vendredi 8 octobre 2010

La note sur les Roms rédigée en 1992 sous Pierre Joxe

La polémique enfle sur l'existence d'un fichier «ethnique illégal». La Place Beauvau rappelle que seule une note interne de la gendarmerie nationale, daté du 25 mai 1992, a été consacrée aux «minorités ethniques non sédentarisées».


Une vive polémique souffle sur la gendarmerie après une plainte déposée mercredi par quatre associations contre ce qu'elles décrivent comme «un fichier ethnique illégal et non déclaré» sur les Roms et gens du voyage. La Halde et la Cnil ont été saisies. Les avocats des plaignants évoquent des documents émanant de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) effectuant «une généalogie des familles tziganes». Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a déclaré jeudi ne «pas avoir connaissance» du fichier. Mais il a demandé au « groupe de contrôle des bases de données de la police et de la gendarmerie d'examiner le sujet afin de pouvoir tirer toutes les conséquences si des éléments nouveaux apparaissaient ».


Présidé par le criminologue Alain Bauer, ce groupe se réunira dès la semaine prochaine. Le ministère a aussi précisé que le «fichier généalogique» des familles tsiganes «a été supprimé le 13 décembre 2007 (…) conformément aux obligations de la loi ».


La Place Beauvau rappelle enfin que, ces dernières années, seule une note interne de la gendarmerie nationale a été consacrée aux «minorités ethniques non sédentarisées». Ce document est daté du 25 mai 1992, quand la gendarmerie était encore sous les ordres du ministre PS de la Défense, Pierre Joxe. Intitulé «La criminalité de certaines minorités ethniques non sédentarisées» et épais d'une quinzaine de feuillets, ce rapport ne prend guère de gants pour dépeindre «l'action criminelle et délictuelle de certains sans domicile ni résidence fixe (SDRF)». Dans un style très personnel, son rédacteur assure que «si l'époque des voleurs de poules est révolue, l'activité délinquante de certains SDRF demeure une constante», évoquant les «raids» nocturnes de ces «individus» qui «n'hésitent pas à foncer sur les véhicules des forces de l'ordre ou à user de leur armement, ce qui augmente leur dangerosité ».


Au chapitre «Connaissance de la population», il précise que les «origines ethniques sont variées», la qualification administrative de SDRF s'applique «aussi bien à des nomades français depuis longtemps sur le territoire, à des gitans ou manouches plus récemment naturalisés, qu'à des étrangers provenant de l'Europe de l'Est (tziganes, bohémiens, yougoslaves, roumains) ou de l'Ouest (Zingari d'Italie et gitans d'Espagne)». Les gens du voyage y sont représentés comme ayant un «sens très poussé de la famille, du clan et de la tribu», le «sentiment d'identité» étant «tellement présent dans les mœurs que les couples se forment souvent à partirde proches parents (cousins - cousines) [ sic]» et qu'en «période de migrations » la «circulation se fait généralement en famille avec un élargissement lié au concubinage ».
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/10/07/01016-20101007ARTFIG00754-la-note-sur-les-roms-redigee-en-1992-sous-pierre-joxe.php

jeudi 7 octobre 2010

Enquête pour «corruption» sur l'affaire de Karachi

Le juge Renaud Van Ruymbeke va enquêter sur d'éventuelles rétro-commissions en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan.


Renaud van Ruymbeke va contre l'avis du procureur, qui jugeait les faits prescrits. Selon une source judiciaire, le juge d'instruction financier a décidé jeudi de se saisir des investigations sur le versement de quelque 84 millions d'euros de commissions destinées à des officiels pakistanais. Cet argent pourrait être revenu pour partie en France et avoir servi à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon les éléments recueillis lors d'une enquête préliminaire de police.


Le nom du trésorier de cette campagne, Nicolas Sarkozy, ministre du Budget du gouvernement Edouard Balladur entre 1993 et 1995, figure dans des documents saisis par des policiers luxembourgeois lors de leur enquête au Grand-Duché avant l'été.


Les policiers français ont, eux, saisi des pièces au Conseil constitutionnel montrant que des rapporteurs avaient recommandé le rejet des comptes de campagne d'Edouard Balladur, en raison de paiements en espèces sans justificatifs de 2 millions d'euros, a indiqué la même source judiciaire, jeudi. Edouard Balladur prétend que l'argent provenait de dons de militants dans les meetings.




«Fable»


Selon les documents saisis au Luxembourg, Nicolas Sarkozy serait à l'origine de la création de deux sociétés créées pour recevoir les commissions litigieuses. Le président français a contesté toute implication dans l'affaire et a parlé publiquement de «fable» «ridicule» et «grotesque».


Tout est parti de l'enquête menée par le juge antiterroriste Marc Trévidic, sur l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi, où furent tuées 15 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN travaillant à la construction des sous-marins Agosta. La piste islamiste évoquée initialement a été abandonnée, les suspects ayant été blanchis au Pakistan. Divers renseignements, mais aucune preuve, laissent penser que l'armée pakistanaise aurait commandité l'attentat en représailles du non versement de ces pots-de-vin.


C'est en tout cas la conviction de plusieurs familles de victimes. Jeudi, par la voix de leur avocat, celles-ci ont qualifié l'ouverture de l'enquête de «victoire considérable». «C'est la preuve que notre plainte est tout à fait fondée», a ajouté leur défenseur.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/10/07/01016-20101007ARTFIG00536-enquete-pour-corruption-sur-l-affaire-de-karachi.php

Banier veut "un procès pour en finir"

L'écrivain-photographe François-Marie Banier a affirmé, dans une interview exclusive à l'Agence France-Presse, qu'il "souhaite un procès pour en finir rapidement" avec l'affaire d'abus de faiblesse de Liliane Bettencourt, dénonçant une "instruction à charge".
"Il y a une instruction à charge et aujourd'hui je souhaite un procès pour en finir rapidement avec cette entreprise de démolition faite par des professionnels", a déclaré l'artiste, ajoutant : "L'opinion de toute manière m'a déjà condamné".
La fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers-Bettencourt est à l'origine de la plainte pour abus de faiblesse, l'accusant d'avoir capté près d'un milliard de dons en assurances-vie et en tableaux grâce à son emprise sur l'octogénaire.
"Ces dons sont énormes, mais on ne se rend pas compte de l'étendue de sa fortune. On ne peut pas mettre un prix à tout. Elle m'a donné de l'argent comme d'autres donnent leur temps ou leur corps", explique-t-il, sans préciser le montant de ces dons.


"C'est une femme fatale, elle fait ce qu'elle veut"


François-Marie Banier sort de son silence, peu après la publication jeudi d'un entretien dans Paris Match, de Liliane Bettencourt qui prend ses distances avec l'artiste, un ami "qui veut toujours plus" d'argent et est "devenu trop fatigant" depuis le début de l'affaire Bettencourt.
"C'est une femme fatale, elle fait ce qu'elle veut", dit-il, tout en assurant: "entre Liliane et moi, ce ne sera jamais tout à fait fini".
Interrogé sur le "problème d'argent" avancé par Mme Bettencourt, l'écrivain-photographe se dit "blessé mais ses propos prouvent à quel point elle n'est pas naïve".
"L'argent ne comptait pas et Liliane voulait que j'en ai. Où est le mal? Pendant sept ans, j'ai refusé. Vous en connaissez beaucoup vous des gens qui refusent des hôtels particuliers?", s'interroge-t-il.
Accusé d'abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt, le photographe devait être jugé début juillet par le tribunal correctionnel de Nanterre. Mais son procès a été renvoyé sine die en raison des rebondissements suscités par la divulgation des écoutes de conversations entre Mme Bettencourt et ses proches.
Selon ces enregistrements, Mme Bettencourt aurait fait l'acquisition avec son mari André Bettencourt, décédé en 2007, de l'île d'Arros, aux Seychelles, sans l'avoir déclaré au fisc. Toujours selon ces écoutes, elle aurait depuis cédé l'île à M. Banier.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/07/97001-20101007FILWWW00393-banier-veut-un-proces-pour-en-finir.php

mercredi 6 octobre 2010

L'étrange lettre qui donne l'île d'Arros à Banier

Un document manuscrit signé par Liliane Bettencourt désigne expressément François-Marie Banier comme le bénéficiaire de l'île d'Arros après la mort de la milliardaire. Saisi par la police chez son notaire, ce courrier, daté du 24 mai 2003, accrédite les soupçons sur la relation intéressée qu'entretenait le photographe avec l'héritière de L'Oréal. Il accrédite aussi les soupçons sur l'identité du propriétaire réel de cet îlot aux Seychelles, acquis par Liliane Bettencourt au travers d'un montage financier opaque.


Versée au dossier de la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui instruit le complément d'information sur les soupçons d'"abus de faiblesse" à l'encontre de François-Marie Banier, la lettre se présente comme une disposition testamentaire adressée à la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers, pour être lue "en cas de décès". La vieille dame y donne ses instructions dans les termes suivants : "Tu hérites d'une fabuleuse fortune que j'ai préservée et allégée d'impôts pour que tu sois en paix. À moi, maintenant, de te dire que je désire rester où je suis en paix. C'est-à-dire que ce que je te demande, tu le feras. Et j'en suis convaincue. J'ai connu par François-Marie d'Arros, mon île aux Seychelles, détenue par un anstalt du Liechtenstein, dont le papier est dans la main de Me Merkt, notre avocat à Genève. Je désire que tu transfères la propriété de cette île à François-Marie Banier (chez Pictet, à Genève, tu auras un milliard de francs). Tu donneras à François-Marie la moitié, il te restera beaucoup d'argent. N'oublie pas que tu as Neuilly, New York et puis... L'Oréal."


N'ignorant rien de la méfiance que son ami photographe inspirait à sa fille, Liliane Bettencourt concluait en indiquant : "Je n'ai jamais discuté tes choix, ne discute pas les miens."


Des requins et des moustiques


Outre qu'elle contredit nettement les protestations de François-Marie Banier, qui avait, par exemple, affirmé à la brigade financière avoir toujours "détesté les îles" et d'Arros en particulier - "Elle est bourrée de moustiques, minuscule et il y fait très humide. En plus, il y a des requins..." -, la découverte de ce document suscite plusieurs interrogations. D'une part, les enregistrements clandestins du maître d'hôtel de Liliane Bettencourt ont révélé que celle-ci ne gardait aucun souvenir d'avoir voulu attribuer au photographe ce paradis caché. Au cours d'une conversation captée le 11 mai 2000, l'octogénaire s'entendait ainsi expliquer par son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, que l'île était d'ores et déjà promise à Banier : "A priori, ça va aller chez François-Marie Banier un jour. C'est votre décision..." La milliardaire répondait alors, étonnée : "J'ai voulu lui offrir une île ?"


Autre motif de trouble : la référence, sous la plume de Liliane Bettencourt, à la société du Liechtenstein qui détenait les titres de propriété de l'île paraît incongrue, puisque tout indique qu'elle n'a jamais su les détails de l'acquisition de ce bien, racheté en 1999 à la famille du Shah d'Iran. En outre, il est particulièrement surprenant qu'elle demande à sa fille d'opérer elle-même de tels transferts, connaissant son inimitié envers Banier, alors qu'il aurait été plus simple et plus direct d'inscrire ces dispositions dans son testament.


Troubles de conscience


Sur le courrier saisi par les enquêteurs, figure en marge cette annotation également manuscrite : "Cette lettre a été écrite avant mon opération. J'ai adressé la copie à François-Marie Banier, tu le comprendras." En effet, la milliardaire, alors âgée de 80 ans, devait subir une intervention chirurgicale : elle fut effectivement admise le 26 mai 2003, soit deux jours plus tard, à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, où elle resta jusqu'au 5 juin. À la même époque, plusieurs témoins ont rapporté qu'elle présentait des troubles de conscience tels qu'il lui arrivait de ne pas reconnaître ses proches, ni les lieux où elle se trouvait.


"De mars-avril 2003 à la fin de 2003, Mme Bettencourt avait des moments de lucidité qui alternaient avec les moments où elle était ailleurs", a notamment témoigné son ancienne comptable, Claire Thibout, ajoutant : "Dans ces moments-là, elle n'est plus du tout sûre de ce qu'elle fait et elle ne sait même plus qu'elle a, par exemple, signé telle ou telle chose dans les quinze jours qui précèdent." Il semble par ailleurs qu'au cours de la seule année 2003, la vieille dame a accordé pour 250 millions d'euros de dons divers au photographe, dans des circonstances parfois confuses. Il est ainsi établi qu'au printemps 2003, elle décida subitement d'annuler la donation à Banier d'un contrat d'assurance-vie, qu'elle finit par lui réattribuer quelques mois plus tard.


Dans un long article publié la semaine dernière par Paris Match, Liliane Bettencourt justifiait sa générosité passée envers son ami photographe par une longue amitié, tout en évoquant un "problème d'ordre matériel" qui aurait pesé sur leur relation et en affirmant avoir désormais l'intention d'"arrêter les frais". À la question "pourquoi lui avoir donné tant d'argent ?", elle répondait : "Parce qu'il en demandait ! J'imagine que c'est une déformation ancestrale, chez lui ! C'est quelqu'un qui veut toujours plus, toujours plus gros." Mais l'entretien ne comportait aucune question précise sur l'île d'Arros.
http://www.lepoint.fr/societe/l-etrange-lettre-qui-donne-l-ile-d-arros-a-banier-06-10-2010-1245730_23.php

Visionex: Le Canard implique Dati

Dans son édition de mercredi, Le Canard Enchaîné affirme que Rachida Dati est intervenue dans le dossier Visionex. Alors garde des Sceaux, elle aurait réclamé la fin des investigations dans cette affaire d'infraction à la législation sur les jeux de hasard et dans lequel David Sénat, ex-collaborateur de Michèle Alliot-Marie, a été mis en examen. L'ancienne ministre de la Justice rejette en bloc ces allégations
Vaste escroquerie présumée à la législation sur les jeux de hasard, l'affaire Visionex n'en finit pas de rebondir. Le 30 septembre, David Sénat, ex-collaborateur de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Justice - et par ailleurs suspecté d'avoir servi d'informateur au Monde dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt - a été mis en examen dans ce dossier. Or, révèle mercredi Le Canard Enchaîné, Rachida Dati serait elle-même intervenue dans cette affaire. Selon l'hebdomadaire, lors de la perquisition policière au domicile de David Sénat, les enquêteurs auraient mis la main sur des documents annotés par la maire du 7e arrondissement de Paris, à l'époque où celle-ci était garde des Sceaux.


" Merci de clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée", aurait-elle écrit sur l'un d'entre eux, à l'adresse de la juge d'instruction en charge de ce dossier, Nadine Berthélémy-Dupuy. Le journal satirique ajoute que Michel Delpuech, ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie et aujourd'hui préfet de Picardie, a indiqué devant les enquêteurs reconnaitre l'écriture de Rachida Dati. Sauf que les deux principaux intéressés nient en bloc ces informations. Interrogée par Le Canard Enchaîné, Rachida Dati parle de "faux document". "Ce n'est pas possible, ce n'est pas mon vocabulaire", poursuit la députée européenne, qui menace l'hebdomadaire de poursuites judiciaires. Et d'enfoncer le clou dans un communiqué publié dès mardi soir.


Dati: "Tout est prétexte à me nuire"
"Il ne se passe plus de semaines sans que ma probité et mon honneur soient mis en cause dans telles ou telles publications, et ceci sans le moindre élément de preuve. Tout est désormais prétexte à me nuire. Je suis scandalisée qu'on puisse laisser penser qu'un garde des Sceaux ait pu intervenir pour mettre un terme à une enquête. Je tiens solennellement à affirmer que je ne suis jamais intervenue dans une procédure pénale en cours", écrit-elle, alors que, statutairement, en tant que ministre de la Justice, elle n'avait aucun pouvoir de mettre un terme à l'enquête de la juge d'instruction, inamovible et donc indépendante du pouvoir, au contraire des magistrats du parquet.


Fermez le ban? Pas tout à fait. La société Visionex, accusée d'avoir, pendant des années, proposé des bornes internet à nombre de cafetiers, alors que celles-ci étaient en réalité des machines à sous, employait Fabien Chalandon. Celui-ci n'est autre que le fils d'Albin Chalandon, ancien ministre de la Justice, considéré comme le "mentor" de Rachida Dati. Or, ce serait précisément cette proximité qui expliquerait l'intervention supposée de l'ex-locataire de la place Vendôme.


Fabien Chalandon a également été mis en examen dans cette affaire. Il est accusé d'être intervenu auprès du ministère de l'Intérieur afin d'obtenir l'autorisation d'exploitation de ces fameuses bornes. Le tout par l'intermédiaire de… David Sénat, alors en poste place Beauvau aux côtés de Michèle Alliot-Marie. Le nom de l'ancienne ministre de l'Intérieur a d'ailleurs également été cité par la presse dans cette affaire. Selon Le Parisien, en 2008, MAM aurait écrit une lettre à sa collègue de la Chancellerie, Rachida Dati, afin de plaider "la bonne foi" d'Olivier Sigoignet, alors gérant de Visionex. Une intervention politique qui avait été immédiatement démentie par ses services
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Visionex-Le-Canard-implique-Dati-225027

Woerth / Bettencourt. chez les suisses

En cliquant sur le lien ci-après,vous découvrirez comment la télévision publique Suisse a présenté l'affaire Woerth / Bettencourt.
Il y a quelques différences avec les compte-rendus de TF1.
"c'est vous qui voyez!!!"


Mettre le son
cliquez....
http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#id=2439011;nav=info/journal-19h30/

mardi 5 octobre 2010

Le Monde: la DCRI invoque le secret

Invoquant le "secret-défense", la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a refusé de livrer au parquet de Paris les résultats de son enquête sur les sources du journal Le Monde dans l'affaire Woerth-Bettencourt, écrit le Canard enchaîné dans son édition de demain.


Prié de réagir à cette information, le cabinet du procureur de Paris Jean-Claude Marin n'a fait aucune déclaration. La direction de la police nationale s'est refusée à tout commentaire.


Le procureur avait demandé le mois dernier à la DCRI de lui fournir les "vérifications techniques" qui lui ont permis de désigner un magistrat, David Sénat, comme la source du journal Le Monde. Ce magistrat en poste au cabinet de Michèle Alliot-Marie a été limogé et chargé d'une mission d'étude sur la future cour d'appel de Cayenne.


Cette affaire a suscité de vives protestations de l'opposition, qui reproche au pouvoir d'avoir utilisé la DCRI pour faire taire la presse dans l'enquête sur l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, qui menace notamment le ministre du Travail Eric Woerth.


Le journal Le Monde a déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris pour violation du secret des sources et atteinte aux libertés. Il n'y a pas encore de suite.


La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a admis avoir enquêté pour identifier la source d'un article publié mi-juillet par Le Monde, qui faisait état d'une déposition de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, mettant en cause Eric Woerth.


La DCRI nie cependant avoir enquêté directement sur le journal ou ses reporters et assure avoir seulement procédé à l'examen du relevé des communications téléphoniques détaillées de David Sénat.


Cette procédure pourrait déjà être illégale, puisque l'autorisation d'une commission indépendante, en principe obligatoire pour des affaires ne relevant pas de la sécurité du territoire, n'a pas été demandée, estime Le Monde.


La gauche dit soupçonner que la DCRI soit allée plus loin en enquêtant sur le journaliste du Monde, Gérard Davet, et en procédant à des écoutes clandestines. Le ministère de l'Intérieur le conteste.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/05/97001-20101005FILWWW00621-le-monde-la-dcri-invoque-le-secret.php

Visionex: Dati serait intervenue

Rachida Dati a demandé en 2008, quand elle était garde des Sceaux, que soient "clôturées les investigations" du juge d'instruction, magistrat indépendant, dans l'affaire Visionex, affirme Le Canard enchaîné à paraître demain, une information démentie par l'intéressée.


Interrogée, l'eurodéputée UMP a même évoqué la possibilité d'un "faux" document. Selon le Canard enchaîné, la ministre de la Justice a écrit en marge d'une lettre de sa collègue Michèle Alliot-Marie (MAM), à l'époque ministre de l'Intérieur, concernant Visionex: "Merci de clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée".


Ce document a été saisi par les policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB) lors de la perquisition du domicile de David Sénat, ancien conseiller ministériel de MAM et mis en examen le 30 septembre dans ce dossier, selon le journal. L'ancien directeur de cabinet de Mme Alliot-Marie au ministère de l'Intérieur, Michel Delpuech, a confirmé devant les policiers que les annotations avaient été portées par Mme Dati, selon l'hebodmaire.


"Ce n'est pas mon vocabulaire"


L'enquête vise la société Visionex pour infraction à la législation sur les jeux de hasard: elle aurait proposé des bornes internet aux cafetiers qui, selon l'accusation, sont en fait des machines à sous. Cette enquête est conduite par la juge d'instruction Nadine Berthélémy-Dupuy dont le statut est inamovible et qui n'est pas placé, contrairement au parquet, sous l'autorité de la Chancellerie.


A l'AFP, Rachida Dati a affirmé à propos de ce document : "Ce n'est pas possible, ce n'est pas mon vocabulaire". Elle a évoqué "une déclaration mensongère" voire un "faux" ajoutant: "Je me réserve le droit de porter plainte".


Dans le dossier Visionex, Fabien Chalandon, 57 ans, fils de l'ancien ministre Albin Chalandon, qui est considéré comme le mentor politique de Rachida Dati, a été mis en examen le 20 mai pour infraction à la législation sur les jeux de hasard.


Il est soupçonné d'avoir intercédé auprès du ministère de l'Intérieur pour obtenir les autorisations d'exploitation de ces bornes. Son interlocuteur place Beauvau était alors David Sénat, selon des sources proches du dossier.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/05/97001-20101005FILWWW00623-visionex-rachida-dati-aurait-demande-la-fin-de-l-enquete-presse.php

Affaire Bettencourt: 2 avocats suisses entendus par le juge Courroye

Le procureur de Nanterre s'intéresse au le montage juridique et financier autour de l'île d'Arros et se demande jusqu'à quel point Liliane Bettencourt était consciente sur les modalités de son achat.
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, s'est rendu la semaine dernière en Suisse afin d'entendre les avocats Edmond Tavernier et René Merkt dans le cadre de son enquête sur l'île d'Arros dont Liliane Bettencourt est locataire, a dit lundi 4 octobre à l'AFP une source judiciaire.
"Dans le cadre de la demande d'entraide avec la Suisse, le juge d'instruction genevois, Jean-Bernard Schmid, et Philippe Courroye ont procédé aux auditions de Me Tavernier au sujet de la constitution de la fondation, propriétaire de l'île d'Arros et de René Merkt sur les conditions d'achat de l'île", a expliqué à l'AFP cette source.


Cet îlot des Seychelles, racheté par les Bettencourt il y a une dizaine d'années pour 15 millions d'euros grâce à des capitaux placés en Suisse, est actuellement la propriété d'une fondation basée au Liechtenstein au montage financier complexe.






Une escroquerie ?


Le procureur Courroye est intrigué par le montage juridique et financier autour de l'île d'Arros et se demande jusqu'à quel point Liliane Bettencourt, aujourd'hui simple locataire d'Arros, était consciente et éclairée sur les modalités de son achat et sa sortie du patrimoine de L'Oréal.


Il se demande si derrière ce montage, prétendument réalisé pour clarifier sa situation fiscale, ne se cache pas une escroquerie qui pourrait s'accompagner d'un délit d'abus de confiance.


"Me Tavernier, "protecteur" de la fondation, a expliqué qu'il n'avait fait qu'exécuter les demandes de Fabrice Gogueul [l'ex-avocat fiscaliste de Liliane Bettencourt, ndlr] concernant le montage autour de l'île d'Arros", a expliqué cette source judiciaire, sans donner plus de précisions sur le contenu des auditions.


Me Mert était quant à lui interrogé sur les modalités d'achat de l'île en 2006.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101005.OBS0801/affaire-bettencourt-2-avocats-suisses-entendus-par-le-juge-courroye.html

lundi 4 octobre 2010

L’indépendance de la presse est-elle dépassée ? (Gilles Bridier)

L’indépendance de la presse n’est pas un concept de salon pour démocrate attardé. Elle est une condition nécessaire à l’information des citoyens, pour qu’ils se forgent une opinion avant de s’exprimer notamment dans les urnes.


Lorsque la presse est placée au banc des accusés par des personnalités politiques, porte-parole de partis qui prennent l’opinion publique à témoin pour contester – à des fins partisanes – la crédibilité d’une information, la démocratie a tout à y perdre.
Certes, la presse n’a pas forcément raison. Mais dans l’affaire Woerth/Bettencourt/de Maistre, l’accuser d’acharnement alors que des conflits d’intérêt impliquant la sphère politique sont mis en évidence et que des éléments contradictoires sont révélés, procède d’une tentative de diversion ou d’enfumage pour que l’opinion publique se détourne du sujet.
Ainsi petit à petit, l’idée se répand dans l’opinion que la presse n’est plus dans son rôle, qu’elle travestit la réalité pour augmenter son audience, qu’elle invente des motifs d’indignation, qu’elle franchit les limites de l’impertinence. Bref, qu’elle n’est pas digne de son indépendance. De là à vouloir la déposséder de son pouvoir… !


Respecter la loi


Ces critiques atteignent d’autant plus leur cible que l’image des journalistes, victimes d’un virus qui s’attaque en même temps à la liberté d’informer, s’est dégradée dans l’opinion. Mais c’est parce qu’elle est indépendante que la presse peut mener ses enquêtes, en vérifiant ses sources tout en les protégeant. Et si le gouvernement a cru bon d’édicter, en janvier dernier, une loi pour renforcer la protection du secret des sources des journalistes, c’est bien que, en France, elle était menacée. Ces rappels peuvent paraître banals, et théoriques. Ils ne sont pas forcément superflus lorsqu’un journal comme Le Monde en vient à porter plainte pour que les lois qui garantissent l’exercice de la liberté de la presse soient respectées. Rien d’autre.


Quatrième pouvoir


Que demandent les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou internautes dans toutes les enquêtes menées par les médias ?
Que les journalistes leur livrent des faits et leur révèlent le « dessous des cartes ». C’est d’ailleurs le rôle de l’information, qui amène la presse à jouer un rôle de contre-pouvoir lorsqu’elle rapporte et décrit des abus de pouvoir. A ce titre, elle est un élément d’équilibre des pouvoirs, ce qui consacre son rôle irremplaçable dans le fonctionnement d’une démocratie. Que l’indépendance de la presse, ce quatrième pouvoir, soit transgressé, c’est tout le mécanisme démocratique qui s’enraye. C’est pourquoi les journalistes se voient investis d’une véritable responsabilité dans l’exercice de cette indépendance.


C’est pourquoi aussi, jusqu’à une période récente, on n’aurait pas admis qu’un industriel vivant de la commande publique et obligatoirement proche des pouvoirs – dans le domaine de la Défense, par exemple – acquiert des organes de presse nationaux susceptibles d’influencer les votes des électeurs dans un sens favorable à ses propres intérêts.
Aujourd’hui, le phénomène ne semble plus faire débat. Pourtant, les risques de dérive n’ont pas disparu. Les rédactions des journaux s’organisent pour que la pluralité de l’information soit respectée, en créant des "Sociétés de rédacteur" qui peuvent se mobiliser lorsque les principes sont bafoués. Le Monde et Le Figaro, Les Echos et Libération, et d’autres s’en sont dotés. L’évolution de leurs actionnariats, composés d’hommes d’affaires parfois très proches du pouvoir, l’a imposé afin que l’opinion publique soit alertée si la vocation de ces journaux était détournée.


Résistance aux pressions


Cette indépendance irrite les pouvoirs. Le phénomène s’est répandu tans tous les secteurs et à tous les échelons, en politique comme en économie notamment, qu’il s’agisse de presse nationale, régionale ou professionnelle. Les pressions qui s’exercent sur les journalistes sont tout aussi fortes dans les journaux locaux de la part des autorités du lieu ou dans les journaux spécialisés face aux annonceurs publicitaires et leaders professionnels, que dans la presse nationale. La résistance à ces pressions fait, en quelque sorte, partie du métier. Les journalistes incontrôlables sont dans le collimateur des directions de communication. Dès qu’ils agacent ou dérangent, on cherche à discréditer les média.


L’exercice de la liberté suppose un long apprentissage, et la presse doit sans cesse se remettre en question. Elle n’est pas irréprochable. On a pu parler parfois de complaisance, de connivence. Toutefois, la concurrence entre les journaux, radios, télévisions et sites internet se charge de corriger les dérives par des contre-enquêtes ; c’est l’avantage des démocraties de laisser toutes les opinions s’exprimer, et la justification de l’indépendance de la presse. Bien sûr, les médias ne sont pas là pour rendre une certaine justice : ils deviendraient eux-mêmes un risque pour la démocratie. Mais quand la contradiction perd de sa vigueur et qu’un consensus domine dans les médias, c’est qu’un vrai problème se pose.


Dans ces situations-là, qui sont souvent des affaires d’Etat (Rainbow Warrior, affaires Urba ou des HLM de Paris et combien d’autres concernant le financement des partis politiques…), l’indépendance dérange. C’est alors qu’elle doit être défendue.
http://www.place-publique.fr/spip.php?article5960

AFFAIRE BETTENCOURT INFO LE POINT.FR - La note secrète qui renforce les soupçons

Nouvelles découvertes dans l'affaire Bettencourt : la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui instruit un supplément d'information sur l'accusation d'"abus de faiblesse" contre le photographe François-Marie Banier, détient un document de trois pages, daté du début de l'année 2008, qui se présente comme un aide-mémoire destiné à Liliane Bettencourt afin de préparer son audition par la police et la justice. Saisie au domicile de la milliardaire lors d'une perquisition, cette note comporte les réponses que la milliardaire devait fournir, dans la perspective de questions délicates sur ses relations avec François-Marie Banier et sur les donations consenties en sa faveur, dont le total avoisine un milliard d'euros.


Le document, qui semble constituer la synthèse de réunions tenues dans l'hôtel particulier de Neuilly, les 6 février, 8 février et 15 avril 2008, accrédite le sentiment que l'octogénaire se trouvait alors sous l'influence de plusieurs membres de son entourage - ce que les fameux enregistrements de son maître d'hôtel ont corroboré depuis lors. À ces dates, la plainte de sa fille, Françoise Bettencourt Meyers, venait d'être déposée, mais Liliane Bettencourt n'avait été ni sollicitée ni convoquée par la justice. L'identité de l'auteur de la note n'est pas précisée, mais il est certain que ce n'est pas Mme Bettencourt, puisque celle-ci y a ajouté en marge certaines annotations manuscrites, reconnaissables par l'écriture et par l'utilisation, habituelle chez elle, d'un feutre vert.


Justificatif de générosité
Le document atteste que les conseils de la milliardaire l'incitaient alors à mettre en avant "une question de jalousie" pour expliquer l'initiative de sa fille. "Mme Bettencourt regrette que sa fille ne comprenne pas que son amitié pour M. Banier n'enlève rien à son affection pour elle, indique encore le texte préparé à l'intention de la vieille dame. Ils ne sont pas en concurrence. En outre, elle a donné à sa fille pratiquement tout son capital de L'Oréal, pour un montant qui n'a aucune commune mesure avec les donations faites à M. Banier, qui n'ont jamais été faites qu'en prélevant sur ses revenus." Autre mention conçue pour justifier la générosité hors norme de la milliardaire envers le photographe : "M. Banier est à la fois un ami, dont la présence lui est précieuse, une ouverture sur le monde artistique et un artiste vis-à-vis de qui elle joue un rôle de mécène. Elle a souhaité qu'il soit à même de réaliser son oeuvre sans souci matériel."




Le ou les auteurs de ce travail préparatoire ont, en outre, suggéré plusieurs interrogations à anticiper. Ainsi, à la question : "Pourquoi des sommes aussi importantes ?", il est suggéré à Liliane Bettencourt de répondre : "Elles sont proportionnées à ma fortune ; elles n'ont été prélevées que sur mes revenus." Cette double affirmation n'est pas tout à fait exacte, mais elle correspond à ce que déclarera la milliardaire le 13 mai suivant, au cours de ce qui reste à ce jour son unique audition dans cette affaire. Face à la mention Questions autour de l'état de santé, il est écrit : "J'ai eu des problèmes physiques qui n'ont jamais altéré mes facultés intellectuelles."


"Je n'ai pas de compte à l'étranger"
D'autres demandes sont anticipées, et les réponses attendues dictées à Mme Bettencourt. "Avez-vous des comptes à l'étranger ?" Réponse : "Non" - on sait aujourd'hui qu'elle en détenait deux en Suisse. "A-t-elle donné directement ou indirectement l'île d'Arros ?" Réponse : "Non, je n'en suis que locataire..." Il est acquis que la milliardaire avait acheté cette île aux Seychelles via une société-écran immatriculée au Liechtenstein et l'enquête a montré qu'elle la destinait à Banier...


Autre question révélatrice de l'état d'esprit de l'entourage de l'octogénaire : "Est-ce qu'on ne vous présenterait pas des actes [de donation] tout préparés, des lettres que vous ne faisiez que recopier ?" L'intéressée est priée de répondre en ces termes : "J'ai toujours vérifié soigneusement leur portée et je n'ai signé que quand j'étais d'accord sur leurs termes." Les enregistrements clandestins du maître d'hôtel - révélés par Le Point - ont pourtant montré que Mme Bettencourt avait oublié avoir signé un testament désignant François-Marie Banier comme légataire universel, ou encore qu'elle ne se souvenait aucunement d'avoir voulu offrir son île aux Seychelles à son ami si cher. Récemment, elle a révoqué ce testament et chargé ses avocats de récupérer l'île d'Arros afin de pouvoir en déclarer au fisc la propriété.


La note retrouvée par la police comporte enfin un passage troublant. L'auteur - qui pourrait être Patrice de Maistre, l'homme de confiance de Liliane Bettencourt - y indique ceci : "Me Goguel [avocat de la milliardaire] prépare une note que je pourrai remettre au directeur adjoint du cabinet du ministre de la Justice, de façon à ce qu'il puisse nous dire où en sont les choses, quel est l'état d'esprit du juge et quelle est la position du parquet." Aucun détail ne permet de savoir si une telle note a effectivement été remise au cabinet de Rachida Dati, alors garde des Sceaux, mais cette mention renforce l'impression d'une procédure particulièrement suivie en haut lieu depuis l'origine, ce que plusieurs extraits des fameux enregistrements ont également corroboré, évoquant notamment les contacts entre l'Élysée et Patrice de Maistre.
http://www.lepoint.fr/societe/info-le-point-fr-la-note-secrete-qui-renforce-les-soupcons-03-10-2010-1244496_23.php

Bettencourt/perquisition: révélations

La perquisition conduite le 1er septembre dernier par la Brigade financière à l'hôtel particulier de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, a permis de découvrir une série de documents sensibles datés de 2008, révèle ce matin RTL. Ces documents laissent penser que la milliardaire était très encadrée et sous influence de son entourage dès le début des investigations.


Comptes bancaires à l'étranger, île d'Arros aux Seychelles, relations avec François-Marie Banier... L'héritière de L'Oréal savait, au mot près, ce qu'elle avait à déclarer. En outre, un mémo également saisi à Neuillly, et beaucoup plus sensible, précise qu'une note est en préparation pour la Chancellerie afin de connaître l'état d'esprit "du juge" et la "position" du parquet de Nanterre, ajoute RTL.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/04/97001-20101004FILWWW00324-bettencourtperquisition-revelations.php

dimanche 3 octobre 2010

Hallyday : Delajoux exclut un arrangement à l'amiable

Prêt à aller jusqu'au bout du processus judiciaire, si besoin est, le neurochirurgien «espère être blanchi», malgré les accusations de manque d'information et de suivi postopératoires, contenues dans l'expertise remise jeudi.


La guerre des interprétations continue entre Johnny Hallyday et son neurochirurgien le Dr Delajoux. 48 heures après la remise de l'expertise sur l'intervention pratiquée en novembre 2009 par le Dr Delajoux sur la star, les deux hommes règlent leurs comptent dans le Journal du dimanche. Le chirurgien campe sur ses positions. Le rapport des experts, pour qui l'intervention «a été conforme aux règles de l'art», le «blanchit de l'essentiel», estime Stéphane Delajoux. «On disait que j'avais «massacré» Johnny, que l'opération n'était pas nécessaire. On me reproche un manque d'information et un défaut de suivi, mais je pense qu'au final mes arguments seront entendus», assure-t-il. Le praticien, qui veut être «totalement blanchi» exclut «une transaction amiable et préfère «aller jusqu'au bout du processus judiciaire».


Le chirurgien réaffirme «que le suivi idéal de Johnny Hallyday n'était pas possible». «L'information, contrairement à ce qui est dit (dans l'expertise, ndlr), a bien été donnée», estime-t-il. Le Dr Delajoux rappelle que Johnny a quitté la clinique dès le lendemain de l'intervention «Quand il m'a téléphoné 48 heures plus tard, pour un problème de cicatrice, je lui ai demandé de venir tout de suite. Il n'est finalement venu qu'à 16 heures en sortant d'un déjeuner. Quand je lui ai dit qu'il fallait impérativement qu'il reste au lit et se repose, il m'a répondu, l'infirmière l'atteste : «Je retourne à la Maison du caviar finir mon déjeuner»».«Personne au monde n'aurait pu obliger Johnny à rester au lit» martèle le neurochirurgien, pour qui le chanteur était «surinformé des conséquences de l'opération».


Stéphane Delajoux assure avoir évoqué avec le médecin traitant de Johnny et son infirmière la brèche de la dure-mère, survenue lors de l'intervention. «Cela arrive dans 20% des cas. C'est assez banal», insiste le spécialiste qui reconnaît n'en avoir fait aucune mention dans le compte-rendu opératoire. «Je faisais cinq opérations par jour. J'ai dû faire ce compte rendu avec dix autres, quarante-huit heures après».




Hallyday : «Delajoux a trahi ma confiance»


Des explications qui sonnent comme un tissu «de contre-vérités» pour son prestigieux patient, qui avait dû être hospitalisé en urgences à Los Angeles et plongé brièvement dans un coma artificiel. Dans une lettre au Journal du Dimanche, Johnny Hallyday se dit «trahi» par son médecin. «Le courage serait de reconnaître ses erreurs et de les assumer avec humanité. À aucun moment, le Dr Delajoux ne m'a informé de la brèche de la dure-mère», source de l'infection postopératoire. «Ce que dit maintenant le Dr Delajoux après les conclusions du rapport, il n'a pas osé le soutenir devant moi et Laeticia, en présence des experts», remarque le chanteur «en colère».


Mais Stéphane Delajoux assure ne «pas en vouloir à Johnny». Il vise plutôt «son entourage qui a essayé de sauver les meubles», en l'accusant d'avoir bâclé l'intervention. Particulièrement ciblé, l'ex-producteur de l'interprète d' «Allumer le feu». «Sur la base de ce rapport d'expertise, je vais demander d'importantes réparations à Jean-Claude Camus», annonce le médecin. Pour Stéphane Delajoux, les conséquences de la polémique se font encore sentir. Le mail privé du chirurgien a été piraté et il faut regagner la confiance de la clientèle, «J'opérais jusqu'à 400 malades par an et 80% sont partis». «Aujourd'hui les gens reviennent, parce qu'ils font la part des choses».
http://www.lefigaro.fr/musique/2010/10/03/03006-20101003ARTFIG00057-hallyday-delajoux-exclut-un-arrangement-a-l-amiable.php

samedi 2 octobre 2010

Affaire Madoff : Bettencourt a perdu 22 millions d'euros

Patrice de Maistre, entendu dans l'enquête française sur la fraude Madoff, a rencontré deux fois le financier américain. «Je ne me suis douté de rien. Il expliquait ses affaires avec un grand calme», confie le gestionnaire de fortune de la milliardaire.


La fraude de Bernard Madoff a délesté de 22 millions d'euros la fortune de Liliane Bettencourt, révèle samedi son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre. L'héritière comme son gestionnaire de fortune n'avaient aucune raison de se méfier des placements du financier américain, avance ce dernier. Fin 2003, confie Patrice de Maistre au Journal du Dimanche, Liliane Bettencourt avait empoché une plus-value de 15 millions d'euros.


Entendu jeudi comme témoin par le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke dans l'enquête française sur l'affaire Madoff, Patrice de Maistre explique à l'hebdomadaire avoir découvert en 2003, à son entrée au service de la milliardaire, que sa cliente disposait d'un portefeuille de 41 millions d'euros chez Oreade. Cette structure avait été créée dans les années 1990 pour attirer des épargnants chez Bernard Madoff. Cet investissement avait été mis en place en 1997 par ses prédécesseurs, souligne le gestionnaire de fortune de la première contribuable française. «J'ai estimé qu'il fallait diversifier davantage les placements et j'ai provoqué la dissolution d'Oreade fin 2003 et nous avons bénéficié d'une plus-value de 15 millions que Madoff a versés sans sourciller (en plus des 26 millions initialement placés, ndlr)».


Ce bonus incite Patrice de Maistre à poursuivre les investissements dans les produits proposés par le financier américain. En 2004, il place 22 millions d'euros dans Luxalpha, un fonds d'investissement basé au Luxembourg qui a basculé les sommes d'épargnants européens dans les sociétés de Madoff. Une somme que ne reverra jamais Liliane Bettencourt.




«Ses placements avaient l'air sensés et réguliers»


«Je ne me suis évidemment douté de rien. Ses placements avaient l'air sensés et réguliers», regrette Patrice de Maistre, qui a eu l'occasion de rencontrer deux fois l'escroc. La première fois «en 2006 et une autre fois en septembre 2008, deux mois et demi avant sa chute. Les deux fois, je l'ai vu à New York, dans ses bureaux, environ une heure, comme je voyais d'ailleurs à Manhattan une dizaine de personnes qui géraient des fonds de Liliane Bettencourt», se rappelle le financier. «A chaque fois il m'a paru très rassurant. Il expliquait ses affaires avec un grand calme. Il m'avait raconté qu'il avait un petit appartement à Antibes, un petit bateau, que son fils était dans les affaires mais qu'il le surveillait de près! Si j'avais eu le moindre doute, j'aurais immédiatement retiré l'argent de Mme Bettencourt», insiste Patrice de Maistre.


L'escroquerie de Madoff a été est évaluée à 65 milliards de dollars de pertes, dont 500 millions d'euros en France au moins. Saisi en mai 2009 par des plaintes en France, le juge Renaud van Ruymbeke cherche à faire la lumière sur les ramifications de cette fraude historique pour la finance. Elle reste mystérieuse puisqu'aucun procès ne s'est tenu aux Etats-Unis, où Bernard Madoff a plaidé coupable et accepté en juin 2009 une peine de 150 ans de prison, qu'il purge actuellement, ce qui a coupé court à l'enquête du FBI sur d'éventuelles complicités ou complaisances.


Egalement un des protagonistes clef de l'affaire Bettencourt, Patrice de Maistre a été entendu dans le cadre des enquêtes menées par le parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence et des soupçons de blanchiment de fraude fiscale.
http://www.lefigaro.fr/bourse/2010/10/02/04013-20101002ARTFIG00395-affaire-madoff-bettencourt-a-perdu-22-millions-d-euros.php

De Maistre ne s'est "douté de rien" en rencontrant Madoff

Bernard Madoff aura vraiment floué tout le monde. Le gestionnaire de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, entendu dans l'enquête française sur la fraude du financier américain, affirme l'avoir rencontré deux fois et ne s'être "douté de rien", dans un entretien au Journal du dimanche.
La première fois "en 2006 et une autre fois en septembre 2008, deux mois et demi avant sa chute. Les deux fois, je l'ai vu à New York, dans ses bureaux, environ une heure, comme je voyais d'ailleurs à Manhattan une dizaine de personnes qui géraient des fonds de Liliane Bettencourt", explique Patrice de Maistre.


22 millions envolés


"Je ne me suis évidemment douté de rien. Ses placements avaient l'air sensés et réguliers", assure-t-il, précisant que s'il "avait eu le moindre doute j'aurais immédiatement retiré l'argent de Mme Bettencourt." Il précise que l'héritière du fondateur du groupe L'Oréal "a perdu les 22 millions" d'euros "placés dans Luxalpha", un fonds d'investissement basé au Luxembourg qui a placé les sommes drainées auprès des épargnants européens dans les sociétés de Bernard Madoff.


Patrice de Maistre est entré au service de Liliane Bettencourt en 2003. Il a été entendu dans le cadre des enquêtes menées par le parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence et des soupçons de blanchiment de fraude fiscale dans la tentaculaire "affaire Bettencourt".
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-10/de-maistre-ne-s-est-doute-de-rien-en-rencontrant-madoff-6087179.html

Arnaud Montebourg part en guerre contre TF1

Le député socialiste Arnaud Montebourg ne cache plus son aversion pour ce que représente TF1 : "appauvrissement de l'imaginaire collectif des Français", "violation des règles du pluralisme politique", collusion avec le pouvoir actuel, "destruction de la dignité humaine" à travers des jeux où "l'argent est au centre de tout". C'est ce qu'il fait savoir à travers une lettre, rendue publique sur son blog, qu'il adresse à Nonce Paolini, le pdg de la chaîne.


La polémique est née d'un extrait du prochain film de Pierre Carles, Fin de concession, dans lequel on voit Montebourg livrer le fond de sa pensée tandis que son micro est en cours d'installation. "C'est le moment de taper sur TF1, c'est pour ça que je vais vous donner un coup de main. Faut leur mettre la tête sous l'eau", lâche le politique qui, manifestement, ne sait pas que ses propos sont enregistrés. "C'est la télévision de la droite, c'est tout. C'est la télévision des idées qui détruisent la France, la télévision de l'individualisme, la télévision du fric, la télévision du matraquage sur l'insécurité", répond-il à Pierre Carles quand celui-ci s'interroge sur l'existence d'un conflit entre le député de Saône-et-Loire et la première chaîne privée.


Un "regard libre et sans concession"




En découvrant la violence de la charge, Nonce Paolini a tenu à adresser un courrier véhément au député, jugeant "inadmissibles" les attaques du député socialiste contre la chaîne dont il préside les destinées. Depuis, Arnaud Montebourg a fait savoir que les propos enregistrés par Pierre Carles étaient bel et bien "off the record". En revanche, sa réponse à Nonce Paoloni ne mollit pas.


Montebourg rappelle à Paolini que TF1 occupe le domaine public à titre temporaire et qu'en conséquence, la chaîne doit se soumettre au "regard libre et sans concession" d'un représentant de la nation. "Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel posent dans une démocratie comme la nôtre le problème du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés, et les échanges de services et de bons procédés entre eux." Toutefois, - et assez curieusement -, Montebourg disculpe les journalistes de TF1 dont "le professionnalisme est connu et louable", glisse-t-il.




Contacté par Le Point, Nonce Paolini n'a pas encore dit s'il souhaitait répondre publiquement au député socialiste.


http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/arnaud-montebourg-part-en-guerre-contre-tf1-01-10-2010-1243709_52.php

vendredi 1 octobre 2010

Les vérités de Liliane Bettencourt

François-Marie Banier "garde toute son amitié" à Liliane Bettencourt

Le photographe François-Marie Banier a déclaré vendredi à l'AFP reconnaître "la femme de caractère" que "Liliane Bettencourt a toujours été", dans l'entretien publié jeudi dans Paris Match où la milliardaire le décrit comme "fatigant" et "invivable".


"Même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit, je reconnais dans cet entretien la femme de caractère qu'elle a toujours été et je garde pour elle toute mon amitié et mon respect", a confié le photographe.


Dans un entretien à Paris Match paru jeudi, Liliane Bettencourt prend ses distances avec François-Marie Banier, accusé d'abus de faiblesse par la fille de l'héritière de l'Oréal, un ami "qui veut toujours plus" et est "devenu trop fatigant" depuis le début de l'affaire Bettencourt.


"Je ne déprécie pas mon ami ni l'amitié irrésistible que nous avons eue. C'est du passé (...)", affirmait-elle, reconnaissant pour la première fois "ce problème matériel" qui existait entre elle et le photographe, qui voulait "toujours plus, toujours plus gros".


"Les derniers mois ont été pénibles avec toute cette polémique. Et François-Marie ne change pas ! Il est invivable. Il entend l'amitié comme exclusive, exigeante et surtout possessive", ajoutait la milliardaire.


François-Marie Banier, vieil ami de la famille, est accusé par la fille de l'héritière Françoise Bettencourt-Meyers d'abus de faiblesse sur sa mère pour avoir obtenu au fil des années près d'un milliard d'euros de dons en assurances-vie et en tableaux dans les années 1990 et 2000
http://www.lepoint.fr/societe/francois-marie-banier-garde-toute-son-amitie-a-liliane-bettencourt-01-10-2010-1243847_23.php

Affaire Woerth-Bettencourt: les écoutes téléphoniques du Monde n'étaient pas valables

La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) a rappelé jeudi les principes encadrant les écoutes, laissant entendre que la procédure invoquée par la police afin d'identifier la source d'un journaliste du Monde n'était pas valable.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de cette autorité indépendante, chargée d'émettre des avis au Premier ministre sur des demandes d'écoutes administratives, elle détaille la portée de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, qui avait été invoqué par des enquêteurs pour justifier d'avoir épluché les «fadettes» (factures détaillées) de David Sénat, alors conseiller du garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Soupçonné d'être une source d'un journaliste du Monde dans l'affaire Woerth-Bettencourt, David Sénat a depuis lors été muté à un autre poste.


Le cadre légal ne concerne que «la défense des intérêts nationaux»


Dans son communiqué, la CNCIS rappelle que cet article 20, qui permet aux policiers de s'affranchir du cadre légal sur les écoutes, ne concerne que «la défense des intérêts nationaux» et ne porte que sur les seules «transmissions empruntant la voie hertzienne». Concrètement, cette exception concerne uniquement «une surveillance générale du domaine radioélectrique par des opérations aléatoires de balayage des fréquences», mais en aucun cas l'emploi des téléphones portables et encore moins les factures détaillées les concernant.


Le 14 septembre, Rémi Récio, magistrat délégué auprès de la Commission, avait déjà indiqué que le «type de requête» invoqué par la police dans l'affaire Sénat n'entrait «pas dans le champ de ce que la CNCIS autorise». Depuis l'affaire a rebondi avec une querelle d'interprétation autour d'une note du directeur de cabinet du Premier ministre rappelant le principe de cet article 20, publiée par le Canard Enchaîné et Le Monde.
http://20min.fr/a/603770

Johnny Hallyday opéré correctement mais mal suivi

L'intervention réalisée par le chirurgien Stéphane Delajoux, le 26 novembre 2009, sur Johnny Hallyday a été "conforme aux règles de l'art", contrairement au "suivi et à la surveillance postopératoire", selon l'expertise médicale rendue, jeudi et consultée par l'AFP. A l'heure où les avocats de Johnny et du Dr Delajoux défendent chacun une version différente, l'Agence France Presse a pu avoir accès à l'expertise diligentée par la justice, un document de 88 pages
Selon les deux médecins, un infectiologue et un neurochirurgien, "l'indication opératoire était justifiée et conforme aux règles de l'art", tout comme "la technique opératoire". "En revanche, le suivi et la surveillance postopératoires n'ont pas été conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science à l'époque des faits", jugent-ils.


"Repos strict"


"Lors de la chirurgie, une brèche durale s'est produite", écrivent les experts. En d'autres termes, la dure-mère, une membrane des méninges qui entoure la moëlle épinière, a été cassée, "provoquant une fuite du liquide céphalo-rachidien". C'est cette fuite qui a, par la suite, provoqué l'infection qui a justifié l'hospitalisation du chanteur à Los Angeles.


Une telle brèche est "un événement fréquent", lorsque comme Johnny, on est opéré une troisième fois, mais "elle n'est pas considérée comme un accident médical". Le hic, c'est qu'en cas de brèche durale, "il est recommandé de garder le patient, au repos au lit strict, pendant 48 heures pour favoriser la cicatrisation", ce qui n'a pas été fait. Selon le rapport, "le fait de ne pas avoir prescrit un repos strict au lit pendant 48 heures et d'avoir laissé le patient se lever le lendemain et sortir le surlendemain n'est donc pas conforme aux règles de l'art et a entraîné une perte de chance de voir la brèche se tarir que l'on peut estimer à 75%".


Concrètement, le duo de médecins n'accuse pas le Dr Delajoux d'avoir failli, mais il lui reproche de n'avoir fourni "aucun document permettant de prouver que M. Smet a été informé" correctement. Aucun document non plus n'a été fourni attestant qu'il "a prescrit une hospitalisation d'au moins 48 heures à cinq jours de surveillance", ou encore "prouvant que (Johnny) quittait la clinique contre avis médical."


Delajoux s'estime blanchi


Dans la journée, avant que l'AFP ait accès au dossier, chacun avait donné son interprétation... contradictoire du rapport. La défense de Johnny Hallyday assurait que l'expertise relevait des "fautes imputables au Dr Delajoux", tandis que l'avocat du chirurgien les conclusions des experts "satisfaisaient pleinement" le Dr Delajoux (lire notre article : bataille d'avocats sur l'expertise médicale de Johnny).


Dans un entretien à France-Soir (de vendredi), Stéphane Delajoux estime même que l'expertise l'a "totalement blanchi sur la responsabilité médicale". "Je me sens heureux aujourd'hui", déclare le praticien au quotidien, "ce rapport ne m'exonère pas totalement. Mais sur le défaut d'information et sur le défaut de délais d'hospitalisation de plus de quarante-huit heures, nous aurons toutes les pièces pour nous expliquer devant les tribunaux. (...) Si on va au tribunal avec toutes les preuves et toutes les attestations sur l'information du patient, il y a énormément de chances pour que je sorte à 100% cent blanchi". Quant à Johnny Hallyday, "je ne lui en voudrai jamais (...) C'est son entourage qui mène ça pour des raisons financières. Lui n'y est pour rien. Il est la victime de tout cela, autant que moi, je pense", conclut le médecin.
http://lci.tf1.fr/people/2010-09/johnny-hallyday-a-ete-opere-correctement-mais-mal-suivi-par-la-6083833.html