mardi 8 novembre 2011

Un astéroïde géant frôlera la Terre dans la nuit de mardi à mercredi

Mardi 8 novembre au soir, notre planète va être approchée de près par un gigantesque caillou de plus de 400 mètres de diamètre. L'astéroïde qui fonce droit sur la Terre, appelé par les scientifiques 2005 YU55, pèse plus de cinquante millions de tonnes. Mais pas de scénario catastrophe à l'horizon : l'astéroïde passera à quelque 324 000 kilomètres de la surface de la Terre, à minuit et demie exactement.

Une distance toute petite à l'échelle de l'univers

Si la distance qui va nous séparer de cet astéroïde lors de son passage à près de 300 000 kilomètres de la Terre nous paraît immense, tout reste relatif : elle ne représente que 75% de la distance existant entre la Terre et la Lune.

Une aubaine pour les scientifiques

Le passage de l'astéroïde est l'occasion pour les astronomes d'observer au télescope l'énorme caillou et d'étudier ses caractéristiques physico-chimiques. Mais les scientifiques vont devoir utiliser un matériel de très haute qualité : le radiotélecsope d'Arecibo, une antenne utilisée comme rader, située à Porto Rico. Si la longueur de l'astéroïde correspond à la longueur de 4 terrains de foot, ce n'est pas pour autant qu'il sera aisé d'observer le "monstre". En effet, l'objet céleste, vu à 324 000 kms et se déplaçant à 18 000 km/h, mesurera seulement, au plus près de la Terre, 0,2 seconde d'arc, soit quelques pixels d'une caméra de Hubble ou du Very Large Telescope européen.

Un astéroïde potentiellement dangereux

L'astéroïde 2005YU55 appartient à la liste des "PHA" (Potentially Hazardous Asteroid), qui regroupe les objets célestes s'approchant à mois de huit millions de kms de l'orbite terrestre et qui mesurent plus de cent mètres. Potentiellement dangereux pour la Terre, le mastodonte ne devrait toutefois pas entrer en collision avec notre planète dans le siècle qui vient.
La dernière fois qu'un astéroïde d'une telle taille était venu aussi près de la Terre remonte à 1976. Le prochain à rencontrer notre planète sera l'astéroïde 2001 WN5, qui passera à moins de 0,6 fois la distance Terre-Lune, en 2028.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/07/1209993-un-asteroide-geant-frolera-la-terre-dans-la-nuit-de-mardi-a-mercredi.html

lundi 7 novembre 2011

Irak: Huit morts au moins après une triple explosion à Bagdad

Une triple explosion a fait au moins huit morts et 26 blessés dimanche, jour de l'Aïd el Kébir, sur un marché de Chourdja, quartier commerçant du centre de Bagdad, a-t-on appris de sources médicales et auprès de la police irakienne.

«Je peux voir des flammes et de la fumée et beaucoup de véhicules de pompiers», a déclaré un correspondant de Reuters qui se trouvait à proximité.

Huit corps et 26 blessés ont été admis à l'hôpital Al Kindi de la capitale, dit-on de source médicale.

La police et l'armée irakienne craignent une recrudescence des attentats après le départ, prévu d'ici au 31 décembre, des 33.000 militaires américains encore présents



http://www.20minutes.fr/ledirect/818510/irak-huit-morts-moins-apres-triple-explosion-bagdad

dimanche 6 novembre 2011

Un tableau acheté 130 euros par un Lyonnais est-il une oeuvre de Rembrandt?

Un tableau acheté 130 euros il y a un an dans une vente judiciaire est-il une oeuvre de Rembrandt ? Son acquéreur, un amateur d'art lyonnais, multiplie démarches et analyses scientifiques pour authentifier la main du maître hollandais dans ce tableau qui représenterait sa mère.
«Attiré par la présence d'un cachet de cire» au dos de l'oeuvre, ce Lyonnais de 42 ans achète en 2010 ce portrait d'une vieille femme mis à prix 80 euros, peint sur un panneau en chêne de 23,8 cm sur 18, et de 4 mm d'épaisseur, aux arêtes biseautées. «Habité» chaque jour davantage «par le personnage», ce collectionneur amateur se lance alors dans une enquête passionnée et minutieuse, dont il ressort convaincu que Rembrandt est l'auteur de l'oeuvre.
«A force de recherches», il constate une similitude de traits avec d'autres tableaux représentant la mère du maître hollandais du XVIIème siècle. Mais seul un groupe d'experts basé aux Pays-Bas est habilité depuis 1968 à attribuer une oeuvre à l'artiste. La valeur du tableau certifié pourrait alors bondir «aux alentours de 20 millions d'euros au vu des dernières ventes», espère son propriétaire, qui souhaite garder l'anonymat.

Une enquête digne d'un «dossier en criminologie»

Il envoie des photos du tableau à Ernst van de Wetering, à la tête de ce groupe, mais l'expert hollandais lui répond qu'il ne «pense pas» qu'il s'agisse d'un Rembrandt. Nullement découragé, il confie l'oeuvre à un restaurateur parisien, l'Atelier du temps passé, qui lance les premières analyses.
«Mitraillé de photos au microscope numérique», le tableau est ensuite soumis à une radio, qui révèle deux découvertes majeures: «la présence de la date 1625 avec le 6 à l'envers, et d'une signature» fidèle à celle du maître, poursuit le collectionneur. Assurant avancer «comme dans un dossier en criminologie, avec des étapes permettant de confirmer» ses hypothèses, il s'attache en parallèle à décrypter le cachet de cire situé au dos du tableau.
Sollicités, le service des sceaux du ministère de la Culture et une conservatrice au château royal de Varsovie datent respectivement le sigle de «la seconde moitié du XVIIème siècle» et «du milieu du XVIIème siècle, entre 1630 et 1650», époques correspondant à l'activité de Rembrandt.

On ne peut pas «dire qui tenait le pinceau»

«Tous les éléments matériels vont dans son sens. C'est sûr que l'oeuvre est ancienne, du XVIIIème siècle, voire du XVIIème», reconnaît Annette Douay, restauratrice de tableaux à l'Atelier du temps passé. «Mais je ne peux pas dire qui tenait le pinceau. Ca peut être un élève, un acolyte ou un faussaire. Les faussaires étaient très forts pour trouver de vieux panneaux, faire de faux cachets», tempère-t-elle.
Le Lyonnais continue pour sa part d'accumuler les éléments étayant son dossier. En janvier, l'Institut royal du patrimoine artistique de Bruxelles (Belgique) réalisera deux ultimes études scientifiques: l'une pour dater à l'année près le panneau de bois, et l'autre destinée à révéler un éventuel dessin préparatoire au carbone.
Une analyse qui pourrait être «décisive», selon Mme Douay. «Un dessin est beaucoup plus difficile à fausser qu'une peinture, il est caractéristique de la touche, de la facture de l'artiste. Un dessin, ça ne se rattrape pas», détaille-t-elle. Ensuite, l'amateur d'art soumettra de nouveau l'oeuvre au comité d'experts hollandais: «C'est difficile de faire marche arrière quand tous les éléments corroborent que c'est la main du maître.»
Le comité «peut revenir sur son avis avec l'apport de nouveaux éléments», mais, avertit Mme Douay, «même si tout va dans le sens de l'authentique», leur décision reste «de l'ordre du ressenti, de la sensation».
http://www.20minutes.fr/ledirect/818198/tableau-achete-130-euros-lyonnais-est-il-oeuvre-rembrandt

samedi 5 novembre 2011

Plan arabe : Paris doute de Damas

La France doute de la sincérité du régime syrien à mettre en oeuvre le plan de sortie de crise de la Ligue arabe. En cause, la poursuite de la répression meurtrière en Syrie, a indiqué aujourd'hui le ministère français des Affaires étrangères.

"Alors que le régime syrien venait d'indiquer son acceptation sans réserves du plan de sortie de crise proposé par la Ligue arabe, nous constatons qu'au moins vingt manifestants pacifiques ont encore trouvé la mort hier en Syrie sous les balles des forces de sécurité", a déploré Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/04/97001-20111104FILWWW00458-paris-doute-de-damas-syrie.php

vendredi 4 novembre 2011

4 morts à Homs : les violences continuent

Mercredi, Damas a accepté un plan arabe censé mettre fin à la répression du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Les quatre Syriens ont été tués dans les quartiers de Baba Amr, Al-Inchaat et Bab Dreib à Homs, "où l'on peut encore entendre des tirs à la mitrailleuse lourde".

Le plan prévoit un arrêt total de la violence pour protéger les civils, la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la contestation et l'évacuation de toute force militaire des villes en proie à des conflits armés. Malgré cet accord, les violences avaient déjà fait mercredi 34 nouvelles victimes : 11 ouvriers "tués par des hommes armés venant de villages pro-régime" dans la province de Homs, 8 civils tués par les forces de l'ordre à Homs et 15 membres des forces de l'ordre tués par des déserteurs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Nouvelle manifestation vendredi

Comme toutes les semaines, les militants sur le terrain ont appelé les Syriens à manifester vendredi sous le slogan "Allah est grand, contre les despotes et les tyrans". "Plus le régime réprime et tue, plus nous sommes déterminés. Le régime ne pourra pas se maintenir malgré (l'appui) de la Russie et de la Chine, ni en raison des décisions de la Ligue arabe, car le peuple est déterminé à obtenir la liberté", ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".

"Le régime est tombé depuis le premier jour où nous avons appelé à la liberté, et dès la première goutte de sang versée à cause des balles tirées par les tyrans", ont-ils ajouté.
http://info.france2.fr/monde/4-morts-a-homs--les-violences-continuent--71090421.html

jeudi 3 novembre 2011

Syrie: la Ligue arabe doit présenter un plan de sortie de crise

La Ligue arabe, réunie en sommet extraordinaire, devait présenter mercredi au Caire un plan de sortie de crise pour la Syrie, qui appelle au retrait des chars et des véhicules blindés déployés dans les rues et à la tenue d'élections libres, selon des diplomates impliqués dans le processus.
Mardi soir, les médias officiels syriens rapportaient que Damas avait accepté un plan présenté par l'organisation régionale. Mais un haut responsable de la Ligue affirmait pour sa part qu'elle n'avait pas encore reçu de réponse de la Syrie.
Le mouvement de contestation lancé en mars contre le régime du président Bachar el-Assad fait l'objet d'une répression sanglante. Selon les estimations de l'ONU, quelque 3.000 personnes ont été tuées. Par ailleurs, des milliers de Syriens ont fui le pays depuis le début de la crise.
Des diplomates arabes ont précisé à l'Associated Press sous couvert de l'anonymat que le plan appelait également à la libération de tous les prisonniers politiques et à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, ainsi qu'à des élections présidentielle et législatives libres sous supervision internationale.
Il prévoit également l'ouverture d'un dialogue entre le gouvernement syrien et des représentants de l'opposition au Caire. Et ce bien que l'opposition a refusé tout idée de dialogue tant qu'Assad sera au pouvoir.
Selon ces mêmes diplomates, l'ambassadeur de Damas auprès de l'Egypte et de la Ligue arabe, Youssef Ahmed, a regagné Le Caire mardi après une brève visite à Damas, porteur de la réponse syrienne à ces propositions.
S'ils sont tombés d'accord sur la nécessité de ne pas laisser la Syrie devenir une nouvelle Libye, les pays-membres sont divisés sur d'autres aspects du dossier: les pays du Golfe veulent que la Syrie soit suspendue de la Ligue si elle refuse la proposition, tandis que d'autres pays, comme l'Egypte ou le Soudan, y sont opposés

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111102.FAP7394/syrie-la-ligue-arabe-doit-presenter-un-plan-de-sortie-de-crise.html

mercredi 2 novembre 2011

Karachi : Takieddine admet avoir été intermédiaire

L'homme d'affaires a pour la première fois reconnu avoir perçu une commission en marge de la signature d'un contrat d'armement entre la France et le Pakistan.

L'affaire Karachi se dénoue peu à peu. Le 19 octobre, l'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire, a reconnu pour la première fois devant la justice avoir perçu 30 millions de francs (4,5 millions d'euros) en marge de contrats signés entre la France et le Pakistan, selon des comptes-rendus d'auditions consultés par Le Journal du Dimanche. Il admet donc son rôle d'intermédiaire dans ce contrat, ce qu'il avait toujours nié.
Ces contrats sont au coeur de l'affaire Karachi. Les juges chargés de l'affaire craignent que l'arrêt du versement des rétrocommissions au Pakistan ait conduit à l'attentat de 2001 ayant provoqué la mort de onze salariés français de la Direction des constructions navales, mais également que l'argent de ces contrats ait servi à financer illégalement la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Le contrat signé avec l'Arabie Saoudite pour des frégates Sawahi II aurait également pu servir à alimenter les comptes de campagne d'Edouard Balladur, selon le juge Van Ruymbeke, chargé du volet financier.

Takieddine accuse de nouveau Chirac et Villepin

L'homme d'affaires, mis en examen pour «complicité et recel d'abus de biens sociaux»depuis le 14 octobre, a déjà reconnu son rôle d'intermédiaire dans la signature de ce dernier contrat. Il a précisé les conditions de cette signature lors de ses dernières auditions, et a réitéré ses attaques contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin, à l'époque respectivement président de la République et secrétaire général de l'Élysée.
«Une partie [du contrat] a bénéficié à une société qui représente M.Chirac. Une autre partie a bénéficié à une société qui représente M.Villepin. La troisième est celle de M.Djouhri qui chapeaute les trois sociétés». Jacques Chirac, Dominique de Villepin et l'homme d'affaires Alexandre Djouhri , rival de Takieddine, ont déjà démenti ces accusations par le biais de leurs avocats. Ziad Takieddine affirme disposer de preuves et met en cause «un homme d'affaires d'origine yéménite» et «un groupe à Genève géré par Wahid N.» en lien, selon lui, avec Alexandre Djouhri.
Nicolas Sarkozy, qui était ministre du Budget lors de la présidentielle de 1995, a de son côté affirmé qu'il ne «sortirait rien» du volet financier de l'affaire Karachi, et plus particulièrement de l'audition d'un de ses amis, Nicolas Bazire. «Cela fait bientôt 17 ans», a-t-il expliqué lors de son interview télévisée jeudi. «Est-ce-que vous imaginez que s'il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, on ne l'aurait pas trouvé en 17 ans ?»
«Je trouve particulièrement odieux qu'on utilise la douleur de familles qui ont perdu leurs proches dans un attentat ignoble au service d'intérêts politiciens, de magouilles, et pour tout dire dans la volonté de salir les gens», a-t-il ajouté. Les familles des victimes ont rétorqué que «les juges d'instruction en charge des différents volets de cette affaire font un travail remarquable», et s'insurgent que le président évoque «la 'douleur des familles' alors même qu'un de ses conseillers nous a un jour rétorqué 'Monsieur le Président en a assez qu'on l'importune avec des bobos personnel'».
http://www.google.fr/url?url=http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/30/01016-20111030ARTFIG00127-karachi-takieddine-admet-avoir-ete-intermediaire.php&rct=j&sa=X&ei=OvKvToGhMOT54QSVsdTdAQ&ved=0CDUQ-AsoADAB&q=karachi&usg=AFQjCNFJ2XU63tJcSxYy4p24RQYc7KbRWw

mardi 1 novembre 2011

Répression en Syrie : ce que réclame la Ligue arabe

Alors que le régime de Bachar al-Assad réprime depuis plus de sept mois la contestation dans le sang, la Ligue arabe attend ce lundi à Doha une réponse à son plan. Un plan qui prévoit notamment, a détaillé le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi "le retrait des chars, l'arrêt immédiat de la violence pour adresser un message rassurant la rue syrienne". Il a ajouté que le document stipulait aussi "l'amorce au Caire d'un dialogue national entre toutes les composantes de l'opposition et le régime", alors que ce dernier était jusqu'ici réticent à l'idée d'un dialogue avec l'opposition à l'étranger. Cette idée d'un dialogue national avait été présentée mercredi dernier lors d'une rencontre à Damas entre Bachar al-Assad et le comité ministériel arabe, conduit par le Premier ministre du Qatar. Mais quelle que soit la réponse syrienne, le comité ministériel de la Ligue a prévu de se réunir mercredi prochain au Caire, pour faire le point sur les tractations en cours avec Damas.

Pour le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, tout doit être fait "pour empêcher ce qui est arrivé dans d'autres pays". Allusion transparente à la Libye, où une intervention occidentale en soutien à la révolte populaire a fini par aboutir à un changement de régime, l'ancien Guide libyen, Mouammar Kadhafi, figurant au nombre des victimes de cette guerre. "L'ensemble de la région est exposée à une grande tempête. Et il importe que les dirigeants sachent comment se comporter (mais) pas par des tergiversations et des tromperies", a averti le responsable qatari.

Assad menace

Mais le bain de sang se poursuit : alors qu'un nouveau mort a été signalé lundi matin par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme à Homs, l'un des foyers de la contestation, les derniers bilans au sein de l'opposition syrienne évoquent plus de 60 civils et 30 soldats tués lors des affrontement au cours des seuls trois derniers jours. Les responsables de l'opposition estiment que les offres de dialogue faites jusqu'à présent par Assad ne sont pas sérieuses, les arrestations, les cas de torture, les disparitions et les assassinats de militants s'étant multipliés récemment. Fait symptomatique, l'émissaire chinois au Proche-Orient a appelé les dirigeants de Damas à accélérer la mise en place des réformes promises par Bachar al Assad, estimant que la situation devient dangereuse et que le bain de sang ne peut plus continuer. La Chine avait pourtant, tout comme la Russie, autre membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, opposé le 4 octobre dernier son veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant Damas de "mesures ciblées".

Bien que son pays n'ait pas été sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies, Assad est conscient de la pression croissante en provenance des pays occidentaux. Aussi, a-t-il décidé de faire montre de fermeté face à la tentation pour l'Occident de mettre sur pied une opération similaire à celle organisée en Libye. Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique Sunday Telegraph, il affirme que les Occidentaux provoqueraient un "séisme" au Proche-Orient s'ils intervenaient en Syrie.

Dans cet entretien, le chef de l'Etat syrien rappelle notamment que la Syrie est un "élément central désormais dans la région", où elle partage une frontière avec Israël, le Liban, la Turquie, l'Irak et la Jordanie. "Il existe une ligne de faille et, si vous jouez avec le sol, vous risquez de provoquer un séisme", affirme Assad. "Voulez-vous connaître un nouvel Afghanistan ou même des dizaines d'Afghanistan ? Un problème en Syrie embrasera toute la région. Si l'idée est de diviser la Syrie, cela reviendra à diviser toute la région", menace-t-il. Le blocage et la tension ambiants ne semblent pourtant pouvoir céder que sous les effets de sanctions occidentales ou d'une rébellion plus marquée au sein des forces armées et de la police.

http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/repression-en-syrie-ce-que-reclame-la-ligue-arabe-6798669.html

dimanche 30 octobre 2011

Syrie : la Ligue arabe dénonce le "meurtre de civils"

La Ligue arabe a condamné les "meurtres de civils" en Syrie après une journée de mobilisation particulièrement sanglante dans le pays, où les violences ont fait plus d'une cinquantaine de morts vendredi. Samedi, la répression du mouvement de contestation engagé mi-mars contre le régime du président Bachar el-Assad a fait trois morts de plus parmi les civils à Homs (centre), la troisième ville de Syrie.
"Le comité ministériel arabe a exprimé son rejet des meurtres de civils qui se poursuivent en Syrie et a exprimé l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger", a annoncé un message adressé à M. Assad. Vendredi, la Syrie a connu l'une des journées les plus violentes depuis des semaines, avec 36 civils tués quand les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser des manifestations, essentiellement à Homs et à Hama (centre), selon des organisations syriennes de défense des droits de l'homme.
Des centaines d'arrestations
En outre, plus d'une centaine de personnes ont été blessées et 500 autres arrêtées à travers le pays, dans le cadre de ces manifestations, selon le président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Parallèlement, des affrontements entre l'armée et des déserteurs à Homs ont fait au moins 17 morts parmi les soldats dans la nuit de vendredi à samedi, selon l'OSDH, qui a fait état d'un total de plus de 40 victimes - morts ou blessés - des deux côtés. Les soldats sont morts dans l'attaque de deux barrages militaires dans le quartier Bab al-Sibaa, où un officier et des dizaines de militaire ont fait défection, selon l'OSDH, qui a précisé que deux blindés de l'armée avaient été détruits, citant un militant sur place.
Les militants anti-Assad avaient appelé à manifester vendredi pour réclamer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, à l'image de la Libye, "afin de permettre à l'armée syrienne libre d'oeuvrer avec plus de liberté", selon leur page Facebook. L'Armée syrienne libre est une force d'opposition armée formée essentiellement de déserteurs. Les défections et les affrontements entre soldats de l'armée régulière et déserteurs se sont multipliés ces dernières semaines en Syrie. Mercredi, M. Assad avait reçu une délégation ministérielle de la Ligue arabe qui a annoncé de nouvelles discussions dimanche au Qatar avec des responsables syriens pour tenter de parvenir à "des résultats sérieux et à une solution à la crise syrienne".
Perquisitions
Les ministres, qui cherchent à engager une médiation entre le régime et l'opposition, avaient qualifié mercredi leur entrevue avec M. Assad de "franche et amicale". Dirigée par le Qatar, qui assure actuellement la présidence de la Ligue arabe, la délégation comprenait les ministres des Affaires étrangères algérien, égyptien, omanais et soudanais, outre le secrétaire général de l'organisation Nabil al-Arabi. Sur le terrain, les violences n'ont pas cessé samedi. Toujours à Homs, un jeune homme a été tué par un tireur embusqué dans le quartier Deir Balaa et deux autres ont péri quand les forces de l'ordre ont pilonné le quartier Baba Amr à la mitrailleuse lourde, a annoncé l'OSDH, basé au Royaume-Uni.
D'après l'OSDH, "Homs a donné 40 % des martyrs de la révolution syrienne" dont la répression depuis le 15 mars a fait, selon l'ONU, plus de 3 000 morts. Dans la province de Deir Ezzor (est), les forces de sécurité ont mené des perquisitions dans le village de Doueir et arrêté dix personnes. Dans le gouvernorat d'Idleb, près de la frontière turque, des centaines de soldats ont été déployés à Saraqeb, et les militants sur place s'inquiétaient d'une "possible invasion militaire de cette ville", selon l'OSDH.http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-ligue-arabe-denonce-le-meurtre-de-civils-29-10-2011-1390565_24.php

samedi 29 octobre 2011

Libye: fin des opérations de l'Otan confirmée le 31 octobre

Malgré les appels du gouvernement de transition libyen, l'Otan a formellement décidé vendredi de mettre fin à compter du 31 octobre à son opération de sept mois en Libye. Le Conseil National de Transition (CNT) avait insisté pour que la coalition poursuive ses patrouilles aériennes jusqu'à la fin de l'année
A l'issue d'une réunion à Bruxelles du Conseil de l'Atlantique nord, un diplomate a indiqué la «fin de l'opération au 31 octobre, décidée à l'unanimité». Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, devait faire une annonce officielle plus tard dans la journée.

L'Otan avait pris vendredi dernier, au lendemain de la mort de l'ex-dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi, la décision, à titre provisoire, de la fin de son opération en Libye au 31 octobre. Sept mois se sont écoulés depuis les premiers bombardements des avions de l'Alliance. «Il y a une semaine, nous avons pris la décision préliminaire de mettre fin à notre opération militaire en Libye. Demain, nous allons confirmer cette décision», avait indiqué jeudi soir à Berlin M. Rasmussen.

«Nous avons totalement accompli notre mission», avait-il estimé, ajoutant qu'il ne voyait pas son organisation jouer de rôle majeur en Libye, mais que si le nouveau gouvernement libyen le lui demandait, elle pouvait l'aider dans sa transition démocratique. Le coût des opérations en Libye est estimé à près de 300 millions d'euros pour la France, selon le ministre de la Défense dont 100 millions pour les seules munitions utilisées.
http://www.leparisien.fr/intervention-libye/libye-fin-des-operations-de-l-otan-confirmee-le-31-octobre-28-10-2011-1690711.php

vendredi 28 octobre 2011

Affaire Karachi : perquisition chez un ex-policier des RG

Le domicile de l'ancien commissaire des Renseignements généraux Patrick Rougelet a été perquisitionné jeudi matin dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des recherches ordonnées par les juges Van Ruymbeke et Le Loire pour tenter de retrouver des écoutes clandestines qui auraient visé, de 1994 à 1995, des personnalités liées à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur et à l'industrie de l'armement, comme le révèle cette semaine Le Point.
Selon des témoignages récemment recueillis par les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF), Patrick Rougelet aurait commandité des missions d'espionnage à un militant associatif de Garges-lès-Gonnesse, Akim Rouichi, afin d'informer les réseaux chiraquiens sur d'éventuels financements occultes du camp balladurien. Le jeune homme avait été retrouvé pendu quelques mois après l'élection, en août 1995. Accusé d'avoir diligenté des enquêtes parallèles, Patrick Rougelet a été révoqué de la police nationale l'année suivante. Il a déclaré au Point n'avoir "jamais rencontré" Akim Rouichi. Selon son avocat, Me Daniel Vaconsin, "il se dit étranger à cette affaire" et aucun document n'aurait été trouvé chez lui.
Une note interne à l'état-major de campagne d'Édouard Balladur, datée d'avril 1995, atteste qu'Akim Rouichi s'était rendu au QG du candidat pour proposer de "vendre" des enregistrements de conversations téléphoniques parce qu'il disait avoir été "lâché" par ses commanditaires. Selon ce document, "ces enregistrements concernaient notamment François Léotard et Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que plusieurs dirigeants d'entreprises d'armement". L'auteur de la note, Jean-Charles Brisard, a précisé aux enquêteurs que les conversations interceptées portaient sur des contrats de livraison de matériel militaire et "sur l'état d'avancement du programme Agosta" - c'est-à-dire le contrat de vente de sous-marins au Pakistan qui est au coeur de l'enquête sur l'attentat de Karachi.
Deux commanditaires ?
Le même document mentionne qu'Akim Rouichi avait désigné deux commanditaires pour ses missions d'espionnage : outre Patrick Rougelet, il avait cité le nom de Jacques Delebois, ancien de la DST et figure des réseaux de la droite policière. Jacques Delebois avait été impliqué en 1973 dans l'affaire des micros du Canard enchaîné et, en 1986, dans le scandale du vrai-faux passeport de l'affaire Carrefour du développement, imbroglio financier qui impliquait un ministre socialiste. Selon le jeune homme, les deux policiers lui avaient fourni un matériel d'interception comprenant un "scanner fréquentiel" et lui donnaient les numéros de téléphone à espionner.
Lui aussi interrogé par la DNIF, le frère d'Akim Rouichi affirme avoir entendu plusieurs des enregistrements effectués par son frère dans lesquels était évoqué le versement de "commissions". Selon lui, des discussions avec Charles Pasqua auraient également été captées. Après la mort d'Akim Rouichi, l'ordinateur de celui-ci et les disquettes sur lesquelles il avait copié certaines écoutes n'ont pu être retrouvées. Déclenchée par une plainte contre X de la famille pour "assassinat", l'enquête avait conclu à un suicide, en 1998. Le frère de la victime affirme aujourd'hui qu'avant son décès, il avait fait état de "menaces" liées à ses enregistrements.
http://www.lepoint.fr/societe/affaire-karachi-perquisition-chez-un-ex-policier-des-rg-27-10-2011-1389698_23.php

jeudi 27 octobre 2011

Karachi : le douzième mort et les disquettes

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, saisis du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi, ont confié à la police des investigations sur les circonstances ayant entouré la mort d'un militant associatif de Garges-lès-Gonesse, Akim Rouichi, en 1995. Selon des témoignages récemment recueillis par la Division nationale des investigations financières (DNIF), celui-ci aurait été chargé de missions d'espionnage et de surveillance sur des personnalités liées à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur qui l'auraient notamment conduit à intercepter des conversations téléphoniques. Le jeune homme avait été découvert pendu quelques mois après l'élection, sans qu'aucune trace de ses enregistrements soit retrouvée auprès de lui.
Les enquêteurs disposent d'une preuve que ces écoutes illicites ont bien existé. Il s'agit d'une note interne à l'état-major de campagne d'Édouard Balladur datée du 5 avril 1995 et adressée au directeur de campagne, Nicolas Bazire, qui rapporte la démarche effectuée par Akim Rouichi lorsque celui-ci s'était rendu au siège du candidat dans l'espoir de "vendre" ses enregistrements. Selon l'auteur de la note - intégralement publiée dans le numéro du Point à paraître jeudi 27 octobre -, l'homme disait avoir été recruté par des réseaux au service de Jacques Chirac et avoir surpris des conversations impliquant notamment François Léotard, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que certains hauts fonctionnaires et industriels de l'armement.
"Aucun souvenir"
Interrogé par la police en qualité de témoin le 13 octobre dernier, le rédacteur du document, Jean-Charles Brisard, a confirmé la scène et relaté sa rencontre avec Akim Rouichi. Il a précisé que ce dernier lui avait fait écouter des extraits des écoutes téléphoniques qu'il avait réalisées, et qui portaient sur des contrats de ventes d'armes, dont le fameux contrat Agosta - l'accord prévoyant la fourniture de sous-marins au Pakistan en 1994 - qui est aujourd'hui au coeur de l'enquête des juges. Sollicité par Le Point, Nicolas Bazire a répondu - via son avocat Me Jean-Yves Liénard - qu'il n'avait "aucun souvenir" de cet épisode.
L'un des frères d'Akim Rouichi confirme avoir, lui aussi, entendu plusieurs conversations interceptées, dont l'une entre Charles Pasqua et François Léotard - alors tous deux ministres du gouvernement Balladur - relative à une livraison de missiles. "Il était question de commissions", croit-il se souvenir. Lui aussi a récemment été interrogé par la DNIF.
Enquêtes parallèles
La note adressée à Nicolas Bazire désigne par ailleurs les commanditaires pour lesquels Akim Rouichi disait avoir effectué ses missions clandestines : deux hauts policiers à la réputation sulfureuse, le contrôleur général Jacques Delebois et le commissaire Patrick Rougelet. Ces deux hommes avaient déjà été soupçonnés, en 1996, de mener des enquêtes parallèles en usant des moyens de leurs services respectifs. Ancien de la DST, Delebois a été impliqué dans l'affaire des micros du Canard enchaîné, en 1973, puis dans celle du "vrai-faux passeport" de l'affaire Carrefour du développement, un scandale politico-financier qui avait marqué le premier septennat de François Mitterrand. Rougelet, lui, appartenait aux RG ; il a été révoqué en 1998. Le Point n'a pas réussi à entrer en relation avec le premier. Le second nous a affirmé n'avoir "jamais rencontré M. Rouichi" ni "traité d'informateurs sans rendre compte" à sa hiérarchie.
La famille d'Akim Rouichi a toujours contesté la thèse du suicide, retenue par la justice après sa mort. En 1998, une plainte contre X pour "assassinat" s'était soldée par un non-lieu, les expertises médicales ayant infirmé l'hypothèse d'une intervention extérieure. L'existence des enregistrements avait été évoquée durant l'enquête, mais cette piste n'a jamais été suivie. Ni l'ordinateur ni les disquettes informatiques qui contenaient les mystérieuses écoutes n'ont jamais été retrouvés.
http://www.lepoint.fr/societe/karachi-le-douzieme-mort-et-les-disquettes-26-10-2011-1389260_23.php

mercredi 26 octobre 2011

Affaire de Karachi: le juge Van Ruymbeke enquête sur les maisons normandes de Balladur

Dans le cadre de ses investigations sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, le juge Van Ruymbeke s'intéresse au patrimoine immobilier de l'ex-Premier ministre et de son épouse. L'Express apporte des éléments inédits sur ce volet du dossier.



Edouard Balladur, toujours sensible aux bonnes manières, risque de trouver la procédure choquante: le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à divers marchés d'armement dans les années 1990, s'intéresse désormais à son patrimoine immobilier à la même époque. Le magistrat, qui devrait convoquer prochainement l'ancien Premier ministre afin de lui demander des explications concernant l'arrivée de très grosses sommes en liquide sur ses comptes de la campagne présidentielle de 1995, pourrait aborder un sujet plus personnel: ses maisons normandes.

Selon nos informations, le juge et la police enquêtent sur la façon dont Edouard Balladur a acquis une demeure à Tourgéville (Calvados), un an après son échec à l'élection de 1995. A y regarder de plus près, c'est en réalité son épouse, Marie-Josèphe, qui a acheté cette propriété, le 13 juin 1996. Il est vrai que l'endroit a beaucoup d'allure: nous sommes ici dans le secteur le plus chic de la côte, au mont Canisy, dans les environs de Deauville. La maison, avec vue sur mer, comprend 13 pièces, dont 5 chambres, ainsi qu'une salle de projection, 4 salles de bains, un tennis et une piscine carrelée en mosaïque. Cette belle normande, avec sa façade à colombage et ses airs de manoir, représente le comble du sélect dans la région. Depuis le petit chemin boisé qui plonge vers l'hippodrome local, on la devine à peine, cachée dans la verdure.
En 1996, Marie-Josèphe Delacour, épouse Balladur, débourse donc 7,3 millions de francs, soit un peu plus de 1 million d'euros. L'achat, conclu devant deux notaires parisiens, est réglé comptant, sans recourir à un prêt, ce qui est parfaitement légal. Un homme dit avoir permis le rapprochement entre les vendeurs et le couple Balladur: Thierry Gaubert, alors collaborateur de l'ex-Premier ministre, aujourd'hui mis en examen dans le volet rétrocommissions du dossier.
Un autre point ne manque pas de surprendre dans cette opération immobilière: à la même époque, le couple Balladur et ses quatre fils disposent déjà d'une autre résidence pour passer leurs vacances en Normandie! Marie-Josèphe Balladur possède en effet, toujours sous son nom de jeune fille Delacour, une deuxième villa, au coeur de Deauville. Cette jolie maison ancienne, baptisée Grany Lodge, comporte une dizaine de pièces. Elle est enchâssée entre diverses bâtisses de même standing, le long d'une petite rue résidentielle qui file vers le port. Marie-Josèphe Balladur l'a acquise à la fin des années 1970. En payant comptant, déjà.

Un lieu paisible, apprécié par l'ancien chef du gouvernement
A partir de juin 1996, le couple, marié sous le régime de la séparation de biens, a donc deux pied-à-terre normands: Grany Lodge et la demeure de Tourgéville. Il faudra un peu plus de deux ans pour que la situation évolue. En septembre 1998, en effet, Marie-Josèphe Balladur revend Grany Lodge. Montant de la transaction: 3,7 millions de francs. L'acheteur paie comptant, lui aussi. La famille Balladur conserve alors l'immense maison du mont Canisy, à Tourgéville. L'ancien chef du gouvernement apprécie ce lieu paisible et cossu, souvent cité dans ses biographies. Il en parle avec plaisir, vantant les mérites de la côte normande, son atmosphère feutrée et élégante................ Lire la suite de cet article sur l'Eexpress.fr en cliquant sur ce lien............ http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-de-karachi-le-juge-van-ruymbeke-enquete-sur-les-maisons-normandes-de-balladur_1044341.html

mardi 25 octobre 2011

Deux journalistes écoutés

Pour le journal Le Monde, les « investigations en marge de l'affaire Bettencourt charrient leur lot de surprises ». Chargée d'enquêter sur les écoutes téléphoniques dont auraient été victimes des journalistes du quotidien, la juge Sylvia Zimmermann vient en effet de découvrir que deux autres signatures du Monde ont été écoutées dans une autre affaire. Cette fois, c'est le parquet de Marseille qui en est à l'origine. Journalistes au Monde, Jacques Follorou et Yves Bordenave auraient ainsi été écoutés en 2009 et 2010, alors qu'ils enquêtaient sur de sanglants règlements de comptes au sein du grand banditisme corse, dans l'affaire dite de « la Brise de mer ».
Interrogé par Le Monde vendredi, Jacques Dallest, le procureur de Marseille, se défend toutefois d'avoir violé la loi sur la protection des sources. « J'ai agi en totale conformité avec la loi », a-t-il assuré.
De fait, le magistrat aurait sollicité ces écoutes après la parution dans Le Monde d'informations « susceptibles de nuire aux investigations en cours mais surtout de mettre en danger la vie de certains protagonistes de l'affaire ».Vincent Vantighem


http://www.google.fr/url?url=http://www.20minutes.fr/article/811192/deux-journalistes-ecoutes&rct=j&sa=X&ei=r1mlTrHmC42A-wa399ibBQ&ved=0CDkQ-AsoADAB&q=bettencourt&usg=AFQjCNHZNcQJ7kYfD_HxwvxFOE_MmQTSsw

lundi 24 octobre 2011

Libye: Selon l'autopsie, Kadhafi est mort par balle

Mouammar Kadhafi a succombé à une blessure par balle, a déclaré dimanche un médecin légiste ayant participé à l'autopsie de son corps. «Il est mort d'une blessure par balle. C'est évident», a dit le médecin.
L'ex-dirigeant libyen a été tué jeudi dans des circonstances encore floues après avoir été capturé alors qu'il tentait de fuir Syrte, sa ville natale tombée le même jour après deux mois de siège. Son autopsie a été pratiquée par des médecins légistes libyens dans une morgue de Misrata, où la dépouille de l'ancien «Guide» avait été transférée jeudi et exposée dans une chambre froide.
Le rapport d'autopsie va être remis au procureur général de Libye. «Mais tout sera rendu public, rien ne sera caché», a poursuivi le médecin légiste.
Selon Mahmoud Djibril, Premier ministre démissionnaire du gouvernement du Conseil national de transition (CNT), Kadhafi a succombé à une blessure par balle à la tête reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les «thuwars», les combattants du CNT, alors qu'il était transporté vers un hôpital. Le médecin n'a pas détaillé la localisation de la blessure mortelle.
Le Haut Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme, de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme et la veuve de l'ancien guide, réfugiée en Algérie, ont demandé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de sa mort.
Par ailleurs, le corps de l’ex-dictateur sera rendu à ses proches, a annoncé Ahmed Jibril, un responsable du Conseil national de transition (CNT).
http://www.20minutes.fr/monde/libye/810954-libye-selon-autopsie-kadhafi-mort-balle

dimanche 23 octobre 2011

"Personne n'ouvrira le corps de Kadhafi"

Comment exactement est mort Mouammar Kadhafi ?- Rien de plus difficile à savoir. Kadhafi, 69 ans, se cachait dans une canalisation sous une route lorsqu'il a été retrouvé par des combattants du CNT. L'aviation de l'Otan avait quelques heures plus tôt frappé un important convoi de véhicules fuyant la ville de Syrte. Des vidéos amateur montrant un Kadhafi capturé vivant, violenté et lynché par les combattants avant sa mort près de Syrte, sa ville natale, viennent contredire la version officielle du CNT, laissant penser qu'il est mort dans une fusillade. Le Conseil national de transition évoque en effet un échange de tirs lors duquel le "guide libyen" a été touché d'une balle dans la tête, mais qu'"il était vivant jusqu'à son arrivée à l'hôpital" de Misrata. Mais d'autres responsables du CNT ont affirmé à la presse que l'ex-leader avait succombé à ses blessures avant d'arriver à l'hôpital ou qu'il avait été tué par des combattants après avoir été capturé. Un médecin qui a examiné son corps affirme pour sa part que l'ancien homme fort de la Libye a été touché mortellement par balle au niveau des intestins. Quant à l'Otan, elle affirme qu'elle ignorait la présence de Mouammar Kadhafi dans le convoi pris pour cible à la sortie de Syrte jeudi.

Une vidéo sème un peu plus le trouble

Pour embrouiller davantage ces informations contradictoires, une combattant du nouveau régime affirme, dans une vidéo mise en ligne vendredi sur internet, avoir capturé Kadhafi avant de le tuer de deux balles. Les images montrent des hommes interrogeant dans un bureau le jeune combattant d'une brigade de Benghazi, qui donne comme nom Sanad Al-Sadek al-Oureibi, né en 1989, et le félicitant. Ils montrent à la caméra une bague en or et une veste maculée de sang présumées de Kadhafi, que le jeune homme affirme avoir arrachées avant de laisser les combattants du nouveau régime emmener Kadhafi après sa capture à Syrte, dans sa région natale à 360 km à l'est de Tripoli. Selon eux, le nom de la deuxième épouse de Kadhafi, Safia Farkech, et la date de leur mariage, le 10 septembre 1970, sont gravés sur la bague. Le combattant explique avoir voulu tuer l'ex-dirigeant quand des combattants de Misrata, bastion anti-Kadhafi au nord-ouest de Syrte, ont voulu l'emmener. "Je lui ai tiré deux balles, une sous l'aisselle et l'autre dans la tête. Il n'est pas mort tout de suite. Il a mis une demi-heure". Il ajoute avoir perdu les autres membres de sa brigade et décidé de se joindre à des combattants de Misrata pour ratisser la ville de Syrte tombée jeudi aux mains des forces du nouveau régime. "Nous avons croisé Kadhafi dans une rue alors qu'il marchait avec des enfants et des jeunes filles. Il portait un chapeau. Nous avons reconnu ses cheveux. Un combattant de Misrata m'a dit : c'est Kadhafi, qu'on l'attrape", poursuit-il. Il affirme avoir "neutralisé le dirigeant déchu, qui portait un pistolet en or", en l'entourant des bras. Il dit avoir voulu l'emmener à Benghazi. "Mais quand les combattants de Misrata ont insisté pour le prendre chez eux, j'ai tiré sur lui".
Enquête et transparence demandées - D'où la demande de l'ONU : elle a réclamé vendredi une enquête pour éclaircir les circonstances de la mort du dictateur, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme soulignant qu'il y a "4 ou 5 versions" > voir la vidéo :
Il y a "quatre ou cinq versions de la mort" de Kadhafi, selon l'ONU. Une demande émanant aussi de la veuve de Kadhafi, réfugiée en Algérie, d'Amnesty International et des Etats-Unis. La Russie a, elle, estimé que Kadhafi aurait dû être traité comme un prisonnier de guerre, dans le respect des Conventions de Genève, et n'aurait pas dû être tué, et les Etats-Unis ont demandé au CNT "la transparence".

Lire aussi l'analyse d'Eric David, spécialiste du droit international > "En bombardant le convoi de Kadhafi, l'Otan a violé le droit international"

Quand et où sera-t-il enterré ? - Le corps de Kadhafi, conservé sous haute garde à Misrata dans une chambre froide, le contrôle des armes de l'ancien régime et de ses ressources pétrolières sont autant de motifs de désaccord entre les factions qui ont renversé ce régime autoritaire. Ces rivalités régionales et tribales repoussent la date de l'enterrement de Mouammar Kadhafi, dont la tempe porte la marque d'une balle et le corps les stigmates de son arrestation mouvementée. Vendredi, des membres du CNT ont affirmé que Kadhafi serait sans doute enterré dans un lieu secret pour éviter tout pèlerinage sur sa tombe à l'avenir. En attendant, des milliers de Libyens défilaient pour voir et prendre en photo la dépouille du "guide" déchu. De son côté, la famille de Mouammar Kadhafi a réclamé vendredi les dépouilles du dirigeant déchu et de son fils Mouatassim, et appelé à une enquête sur les circonstances de leur mort.

Pas d'autopsie - Un responsable du conseil militaire du Conseil national de transition (CNT), basé à Misrata, a annoncé samedi qu'aucune autopsie ne serait pratiquée sur le cadavre de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont. "Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui (samedi), ni un autre jour. Personne n'ouvrira le corps (de Kadhafi)", a déclaré à un journaliste de l'AFP le porte-parole du conseil militaire de Misrata, Fathi Bachagha.

A quand la libération officielle ? - Les nouvelles autorités libyennes se préparaient à proclamer dimanche la "libération" totale du pays, après la mort du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi et la chute de son dernier bastion qui ont mis un point final à 42 ans de règne sans partage. "C'est confirmé. Nous annoncerons la libération totale de la Libye dimanche sur la place du tribunal de Benghazi", a déclaré vendredi un responsable du Conseil national de transition (CNT) sous couvert de l'anonymat. C'est sur cette place sur le front de mer, rebaptisée place des Martyrs, à un millier de kilomètres à l'est de Tripoli, que les opposants -devenus ensuite des rebelles puis les nouvelles autorités-, avaient défié le régime Kadhafi aux premiers jours de la révolte à la mi-février. Cette proclamation doit mettre ainsi fin à un conflit qui a duré huit mois et coûté la vie, selon le CNT, à au moins 30.000 personnes. Début septembre, le CNT avait publié une feuille de route vers une nouvelle "Libye libre", qui prévoit la mise en place un mois après la libération d'un gouvernement de transition chargé d'organiser en huit mois des élections générales et de remettre ses pouvoirs à une Assemblée élue. Un calendrier confirmé samedi par le CNT.

Où est le fils ? - 32 proches du dictateur, dont son fils Seif Al-Islam, trois généraux et l'ancien chef des services de sécurité, auraient trouvé refuge au Niger. La fuite de l'ex-dauphin présumé du "guide" laisse un goût amer aux nouvelles autorités. Il se cachait également à Syrte avec un autre fils de Kadhafi, Moutassim, tué alors qu'il tentait de résister à ses gardes, selon un responsable militaire du CNT.

Kadhafi a-t-il investi 200 milliards à l'étranger ? - Mouammar Kadhafi a fait sortir secrètement de Libye pour les investir à l'étranger plus de 200 milliards de dollars, soit le double de la somme avancée jusqu'ici par les gouvernements occidentaux, a affirmé vendredi le quotidien américain Los Angeles Times. Selon le journal, qui cite des haut responsables libyens anonymes, des membres de l'administration américaine ont découvert au printemps dernier que le régime libyen possédait quelque 37 milliards de dollars sur des comptes et dans des investissements aux Etats-Unis. Les responsables américains ont rapidement gelé ces avoirs afin d'empêcher que des proches du leader libyen ne les transfèrent ailleurs, indique encore le Los Angeles Times. Les gouvernements français, italiens, britannique et allemand auraient saisi de leur côté quelque 30 milliards de dollars. Des enquêteurs avaient précédemment estimé que Kadhafi avait peut être  détourné 30 autres milliards de dollars autre part qu'aux Etats-Unis sur un total de quelque 100 milliards de dollars. La plupart de ces fonds étaient placés dans des institutions gouvernementales libyennes comme la Banque Centrale de Libye, la Compagnie pétrolière libyenne, la Banque extérieure de Libye, ainsi que des compagnies  d'investissements telle que la Libya African Investment Portfolio.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/la-liberation-totale-de-la-libye-pour-dimanche-6780632.html

vendredi 21 octobre 2011

La France projetterait d'intervenir en Somalie

Marie Dedieu, la mort de trop ? Selon des informations obtenues par "Le Nouvel Observateur" d’une source proche du dossier, la France se préparerait à aider les troupes kenyanes qui interviennent depuis dimanche au sud de la Somalie contre les milices islamistes Shebab. En sus, elle apporterait un soutien financier à Nairobi dans sa lutte contre le terrorisme. Une information que l’état major des armées, contacté par "Le Nouvel Observateur", n'a souhaité ni confirmer ni infirmer. Pourtant, Gérard Longuet, ministre de la Défense, avait précisé, jeudi 20 octobre, que l'armée française ne mènerait pas de "représailles" après la mort de la Française retenue en otage en Somalie, Marie Dedieu. Rappelons qu'un autre otage français est toujours entre les mains des islamistes somaliens : il s'agit de Denis Allex (il s'agit vraisemblablement d'un pseudonyme), agent de la DGSE, enlevé depuis le 14 juillet 2009.
La France dispose d'une base militaire à Djibouti, à proximité de la Somalie, avec près de 2.000 troupes terrestres d'élite et des avions de transport et de combats pré-positionnés (dont 7 mirages). Sur cette base, Français et Américains entraînent conjointement les forces gouvernementales somaliennes qui affrontent les Shebab depuis 10 ans. L'opération des Kenyans a été initiée alors que les troupes gouvernementales ont lancé une offensive contre les dernières positions tenues encore par les milices islamistes liées à Al-Qaïda dans la capitale somalienne Mogadiscio.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111020.OBS2908/info-obs-la-france-projetterait-d-intervenir-en-somalie.html

jeudi 20 octobre 2011

Encadrement militaire des mineurs délinquants : le Sénat dit non

C'est le premier "gros coup" des sénateurs de gauche, majoritaires dans la Haute-Assemblée depuis fin septembre. Et laisse surtout présager un rejet en séance plénière, le 25 octobre. La commission des Lois de la Haute assemblée a rejeté mercredi la proposition de loi sur l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants et déjà adoptée par l'Assemblée nationale. La nouvelle majorité a voté, par 25 voix contre 21, une "question préalable" - ce qui équivaut à un rejet du texte -, qui était présentée par la présidente du groupe communiste Nicole Borvo Cohen-Seat. Cette loi avait été proposée par le député UMP Eric Ciotti
C'est une nouvelle loi d'affichage dont la visée électoraliste n'échappe à personne et qui se situe dans la droite ligne des lois sécuritaires de Nicolas Sarkozy" a affirmé la communiste, qui a ajouté : "Comme il s'agit d'une proposition de loi (ndlr: d'initiative parlementaire) elle échappait de plus au contrôle du Conseil d'Etat".


"Aucune concertation avec les professionnels"
"Nous avons une opposition de principe à une nouvelle modification de l'organisation de la justice pénale des mineurs et de l'ordonnance de 1945 sans aucune concertation avec les magistrats et les professionnels", a déclaré le président PS de la commission, Jean-Pierre Sueur, qui a soutenu et voté la question préalable. Il a également évoqué "le risque de déstabilisation des Epide (Etablissements publics d'insertion de la Défense) avec le mélange d'une population de mineurs avec une population de majeurs" qui bénéficient du dispositif "Défense deuxième chance" des Epide.

Le texte prévoit en effet que des mineurs de plus de 16 ans puissent se voir proposer un service "citoyen", d'une durée de 6 à 12 mois, au sein d'un Epide. Dans un mouvement d'humeur inédit depuis dix ans, la commission de la Défense de l'Assemblée nationale avait d'ailleurs rejeté le texte avant son vote en séance, traduisant une certaine inquiétude des milieux proches des militaires.