la volonté de la France de se tenir aux côtés des populations civiles victimes des exactions continues de l'Etat islamique";


Il a "souligné sa détermination à mobiliser la communauté internationale et indiqué qu'il avait demandé que l'Union européenne prenne de toute urgence les mesures nécessaires afin de répondre aux besoins humanitaires immédiats".

Pour sa part, la France va "procéder dans les prochaines heures à de premières livraisons d'équipements de premier secours", poursuit l'Elysée.

La solution est "également politique"

François Hollande a "confirmé sa volonté que la France prenne toute sa place dans un dispositif réunissant les Etats-Unis et tous les pays qui souhaiteraient s'associer afin de répondre à l'appel lancé jeudi par le Conseil de sécurité des Nations unies".

Le Conseil de sécurité a demandé à la communauté internationale de "soutenir le gouvernement irakien" face à la menace que fait peser l'avancée des jihadistes dans le nord du pays.

François Hollande a aussi exprimé à Massoud Barzani sa conviction que "la solution de la crise" frappant l'Irak est "également politique", demandant que "tout soit mis en oeuvre afin que soit constitué dans les délais les plus brefs un véritable gouvernement d'union nationale qui s'engage à répondre aux aspirations de l'ensemble de la population irakienne".
 
http://www.rtl.fr/actu/international

samedi 9 août 2014

Irak: Obama en faveur de nouvelles frappes américaines «si nécessaire»

Notamment pour ne pas «permettre à «ces terroristes (les djihadistes de l'EI) d'avoir un refuge permanent d'où ils pourront attaquer les Etats-Unis»...
Attention, un bombardement peut en cacher un autre. C'est en substance le message de Barack Obama ce samedi: le président américain a souhaité la poursuite des frappes aériennes américaines contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) qui menacent le Kurdistan irakien «si nécessaire», pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains.
Il a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d'Erbil, dans le nord du pays. «Si nécessaire c'est ce que nous continuerons de faire», a-t-il prévenu.

Une avancée «plus rapide» que les services de renseignement ne l'avaient prévu

«Je ne pense pas que nous allons résoudre ce problème en quelques semaines», a-t-il ensuite avancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. «Cela va prendre du temps», a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis avaient été poussés à intervenir car l'avancée de l'EI avait été «plus rapide» que les services de renseignement ne l'avaient prévu.
Deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers (12h45) une pièce d'artillerie mobile de l'Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d'autres raids ont visé «des terroristes», puis un convoi et un mortier près d'Erbil.
Tout en assurant qu'il ne permettrait «pas que les Etats-Unis soient à nouveau entraînés dans une guerre en Irak» et qu'il n'était pas question d'envoyer «des troupes américaines (...) en Irak, parce qu'il n'y a pas de solution militaire américaine à la crise là-bas», Barack Obama a souligné qu'il ne fallait pas permettre à «ces terroristes (les djihadistes) d'avoir un refuge permanent d'où ils pourront attaquer les Etats-Unis». «Nous protégerons nos ressortissants», a-t-il ajouté.

Pas vocation à devenir «l'armée de l'air irakienne»

Les Etats-Unis ont un intérêt stratégique certain à enrayer l'avancée des islamistes, mais Barack Obama a toutefois souligné que les Etats-Unis n'avaient pas non plus vocation à devenir «l'armée de l'air irakienne». «Nous n'allons pas les laisser créer une sorte de califat à travers l'Irak et en Syrie. Mais nous ne pouvons faire cela (des frappes aériennes) que si nous savons disposer de partenaires au sol capables de nous appuyer», a encore dit le président américain dans une interview au New York Times.
Le président américain a par ailleurs confirmé qu'il avait autorisé un «effort humanitaire» pour venir en aide aux milliers de civils qui ont fui la ville de Sinjar à l'approche des djihadistes et sont réfugiés dans les montagnes.
Irak: nouvelles frappes américaines contre l... par 20Minutes


http://www.20minutes.fr/monde/1426891-irak-etats-unis-bombardent-positions-jihadistes

samedi 21 juin 2014

Poutine met une partie de son armée en "alerte maximale"

Le président russe Vladimir Poutine a placé les forces armées du centre de la Russie "en état d'alerte maximale" à partir de 7h (GMT), a annoncé le ministre de la Défense samedi, après que la Russie a confirmé renforcer sa présence militaire à la frontière avec l'Ukraine.
Les russes à la frontière. "Conformément à son ordre (ndlr: de Poutine), depuis 11h de Moscou (7h GMT) les troupes du District Militaire Central de même que les formations et unités militaires se trouvant sur ce territoire ont été placées en état d'alerte maximale", a annoncé le ministre de la Défense Sergei Shoigu, cité par les agences russes.
 

vendredi 2 mai 2014

EN DIRECT. Ukraine: 38 morts à Odessa... Risque de propagation du conflit dans le Sud...

Suivez les événements heure par heure... en cliquant sur ce lien .......... http://www.20minutes.fr/article/1365609/20140502-ukraine-tirs-detonations-entendus-peripherie-slaviansk
  • 20h57: 38 morts dans un incendie après des affrontements à Odessa
  • 20h00:  Trois morts à Odessa
    Trois personnes ont été tuées vendredi à Odessa, ville portuaire d'Ukraine, dans des affrontements entre les pro-russes et les partisans de l'unité ukrainienne, a indiqué la police municipale. «Trois personnes ont été tuées et quinze blessées», a indiqué un responsable de la police sans plus de précisions. Un précédent bilan officiel faisait état d'un mort suite à une blessure par balle aux poumons.
  • 18h30: Obama appelle Moscou à aider à la libération des inspecteurs de l'OSCE
    Le président américain a appelé vendredi la Russie à contribuer à la libération des inspecteurs de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), détenus à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, par des séparatistes pro-russes. «La Russie doit travailler à faire en sorte qu'ils soient immédiatement relâchés», a déclaré Barack Obama lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison Blanche.
  • 18h00: Il y aura des sanctions directes contre Moscou si les élections sont perturbéesen Ukraine, annonce Obama

  • 17h36: L'assaut contre Slaviansk «retardera» la libération des inspecteurs de l'OSCE (leader séparatiste)L'assaut de l'armée ukrainienne contre Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes armés, va retarder la libération des inspecteurs étrangers et ukrainiens de l'OSCE qui y sont détenus depuis une semaine, a déclaré ce vendredi un leader séparatiste.
    «Cette attaque à Slaviansk va retarder la libération des membres de l'OSCE. La décision de les libérer n'a pas encore été prise», a déclaré Denis Pouchiline, leader des séparatistes de Donetsk, capitale régionale au cours d'une conférence de presse.


  • 17h24: Kiev «doit mettre fin au meurtre de ses propres citoyens», estime le Premier ministre russe Dmitri MedvedevLe Premier ministre russe Dmitri Medvedev a sommé ce vendredi les autorités ukrainiennes de «mettre fin au meurtre de leurs propres citoyens» après l'assaut contre les insurgés pro-russes de Slaviansk, qui constitue selon lui «un signe d'impuissance criminelle».
    «Le recours à la force dans le Sud-Est de l'Ukraine est un signe d'impuissance criminelle de la part des autorités de facto de Kiev», a écrit le chef du gouvernement sur sa page Facebook. «Les autorités (...) doivent revenir à la raison et mettre fin au meurtre de leurs propres citoyens. Sinon, le pays pourra connaître un bien triste destin», a-t-il ajouté, estimant que «la responsabilité de la guerre contre son propre peuple revient à ceux qui prennent des décisions à Kiev».
  • 16h50: D'après les séparatistes de Slaviansk, il y a eu 3 rebelles pro-russes et 2 civils tués dans l'assaut des forces ukrainiennes à Slaviansk
  • 16h45: A Odessa, un mort dans les affrontements entre des pro-russes et pro-Kiev (officiel)
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lundi 14 avril 2014

Sarkozy : «Je fais une tribune, tout s'arrête...»

  Se délectant de la déroute du PS aux municipales, Nicolas Sarkozy se gausse auprès de ses proches de la stratégie adoptée par François Hollande, à qui il prédit un nouvel échec aux européennes.
Au soir du premier tour des municipales, Sarkozy glissait à un candidat UMP : « Tu vas voir, au second tour, le PS va s'effondrer. »

Ses proches veulent le croire, la tribune qu'il a publiée dans « le Figaro » trois jours avant le scrutin pour dénoncer les écoutes judiciaires sur ses téléphones aurait dopé l'électorat de droite. Il faut entendre l'ex-président égrener, de mémoire, les scores du quotidien ce jour-là : « 122 % de ventes en plus ! 355 000 visiteurs payants sur le site ! 2 millions de mentions j'aime sur Facebook ! » « S'il y a eu un impact, il ne peut pas être mauvais, badine-t-il. Je fais une tribune, tout s'arrête... » « Ça a fait de lui le chef de l'opposition, de facto », vante un fidèle.

De là à dire que Sarkozy pense que Hollande est en fâcheuse posture pour la présidentielle de 2017, il n'y a qu'un pas... « Hollande sera, comme Sarkozy, victime du quinquennat. Sept ans, ça donne le temps de se relever. Là, c'est foutu », prédit un habitué de la rue de Miromesnil. « L'impopularité de Hollande n'est pas liée à la crise, c'est un rejet personnel. On n'a jamais vu des scores d'impopularité pareils », constate un proche de Sarkozy, alors que Hollande est tombé à 18 % dans le baromètre Ifop - « JDD » paru hier.

Et ce n'est pas l'arrivée de Manuel Valls à Matignon qui va, selon l'ancien chef de l'Etat, sauver le quinquennat. A ses visiteurs ces jours-ci, Nicolas Sarkozy confie qu'il est « tout à fait réservé » sur la stratégie de Hollande de changer de Premier ministre sans attendre un très probable nouveau choc aux européennes. « S'il prend une claque, qu'est-ce qu'il fait ? » s'étonne-t-il, lui qui s'était contenté de faire entrer six secrétaires d'Etat après la déroute de l'UMP aux municipales de 2008. « Les hommes, ça dure deux jours », répète-t-il. Quid de Manuel Valls, qu'on présente comme son clone à gauche ? « Il s'en méfie », glisse un fidèle. Mais il l'estime. Il avait tenté de le débaucher comme ministre en 2007. Pour autant, il ne croit pas qu'il réussira là où Jean-Marc Ayrault a échoué. « Sa popularité est en trompe-l'oeil », a-t-il dit à des élus. Il en veut aussi à Valls -- « l'homme le moins informé de France », ironise-t-il -- d'avoir nié, mordicus, avoir été informé des écoutes le concernant.

En retrait de la « petite politique », comme il dit, le retraité le plus actif de France n'en a pas moins suivi au microscope les résultats de l'UMP aux municipales, dégainant son portable pour féliciter les élus, qu'il recevra prochainement. Et leur glissant parfois cette boutade aigre-douce en guise d'introduction : « Ça ne vous dérange pas qu'on nous écoute ? » « Tu fais le meilleur score de la droite depuis trente ans ! » a-t-il lancé à Gérald Darmanin, jeune espoir UMP, élu à Tourcoing. Mais ce qui l'a frappé dans cette séquence, au dire de ses amis, c'est que personne n'aurait, selon lui, émergé pour 2017. Pas même Alain Juppé, dont les sondages flatteurs ne seraient, selon un sarkozyste, que le signe d'une « difficulté de renouvellement » de la classe politique. « Juppé a l'étoffe, mais est-ce qu'il aura l'envie de faire campagne ? Il faut que ce soit sur un coussin », moque un ancien conseiller élyséen.

Dans les prochaines semaines, Nicolas Sarkozy entend prendre du champ. Alors que le deuxième anniversaire du premier tour de la présidentielle tombe dans une semaine, il sera en tournée américaine avec Carla. Il n'exclut pas de s'exprimer de nouveau pour parler de l'Europe avant fin mai. Peut-être par écrit, encore une fois. Mais il veut doser sa parole. Car le chemin est long. Un élu UMP sourit : « Comme disait la marionnette de Chirac dans les Guignols, P..., trois ans ! »
La suite et les vidéos sur ce lien ..........
http://www.leparisien.fr/politique/video-sarkozy-je-fais-une-tribune-tout-s-arrete-14-04-2014-3766779.php

Ukraine : les pro-russes ignorent l'ultimatum, l'UE divisée sur des sanctions renforcées

Les miliciens pro-russes qui occupent les bâtiments officiels dans plusieurs villes de l'Est du pays sont toujours en place ce lundi, malgré l'expiration de l'ultimatum du gouvernement ukrainien.

Réunion pour rien à l'Onu
La réunion d'urgence du Conseil de sécurité, organisée dimanche soir, heure locale, à la demande de la
Russie qui dit craindre pour la sécurité de la minorité russophone installée en Ukraine, n'a rien donné. Comme prévu, Moscou et les Occidentaux ont en effet campé sur leurs positions respectives.

"Le sang a déjà été versé et il faut éviter d'urgence une nouvelle escalade", a averti l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine. Il a demandé aux Occidentaux, et en premier lieu aux Etats-Unis, de faire pression sur les autorités de Kiev pour qu'elles "cessent d'utiliser la force contre le peuple ukrainien et entament un véritable dialogue". "C'est l'Occident qui déterminera si la guerre civile en Ukraine peut être évitée", a-t-il ajouté.

Dénonçant "la désinformation et la propagande russe", son homologue américaine Samantha Power a répliqué en accusant la Russie d'avoir "créé et orchestré l'instabilité" dans l'est de l'Ukraine. Les récents événements dans cette région "sont une copie conforme des tactiques utilisées par les forces russes dans les premières étapes de la crise en Crimée", a-t-elle affirmé. "Nous savons qui est derrière : seule la Russie est capable d'une telle opération dans cette région".
"Le scénario auquel nous assistons rappelle, à un mois d'intervalle, les évènements qui se sont déroulés en Crimée", a lui aussi estimé l'ambassadeur français Gérard Araud, affirmant que "l'avenir de l'Ukraine ne doit et ne peut dépendre que des Ukrainiens".
 
Les pro-russes toujours en place malgré l'ultimatum

La présidence ukrainienne avait donné jusqu'à lundi 8h, heure française, aux séparatistes pro-russes. A l'heure dite, ces derniers étaient toujours en place, avec l'intention d'y rester et de se défendre par la force en cas d'assaut des forces de l'ordre loyalistes.  Un calme précaire régnait dans les villes concernées, notamment Slaviansk et Donetsk.
Afin de calmer les séparatistes, le président a évoqué l'idée d'un référendum sur le statut du pays le 25 mai, en même temps que la présidentielle. Problème : cette proposition est perçue comme un pas en arrière face à Vladimir Poutine.
Plusieurs morts dimanche

Selon le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, l'offensive "anti-terroriste" déclenchée dimanche matin a fait un mort et cinq blessés côté loyaliste et "un nombre indéterminé" de victimes chez les séparatistes.
Le patron de la CIA à Kiev ?
La Russie attend des explications des États-Unis après que des informations ont fait état d'une visite du chef de la CIA John Brennan à Kiev, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Nous voulons notamment comprendre ce que signifient les informations sur une visite urgente à Kiev du directeur de la CIA, Monsieur Brennan", a déclaré Sergueï Lavrov. "On ne nous a pour l'instant pas fourni d'explications convaincantes", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
"Hyprocisie" occidentale selon Moscou
Lors de sa conférence de presse, Sergueï Lavrov a aussi dénoncer ce qu'il qualifie "d'hyprocrisie" des Occidentaux. "On peut se souvenir que la violence sur le Maïdan qui s'est soldée par des dizaines et des dizaines de morts, était qualifiée de démocratie, alors qu'on parle de terrorisme à propos des manifestations pacifiques qui ont lieu maintenant dans le sud-est", a-t-il lancé. "L'hypocrisie dépasse les bornes", a-t-il ajouté.
Renforcement des sanctions européennes contre la Russie ?
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a souhaité lundi que l'Union européenne durcisse ses sanctions contre la Russie après "l'escalade très dangereuse" de la situation depuis samedi.
Avant une réunion des 27 chefs de la diplomatie à Luxembourg, plusieurs  homologues de William Hague ont cependant exprimé leurs réticences à durcir les sanctions, dans l'attente de la réunion qui doit se tenir jeudi à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'UE.
Interrogée par LCI, Elisabeth Guigou, la présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée national, qui revient d'Ukraine, a estimé, contrairement à beaucoup d'autres, que les sanctions sont efficaces. "Elles sont un poison lent contre Poutine", affirme-t-elle.
 

dimanche 13 avril 2014

Situation explosive en Ukraine : opération "antiterroriste" de Kiev après l'attaque de commandos pro-russes

Suivez la crise en direct sur ce lien .............

http://www.leparisien.fr/international/en-direct-ukraine-premiers-morts-dans-les-combats-entre-l-armee-et-les-pro-russes-13-04-2014-3764811.php

C'est l'escalade militaire en Ukraine. Les forces de sécurité ukrainiennes ont lancé, dimanche au matin, une «opération antiterroriste» à Slaviansk, ville de l'est contrôlée depuis la veille par des séparatistes pro-russes

Le ministre ukrainien de l'intérieur, Arsen Avakov, qui a annoncé l'attaque sur sa page , précise que «des forces provenant de toutes les unités de sécurité du pays sont impliquées».

Des hommes
, masqués, portant des uniformes militaires sans signe d'identification et équipés d'armes automatiques avaient lancé samedi une série d'offensives coordonnées dans l'est de l'Ukraine. Ils avaient pris un commissariat à Slaviansk, ville située entre Donetsk et Kharkiv, puis le siège des services de sécurité de la ville.

>>>Suivez les évènements de la journée en Ukraine

12h55. L'Otan met en garde Moscou. Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen appelle la Russie a cesser ses
de déstabilisation en Ukraine et à mis en garde contre toute ingérence militaire. «Je suis extrêmement préoccupé par la nouvelle escalade des tensions et par les violences concertées dans l'Est de l'Ukraine», déclare t-il dans un communiqué.

Anders Fogh Rasmussen dénonce «la réapparition d'hommes masqués avec des armes russes et des uniformes russes sans insignes, comme lors de l'annexion de la Crimée» et «cela est un développement grave», affirme t-il. «J'appelle la Russie a apaiser les tensions et à retirer les très nombreuses troupes, notamment les forces spéciales présentes dans les zones proches de la frontière» avec l'Ukraine. «Toute nouvelle ingérence militaire, sous quelque prétexte que ce soit, aura pour conséquence d'isoler davantage la Russie sur la scène internationale», met-il en garde.

12h40. Les séparatistes pro-russes investissent la ville de Marioupol. Selon différents médias locaux, les séparatistes pro-russes investissent les locaux de la mairie de la ville de Marioupol dans la région de Donetsk.

Les forces de sécurité ukrainiennes ont lancé dimanche une "opération antiterroriste" à Slaviansk, ville de l'est de l'Ukraine prise d'assaut la veille par des militants pro-russes. Des morts seraient à déplorer. Les pro-russes ont pris dans la matinée la mairie d'une autre ville de l'Est, Marioupol. Suivez en direct sur MYTF1News le déroulé de ces nouveaux événements.

Après l'attaque, la riposte. Au lendemain de la prise d'assaut de la ville de Slaviansk par des pro-russes, les autorités ukrainiennes ont décidé de réagir. L'opération anti-terroriste a débuté ce matin, et deux heures plus tard, le ministre de l'Intérieur ukrainien annonçait "des victimes des deux côtés".
Alors que la tension est à son comble dans cette zone frontalière stratégique entre la Russie et l'Ukraine, suivez en direct sur MYTF1News les événements de cette journée.
12h36 : Marioupol, une autre ville de l'Est ukrainien visée par les pro-russes  Des séparatistes pro-russes se sont emparés dimanche de l'hôtel de ville de Marioupol, sur la mer d'Azov, rapportent les médias locaux. Les contestataires ont pénétré dans le bâtiment à la suite d'une manifestation qui a rassemblé un millier de personnes pour réclamer la création d'une République séparée dans l'est de l'Ukraine. La police n'est pas intervenue pour les bloquer. Ils sont entrés dans la mairie, ont abaissé le drapeau ukrainien et dressé des barricades autour du bâtiment, a déclaré un reporter du journal Priazovsky Rabochy.
11h20 : Premières victimes annoncées. "L'opération antiterroriste" lancée contre des insurgés armés pro-russes dans l'est du pays a fait "des morts et des blessés des deux côtés", annonce le ministre de l'Intérieur ukrainien Arsen Avakov. "De notre côté, un officier du SBU (services de sécurité) a été tué", précise-t-il sur sa page Facebook, évoquant également cinq blessés chez les loyalistes. "Chez les séparatistes, un nombre non déterminé" de victimes, poursuit le ministre. Le ministre affirme que "les séparatistes se cachent derrière les populations civiles utilisées comme boucliers humains" et que "les forces du  SBU se regroupent". Des photographes de l'AFP présents à Slaviansk dimanche matin n'ont pas entendu de bruits de combats particuliers et ont pu constater que de nombreux civils pro-russes s'étaient volontairement rassemblés autour du commissariat tenu par les insurgés pour défendre les lieux.

10h55 : Paris "pour de nouvelles sanctions en cas d'escalade" militaire. "Il est clair que nous serions amenés à nous prononcer pour de nouvelles sanctions en cas d'escalade militaire", a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat français aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen dans le cadre de l'émission Le Grand Rendez-vous organisée par i>télé, Europe 1 et Le Monde. "Il n'y a pas de solution militaire au problème", a-t-il ajouté. Le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) soutiendra l'idée de sanctions accrues contre la Russie si Moscou fait monter la tension en Ukraine, avait déjà déclaré vendredi le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew.
9h35 : Evacuation. Un journaliste de Reuters présent à l'extérieur du QG de la police de Slaviansk a vu deux hélicoptères de l'armée survoler les lieux. Une dizaine de femmes qui se trouvaient dans le bâtiment ont été évacuées dès qu'est parvenue la nouvelle du lancement d'une opération des forces ukrainiennes. Une centaine de civils, majoritairement des femmes âgées, rassemblés devant les locaux scandaient des messages de soutien aux militants barricadés à l'intérieur et réclamaient la tenue d'un référendum d'autodétermination pour leur région.  
8h25 : "Une opération antiterroriste a commencé à Slaviansk". Elle est dirigée par le centre antiterroriste du service de la sécurité d'Etat (SBU). Des forces provenant de toutes les unités de sécurité du pays y participent", annonce le ministre de l'Intérieur ukrainien Arsène Avakov sur sa page Facebook, selon l'agence de presse Interfax. Une riposte mise en place au lendemain de la prise d'assaut par des hommes cagoulés et armés de fusils automatiques du QG de la police et du siège de la SBU à Slaviansk, ville située à 150 km de la frontière russe, dans l'Est russophone de l'Ukraine. Ils ont également dressé des barrages aux entrées de la ville. Paris et Washington mettent en garde Moscou
La nuit dernière. Kerry met en garde Moscou. Le secrétaire d'État américain John Kerry a averti son homologue russe que Moscou devra faire face à des "conséquences supplémentaires" si la tension ne retombe pas avec l'Ukraine voisine et si les troupes russes ne se retirent pas de la frontière. 

Ce regain de tension intervient alors que l'Union européenne doit tenir une réunion quadripartite -Russie, Ukraine, Etats-Unis et UE - le 17 avril à Genève sur la crise ukrainienne. Les sanctions des Etats-Unis et de l'Union en réponse à l'annexion de la Crimée ont visé des individus, politiques et hommes d'affaires, sous forme de gels d'avoirs et de restrictions de visas. Samedi, le Canada a annoncé imposer des sanctions à l'encontre de deux personnes supplémentaires ainsi que contre une société criméenne d'hydrocarbures.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/en-direct-riposte-de-kiev-a-l-est-des-morts-et-des-blesses-8399243.html