Reporté à deux reprises à la demande des avocats de la défense, le procès de 23 proches de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi, impliqués dans l'affaire dite de "l'aéroport de Tunis-Carthage", a repris mercredi devant le tribunal de première instance de Tunis, a-t-on constaté sur place.
Accusés de tentative de fuite, possession illégale d'importantes sommes de devises tunisiennes et étrangères et trafic de bijoux, ils ont été arrêtés le 14 janvier dernier alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le territoire tunisien à bord d'un avion privé, au jour de la fuite du président déchu, chassé par un soulèvement populaire après 23 ans à la tête du pays.
Parmi les prévenus présents à la barre figuraient le neveu de l'ancienne première dame de Tunisie, Imed Trabelsi, haï pour ses malversations, et neuf femmes dont Jalila et Samira Trabelsi, deux des soeurs de l'ex-Première dame de Tunisie.
Autre "vedette" du procès, le puissant ex-chef de la garde présidentielle Ali Sériati, dont le rôle dans la fuite de l'ancien dictateur demeure obscur. Il répond dans cette affaire de "complicité et falsification de passeport", accusations qu'il a niées, et qui ont été jugées sans fondement par son avocat Abada Kéfi.
Le représentant du ministère public a, au début de l'audience, requis les peines les plus sévères contre les accusés, qui encourent de six mois à cinq de prison et de fortes amendes, selon un avocat.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110810.FAP2124/troisieme-audience-du-proces-de-23-proches-de-l-ex-president-tunisien.html
Revue de presse nationale et internationale Des faits divers de société Des informations insolites
jeudi 11 août 2011
mercredi 10 août 2011
Les émeutes en Angleterre font un mort
Un homme de 26 ans, blessé par balle dans une voiture lundi soir lors des émeutes à Londres, a succombé à ses blessures, a annoncé la police mardi 9 août.
Il s'agit du premier mort depuis le début des violences qui ont éclaté dans la capitale britannique ce week-end, gagnant ensuite la province.
La victime, qui n'a pas été identifiée, avait été découverte dans une voiture lundi vers 21H15 (20H15 GMT) dans le quartier de Croydon (sud), où plusieurs bâtiments ont été brûlés pendant les violences, a précisé la police dans un communiqué. L'homme avait "été hospitalisé dans un état grave".
Deux jeunes, qui se trouvaient sur place avec des objets volés, ont été arrêtés, selon ce communiqué.
Incendies
La police a annoncé avoir arrêté 334 personnes à Londres et une centaine à Birmingham, dans le centre du pays. Au petit matin, les habitants de Londres ont découvert des rues jonchées de verre, de briques, de bouteilles cassées et des magasins vidés.
La police a tenté durant la nuit de faire régner l'ordre face à des bandes d'émeutiers, qui ont utilisé téléphones portables et réseaux sociaux pour s'organiser.
Si le calme revenait en début de journée, on pouvait voir des voitures remplies d'objets volés circulant à grande vitesse dans la métropole. Au plus fort des violences, les pompiers de Londres ont reconnu qu'ils manquaient de véhicules pour éteindre les incendies allumés par les émeutiers.
David Cameron a interrompu lundi ses vacances en Italie pour retourner à Londres. Une réunion d'urgence est prévue à 9h pour trouver les moyens de faire revenir le calme dans le pays.
Des raisons sociales
Certains observateurs expliquent que ces émeutes, les pires depuis des décennies dans le royaume, trouvent en partie leur origine dans les coupes claires réalisées dans les services sociaux afin de réduire le déficit budgétaire. De nombreux émeutiers, qui viennent souvent de quartiers où le chômage règne, se disent marginalisés."
"On n'a pas de boulot, pas d'argent (...) Nous avons entendu que des gars prenaient des trucs gratos, alors pourquoi pas nous ?", a dit E.Nan, entouré d'autres jeunes gens dans un quartier populaire de l'est de Londres, très touché par les émeutes.
Dans le quartier de Hackney, dans l'est de Londres, des jeunes, le visage dissimulé sous leur capuche, ont mis le feu à des poubelles, qu'ils ont fait rouler dans la rue sur la police, tout en jetant des bouteilles et des briques. Ils ont aussi vidé un magasin de ses bouteilles de bière et de whisky.
"C'est triste de voir tout ça (...) Mais ces gamins n'ont pas de boulot, pas d'avenir et les coupes budgétaires n'ont fait qu'empirer la situation (...). Ce n'est que le début", estime un électricien de 39 ans d'Hackney, Anthony Burns.
Des témoins ont assisté à des scènes similaires dans plusieurs quartiers ainsi qu'à Birmingham, Liverpool et Bristol. A Ealing, dans l'ouest de la capitale, un habitant a dit à Reuters avoir vu 150 jeunes en capuches marchant dans la rue, cassant toutes les vitres des voitures sur leur passage.
Le gouvernement britannique a qualifié lundi de criminels les émeutiers qui ont attaqué la police, pillé des magasins et incendié des bâtiments, en affirmant que ces violences n'affecteraient pas la tenue des Jeux olympiques 2012.
Une image déplorable de la Grande-Bretagne
Mais les images qui passent en boucle sur les chaînes d'information, montrant des bâtiments en feu et des jeunes armés de battes de baseball en train de saccager des magasins, risquent de ternir l'image de la Grande-Bretagne. "C'était de la violence gratuite et du vol opportuniste, rien de plus, rien de mois. C'est absolument inacceptable", a déclaré le vice-Premier ministre Nick Clegg.
En raison des violences, des matches de football de la Coupe de la Ligue anglaise prévus mardi soir ont dû être annulés. Le match amical Angleterre - Pays-Bas prévu mercredi a également été annulé.
Les émeutes trouvent leur origine dans une marche à Nottingham, dans le nord de Londres, en mémoire d'un homme de 29 ans décédé jeudi lors d'un échange de coups de feu avec la police. La marche a ensuite dégénéré et les premières violences ont débuté samedi soir à Tottenham.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110809.OBS8287/les-emeutes-en-angleterre-ont-fait-un-mort.html
Il s'agit du premier mort depuis le début des violences qui ont éclaté dans la capitale britannique ce week-end, gagnant ensuite la province.
La victime, qui n'a pas été identifiée, avait été découverte dans une voiture lundi vers 21H15 (20H15 GMT) dans le quartier de Croydon (sud), où plusieurs bâtiments ont été brûlés pendant les violences, a précisé la police dans un communiqué. L'homme avait "été hospitalisé dans un état grave".
Deux jeunes, qui se trouvaient sur place avec des objets volés, ont été arrêtés, selon ce communiqué.
Incendies
La police a annoncé avoir arrêté 334 personnes à Londres et une centaine à Birmingham, dans le centre du pays. Au petit matin, les habitants de Londres ont découvert des rues jonchées de verre, de briques, de bouteilles cassées et des magasins vidés.
La police a tenté durant la nuit de faire régner l'ordre face à des bandes d'émeutiers, qui ont utilisé téléphones portables et réseaux sociaux pour s'organiser.
Si le calme revenait en début de journée, on pouvait voir des voitures remplies d'objets volés circulant à grande vitesse dans la métropole. Au plus fort des violences, les pompiers de Londres ont reconnu qu'ils manquaient de véhicules pour éteindre les incendies allumés par les émeutiers.
David Cameron a interrompu lundi ses vacances en Italie pour retourner à Londres. Une réunion d'urgence est prévue à 9h pour trouver les moyens de faire revenir le calme dans le pays.
Des raisons sociales
Certains observateurs expliquent que ces émeutes, les pires depuis des décennies dans le royaume, trouvent en partie leur origine dans les coupes claires réalisées dans les services sociaux afin de réduire le déficit budgétaire. De nombreux émeutiers, qui viennent souvent de quartiers où le chômage règne, se disent marginalisés."
"On n'a pas de boulot, pas d'argent (...) Nous avons entendu que des gars prenaient des trucs gratos, alors pourquoi pas nous ?", a dit E.Nan, entouré d'autres jeunes gens dans un quartier populaire de l'est de Londres, très touché par les émeutes.
Dans le quartier de Hackney, dans l'est de Londres, des jeunes, le visage dissimulé sous leur capuche, ont mis le feu à des poubelles, qu'ils ont fait rouler dans la rue sur la police, tout en jetant des bouteilles et des briques. Ils ont aussi vidé un magasin de ses bouteilles de bière et de whisky.
"C'est triste de voir tout ça (...) Mais ces gamins n'ont pas de boulot, pas d'avenir et les coupes budgétaires n'ont fait qu'empirer la situation (...). Ce n'est que le début", estime un électricien de 39 ans d'Hackney, Anthony Burns.
Des témoins ont assisté à des scènes similaires dans plusieurs quartiers ainsi qu'à Birmingham, Liverpool et Bristol. A Ealing, dans l'ouest de la capitale, un habitant a dit à Reuters avoir vu 150 jeunes en capuches marchant dans la rue, cassant toutes les vitres des voitures sur leur passage.
Le gouvernement britannique a qualifié lundi de criminels les émeutiers qui ont attaqué la police, pillé des magasins et incendié des bâtiments, en affirmant que ces violences n'affecteraient pas la tenue des Jeux olympiques 2012.
Une image déplorable de la Grande-Bretagne
Mais les images qui passent en boucle sur les chaînes d'information, montrant des bâtiments en feu et des jeunes armés de battes de baseball en train de saccager des magasins, risquent de ternir l'image de la Grande-Bretagne. "C'était de la violence gratuite et du vol opportuniste, rien de plus, rien de mois. C'est absolument inacceptable", a déclaré le vice-Premier ministre Nick Clegg.
En raison des violences, des matches de football de la Coupe de la Ligue anglaise prévus mardi soir ont dû être annulés. Le match amical Angleterre - Pays-Bas prévu mercredi a également été annulé.
Les émeutes trouvent leur origine dans une marche à Nottingham, dans le nord de Londres, en mémoire d'un homme de 29 ans décédé jeudi lors d'un échange de coups de feu avec la police. La marche a ensuite dégénéré et les premières violences ont débuté samedi soir à Tottenham.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110809.OBS8287/les-emeutes-en-angleterre-ont-fait-un-mort.html
mardi 9 août 2011
Ohio: huit morts dans une fusillade
Un homme a ouvert le feu sur huit personnes dimanche dans une ville de l'Ohio, tirant notamment sur sa compagne et le frère de celle-ci, avant d'être abattu dans un échange de coups de feu avec la police, selon les autorités. Au total, huit personnes, dont le tireur, ont été tuées. Des témoins ont déclaré à des journalistes qu'au moins un enfant comptait au nombre des victimes.
La police n'a fourni aucune précision sur les motivations de l'homme ni sur les identités et l'âge du tireur et des victimes. Elle a cependant livré la chronologie des tirs qui ont commencé dimanche vers 11h locales dans un quartier de Copley, une ville de quelque 14.000 habitants à l'ouest d'Akron dans l'Ohio.
Selon un communiqué des forces de l'ordre, le tireur a commencé par ouvrir le feu sur sa compagne à leur domicile, avant de se rendre dans une maison voisine, et de tirer sur le frère de sa compagne et quatre autres personnes. Il a ensuite pris en chasse deux personnes et tiré sur l'une d'elles, puis est entré dans une troisième maison et a tiré sur une autre personne, avant de partir. L'individu a échangé des coups de feu avec un agent des forces de police et un ancien policier avant d'être abattu. L'une des victimes, dont on ignorait l'état de santé dimanche soir, a été transportée à l'hôpital
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/08/97001-20110808FILWWW00263-ohio-huit-morts-dans-une-fusillade.php
La police n'a fourni aucune précision sur les motivations de l'homme ni sur les identités et l'âge du tireur et des victimes. Elle a cependant livré la chronologie des tirs qui ont commencé dimanche vers 11h locales dans un quartier de Copley, une ville de quelque 14.000 habitants à l'ouest d'Akron dans l'Ohio.
Selon un communiqué des forces de l'ordre, le tireur a commencé par ouvrir le feu sur sa compagne à leur domicile, avant de se rendre dans une maison voisine, et de tirer sur le frère de sa compagne et quatre autres personnes. Il a ensuite pris en chasse deux personnes et tiré sur l'une d'elles, puis est entré dans une troisième maison et a tiré sur une autre personne, avant de partir. L'individu a échangé des coups de feu avec un agent des forces de police et un ancien policier avant d'être abattu. L'une des victimes, dont on ignorait l'état de santé dimanche soir, a été transportée à l'hôpital
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/08/97001-20110808FILWWW00263-ohio-huit-morts-dans-une-fusillade.php
lundi 8 août 2011
Bernard-Henri Lévy : « Kadhafi va tomber »
Proche des rebelles libyens, le philosophe reste optimiste. Même si, sur le terrain, certains reponsables politiques et militaires évoquent ouvertement le risque d’un enlisement.
Près de cinq mois après le début de la guerre en Libye, le colonel Kadhafi paraît toujours solidement en place. La France a-t-elle eu tort de se lancer dans cette aventure?
BERNARD-HENRI LÉVY. Solidement, vous trouvez? Il n’a plus d’aviation. Plus d’armes lourdes. Il vit terré dans ses bunkers. Peut-être n’est-il même plus à Tripoli… C’est ce que disait, peu avant son assassinat, le chef militaire de la rébellion, Abdel Fatah Younes : il pensait que Kadhafi était à Traghan, dans le Fezzan, au fond d’une de ses résidences souterraines. Moi, je ne doute jamais. Car Kadhafi va tomber. Le monde sera débarrassé ce jour-là d’un de ses pires tyrans. Et c’est la France qui aura été à l’origine de cette chute et, si je puis dire, de cette antiguerre d’Irak menée à bien. Je ne vois là que des raisons de me réjouir. Je parle d’anti-guerre d’Irak parce que, cette fois, il n’y a pas de troupes au sol. La légalité internationale. Un mandat de fait de la Ligue arabe. L’existence même, enfin, du Conseil national de transition (CNT), c’est-à-dire d’une instance de légitimité alternative qui fit défaut en Irak.
Le général Younès, justement, est mort dans des circonstances obscures à Benghazi. Cet épisode n’a-t-il pas révélé les divisions au sein de la rébellion?
Il a surtout révélé qu’il ne restait qu’une arme à Kadhafi, l’argent, et qu’il était encore capable, avec cet argent, de payer une bande de repris de justice ou d’islamistes, ou de n’importe quoi d’autre pour faire exécuter son ennemi numéro un. Il y a peut-être des divisions au CNT, mais pas plus que dans n’importe quel autre mouvement de résistance. Prenez la résistance française, elle était divisée entre droite et gauche, antigaullistes et gaullistes, maurrassiens et républicains. Tout le spectre de la nation y était représenté et c’est, toutes proportions gardées, la même chose en Libye.
Younès était à Paris le 14 avril pour rencontrer Nicolas Sarkozy…
Oui. Et c’est même cette nuit-là qu’est née l’idée d’ouvrir un deuxième front au sud de Tripoli en envoyant des armes dans les montagnes du djebel Nefousa. Car Younès, contrairement à ce qu’on a écrit, était aussi un excellent stratège.
Les officiers insurgés de Misrata réclament, eux aussi, des armes à la France. Où en est cette demande?
Disons que le président français semble avoir avalisé cette stratégie de prise en tenaille de Tripoli à partir des deux fronts : le djebel Nafousa au sud et Misrata à l’est. Ce sont les deux endroits, en Libye libre, où l’on trouve des combattants à la fois déterminés, aguerris et, forts des succès déjà engrangés, décidés à pousser l’avantage.
La guerre côute cher à la France, environ 1,2 M€ de surcoût chaque jour pour le budget de la défense. Cela en vaut-il la peine?
Ce qui coûte cher, c’est le temps. Et s’il faut du temps, ce n’est pas, comme on le dit partout de manière obscène, parce que Kadhafi « résiste », mais parce que tout est fait pour qu’il y ait le moins de victimes possible et ce, côté français autant, naturellement, que côté alliés ou libyen. Ce scrupule, oui, vaut la peine.
La solution n’est-elle pas avant tout politique?
C’est quoi une solution politique? Si c’est permettre à Kadhafi de s’accrocher à son pouvoir pour reconstituer ses arsenaux et faire couler les rivières de sang qu’il a promises, il se trouve que le CNT, et donc les Libyens, ne le veulent pas. On ne peut pas à la fois redouter le retour des réflexes coloniaux et prétendre savoir mieux que les Libyens ce qui est bon pour la Libye. Bien sûr, il y a la négociation. Elle est en cours à l’heure où nous parlons entre mes amis du CNT et des hommes d’Etat de Tripoli qui n’ont pas de sang sur les mains. Mais tous s’accordent sur un préalable : le départ de Kadhafi.
Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé et Gérard Longuet, détestent quand vous faites de la diplomatie parallèle. Le comprenez-vous?
Non car je ne vois pas ce qu’ils appellent « diplomatie parallèle ». Je suis allé en Libye. J’ai enquêté sur les trois fronts de cette guerre. J’ai noué, je crois, des relations de confiance avec le CNT. Et cette expérience, j’essaie d’en faire profiter un pays, le mien, qui est engagé, je le répète, dans une aventure politique unique, sans précédent.
Vous dites que vous ne voterez pas Sarkozy en 2012, mais vous êtes souvent dans son bureau…
J’ai dénoncé sa politique sur les Roms, sur les questions d’immigration, sur tant d’autres choses, mais je suis bien obligé d’admettre qu’il a fait, dans cette affaire libyenne, une chose qu’aucun autre président n’avait jamais faite avant lui : il a donné corps à cette idée d’ingérence humanitaire, de protection des civils, que nous sommes quelques-uns à défendre depuis des décennies. Il l’a fait tout de suite, alors que, pour la Bosnie, on a laissé le massacre perdurer pendant quatre ans. Et il s’est opposé pour cela à l’une des idéologies les mieux enracinées, à droite comme à gauche, dans notre paysage politique : ce « souverainisme » qui consiste, en gros, à dire : « Les tyrans peuvent commettre tous les forfaits qu’ils veulent, mais pourvu que ce soit à l’intérieur de leurs frontières. »
Pourquoi la communuauté internationale s’occupe-t-elle de la Libye et pas de la Syrie, alors que les morts se comptent déjà par centaines dans le pays?
Il n’y a aucun besoin de sortir la grosse artillerie de la paranoïa conspirationniste. On ne peut juste pas tout faire à la fois et Bachar al-Assad a eu l’idée d’entrer dans son rôle de criminel de masse trois semaines après Kadhafi. Sur la Libye, Sarkozy a imposé, à la hussarde, sa volonté au Conseil de sécurité et, en particulier, aux Russes et aux Chinois. Il n’est pas forcément évident de réussir deux fois à trois mois d’intervalle le même kriegspiel diplomatique, le même effet de surprise.
N’y a-t-il tout de même pas deux poids, deux mesures?
Non. D’autant que les choses sont liées. Attendez que Kadhafi tombe, vous verrez l’effet de souffle dans la région. Il y aura un « précédent libyen », une « jurisprudence Kadhafi ». Pour secourir les Syriens, il faut gagner en Libye.http://www.leparisien.fr/international/bernard-henri-levy-kadhafi-va-tomber-07-08-2011-1557728.php
Près de cinq mois après le début de la guerre en Libye, le colonel Kadhafi paraît toujours solidement en place. La France a-t-elle eu tort de se lancer dans cette aventure?
BERNARD-HENRI LÉVY. Solidement, vous trouvez? Il n’a plus d’aviation. Plus d’armes lourdes. Il vit terré dans ses bunkers. Peut-être n’est-il même plus à Tripoli… C’est ce que disait, peu avant son assassinat, le chef militaire de la rébellion, Abdel Fatah Younes : il pensait que Kadhafi était à Traghan, dans le Fezzan, au fond d’une de ses résidences souterraines. Moi, je ne doute jamais. Car Kadhafi va tomber. Le monde sera débarrassé ce jour-là d’un de ses pires tyrans. Et c’est la France qui aura été à l’origine de cette chute et, si je puis dire, de cette antiguerre d’Irak menée à bien. Je ne vois là que des raisons de me réjouir. Je parle d’anti-guerre d’Irak parce que, cette fois, il n’y a pas de troupes au sol. La légalité internationale. Un mandat de fait de la Ligue arabe. L’existence même, enfin, du Conseil national de transition (CNT), c’est-à-dire d’une instance de légitimité alternative qui fit défaut en Irak.
Le général Younès, justement, est mort dans des circonstances obscures à Benghazi. Cet épisode n’a-t-il pas révélé les divisions au sein de la rébellion?
Il a surtout révélé qu’il ne restait qu’une arme à Kadhafi, l’argent, et qu’il était encore capable, avec cet argent, de payer une bande de repris de justice ou d’islamistes, ou de n’importe quoi d’autre pour faire exécuter son ennemi numéro un. Il y a peut-être des divisions au CNT, mais pas plus que dans n’importe quel autre mouvement de résistance. Prenez la résistance française, elle était divisée entre droite et gauche, antigaullistes et gaullistes, maurrassiens et républicains. Tout le spectre de la nation y était représenté et c’est, toutes proportions gardées, la même chose en Libye.
Younès était à Paris le 14 avril pour rencontrer Nicolas Sarkozy…
Oui. Et c’est même cette nuit-là qu’est née l’idée d’ouvrir un deuxième front au sud de Tripoli en envoyant des armes dans les montagnes du djebel Nefousa. Car Younès, contrairement à ce qu’on a écrit, était aussi un excellent stratège.
Les officiers insurgés de Misrata réclament, eux aussi, des armes à la France. Où en est cette demande?
Disons que le président français semble avoir avalisé cette stratégie de prise en tenaille de Tripoli à partir des deux fronts : le djebel Nafousa au sud et Misrata à l’est. Ce sont les deux endroits, en Libye libre, où l’on trouve des combattants à la fois déterminés, aguerris et, forts des succès déjà engrangés, décidés à pousser l’avantage.
La guerre côute cher à la France, environ 1,2 M€ de surcoût chaque jour pour le budget de la défense. Cela en vaut-il la peine?
Ce qui coûte cher, c’est le temps. Et s’il faut du temps, ce n’est pas, comme on le dit partout de manière obscène, parce que Kadhafi « résiste », mais parce que tout est fait pour qu’il y ait le moins de victimes possible et ce, côté français autant, naturellement, que côté alliés ou libyen. Ce scrupule, oui, vaut la peine.
La solution n’est-elle pas avant tout politique?
C’est quoi une solution politique? Si c’est permettre à Kadhafi de s’accrocher à son pouvoir pour reconstituer ses arsenaux et faire couler les rivières de sang qu’il a promises, il se trouve que le CNT, et donc les Libyens, ne le veulent pas. On ne peut pas à la fois redouter le retour des réflexes coloniaux et prétendre savoir mieux que les Libyens ce qui est bon pour la Libye. Bien sûr, il y a la négociation. Elle est en cours à l’heure où nous parlons entre mes amis du CNT et des hommes d’Etat de Tripoli qui n’ont pas de sang sur les mains. Mais tous s’accordent sur un préalable : le départ de Kadhafi.
Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé et Gérard Longuet, détestent quand vous faites de la diplomatie parallèle. Le comprenez-vous?
Non car je ne vois pas ce qu’ils appellent « diplomatie parallèle ». Je suis allé en Libye. J’ai enquêté sur les trois fronts de cette guerre. J’ai noué, je crois, des relations de confiance avec le CNT. Et cette expérience, j’essaie d’en faire profiter un pays, le mien, qui est engagé, je le répète, dans une aventure politique unique, sans précédent.
Vous dites que vous ne voterez pas Sarkozy en 2012, mais vous êtes souvent dans son bureau…
J’ai dénoncé sa politique sur les Roms, sur les questions d’immigration, sur tant d’autres choses, mais je suis bien obligé d’admettre qu’il a fait, dans cette affaire libyenne, une chose qu’aucun autre président n’avait jamais faite avant lui : il a donné corps à cette idée d’ingérence humanitaire, de protection des civils, que nous sommes quelques-uns à défendre depuis des décennies. Il l’a fait tout de suite, alors que, pour la Bosnie, on a laissé le massacre perdurer pendant quatre ans. Et il s’est opposé pour cela à l’une des idéologies les mieux enracinées, à droite comme à gauche, dans notre paysage politique : ce « souverainisme » qui consiste, en gros, à dire : « Les tyrans peuvent commettre tous les forfaits qu’ils veulent, mais pourvu que ce soit à l’intérieur de leurs frontières. »
Pourquoi la communuauté internationale s’occupe-t-elle de la Libye et pas de la Syrie, alors que les morts se comptent déjà par centaines dans le pays?
Il n’y a aucun besoin de sortir la grosse artillerie de la paranoïa conspirationniste. On ne peut juste pas tout faire à la fois et Bachar al-Assad a eu l’idée d’entrer dans son rôle de criminel de masse trois semaines après Kadhafi. Sur la Libye, Sarkozy a imposé, à la hussarde, sa volonté au Conseil de sécurité et, en particulier, aux Russes et aux Chinois. Il n’est pas forcément évident de réussir deux fois à trois mois d’intervalle le même kriegspiel diplomatique, le même effet de surprise.
N’y a-t-il tout de même pas deux poids, deux mesures?
Non. D’autant que les choses sont liées. Attendez que Kadhafi tombe, vous verrez l’effet de souffle dans la région. Il y aura un « précédent libyen », une « jurisprudence Kadhafi ». Pour secourir les Syriens, il faut gagner en Libye.http://www.leparisien.fr/international/bernard-henri-levy-kadhafi-va-tomber-07-08-2011-1557728.php
dimanche 7 août 2011
Des chars de l'armée syrienne pénètrent à Daïr az Zour
Des chars de l'armée syrienne sont entrés dimanche à Daïr az Zour, dans l'est de la Syrie, rapportent des témoins.
"Des véhicules blindés et des chars sont entrés dans plusieurs quartiers à la périphérie", a déclaré un habitant joint par Reuters. "Ils tirent à la mitrailleuse et on a entendu des explosions dans le quartier d'Al Djoura", a-t-il dit.
Samedi, des habitants de la ville disaient se préparer à un assaut de l'armée.
Le régime du président Bachar al Assad est confronté depuis la mi-mars à un soulèvement populaire sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/des-chars-de-l-armee-syrienne-penetrent-a-dair-az-zour-07-08-2011-1360342_240.php
"Des véhicules blindés et des chars sont entrés dans plusieurs quartiers à la périphérie", a déclaré un habitant joint par Reuters. "Ils tirent à la mitrailleuse et on a entendu des explosions dans le quartier d'Al Djoura", a-t-il dit.
Samedi, des habitants de la ville disaient se préparer à un assaut de l'armée.
Le régime du président Bachar al Assad est confronté depuis la mi-mars à un soulèvement populaire sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/des-chars-de-l-armee-syrienne-penetrent-a-dair-az-zour-07-08-2011-1360342_240.php
samedi 6 août 2011
Syrie: plusieurs quartiers de Hama bombardés par l'armée, selon un habitant
Les forces syriennes ont bombardé plusieurs quartiers de la ville assiégée de Hama, dans le centre-ouest du pays, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, et empêchent l'entrée des approvisionnements en denrées alimentaires dans des zones d'habitations, a affirmé un habitant de la localité.
L'homme a déclaré que les attaques avaient commencé à l'aube et qu'il avait vu une vingtaine de chars sur la place centrale d'Assi. Il a demandé que son identité ne soit pas divulguée par peur de représailles.
Hama est assiégée par l'armée depuis six jours alors que s'accentue la répression du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar el-Assad ayant commencé à la mi-mars.
Les nouveaux bombardements ont été rapportés alors que des Syriens s'apprêtaient à participer à de grandes manifestations après les prières du premier vendredi du mois sacré du ramadan.
Aucun bilan officiel des morts à Hama n'a été diffusé. Des militants, habitants et associations de défense des droits de l'Homme estiment entre une centaine et 250 le nombre des personnes tuées depuis le début des opérations militaires dimanche dans la ville de quelque 800.000 habitants
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110805.FAP1820/syrie-plusieurs-quartiers-de-hama-bombardes-par-l-armee-selon-un-habitant.html
L'homme a déclaré que les attaques avaient commencé à l'aube et qu'il avait vu une vingtaine de chars sur la place centrale d'Assi. Il a demandé que son identité ne soit pas divulguée par peur de représailles.
Hama est assiégée par l'armée depuis six jours alors que s'accentue la répression du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar el-Assad ayant commencé à la mi-mars.
Les nouveaux bombardements ont été rapportés alors que des Syriens s'apprêtaient à participer à de grandes manifestations après les prières du premier vendredi du mois sacré du ramadan.
Aucun bilan officiel des morts à Hama n'a été diffusé. Des militants, habitants et associations de défense des droits de l'Homme estiment entre une centaine et 250 le nombre des personnes tuées depuis le début des opérations militaires dimanche dans la ville de quelque 800.000 habitants
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110805.FAP1820/syrie-plusieurs-quartiers-de-hama-bombardes-par-l-armee-selon-un-habitant.html
vendredi 5 août 2011
Syrie - Au moins 45 morts dans un nouvel assaut de chars à Hama
L'adoption au Conseil de sécurité des Nations unies d'une déclaration condamnant la répression en Syrie n'a pas freiné les blindés de Bachar el-Assad, qui ont fait au moins 45 morts dans un nouvel assaut mercredi soir dans le centre de Hama, rapporte un militant. Selon cet activiste qui a réussi à fuir la ville, quarante personnes ont péri dans les bombardements et sous le feu des mitrailleuses des chars dans le seul quartier d'Al Hader. Cinq autres, dont deux enfants, ont perdu la vie alors qu'ils tentaient de quitter la ville en voiture.
Les blindés syriens opèrent depuis dimanche dernier dans Hama, qui est en pointe dans le mouvement de contestation en cours depuis la mi-mars contre le régime du président Bachar el-Assad. Plus tôt mercredi soir, des habitants de Hama affirmaient que les bombardements se poursuivaient et que les chars de l'armée syrienne avaient pris position sur la place principale de la ville avec l'aide des milices "chabbiha". "Toutes les communications ont été coupées. Le régime profite de l'intérêt des médias pour le procès (du président égyptien) Hosni Moubarak pour terminer leur travail à Hama", déclarait à Reuters un habitant joint par téléphone satellite. Les chabbiha tirent à vue sur les habitants et des tireurs d'élite dominent la place Orontes, a dit de son côté une pharmacienne syrienne sur la base des témoignages de sa famille, encore sur place.
Les opposants syriens des comités de coordination locale affirment que les autorités tentent d'empêcher les habitants de faire connaître à l'extérieur l'ampleur de la répression. Le groupe ne peut plus contacter ses membres à Hama, car tous les moyens de communication ont été complètement coupés, dit l'organisation dans un communiqué. "Il y a un grand mouvement de réfugiés qui tentent de fuir la ville", dit-elle.
"Le régime pense pouvoir en finir avec le soulèvement"
Depuis cinq mois, la répression a déjà fait 1 600 morts parmi la population civile, selon l'opposition et les organisations des droits de l'homme. Avant le nouvel assaut de mercredi, des militants des droits de l'homme estimaient que l'offensive lancée dimanche contre Hama avait fait au moins 90 morts. Les autorités syriennes affirment que l'armée est entrée dans la ville pour arrêter des hommes armés qui intimidaient les habitants. La télévision officielle a montré des images d'hommes armés portant des vêtements civils, disant qu'ils avaient attaqué les forces de sécurité et des bâtiments gouvernementaux.
Les assertions des deux camps sont difficiles à vérifier, car Damas a expulsé la plupart des médias indépendants de son territoire. "L'appareil de sécurité pense qu'il peut en finir avec le soulèvement en s'appuyant sur l'option sécuritaire et en tuant autant de Syriens qu'il le jugera nécessaire", relève un diplomate en poste dans la capitale syrienne. "Les chars ouvrent le feu sur des bâtiments résidentiels à Hama et Daïr az Zour alors que ces deux villes ont pu manifester pacifiquement pendant des semaines. C'est la première fois que le régime recourt aux chars avec une telle férocité ciblée", ajoute-t-il.
En 1982, la ville de Hama avait été le théâtre de la répression sanglante ordonnée par Hafez el-Assad, le père de Bachar, contre un soulèvement des Frères musulmans. On estime que 20 000 à 30 000 personnes y ont perdu la vie. Le quartier d'Al Hader avait été particulièrement frappé lors de cette répression massive, et plusieurs secteurs avaient été rasés. À New York, après trois jours de tractations, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mercredi une déclaration condamnant "les violations généralisées des droits de l'homme et l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes".
Il réclame "la fin immédiate de toutes les violences" et presse "toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d'éviter les représailles, y compris les attaques contre les institutions de l'État". Le Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité, s'est dissocié de la déclaration pour ne pas bloquer son adoption par les 14 autres membres.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-au-moins-45-morts-dans-un-nouvel-assaut-de-chars-a-hama-04-08-2011-1359354_24.php
Les blindés syriens opèrent depuis dimanche dernier dans Hama, qui est en pointe dans le mouvement de contestation en cours depuis la mi-mars contre le régime du président Bachar el-Assad. Plus tôt mercredi soir, des habitants de Hama affirmaient que les bombardements se poursuivaient et que les chars de l'armée syrienne avaient pris position sur la place principale de la ville avec l'aide des milices "chabbiha". "Toutes les communications ont été coupées. Le régime profite de l'intérêt des médias pour le procès (du président égyptien) Hosni Moubarak pour terminer leur travail à Hama", déclarait à Reuters un habitant joint par téléphone satellite. Les chabbiha tirent à vue sur les habitants et des tireurs d'élite dominent la place Orontes, a dit de son côté une pharmacienne syrienne sur la base des témoignages de sa famille, encore sur place.
Les opposants syriens des comités de coordination locale affirment que les autorités tentent d'empêcher les habitants de faire connaître à l'extérieur l'ampleur de la répression. Le groupe ne peut plus contacter ses membres à Hama, car tous les moyens de communication ont été complètement coupés, dit l'organisation dans un communiqué. "Il y a un grand mouvement de réfugiés qui tentent de fuir la ville", dit-elle.
"Le régime pense pouvoir en finir avec le soulèvement"
Depuis cinq mois, la répression a déjà fait 1 600 morts parmi la population civile, selon l'opposition et les organisations des droits de l'homme. Avant le nouvel assaut de mercredi, des militants des droits de l'homme estimaient que l'offensive lancée dimanche contre Hama avait fait au moins 90 morts. Les autorités syriennes affirment que l'armée est entrée dans la ville pour arrêter des hommes armés qui intimidaient les habitants. La télévision officielle a montré des images d'hommes armés portant des vêtements civils, disant qu'ils avaient attaqué les forces de sécurité et des bâtiments gouvernementaux.
Les assertions des deux camps sont difficiles à vérifier, car Damas a expulsé la plupart des médias indépendants de son territoire. "L'appareil de sécurité pense qu'il peut en finir avec le soulèvement en s'appuyant sur l'option sécuritaire et en tuant autant de Syriens qu'il le jugera nécessaire", relève un diplomate en poste dans la capitale syrienne. "Les chars ouvrent le feu sur des bâtiments résidentiels à Hama et Daïr az Zour alors que ces deux villes ont pu manifester pacifiquement pendant des semaines. C'est la première fois que le régime recourt aux chars avec une telle férocité ciblée", ajoute-t-il.
En 1982, la ville de Hama avait été le théâtre de la répression sanglante ordonnée par Hafez el-Assad, le père de Bachar, contre un soulèvement des Frères musulmans. On estime que 20 000 à 30 000 personnes y ont perdu la vie. Le quartier d'Al Hader avait été particulièrement frappé lors de cette répression massive, et plusieurs secteurs avaient été rasés. À New York, après trois jours de tractations, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mercredi une déclaration condamnant "les violations généralisées des droits de l'homme et l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes".
Il réclame "la fin immédiate de toutes les violences" et presse "toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d'éviter les représailles, y compris les attaques contre les institutions de l'État". Le Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité, s'est dissocié de la déclaration pour ne pas bloquer son adoption par les 14 autres membres.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-au-moins-45-morts-dans-un-nouvel-assaut-de-chars-a-hama-04-08-2011-1359354_24.php
jeudi 4 août 2011
Hippodrome de Compiègne : de nouvelles pièces contre Woerth ?
Les documents de Bercy qui accusent Eric Woerth". Le titre est en Une, en rouge. Le Canard enchaîné publie ce mercredi trois nouveaux documents mettent en cause l'ancien ministre UMP, visé par une enquête sur son rôle dans la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne en 2010.
Ces trois documents proviennent notamment de l'Office national des forêts qui estime la valeur de la parcelle à au moins 15 millions d'euros, alors qu'elle a été vendue 2,5 millions, et des services de Bercy, qui préconisent un appel d'offres et une expertise, finalement jamais réalisés.
Eric Woerth, qui a quitté le gouvernement fin 2010, a été entendu en mai en qualité de témoin assisté dans cette procédure conduite par la Cour de justice de la République et ouverte pour "prise illégale d'intérêt".
Il nie toute malversation
La parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne comprenant un golf et un hippodrome a été vendue de gré à gré en mars 2010 à une société de courses hippiques. Cette vente a été approuvée par Eric Woerth quand il était ministre du Budget, juste avant qu'il quitte ce poste pour le portefeuille du Travail.
Plusieurs points sont en débat. Le parquet de la Cour de cassation a relevé que la vente d'une parcelle de forêt domaniale de ce type n'était possible que par une loi. Il a également été jugé nécessaire d'examiner les liens d'Eric Woerth, maire de Chantilly depuis 1995, et proche du milieu des courses, avec les acquéreurs.
Eric Woerth s'est défendu dans les médias en niant toute malversation et en expliquant que c'étaient les services du Premier ministre qui avaient tranché sur la vente lors d'une réunion interministérielle informelle.
http://lci.tf1.fr/france/justice/hippodrome-de-compiegne-de-nouvelles-pieces-contre-woerth-6613197.html
Ces trois documents proviennent notamment de l'Office national des forêts qui estime la valeur de la parcelle à au moins 15 millions d'euros, alors qu'elle a été vendue 2,5 millions, et des services de Bercy, qui préconisent un appel d'offres et une expertise, finalement jamais réalisés.
Eric Woerth, qui a quitté le gouvernement fin 2010, a été entendu en mai en qualité de témoin assisté dans cette procédure conduite par la Cour de justice de la République et ouverte pour "prise illégale d'intérêt".
Il nie toute malversation
La parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne comprenant un golf et un hippodrome a été vendue de gré à gré en mars 2010 à une société de courses hippiques. Cette vente a été approuvée par Eric Woerth quand il était ministre du Budget, juste avant qu'il quitte ce poste pour le portefeuille du Travail.
Plusieurs points sont en débat. Le parquet de la Cour de cassation a relevé que la vente d'une parcelle de forêt domaniale de ce type n'était possible que par une loi. Il a également été jugé nécessaire d'examiner les liens d'Eric Woerth, maire de Chantilly depuis 1995, et proche du milieu des courses, avec les acquéreurs.
Eric Woerth s'est défendu dans les médias en niant toute malversation et en expliquant que c'étaient les services du Premier ministre qui avaient tranché sur la vente lors d'une réunion interministérielle informelle.
http://lci.tf1.fr/france/justice/hippodrome-de-compiegne-de-nouvelles-pieces-contre-woerth-6613197.html
mercredi 3 août 2011
Sur une civière, Moubarak plaide non-coupable
Non-coupable. C'est ce qu'a déclaré Hosni Moubarak, allongé sur une civière, dans le micro qu'on lui tendait, au premier jour de son procès à l'école de police du Caire. Il a rejeté toutes les charges pesant sur lui, notamment corruption et homicides avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation de janvier-février qui a provoqué sa démission et a fait 840 morts. Les bras derrière la tête, l'ancien président egyptien semblait absent. Ses deux fils, Famal et Alaa, qui tenaient dans leurs mains des copies du Coran et comparaissent pour corruption, ont fait de même. Le procureur avait auparavant estimé que l'ancien "raïs" avait "eu l'intention de tuer de nombreux manifestants dans plusieurs gouvernorats qui protestaient pacifiquement contre la détérioration de leurs conditions de vie".
Les rumeurs sur son état de santé laissaient planer le doute sur sa présence. Le juge Ahmed Refaat, qui préside la cour chargée de juger l'ancien raïs, a demandé le calme absolu pendant toute la durée de cette audience très attendue. Le procès de l'ex-chef d'Etat, qui était hospitalisé à Charm El Cheikh depuis avril, est également retransmis sur un écran installé à l'extérieur du bâtiment. Il est diffusé en direct à la télévision d'Etat. Agé de 83 ans, Moubarak est notamment poursuivi pour corruption et homicides avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation de janvier-février qui a provoqué sa démission et a fait 840 morts. S'il est reconnu coupable, il est passible de la peine de mort.
L'ancien ministre de l'Intérieur, Habib al Adli, est également appelé à comparaître mercredi pour les mêmes charges que Moubarak. Ces deux derniers sont apparus dans la salle d'audience, habillés de blanc, comme leur père. Le blanc est la tenue réglementaire des prévenus n'ayant pas encore été condamnés. Les avocats d'Adli ont demandé à entendre comme témoin le chef du Conseil suprême des forces armées, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui (> lire notre interview Procès Moubarak : "l'armée égyptienne craint un déballage" ).
"C'est au delà des mes rêves les plus fous", a réagi Ahmed Farghali, présent avec plusieurs opposants devant l'hôpital de Charm El Cheikh, qui n'imaginait pas voir un jour l'homme fort de l'Egypte dans le box des accusés.
Sécurité renforcée place Tahrir
L'ex-président a quitté tôt mercredi l'hôpital de Charm el Cheikh à bord d'un convoi motorisé avant de prendre l'avion en direction de la capitale égyptienne. Selon la télévision d'Etat, l'avion de l'ancien président s'est posé sur le tarmac d'une base militaire du Caire et Moubarak a été ensuite été transféré jusqu'au tribunal en hélicoptère. Sur la place Tahrir, emblème de la "révolution du Nil", la sécurité a été renforcée. Des policiers anti-émeutes et des soldats ont été déployés et des dizaines de camions de police sont garés à proximité.
Tôt mercredi, la police a patrouillé dans les rues près de l'hôpital de Charm el Cheikh, bloquant son accès à un groupe de manifestants rassemblés à proximité en scandant "le peuple veut l'exécution de l'assassin." Un petit groupe de partisans de Moubarak se sont rassemblés mercredi près de l'école de police en scandant : "Moubarak, garde la tête haute" et "nous démolirons et incendierons la prison si Hosni Moubarak est condamné."
L'ancien ministre de l'Intérieur, Habib al Adli, est également appelé à comparaître mercredi pour les mêmes charges que Moubarak. Ces deux derniers sont apparus dans la salle d'audience, habillés de blanc, comme leur père. Le blanc est la tenue réglementaire des prévenus n'ayant pas encore été condamnés. Les avocats d'Adli ont demandé à entendre comme témoin le chef du Conseil suprême des forces armées, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui (> lire notre interview Procès Moubarak : "l'armée égyptienne craint un déballage" ).
"C'est au delà des mes rêves les plus fous", a réagi Ahmed Farghali, présent avec plusieurs opposants devant l'hôpital de Charm El Cheikh, qui n'imaginait pas voir un jour l'homme fort de l'Egypte dans le box des accusés.
Sécurité renforcée place Tahrir
L'ex-président a quitté tôt mercredi l'hôpital de Charm el Cheikh à bord d'un convoi motorisé avant de prendre l'avion en direction de la capitale égyptienne. Selon la télévision d'Etat, l'avion de l'ancien président s'est posé sur le tarmac d'une base militaire du Caire et Moubarak a été ensuite été transféré jusqu'au tribunal en hélicoptère. Sur la place Tahrir, emblème de la "révolution du Nil", la sécurité a été renforcée. Des policiers anti-émeutes et des soldats ont été déployés et des dizaines de camions de police sont garés à proximité.
Tôt mercredi, la police a patrouillé dans les rues près de l'hôpital de Charm el Cheikh, bloquant son accès à un groupe de manifestants rassemblés à proximité en scandant "le peuple veut l'exécution de l'assassin." Un petit groupe de partisans de Moubarak se sont rassemblés mercredi près de l'école de police en scandant : "Moubarak, garde la tête haute" et "nous démolirons et incendierons la prison si Hosni Moubarak est condamné."
Syrie : l'armée poursuit la répression, l'ONU paralysée
Tandis que la répression se poursuit en Syrie, le conseil de sécurité de l'ONU n'a pris aucune décision concrète. L'Union européenne a étendu ses sanctions contre des hommes du régime de Bashar el-Assad.
• Le Conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence
Les violences à Hama depuis dimanche ont provoqué une réunion de consultations d'urgence du conseil de sécurité des Nations Unies. Européens et Américains, qui ont déjà adopté des sanctions contre le régime syrien, ont cherché à obtenir une condamnation de Damas mais sans résultat concret.La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal, soutenus par les États-Unis, veulent pousser à l'adoption d'une résolution condamnant la répression, qui pourrait être à nouveau débattue mardi. La Russie et la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, y sont fermement opposées et sont soutenues par le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud.
Moscou et Pékin sont furieux que l'Otan se soit servi de résolutions sur la Libye pour justifier les attaques aériennes contre le régime de Mouammar Kadhafi, et craignent que l'adoption d'une résolution sur la Syrie ouvre la voie à une campagne militaire contre Bashar al-Assad, ce que les responsables européens et de l'Otan ont vivement démenti lundi. «Aucune option militaire n'est envisagée», a rappelé le ministère des Affaires étrangères français mardi matin.
• Sanctions européennes, l'Italie rappelle son ambassadeur
Indépendamment des discussions à l'ONU, l'Union Européenne a décidé de prendre de nouvelles sanctions à l'égard de la Syrie. Cinq proches de Bashar el-Assad, dont le ministre syrien de la défense, Ali Habib, ont été ajoutés à la liste de la trentaine de membres du régime soumis à un gel des avoirs financiers et à une interdiction de voyage. Mais seule l'Italie a rappelé son ambassadeur en poste à Damas, invitant les autres pays de l'Union à faire de même.• La répression a fait plus de 130 morts depuis dimanche
Le début du ramadan n'a pas stoppé la répression en Syrie. Vingt-quatre civils ont été tués lundi dans le pays par les tirs des forces de sécurité, dont dix après la prière du soir de rupture du jeûne, a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. D'après un haut responsable de l'ONU, on compte aussi 3000 disparus et 12.000 personnes jetées en prison depuis le début des manifestations contre le régime syrien en mars.Rien qu'à Hama, le fief de l'opposition, l'offensive de l'armée syrienne a fait entre 90 et 100 morts en trois jours. Des chars de l'armée syrienne ont pilonné lundi soir un quartier résidentiel de la ville rebelle du centre du pays, selon un militant joint sur place par téléphone. Lundi matin, des bombardements de tanks avaient tué quatre civils. Dimanche, avec plus de 90 tués civils, a été un des jours les plus sanglant depuis le début de la révolte.
• Bashar el-Assad félicite ses troupes
«Je salue chaque soldat et le félicite à l'occasion du 66e anniversaire de la création de notre armée», a déclaré le président syrien lundi, au lendemain de la répression. «Vous tous représentez l'orgueil et la fierté», a-t-il lancé, faisant fi des réactions de la communauté internationale horrifiée. «Je suis absolument certain que nous sommes capables de faire échouer ce nouvel épisode du complot bien ourdi, qui vise à morceler la Syrie, en prélude à la division de la région entière en petits États qui se battent entre eux», a-t-il martelé. Depuis le début de la contestation, les autorités accusent des «groupes armés» et des «terroristes» de répandre le chaos dans le pays, en s'infiltrant parmi les manifestants et en usant de la violence.http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/02/01003-20110802ARTFIG00244-syrie-l-armee-poursuit-la-repression-l-onu-tergiverse.php
lundi 1 août 2011
Syrie : attaque meurtrière de l'armée à Hama
Quarante-cinq personnes ont été tuées dimanche et des dizaines d'autres ont été blessées dans une attaque de l'armée à Hama, dans le centre de la Syrie, selon un bilan communiqué par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "L'armée et les forces de sécurité, qui ont fait une incursion ce matin à Hama, ont ouvert le feu sur des civils, en tuant 45 et faisant des dizaines de blessés", a déclaré Abdel Rahmane, président de l'Observatoire, citant des sources médicales sur place.
Le pouvoir tente depuis plusieurs semaines de soumettre cette ville rebelle située à 210 km au nord de Damas et qui a connu plusieurs immenses manifestations contre le pouvoir, réunissant plus de 500.000 personnes, selon M. Abdel Rahmane.
La répression aurait fait plus de 1.900 morts
Hama était déjà un symbole de la lutte contre le régime, depuis la terrible répression en 1982 d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.
Par ailleurs, toujours selon la même source, "six personnes ont été tuées et 50 blessées par des tirs des forces de sécurité dimanche à Deir Ezzor (est), tenue par l'armée depuis hier (samedi)", tandis que "trois sont mortes et des dizaines ont été blessées à Harak (sud)", dans la région de Deraa. Depuis le début de la contestation le 15 mars, la répression a fait plus de 1.900 morts, dont plus de 1.500 civils, selon un bilan de l'OSDH. En outre, plus de 12.000 personnes ont été arrêtées et des milliers d'autres ont fui, selon des ONG.
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/syrie-attaque-meurtriere-de-l-armee-a-hama-6610865.html
Le pouvoir tente depuis plusieurs semaines de soumettre cette ville rebelle située à 210 km au nord de Damas et qui a connu plusieurs immenses manifestations contre le pouvoir, réunissant plus de 500.000 personnes, selon M. Abdel Rahmane.
La répression aurait fait plus de 1.900 morts
Hama était déjà un symbole de la lutte contre le régime, depuis la terrible répression en 1982 d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.
Par ailleurs, toujours selon la même source, "six personnes ont été tuées et 50 blessées par des tirs des forces de sécurité dimanche à Deir Ezzor (est), tenue par l'armée depuis hier (samedi)", tandis que "trois sont mortes et des dizaines ont été blessées à Harak (sud)", dans la région de Deraa. Depuis le début de la contestation le 15 mars, la répression a fait plus de 1.900 morts, dont plus de 1.500 civils, selon un bilan de l'OSDH. En outre, plus de 12.000 personnes ont été arrêtées et des milliers d'autres ont fui, selon des ONG.
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/syrie-attaque-meurtriere-de-l-armee-a-hama-6610865.html
dimanche 31 juillet 2011
samedi 30 juillet 2011
vendredi 29 juillet 2011
Sans succès, les rebelles libyens ont offert à Kaddafi de passer la main
Les rebelles libyens ont proposé à Mouammar Kaddafi de quitter le pouvoir tout en restant dans son pays, une offre à laquelle le colonel n’a pas daigné répondre.
« Nous avons fait une proposition. Le délai est passé. La proposition n’est plus valable » a expliqué mercredi le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.Le CNT avait remis à l’envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la Libye, Abdel-Elah al-Khatib, « une offre très précise, bien intentionnée, prévoyant que Kaddafi pouvait rester dans son pays sous trois conditions » a développé Abdeljalil au cours d’une conférence de presse.
D’après cette offre, Mouammar Kaddafi devait abandonner le pouvoir et renoncer à toutes ses responsabilités. Son lieu de résidence aurait été « le choix du peuple libyen » et il aurait été placé sous « surveillance étroite ».
Mais le Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, est demeuré inflexible à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire de l’ONU, répétant qu’un départ du pouvoir du dirigeant n’était « pas un sujet de discussion ».
Le « Guide » libyen a lui-même pris la parole à la télévision officielle mercredi soir, affirmant : « Nous n’avons pas peur. Nous les défions. Nous paierons le prix avec nos vies, nos femmes, nos enfants. Nous sommes prêts au sacrifice pour défaire l’ennemi. »
"Loin d’un accord sur une solution politique"
« Il apparait clairement sur la base des discussions à Tripoli et Benghazi […] que les deux camps restent loin d’un accord sur une solution politique », a souligné l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye à l’issue de ses discussions en début de semaine avec des représentants du CNT et le Premier ministre libyen.
De son côté, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a affirmé que la Libye devait exécuter le mandat d’arrêt délivré contre Kaddafi.
Sur le plan diplomatique, les rebelles ont reçu le soutien clair de la Grande-Bretagne qui a reconnu le CNT comme le seul « gouvernement légitime » de Libye et l’a invité à s’installer à l’ambassade libyenne à Londres après expulsion des diplomates pro-Kaddafi. Une reconnaissance qualifiée d’« illégale » et d’« irresponsable » par le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim.
La Grande-Bretagne qui participe activement aux opérations contre les forces pro-Kaddafi en Libye depuis la mi-mars, a pris la décision de mettre fin au gel des actifs pétroliers libyens bloqués dans le cadre d’une résolution de l’ONU. D’une valeur de 102 millions d’euros, ils seront transférés au CNT.
"Cibles légitimes"
Mais sur le terrain, l’Otan maintient une forte pression sur les forces loyalistes, en multipliant ses raids aériens. L’Alliance atlantique a prévenu les forces du colonel Kaddafi que tout site civil qu’elles occuperaient deviendrait immédiatement une « cible militaire légitime ».
Cet avertissement intervient après une visite de presse organisée par le régime dans la ville de Zliten, à 150 km à l’est de la capitale, où plusieurs bâtiments civils supposément détruits par l’Otan avaient été montrés aux journalistes. Les partisans du colonel avaient également affirmé que sept personnes avaient péri dans ces frappes.
Une plainte pour « crime de guerre » déposée début juin en Belgique contre l’Otan par Aïcha Kaddafi, fille du dirigeant libyen, a été classée sans suite mercredi, la justice belge s’estimant incompétente, a annoncé mercredi le parquet fédéral belge.
La justice belge devait être saisie le même jour d’une nouvelle plainte contre l’Otan, cette fois devant un tribunal civil. Un Libyen, Khaled Hemidi, accuse en effet l’Alliance atlantique d’avoir tué le 20 juin son épouse et ses trois enfants lors d’un bombardement qui aurait visé son père, proche du régime de Tripoli.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110728110048/onu-libye-justice-reconciliationsans-succes-les-rebelles-libyens-ont-offert-a-kaddafi-de-passer-la-main.html
mercredi 27 juillet 2011
Libye: les Etats-Unis admettent une "impasse", combats près de Zliten
L'offensive des rebelles libyens pour se rapprocher de Tripoli semble marquer le pas et le plus haut gradé américain a estimé que l'Otan était actuellement dans une "impasse" en Libye, même s'il dit rester optimiste sur le "long terme".
Les forces de l'Alliance atlantique ont multiplié les raids sur la capitale ces derniers jours, s'efforçant notamment de frapper la résidence du colonel Kadhafi, ainsi que les "centres de commandement militaires" de son armée.
Mais cinq mois après le début de la révolution, le leader libyen semble toujours indéboulonnable et les deux camps figés dans un inconfortable statu quo.
Ce qu'a admis à demi-mot lundi le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, lors de sa toute dernière conférence de presse avant son départ à la retraite. "Nous sommes, de manière générale, dans une impasse", a-t-il reconnu.
Pourtant, les raids de l'Otan "ont considérablement amoindri" les forces du colonel Kadhafi et ont constitué "une pression supplémentaire" sur l'armée loyaliste, a-t-il relevé.
"A long terme, je pense que c'est une stratégie qui fonctionnera (et permettra) de chasser Kadhafi du pouvoir", a-t-il affirmé.
Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdeljalil, avait estimé dans une interview accordée dimanche au Wall Street Journal que "la guerre s'achèvera par l'une de ces trois façons. Kadhafi se rendra, il fuira la Libye ou il sera tué ou capturé par l'un de ses gardes du corps ou par les forces rebelles".
Mais selon les analystes militaires, les insurgés, en dépit de l'appui de l'Otan, n'ont pas réellement les moyens de conquérir Tripoli et comptent plus que jamais sur une révolte de palais parmi les proches de Kadhafi.
Sur le terrain, les combats continuent néanmoins, a constaté un journaliste de l'AFP conduit lundi par les autorités dans la ville de Zliten, à 150 km à l'est de Tripoli.
Des combats à l'arme lourde résonnaient et des colonnes de fumées s'élevaient à quelques kilomètres à l'est de cette ville de 200.000 habitants que les rebelles s'efforcent de prendre depuis des semaines, a-t-il rapporté.
Le correspondant de l'AFP a également vu plusieurs bâtiments détruits à Zliten, dont ce qui a été présenté comme un petit hôpital et des dépôts de produits alimentaires. Selon Tripoli, des bombardements de l'Otan seraient en cause et auraient tué sept personnes.
Interrogé mardi à ce sujet à Bruxelles, un responsable de l'Otan a répondu ne disposer "d'aucune preuve que ces affirmations soient fondées" et souligné que ce n'était "pas la première fois que de telles affirmations étaient faites".
Paris et Londres "absolument unis"
A Londres, les chefs de la diplomatie britannique William Hague et français Alain Juppé ont cherché lundi à dissiper l'ombre des dissensions apparues entre les deux pays la semaine dernière en se disant "absolument unis" sur le dossier libyen.
"Nous pensons qu'il faut continuer à exercer une forte pression sur le régime libyen", a déclaré M. Juppé. "Si nous n'étions pas intervenus il y a quatre mois, cela aurait été un massacre à Benghazi et je pense que nous pouvons être fiers d'avoir pris cette courageuse décision", a-t-il ajouté.
Quant à l'épineuse question de l'avenir du dirigeant libye, M. Hague a estimé que "ce qu'il advient de Kadhafi est au final une question qui revient aux Libyens". "Quoiqu'il arrive, Kadhafi doit quitter le pouvoir. Il ne doit plus jamais pouvoir menacer la vie de civils libyens", a-t-il ajouté.
M. Abdeljalil, interrogé à ce sujet, a pour sa part jugé que "Kadhafi peut rester en Libye, mais sous certaines conditions".
"Nous déciderons où il résidera et qui le surveillera. Les mêmes conditions seront valables pour sa famille", a-t-il indiqué.
Une mission humanitaire des Nations unies s'est par ailleurs rendue à Tripoli et a indiqué avoir repéré des zones de la capitale dans lesquelles les habitants "ont un besoin urgent d'aide humanitaire".
Entre autres problèmes identifiés, l'Onu signale un "secteur de la santé sous pression" suite au départ de milliers d'employés étrangers, des prix alimentaires en hausse, des problèmes d'approvisionnement en carburant et une circulation réduite de l'argent liquide.
Les forces de l'Alliance atlantique ont multiplié les raids sur la capitale ces derniers jours, s'efforçant notamment de frapper la résidence du colonel Kadhafi, ainsi que les "centres de commandement militaires" de son armée.
Mais cinq mois après le début de la révolution, le leader libyen semble toujours indéboulonnable et les deux camps figés dans un inconfortable statu quo.
Ce qu'a admis à demi-mot lundi le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, lors de sa toute dernière conférence de presse avant son départ à la retraite. "Nous sommes, de manière générale, dans une impasse", a-t-il reconnu.
Pourtant, les raids de l'Otan "ont considérablement amoindri" les forces du colonel Kadhafi et ont constitué "une pression supplémentaire" sur l'armée loyaliste, a-t-il relevé.
"A long terme, je pense que c'est une stratégie qui fonctionnera (et permettra) de chasser Kadhafi du pouvoir", a-t-il affirmé.
Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdeljalil, avait estimé dans une interview accordée dimanche au Wall Street Journal que "la guerre s'achèvera par l'une de ces trois façons. Kadhafi se rendra, il fuira la Libye ou il sera tué ou capturé par l'un de ses gardes du corps ou par les forces rebelles".
Mais selon les analystes militaires, les insurgés, en dépit de l'appui de l'Otan, n'ont pas réellement les moyens de conquérir Tripoli et comptent plus que jamais sur une révolte de palais parmi les proches de Kadhafi.
Sur le terrain, les combats continuent néanmoins, a constaté un journaliste de l'AFP conduit lundi par les autorités dans la ville de Zliten, à 150 km à l'est de Tripoli.
Des combats à l'arme lourde résonnaient et des colonnes de fumées s'élevaient à quelques kilomètres à l'est de cette ville de 200.000 habitants que les rebelles s'efforcent de prendre depuis des semaines, a-t-il rapporté.
Le correspondant de l'AFP a également vu plusieurs bâtiments détruits à Zliten, dont ce qui a été présenté comme un petit hôpital et des dépôts de produits alimentaires. Selon Tripoli, des bombardements de l'Otan seraient en cause et auraient tué sept personnes.
Interrogé mardi à ce sujet à Bruxelles, un responsable de l'Otan a répondu ne disposer "d'aucune preuve que ces affirmations soient fondées" et souligné que ce n'était "pas la première fois que de telles affirmations étaient faites".
Paris et Londres "absolument unis"
A Londres, les chefs de la diplomatie britannique William Hague et français Alain Juppé ont cherché lundi à dissiper l'ombre des dissensions apparues entre les deux pays la semaine dernière en se disant "absolument unis" sur le dossier libyen.
"Nous pensons qu'il faut continuer à exercer une forte pression sur le régime libyen", a déclaré M. Juppé. "Si nous n'étions pas intervenus il y a quatre mois, cela aurait été un massacre à Benghazi et je pense que nous pouvons être fiers d'avoir pris cette courageuse décision", a-t-il ajouté.
Quant à l'épineuse question de l'avenir du dirigeant libye, M. Hague a estimé que "ce qu'il advient de Kadhafi est au final une question qui revient aux Libyens". "Quoiqu'il arrive, Kadhafi doit quitter le pouvoir. Il ne doit plus jamais pouvoir menacer la vie de civils libyens", a-t-il ajouté.
M. Abdeljalil, interrogé à ce sujet, a pour sa part jugé que "Kadhafi peut rester en Libye, mais sous certaines conditions".
"Nous déciderons où il résidera et qui le surveillera. Les mêmes conditions seront valables pour sa famille", a-t-il indiqué.
Une mission humanitaire des Nations unies s'est par ailleurs rendue à Tripoli et a indiqué avoir repéré des zones de la capitale dans lesquelles les habitants "ont un besoin urgent d'aide humanitaire".
Entre autres problèmes identifiés, l'Onu signale un "secteur de la santé sous pression" suite au départ de milliers d'employés étrangers, des prix alimentaires en hausse, des problèmes d'approvisionnement en carburant et une circulation réduite de l'argent liquide.
mardi 26 juillet 2011
Bombardements sur Tripoli: l'Allemagne offre 100 millions aux rebelles
De nouvelles explosions ont ébranlé Tripoli durant les nuits du week-end et un immeuble des services de renseignements a été touché. Berlin a annoncé dimanche vouloir apporter une aide de jusqu’à 100 millions d’euros aux rebelles libyens.
Deux détonations ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche dans le secteur de la résidence du colonel Kadhafi dans le centre de Tripoli. Elles ont été suivies par d’autres déflagrations dans les banlieues est et sud-est de la capitale. Une colonne de fumée a été vue peu après au-dessus de la résidence, qui a été samedi la cible de raids de l’OTAN.
Un habitant a déclaré à Reuters qu’un immeuble abritant des services de renseignements avait apparemment été touché, pour la première fois depuis le début de l’intervention militaire internationale contre le régime de Mouammar Kadhafi à la fin mars.
Une série de raids aériens avait déjà ébranlé Tripoli dans la nuit de vendredi à samedi, touchant plusieurs sites civils et militaires et faisant plusieurs blessés, selon la télévision libyenne. L’OTAN déclare avoir frappé un centre de commandement militaire.
Equipements médicaux et nourriture
Outre le soutien militaire de la coalition, les rebelles libyens vont également recevoir une aide matérielle. L’Allemagne a annoncé dimanche une aide civile et humanitaire à l’opposition libyenne, regroupée dans le Conseil national de transition (CNT). Cette enveloppe peut aller jusqu’à 100 millions d’euros (117 millions de francs).
«En raison de la guerre que mène le colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple, la situation en Libye est extrêmement difficile», a expliqué le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle dans un communiqué.
«Les moyens manquent pour édifier les structures nécessaires et soulager les déficits allant des équipements médicaux à la nourriture. Résultat, les gens souffrent de plus en plus, en particulier dans l’est de la Libye», a ajouté le ministre.
Garantie sur les fonds bloqués
M. Westerwelle a précisé que les prêts consentis par l’Allemagne seraient garantis par les «milliards de Kadhafi», les avoirs du dirigeant libyen gelés dans le cadre de sanctions internationales, jusqu’à leur mise à la disposition de l’opposition.
La décision fait suite à une réunion le 16 juillet à Istanbul. Les Occidentaux et des pays de la région y ont déclaré que les opposants représentaient le pouvoir légitime en Libye, leur donnant accès à des fonds vitaux.
Les bombardements de l’OTAN ont empêché la perte des villes tenues par les opposants armés, mais n’ont pas réussi à provoquer la chute du régime. La Libye est ravagée depuis cinq mois par une guerre civile après un soulèvement contre le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de quarante ans. Mais les négociations en coulisse vont bon train.
Négociations souhaitées avec Washington
La Libye a annoncée samedi est prête à tenir davantage de discussions avec les Etats-Unis et les rebelles. Le porte-parole du régime libyen Moussa Ibrahim a qualifié de «dialogue productif» la rencontre entre des responsables libyens et des émissaires américains la semaine dernière en Tunisie.
«De nouvelles rencontres, à l’avenir, contribueront à la résolution des problèmes libyens», a déclaré le porte-parole vendredi soir à Tripoli. «Nous voulons parler davantage aux Américains».
Pour le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdel Jalil, Mouammar Kadhafi doit accepter publiquement de se retirer en préalable à toute négociation.
Selon Moussa Ibrahim, des officiels libyens sont disposés à négocier avec les rebelles, qui contrôlent à peu près la moitié du pays, mais seulement aux conditions du gouvernement. «Les Etats ne négocient pas avec des bandes armées», a-t-il déclaré. Mouammar Kadhafi a lui-même encouragé ses compatriotes à convaincre les rebelles de déposer les armes.
http://www.tdg.ch/actu/monde/bombardements-tripoli-allemagne-offre-100-millions-rebelles-2011-07-24
Deux détonations ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche dans le secteur de la résidence du colonel Kadhafi dans le centre de Tripoli. Elles ont été suivies par d’autres déflagrations dans les banlieues est et sud-est de la capitale. Une colonne de fumée a été vue peu après au-dessus de la résidence, qui a été samedi la cible de raids de l’OTAN.
Un habitant a déclaré à Reuters qu’un immeuble abritant des services de renseignements avait apparemment été touché, pour la première fois depuis le début de l’intervention militaire internationale contre le régime de Mouammar Kadhafi à la fin mars.
Une série de raids aériens avait déjà ébranlé Tripoli dans la nuit de vendredi à samedi, touchant plusieurs sites civils et militaires et faisant plusieurs blessés, selon la télévision libyenne. L’OTAN déclare avoir frappé un centre de commandement militaire.
Equipements médicaux et nourriture
Outre le soutien militaire de la coalition, les rebelles libyens vont également recevoir une aide matérielle. L’Allemagne a annoncé dimanche une aide civile et humanitaire à l’opposition libyenne, regroupée dans le Conseil national de transition (CNT). Cette enveloppe peut aller jusqu’à 100 millions d’euros (117 millions de francs).
«En raison de la guerre que mène le colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple, la situation en Libye est extrêmement difficile», a expliqué le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle dans un communiqué.
«Les moyens manquent pour édifier les structures nécessaires et soulager les déficits allant des équipements médicaux à la nourriture. Résultat, les gens souffrent de plus en plus, en particulier dans l’est de la Libye», a ajouté le ministre.
Garantie sur les fonds bloqués
M. Westerwelle a précisé que les prêts consentis par l’Allemagne seraient garantis par les «milliards de Kadhafi», les avoirs du dirigeant libyen gelés dans le cadre de sanctions internationales, jusqu’à leur mise à la disposition de l’opposition.
La décision fait suite à une réunion le 16 juillet à Istanbul. Les Occidentaux et des pays de la région y ont déclaré que les opposants représentaient le pouvoir légitime en Libye, leur donnant accès à des fonds vitaux.
Les bombardements de l’OTAN ont empêché la perte des villes tenues par les opposants armés, mais n’ont pas réussi à provoquer la chute du régime. La Libye est ravagée depuis cinq mois par une guerre civile après un soulèvement contre le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de quarante ans. Mais les négociations en coulisse vont bon train.
Négociations souhaitées avec Washington
La Libye a annoncée samedi est prête à tenir davantage de discussions avec les Etats-Unis et les rebelles. Le porte-parole du régime libyen Moussa Ibrahim a qualifié de «dialogue productif» la rencontre entre des responsables libyens et des émissaires américains la semaine dernière en Tunisie.
«De nouvelles rencontres, à l’avenir, contribueront à la résolution des problèmes libyens», a déclaré le porte-parole vendredi soir à Tripoli. «Nous voulons parler davantage aux Américains».
Pour le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdel Jalil, Mouammar Kadhafi doit accepter publiquement de se retirer en préalable à toute négociation.
Selon Moussa Ibrahim, des officiels libyens sont disposés à négocier avec les rebelles, qui contrôlent à peu près la moitié du pays, mais seulement aux conditions du gouvernement. «Les Etats ne négocient pas avec des bandes armées», a-t-il déclaré. Mouammar Kadhafi a lui-même encouragé ses compatriotes à convaincre les rebelles de déposer les armes.
http://www.tdg.ch/actu/monde/bombardements-tripoli-allemagne-offre-100-millions-rebelles-2011-07-24
lundi 25 juillet 2011
Déluge de feu sur tripoli : « L’Otan veut à tout prix la tête du colonel Mouammar Kadhafi »
Au moins sept puissantes explosions ont secoué le centre de la capitale libyenne dans la nuit de vendredi à samedi. Trois détonations ont retenti vers 02H20 (00H20 GMT), avant d'être suivies d'autres quelques minutes après. Les explosions ont secoué le secteur de la résidence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi au centre de Tripoli, qui avait été déjà la cible de dizaines de raids de l'Otan depuis le début de l'opération militaire internationale en Libye.
La télévision libyenne, qui citait une source militaire, a indiqué que l'Alliance atlantique bombarde actuellement des sites civils dans la capitale Tripoli. Il y a trois mois, lors d’un raid, Le fils du dirigeant libyen Seïf al-Arab (29 ans), son petit-fils Seïf (2 ans), fils de Mohammad Kadhafi, sa petite-fille Carthage (2 ans), fille de Hanibal, et une autre petite fille, Mastoura (4 mois), fille de Aïcha Kadhafi , ainsi que leurs amis et voisins ont été tous tués dans un quartier de tripoli .Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie Russe a estimé que les actions de l'Otan en Libye "outrepassent le mandat" issu de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il appelle à un règlement "diplomatique" de la crise libyenne. "Aujourd'hui, nous assistons à des actions qui dans un certain nombre de cas outrepassent le mandat du Conseil de sécurité des Nations unies" tel qu'énoncé dans la résolution 1973 ? a-t-il ajouté. La Russie soutient l'initiative de l'Union africaine dénonçant "un usage excessif de la force militaire qui conduirait à des pertes supplémentaires chez les civils. Le président russe Dimitri Medvedev s'était déjà élevé contre les opérations de l'Otan en Libye en ces termes: "Qu’avons-nous comme résultat. Nous avons essentiellement une opération militaire. Le texte voté le 17 mars indique la protection des civils mais non pas le bombardement des civils où de tuer Kadhafi, ont indiqué des responsables Russes, Sud Africains et Chinois. De son côté, l’Union africaine a exhorté l’Otan a cesser les bombardements pour permettre aux deux parties en conflit d’ouvrir un dialogue politique. Malgré les diverses mises en garde, l’Otan continue de bombarder les villes Libyennes dont les populations soutiennent le colonel Kadhafi. Les bombardements visaient particulièrement « Bab Laziziya» principale résidence du Président libyen. L’Otan est accusée non seulement de vouloir tuer Mouammar Kadhafi mais également de crime de guerre et ce même par les extrêmes droite du monde à l’image du Front National, parti radical Français.
http://lavoixdesmartyrsdelalibertedexpression.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/23/deluge-de-feu-sur-tripoli-l-otan-veut-a-tout-prix-la-tete-du.html
La télévision libyenne, qui citait une source militaire, a indiqué que l'Alliance atlantique bombarde actuellement des sites civils dans la capitale Tripoli. Il y a trois mois, lors d’un raid, Le fils du dirigeant libyen Seïf al-Arab (29 ans), son petit-fils Seïf (2 ans), fils de Mohammad Kadhafi, sa petite-fille Carthage (2 ans), fille de Hanibal, et une autre petite fille, Mastoura (4 mois), fille de Aïcha Kadhafi , ainsi que leurs amis et voisins ont été tous tués dans un quartier de tripoli .Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie Russe a estimé que les actions de l'Otan en Libye "outrepassent le mandat" issu de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il appelle à un règlement "diplomatique" de la crise libyenne. "Aujourd'hui, nous assistons à des actions qui dans un certain nombre de cas outrepassent le mandat du Conseil de sécurité des Nations unies" tel qu'énoncé dans la résolution 1973 ? a-t-il ajouté. La Russie soutient l'initiative de l'Union africaine dénonçant "un usage excessif de la force militaire qui conduirait à des pertes supplémentaires chez les civils. Le président russe Dimitri Medvedev s'était déjà élevé contre les opérations de l'Otan en Libye en ces termes: "Qu’avons-nous comme résultat. Nous avons essentiellement une opération militaire. Le texte voté le 17 mars indique la protection des civils mais non pas le bombardement des civils où de tuer Kadhafi, ont indiqué des responsables Russes, Sud Africains et Chinois. De son côté, l’Union africaine a exhorté l’Otan a cesser les bombardements pour permettre aux deux parties en conflit d’ouvrir un dialogue politique. Malgré les diverses mises en garde, l’Otan continue de bombarder les villes Libyennes dont les populations soutiennent le colonel Kadhafi. Les bombardements visaient particulièrement « Bab Laziziya» principale résidence du Président libyen. L’Otan est accusée non seulement de vouloir tuer Mouammar Kadhafi mais également de crime de guerre et ce même par les extrêmes droite du monde à l’image du Front National, parti radical Français.
http://lavoixdesmartyrsdelalibertedexpression.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/23/deluge-de-feu-sur-tripoli-l-otan-veut-a-tout-prix-la-tete-du.html
dimanche 24 juillet 2011
Goran Hadzic, dernier fugitif du TPIY, comparaîtra lundi
L'ancien responsable des Serbes de Croatie, Goran Hadzic, qui était le dernier fugitif du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), doit comparaître lundi pour la première fois devant le tribunal qui l'a recherché pendant sept ans. L'audience de comparution initiale, fixée à 16 heures (heure de Paris), sera conduite par le juge sud-coréen O-Gon Kwon, président par intérim du TPIY, qui siège à La Haye. Lors de cette audience, l'éphémère "président" de la République autoproclamée de Krajina pendant la guerre de Croatie (1991-1995), sera d'abord invité, entre autres choses, à décliner son identité. Un membre du greffe lui lira ensuite ses droits.
Le juge O-Gon Kwon, qui siègera seul pour cette audience, procédera alors à la lecture d'un résumé des quatorze chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre retenus contre lui. Il est notamment soupçonné de meurtre, extermination, torture, déportation et transfert forcé commis durant la guerre de Croatie. Goran Hadzic pourra, s'il le souhaite, demander au magistrat que lui soit lue la totalité de l'acte d'accusation, dont une version amendée venant "compléter et clarifier les charges" a été déposée vendredi par le procureur.
Arrêté mercredi en Serbie
Transféré vendredi au quartier pénitentiaire du TPIY à La Haye après avoir été arrêté mercredi dans le nord de la Serbie, Goran Hadzic sera ensuite appelé par le juge O-Gon Kwon à plaider coupable ou non coupable des chefs d'accusation dont il doit répondre. Il pourra toutefois demander un délai de 30 jours avant que la question ne lui soit à nouveau posée. S'il plaide coupable, aucun procès n'aura lieu et le tribunal prononcera une peine. Le nom de Goran Hadzic, qui était le dernier fugitif parmi les 161 personnes mises en accusation par le TPIY, est associé au massacre de l'hôpital de Vukovar (est de la Croatie), en novembre 1991, au cours duquel 264 civils, Croates et autres non-Serbes avaient été abattus par les forces serbes.
Goran Hadzic avait pour but d'"éliminer la population non serbe d'environ un tiers de la Croatie et d'annexer ce territoire en tant que partie d'un nouvel État dominé par les Serbes", avait assuré le procureur du TPIY Serge Brammertz vendredi lors d'une conférence de presse à La Haye. "Il devra répondre de la mort de centaines de personnes et du déplacement forcé de milliers d'entre elles", avait-il ajouté. Un procès n'est toutefois pas attendu avant des mois, voire un an. La phase préliminaire au procès permettra notamment à la défense de prendre connaissance des éléments de preuve rassemblés par l'accusation lors de son enquête.
http://www.lepoint.fr/monde/goran-hadzic-dernier-fugitif-du-tpiy-comparaitra-lundi-23-07-2011-1355497_24.php
Le juge O-Gon Kwon, qui siègera seul pour cette audience, procédera alors à la lecture d'un résumé des quatorze chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre retenus contre lui. Il est notamment soupçonné de meurtre, extermination, torture, déportation et transfert forcé commis durant la guerre de Croatie. Goran Hadzic pourra, s'il le souhaite, demander au magistrat que lui soit lue la totalité de l'acte d'accusation, dont une version amendée venant "compléter et clarifier les charges" a été déposée vendredi par le procureur.
Arrêté mercredi en Serbie
Transféré vendredi au quartier pénitentiaire du TPIY à La Haye après avoir été arrêté mercredi dans le nord de la Serbie, Goran Hadzic sera ensuite appelé par le juge O-Gon Kwon à plaider coupable ou non coupable des chefs d'accusation dont il doit répondre. Il pourra toutefois demander un délai de 30 jours avant que la question ne lui soit à nouveau posée. S'il plaide coupable, aucun procès n'aura lieu et le tribunal prononcera une peine. Le nom de Goran Hadzic, qui était le dernier fugitif parmi les 161 personnes mises en accusation par le TPIY, est associé au massacre de l'hôpital de Vukovar (est de la Croatie), en novembre 1991, au cours duquel 264 civils, Croates et autres non-Serbes avaient été abattus par les forces serbes.
Goran Hadzic avait pour but d'"éliminer la population non serbe d'environ un tiers de la Croatie et d'annexer ce territoire en tant que partie d'un nouvel État dominé par les Serbes", avait assuré le procureur du TPIY Serge Brammertz vendredi lors d'une conférence de presse à La Haye. "Il devra répondre de la mort de centaines de personnes et du déplacement forcé de milliers d'entre elles", avait-il ajouté. Un procès n'est toutefois pas attendu avant des mois, voire un an. La phase préliminaire au procès permettra notamment à la défense de prendre connaissance des éléments de preuve rassemblés par l'accusation lors de son enquête.
http://www.lepoint.fr/monde/goran-hadzic-dernier-fugitif-du-tpiy-comparaitra-lundi-23-07-2011-1355497_24.php
samedi 23 juillet 2011
Près de 90 morts dans les attentats en Norvège
Le double attentat terroriste perpétré vendredi en Norvège a fait près de 90 morts, selon le dernier bilan communiqué par la police norvégienne. Au moins 80 personnes ont été tuées par un homme qui a ouvert le feu dans un camp de jeunesse travailliste près d'Oslo, selon la police citée par l'agence Associated Press. Auparavant, sept autres personnes ont été tuées lorsqu'une voiture piégée a explosé devant le siège du gouvernement norvégien Oslo.
La police a arrêté un Norvégien de 32 ans acusé d'être l'auteur des deux attentats. C'est lui qui aurait fait sauter une ou plusieurs bombes dissimulées dans une voiture garée devant le siège du gouvernement avant de se rendre dans l'île d'Utoya, non loin d'Oslo, pour y perpétrer le deuxième attentat. Revêtu d'un uniforme de policier, il a ouvert sur le feu de façon indiscriminée sur les jeunes, selon le compte rendu de la police.
Selon la télévision norvégienne NRK, le suspect s'appelle Anders Behring Breivik. La police a retrouvé des écrits sur internet laissant supposer qu'il s'agirait d'un extrémiste de droite. L'homme aurait agi seul, d'après les premières constatations. L'explosion d'Oslo a eu lieu a eu lieu à 15h26, l'attaque du camp de jeunesse deux ou trois heures plus tard.
La communauté internationale a vivement réagi après ce drame. Nicolas Sarkozy l'a condamné avec «fermeté» tandis que Barack Obama a appelé à «lutter contre le terrorisme»
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/23/97001-20110723FILWWW00318-pres-de-90-morts-dans-les-attentats-en-norvege.php
La police a arrêté un Norvégien de 32 ans acusé d'être l'auteur des deux attentats. C'est lui qui aurait fait sauter une ou plusieurs bombes dissimulées dans une voiture garée devant le siège du gouvernement avant de se rendre dans l'île d'Utoya, non loin d'Oslo, pour y perpétrer le deuxième attentat. Revêtu d'un uniforme de policier, il a ouvert sur le feu de façon indiscriminée sur les jeunes, selon le compte rendu de la police.
Selon la télévision norvégienne NRK, le suspect s'appelle Anders Behring Breivik. La police a retrouvé des écrits sur internet laissant supposer qu'il s'agirait d'un extrémiste de droite. L'homme aurait agi seul, d'après les premières constatations. L'explosion d'Oslo a eu lieu a eu lieu à 15h26, l'attaque du camp de jeunesse deux ou trois heures plus tard.
La communauté internationale a vivement réagi après ce drame. Nicolas Sarkozy l'a condamné avec «fermeté» tandis que Barack Obama a appelé à «lutter contre le terrorisme»
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/23/97001-20110723FILWWW00318-pres-de-90-morts-dans-les-attentats-en-norvege.php
Bettencourt aurait oublié ses derniers investissements
Lors d'une audition avec le juge des tutelles révélée par Le Point, l'héritière de l'Oréal affirme ne pas connaître Stéphane Courbit. Pourtant la milliardaire a acquis 20% d'une société de l'homme d'affaires.
Liliane Bettencourt ne se souvient de rien. D'après le procès-verbal de l'audition, le 11 juillet, de l'héritière de L'Oréal, document que s'est procuré Le Point, Liliane Bettencourt ne se rappelle pas des investissements faits en son nom. Aucun souvenir de l'accord que la milliardaire de 88 ans a scellé en janvier 2010 avec Stéphane Courbit, puissant homme d'affaires et importateur de la téléréalité en France. Elle s'était engagée à investir 143 millions d'euros dans Lov Group Invest (LGI), la société de paris en ligne de Stéphane Courbit.
«Vous souvenez-vous de l'investissement d'une grosse somme d'argent récemment ?», lui demande Stéphanie Kass-Danno, la juge, citée par l'hebdomadaire. «Non, je n'ai pas de grosses sommes d'argent à investir», répond Liliane Bettencourt.
Sa fille, elle, s'en souvient. C'est à cause de cette affaire qu'elle a demandé la révocation du mandat de protection de Pascal Wilhelm, chargé de l'aider à gérer sa fortune, et donc que Liliane Bettencourt a été entendue le 11 juillet. Françoise Meyers était sortie des ses gonds quand elle avait appris le projet d'investissement. Elle estimait que sa mère avait été «instrumentalisée» par son protecteur. Pascal Wilhelm est aussi l'avocat de Stéphane Courbit. Elle le suspecte de jouer un double jeu.
Interrogée par la juge sur le communiqué dans lequel elle disait négocier le retrait de cet investissement, Liliane Bettencourt affirme qu'elle ignore que Stéphane Courbit a «l'intention de restituer les fonds». L'avocat qui l'assiste, Me Jean-René Farthouat, lui souffle qu'elle a dû évoquer la question avec Me Wilhelm, raconte le site Internet de l'hebdomadaire. «Oui, c'est vrai», a-t-elle lâché.
Entre deux critiques sur sa fille, la milliardaire a aussi admis ignorer le montant des rémunérations versées à Pascal Wilhelm, dont les honoraires atteignent 200.000 euros par mois. «Je ne vis pas avec l'argent, s'est-elle exclamée, je ne suis pas caissière !»
Autant d'éléments qui font douter de la lucidité de Liliane Bettencourt. Elle a elle-même confié à la juge que sa mémoire lui «joue des tours».
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/21/01016-20110721ARTFIG00462-bettencourt-ignore-les-investissements-faits-en-son-nom.php
«Vous souvenez-vous de l'investissement d'une grosse somme d'argent récemment ?», lui demande Stéphanie Kass-Danno, la juge, citée par l'hebdomadaire. «Non, je n'ai pas de grosses sommes d'argent à investir», répond Liliane Bettencourt.
Sa fille, elle, s'en souvient. C'est à cause de cette affaire qu'elle a demandé la révocation du mandat de protection de Pascal Wilhelm, chargé de l'aider à gérer sa fortune, et donc que Liliane Bettencourt a été entendue le 11 juillet. Françoise Meyers était sortie des ses gonds quand elle avait appris le projet d'investissement. Elle estimait que sa mère avait été «instrumentalisée» par son protecteur. Pascal Wilhelm est aussi l'avocat de Stéphane Courbit. Elle le suspecte de jouer un double jeu.
«Connaissez-vous M. Courbit ?»
«Connaissez-vous M. Courbit ?», poursuit la magistrate. «Cela ne me dit rien. Les grandes responsabilités, c'est Pascal (Wilhelm, ndlr)». Interviewé par Le Figaro en juin dernier, Stéphane Courbit assurait pourtant avoir rencontré Liliane Bettencourt pour parler de son investissement.Interrogée par la juge sur le communiqué dans lequel elle disait négocier le retrait de cet investissement, Liliane Bettencourt affirme qu'elle ignore que Stéphane Courbit a «l'intention de restituer les fonds». L'avocat qui l'assiste, Me Jean-René Farthouat, lui souffle qu'elle a dû évoquer la question avec Me Wilhelm, raconte le site Internet de l'hebdomadaire. «Oui, c'est vrai», a-t-elle lâché.
Entre deux critiques sur sa fille, la milliardaire a aussi admis ignorer le montant des rémunérations versées à Pascal Wilhelm, dont les honoraires atteignent 200.000 euros par mois. «Je ne vis pas avec l'argent, s'est-elle exclamée, je ne suis pas caissière !»
Autant d'éléments qui font douter de la lucidité de Liliane Bettencourt. Elle a elle-même confié à la juge que sa mémoire lui «joue des tours».
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/21/01016-20110721ARTFIG00462-bettencourt-ignore-les-investissements-faits-en-son-nom.php
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