La famille Ben Ali Trabelsi se disperse aux quatre coins du monde. Selon nos informations, certains membres sont déjà arrivés en France depuis jeudi soir, malgré les démentis des autorités. Ils séjournent à l’hôtel Disneyland au sein du parc d’attractions de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Une des filles de Leila, l’épouse de Ben Ali, semble avoir été reconnue par des employés.
Le clan occupe trois suites VIP du Castle Club, une zone luxueuse réservée aux clients les plus fortunés, située au troisième étage de cet établissement. Des chambres réservées jusqu’à dimanche. Hier soir, ils avaient pour voisins les membres de la famille d’un célèbre disc-jockey parisien. Une ambiance très particulière régnait au sein de l’hôtel. Dans le hall, quatre agents de sécurité tunisiens montaient la garde sur un sofa. D’autres, oreillettes branchées en permanence, scrutaient chaque client. Pour aller dîner, un vigile de l’hôtel accompagnait les clients jusqu’aux différents restaurants de l’établissement. Là aussi, la sécurité tunisienne était présente et n’hésitait pas à écouter les conversations.
http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/des-membres-du-clan-ben-ali-refugies-en-region-parisienne-15-01-2011-1228072.php
Revue de presse nationale et internationale Des faits divers de société Des informations insolites
samedi 15 janvier 2011
vendredi 14 janvier 2011
L'Onu évoque 247 morts en Côte d'Ivoire depuis la présidentielle
Les violences en Côte d'Ivoire depuis le second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre ont fait au moins 247 morts et 49 disparus, a rapporté vendredi la Commission des droits de l'homme de l'Onu.
Son précédent bilan, établi il y a une semaine, faisait état de 210 tués, a précisé Rupert Colville, porte-parole de la Commission, lors d'un point de presse à Genève. Parmi les dernières victimes en date figurent quatre civils et sept policiers tués dans un quartier de banlieue d'Abidjan, Abobo.
La Côte d'Ivoire s'enfonce dans la crise politique depuis le second tour, dont le président sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire.
Les Nations unies pensent que bon nombre des victimes ont été tuées par les forces de sécurité de Gbagbo ou par des miliciens alliés lors de raids nocturnes dans des quartiers comme Abobo, à Abidjan, qui passent pour favorables à Ouattara.
Sur les 49 disparus, 20 ont été recensés au cours de la semaine écoulée, a précisé Rupert Colville.
Les responsables des Nations unies n'ont pas pu accéder à trois fosses communes présumées. La dernière à avoir été signalée est à Issia, près de Daloa, dans le centre du pays.
"Il s'agirait d'une fosse commune contenant de nombreux corps. C'est tout ce que nous savons à ce stade", a dit Rupert Colville à propos de la fosse d'Issia. Des observateurs militaires de l'Onu, appartenant à l'Onuci, la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, ont dit avoir été informés lundi par téléphone de l'existence de cette fosse commune.
"Des officiers de l'Onuci se sont rendus sur place le lendemain, le 11 janvier, pour enquêter, mais ils n'ont pas été en mesure de retrouver la fosse présumée et n'ont de ce fait pas pu confirmer son existence", a déclaré le porte-parole.
"Ils ont tenté à deux reprises d'atteindre les autres fosses communes présumées. Chaque fois, les forces de sécurité (de Laurent Gbagbo) les en ont empêché. Mais il est évident que devant des accusations aussi graves, vous ne renoncez pas", a poursuivi Rupert Colville.
http://fr.news.yahoo.com/4/20110114/tts-cote-divoire-bilan-tp-ca02f96.html
Son précédent bilan, établi il y a une semaine, faisait état de 210 tués, a précisé Rupert Colville, porte-parole de la Commission, lors d'un point de presse à Genève. Parmi les dernières victimes en date figurent quatre civils et sept policiers tués dans un quartier de banlieue d'Abidjan, Abobo.
La Côte d'Ivoire s'enfonce dans la crise politique depuis le second tour, dont le président sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire.
Les Nations unies pensent que bon nombre des victimes ont été tuées par les forces de sécurité de Gbagbo ou par des miliciens alliés lors de raids nocturnes dans des quartiers comme Abobo, à Abidjan, qui passent pour favorables à Ouattara.
Sur les 49 disparus, 20 ont été recensés au cours de la semaine écoulée, a précisé Rupert Colville.
Les responsables des Nations unies n'ont pas pu accéder à trois fosses communes présumées. La dernière à avoir été signalée est à Issia, près de Daloa, dans le centre du pays.
"Il s'agirait d'une fosse commune contenant de nombreux corps. C'est tout ce que nous savons à ce stade", a dit Rupert Colville à propos de la fosse d'Issia. Des observateurs militaires de l'Onu, appartenant à l'Onuci, la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, ont dit avoir été informés lundi par téléphone de l'existence de cette fosse commune.
"Des officiers de l'Onuci se sont rendus sur place le lendemain, le 11 janvier, pour enquêter, mais ils n'ont pas été en mesure de retrouver la fosse présumée et n'ont de ce fait pas pu confirmer son existence", a déclaré le porte-parole.
"Ils ont tenté à deux reprises d'atteindre les autres fosses communes présumées. Chaque fois, les forces de sécurité (de Laurent Gbagbo) les en ont empêché. Mais il est évident que devant des accusations aussi graves, vous ne renoncez pas", a poursuivi Rupert Colville.
http://fr.news.yahoo.com/4/20110114/tts-cote-divoire-bilan-tp-ca02f96.html
jeudi 13 janvier 2011
La Cour de Justice ouvre
La commission des requêtes de la Cour de Justice de la République a donné son feu vert à l'ouverture d'une enquête sur le rôle de l'ancien ministre dans la vente de l'Hippodrome de Compiègne.
Le couperet est tombé pour Eric Woerth : la Cour de justice de la République (CJR) ouvre une enquête sur l'ancien ministre pour prise illégale d'intérêt au sujet des conditions de vente de l'hippodrome de Compiègne. L'information, révélée par le Figaro, a été confirmée par le parquet général près la Cour de cassation.
La commission des requêtes de la CJR a donc estimé justifié de transmettre le dossier à l'instance d'instruction proprement dite, qui, de facto, va ouvrir une enquête. Après avoir étudié le dossier pendant plus d'un mois, la commission a décidé de retenir la «prise illégale d'intérêts» mais pas le délit de «favoritisme».
A l'issue de l'enquête , la commission devra dire si elle renvoie ou non Eric Woerth devant la Cour de justice, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement. Cette décision pourrait bien ne pas tomber avant plusieurs années.
Matignon aurait tranché, selon Woerth
L'affaire reprochée au ministre remonte à mars dernier. Eric Woerth, alors au Budget, autorise la vente d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne, dite de «L'Hippodrome du Putois», à la société des champs de courses de cette ville. Pour un montant de 2,5 millions d'euros. Depuis, cette vente a été contestée, l'ancien ministre étant non seulement soupçonné d'avoir «bradé» le terrain mais également de ne pas avoir respecté la législation.
Des accusations que l'intéressé a toujours réfuté. Il y a quelques jours, dans une interview au Figaro, Eric Woerth a même assuré que c'est Matignon qui avait tranché sur la cession par l'Etat de l'hippodrome. Cette version, contestée par certains plaignants, n'a été que confirmée partiellement par les services du premier ministre, qui ont plutôt évoqué «une réunion informelle à Matignon, au niveau des conseillers, à la demande du ministère de l'Agriculture».
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/01/13/01002-20110113ARTFIG00621-la-cour-de-justice-ouvre-une-enquete-sur-eric-woerth.php
Le couperet est tombé pour Eric Woerth : la Cour de justice de la République (CJR) ouvre une enquête sur l'ancien ministre pour prise illégale d'intérêt au sujet des conditions de vente de l'hippodrome de Compiègne. L'information, révélée par le Figaro, a été confirmée par le parquet général près la Cour de cassation.
La commission des requêtes de la CJR a donc estimé justifié de transmettre le dossier à l'instance d'instruction proprement dite, qui, de facto, va ouvrir une enquête. Après avoir étudié le dossier pendant plus d'un mois, la commission a décidé de retenir la «prise illégale d'intérêts» mais pas le délit de «favoritisme».
A l'issue de l'enquête , la commission devra dire si elle renvoie ou non Eric Woerth devant la Cour de justice, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement. Cette décision pourrait bien ne pas tomber avant plusieurs années.
Matignon aurait tranché, selon Woerth
L'affaire reprochée au ministre remonte à mars dernier. Eric Woerth, alors au Budget, autorise la vente d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne, dite de «L'Hippodrome du Putois», à la société des champs de courses de cette ville. Pour un montant de 2,5 millions d'euros. Depuis, cette vente a été contestée, l'ancien ministre étant non seulement soupçonné d'avoir «bradé» le terrain mais également de ne pas avoir respecté la législation.
Des accusations que l'intéressé a toujours réfuté. Il y a quelques jours, dans une interview au Figaro, Eric Woerth a même assuré que c'est Matignon qui avait tranché sur la cession par l'Etat de l'hippodrome. Cette version, contestée par certains plaignants, n'a été que confirmée partiellement par les services du premier ministre, qui ont plutôt évoqué «une réunion informelle à Matignon, au niveau des conseillers, à la demande du ministère de l'Agriculture».
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/01/13/01002-20110113ARTFIG00621-la-cour-de-justice-ouvre-une-enquete-sur-eric-woerth.php
Hippodrome de Compiègne : quelles suites ?
La Cour de justice de la République va-t-elle décider d'ouvrir une enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts contre l'ancien ministre du Budget Eric Woerth dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne ? Les membres de cette instance ont en tout cas prévu de se réunir ce jeudi. Cet été, Le Canard Enchaîné avait accusé Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise), d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. Eric Woerth avait vivement contesté la version de l'hebdomadaire.
Fin août 2010, le journal satirique avait pourtant publié une lettre signée de l'ancien ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard. Dans ce courrier de 2003, il refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal. Le 16 novembre 2010, le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a donc décidé de saisir la commission des requêtes de la CJR. Il estimait en effet qu'il existait des éléments justifiant l'ouverture d'une enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le 2 décembre, cette commission, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de deux magistrats de la Cour des comptes et de deux magistrats du Conseil d'Etat, avait examiné pour la première fois le dossier et désigné plusieurs rapporteurs.
Trois options
Trois possibilités s'offrent à la commission des requêtes de la CJR, dont la prochaine réunion doit se tenir jeudi. Première hypothèse : elle juge qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classe sans suite. Deuxième possibilité : insuffisamment informée, elle demande à se faire communiquer des documents supplémentaires. Troisième option: elle rend un avis favorable à l'ouverture d'une enquête. Le cas échéant, Jean-Louis Nadal saisira alors, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction.
Cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, entamerait alors une enquête qui pourrait aboutir, d'ici plusieurs années, au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions". Si la commission des requêtes ne tranchait pas jeudi, la décision serait prise lors d'un nouveau rendez-vous quelques semaines plus tard.
Il y a quelques jours, Eric Woerth a assuré que c'est Matignon qui avait tranché sur la cession par l'Etat de l'hippodrome, une version contestée par certains plaignants et confirmée seulement partiellement par les services du Premier ministre dont l'entourage a évoqué "une réunion informelle à Matignon, au niveau des conseillers, à la demande du ministère de l'Agriculture". Parallèlement, le parquet de Compiègne a ouvert fin décembre une information judiciaire contre X à la suite de la plainte de députés PS et demandé le dépaysement du dossier. Cette information judiciaire concerne le volet non ministériel de l'affaire.
http://lci.tf1.fr/france/justice/2011-01/hippodrome-de-compiegne-quelles-suites-6220518.html
Fin août 2010, le journal satirique avait pourtant publié une lettre signée de l'ancien ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard. Dans ce courrier de 2003, il refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal. Le 16 novembre 2010, le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a donc décidé de saisir la commission des requêtes de la CJR. Il estimait en effet qu'il existait des éléments justifiant l'ouverture d'une enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le 2 décembre, cette commission, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de deux magistrats de la Cour des comptes et de deux magistrats du Conseil d'Etat, avait examiné pour la première fois le dossier et désigné plusieurs rapporteurs.
Trois options
Trois possibilités s'offrent à la commission des requêtes de la CJR, dont la prochaine réunion doit se tenir jeudi. Première hypothèse : elle juge qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classe sans suite. Deuxième possibilité : insuffisamment informée, elle demande à se faire communiquer des documents supplémentaires. Troisième option: elle rend un avis favorable à l'ouverture d'une enquête. Le cas échéant, Jean-Louis Nadal saisira alors, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction.
Cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, entamerait alors une enquête qui pourrait aboutir, d'ici plusieurs années, au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions". Si la commission des requêtes ne tranchait pas jeudi, la décision serait prise lors d'un nouveau rendez-vous quelques semaines plus tard.
Il y a quelques jours, Eric Woerth a assuré que c'est Matignon qui avait tranché sur la cession par l'Etat de l'hippodrome, une version contestée par certains plaignants et confirmée seulement partiellement par les services du Premier ministre dont l'entourage a évoqué "une réunion informelle à Matignon, au niveau des conseillers, à la demande du ministère de l'Agriculture". Parallèlement, le parquet de Compiègne a ouvert fin décembre une information judiciaire contre X à la suite de la plainte de députés PS et demandé le dépaysement du dossier. Cette information judiciaire concerne le volet non ministériel de l'affaire.
http://lci.tf1.fr/france/justice/2011-01/hippodrome-de-compiegne-quelles-suites-6220518.html
mercredi 12 janvier 2011
Deux conseillers de Xavier Bertrand liés à Servier en 2006 ?
C'est une information du Canard Enchaîné, à paraître mercredi. Deux médecins travaillant pour le laboratoire Servier, le fabricant du Mediator, étaient aussi conseillers au cabinet du ministre de la Santé Xavier Bertrand quand il a prorogé le remboursement du médicament en 2006. Ce médicament antidiabétique, prescrit souvent comme coupe-faim, n'a finalement été interdit qu'en 2009. Il aurait fait de 500 à 2000 morts depuis sa mise sur le marché en 1976.
A cette époque, travaillaient dans l'équipe ministérielle de Xavier Bertrand deux médecins ayant des liens financiers avec Servier, le professeur Gérard Bréart et le professeur Françoise Forette, par ailleurs élue UMP, ajoute le journal. Respectivement spécialiste de santé publique et professeur de gériatrie, ils ont tous deux rédigé des études pour Servier, souligne l'hebdomadaire. Le premier a d'ailleurs déclaré ses liens d'intérêt avec le laboratoire. La seconde a publié deux études financées par Servier et a perçu des honoraires comme conférencière. Elle remet par ailleurs un prix décerné par le laboratoire à de jeunes chercheurs depuis 19 ans. Les deux professeurs travaillent aussi pour une fondation sur la maladie d'Alzheimer créée en 1985 par trois laboratoires, dont Servier.
Pas connaissance des liens
Toutefois, dès mardi soir, Xavier Bertrand a réagi aux informations de l'hebdomadaire. Redevenu ministre de la Santé en 2010 après un passage à la tête de l'UMP, il explique dans un communiqué qu'il n'avait pas connaissance de ces liens entre ces deux collaborateurs et le laboratoire. Selon lui, ils n'étaient pas chargés de la politique du médicament mais des personnes âgées et de la recherche. A l'Assemblée nationale, le ministre a néanmoins annoncé son intention de réformer les conflits d'intérêt, notamment pour obliger les conseillers ministériels à faire une déclaration.
Quoiqu'il en soit, selon Le Canard Enchaîné, en mars 2006, la Haute autorité de santé, instance d'expertise sollicitée pour se prononcer sur l'efficacité du Mediator, avait conclu qu'il ne présentait "aucun intérêt de santé publique" mais le ministre, avait décidé de maintenir son remboursement par la Sécurité sociale. Là encore, Xavier Bertrand répond. "Le ministre rappelle que la proposition de dérembourser le Médiator ne lui a pas été soumise par la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé, instance compétente sur le sujet", précise son communiqué.
http://lci.tf1.fr/science/sante/2011-01/deux-conseillers-de-xavier-bertrand-lies-a-servier-en-2006-6219962.html
A cette époque, travaillaient dans l'équipe ministérielle de Xavier Bertrand deux médecins ayant des liens financiers avec Servier, le professeur Gérard Bréart et le professeur Françoise Forette, par ailleurs élue UMP, ajoute le journal. Respectivement spécialiste de santé publique et professeur de gériatrie, ils ont tous deux rédigé des études pour Servier, souligne l'hebdomadaire. Le premier a d'ailleurs déclaré ses liens d'intérêt avec le laboratoire. La seconde a publié deux études financées par Servier et a perçu des honoraires comme conférencière. Elle remet par ailleurs un prix décerné par le laboratoire à de jeunes chercheurs depuis 19 ans. Les deux professeurs travaillent aussi pour une fondation sur la maladie d'Alzheimer créée en 1985 par trois laboratoires, dont Servier.
Pas connaissance des liens
Toutefois, dès mardi soir, Xavier Bertrand a réagi aux informations de l'hebdomadaire. Redevenu ministre de la Santé en 2010 après un passage à la tête de l'UMP, il explique dans un communiqué qu'il n'avait pas connaissance de ces liens entre ces deux collaborateurs et le laboratoire. Selon lui, ils n'étaient pas chargés de la politique du médicament mais des personnes âgées et de la recherche. A l'Assemblée nationale, le ministre a néanmoins annoncé son intention de réformer les conflits d'intérêt, notamment pour obliger les conseillers ministériels à faire une déclaration.
Quoiqu'il en soit, selon Le Canard Enchaîné, en mars 2006, la Haute autorité de santé, instance d'expertise sollicitée pour se prononcer sur l'efficacité du Mediator, avait conclu qu'il ne présentait "aucun intérêt de santé publique" mais le ministre, avait décidé de maintenir son remboursement par la Sécurité sociale. Là encore, Xavier Bertrand répond. "Le ministre rappelle que la proposition de dérembourser le Médiator ne lui a pas été soumise par la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé, instance compétente sur le sujet", précise son communiqué.
http://lci.tf1.fr/science/sante/2011-01/deux-conseillers-de-xavier-bertrand-lies-a-servier-en-2006-6219962.html
mardi 11 janvier 2011
Espionnage chez Renault : révélations sur deux des cadres suspectés
Les trois cadres de Renault soupçonnés depuis quelques jours d'espionnage industriel devraient en savoir un peu plus aujourd'hui. Michel Balthazard, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum sont convoqués à des entretiens préalables à un éventuel licenciement. L'enquête se poursuit et la piste chinoise se confirme.
Le Figaro révèle en effet mardi que deux des trois salariés soupçonnés disposent respectivement d'un compte au Liechtenstein, où 130 000 euros ont été déposés, et un autre en Suisse, garni de 500 000 euros. Des versements qui auraient été effectués par la China Power Grid Corporation, un géant de la distribution électrique basé à Pékin. Ces versements auraient transité via une série d'intermédiaires établis à Shangaï et sur l'ile de Malte.
Les faits d'espionnage pourraient porter sur le projet phare de l'alliance Renault-Nissan, la voiture électrique, pour lequel quatre milliards d'euros ont déjà été investis. En 2011, quatre véhicules électriques seront commercialisés et pas moins de 56 ont déjà été déposés (34 sont imminents et 115 en cours d'analyse).
Cette enquête a été menée en grande partie par une société de sécurité privée qui travaille depuis plusieurs mois à la demande de Renault. Le constructeur français qui affirme «qu'aucune pépite technologique» n'a filtré pourrait désormais déposer une plainte officielle dans les prochains jours.
http://www.leparisien.fr/automobile/espionnage-chez-renault-revelations-sur-deux-des-cadres-suspectes-11-01-2011-1222457.php
Le Figaro révèle en effet mardi que deux des trois salariés soupçonnés disposent respectivement d'un compte au Liechtenstein, où 130 000 euros ont été déposés, et un autre en Suisse, garni de 500 000 euros. Des versements qui auraient été effectués par la China Power Grid Corporation, un géant de la distribution électrique basé à Pékin. Ces versements auraient transité via une série d'intermédiaires établis à Shangaï et sur l'ile de Malte.
Les faits d'espionnage pourraient porter sur le projet phare de l'alliance Renault-Nissan, la voiture électrique, pour lequel quatre milliards d'euros ont déjà été investis. En 2011, quatre véhicules électriques seront commercialisés et pas moins de 56 ont déjà été déposés (34 sont imminents et 115 en cours d'analyse).
Cette enquête a été menée en grande partie par une société de sécurité privée qui travaille depuis plusieurs mois à la demande de Renault. Le constructeur français qui affirme «qu'aucune pépite technologique» n'a filtré pourrait désormais déposer une plainte officielle dans les prochains jours.
http://www.leparisien.fr/automobile/espionnage-chez-renault-revelations-sur-deux-des-cadres-suspectes-11-01-2011-1222457.php
Ouattara prêt à travailler avec le camp Gbagbo à un gouvernement d'union
Est-ce l'offre de la dernière chance ? Alassane Ouattara est prêt à travailler avec le camp de Laurent Gbagbo pour former un gouvernement d'union nationale si ce dernier renonce à revendiquer la présidence de Côte d'Ivoire, a déclaré lundi à la BBC l'ambassadeur nommé auprès de l'ONU par M. Ouattara.
"Ce que je dis, c'est que M. Ouattara devrait être reconnu comme président légitime par M. Gbagbo", a déclaré à la radio britannique l'ambassadeur pro-Ouattara Youssoufou Bamba. "Et à partir de là, M. Gbagbo n'est pas seul. Il a des partisans, il a des gens compétents dans son parti. Nous sommes prêts à travailler avec eux, dans le cadre d'un large gouvernement d'union", a-t-il ajouté.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2011-01/ouattara-pret-a-travailler-avec-le-camp-gbagbo-a-un-gouvernement-6218440.html
"Ce que je dis, c'est que M. Ouattara devrait être reconnu comme président légitime par M. Gbagbo", a déclaré à la radio britannique l'ambassadeur pro-Ouattara Youssoufou Bamba. "Et à partir de là, M. Gbagbo n'est pas seul. Il a des partisans, il a des gens compétents dans son parti. Nous sommes prêts à travailler avec eux, dans le cadre d'un large gouvernement d'union", a-t-il ajouté.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2011-01/ouattara-pret-a-travailler-avec-le-camp-gbagbo-a-un-gouvernement-6218440.html
samedi 8 janvier 2011
Niger : Paris confirme la mort des deux Français enlevés vendredi
Le ministère de la Défense a confirmé ce samedi en début de soirée la mort des deux Français enlevés vendredi soir à Niamey, la capitale du Niger. Moins d'une heure avant, plusieurs sources sécuritaires nigériennes avaient affirmé que les deux ressortissants avaient été tués
Les circonstances de leur mort sont, selon ces sources, encore indéterminées. «Les deux Français enlevés au Niger ont été retrouvés tués. Ils ont été tués sur le territoire nigérien», a déclaré une source sécuritaire dans la région. Deux sources sécuritaires nigériennes ont confirmé le décès des Français. «Je vous dis qu'effectivement les deux ressortissants français enlevés au Niger ont été tués», a affirmé l'une d'elles, et une autre a assuré que «les deux otages sont morts».
La piste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique privilégiée
Depuis vendredi soir, l'armée nigérienne traquait les ravisseurs des deux ressortissants qui se dirigeaient vers la frontière avec le Mali. Les autorités nigériennes s'étaient même déclarées optimistes sur la suite des opérations.
Les soupçons se portent alors sur Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), une branche terroriste qui opère dans la bande sahélo-saharienne, aux confins du Niger, du Mali, de l'Algérie et de la Mauritanie.
L'enlèvement des deux Français s'est produit vendredi vers 23h30 dans un restaurant d'un quartier résidentiel de Niamey. Quatre individus armés de fusils d'assaut et de pistolet automatique ont fait irruption dans l'établissement et contraint les deux jeunes hommes à les suivre. C'est la première fois qu'un enlèvement de ce genre survient à Niamey, capitale considérée jusque-là comme sûre, à environ 200 km au sud de la frontière malienne.
La France tente actuellement d'obtenir la libération de cinq de ses ressortissants enlevés le 16 septembre 2010, avec un Togolais et un Malgache, sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger. Les otages, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, seraient détenus dans le nord-est du Mali. Ce rapt a été revendiqué le 21 septembre par la mouvance Aqmi.
Aqmi avait annoncé en juillet l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
http://www.leparisien.fr/international/niger-paris-confirme-la-mort-des-deux-francais-enleves-vendredi-08-01-2011-1218899.php
Les circonstances de leur mort sont, selon ces sources, encore indéterminées. «Les deux Français enlevés au Niger ont été retrouvés tués. Ils ont été tués sur le territoire nigérien», a déclaré une source sécuritaire dans la région. Deux sources sécuritaires nigériennes ont confirmé le décès des Français. «Je vous dis qu'effectivement les deux ressortissants français enlevés au Niger ont été tués», a affirmé l'une d'elles, et une autre a assuré que «les deux otages sont morts».
La piste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique privilégiée
Depuis vendredi soir, l'armée nigérienne traquait les ravisseurs des deux ressortissants qui se dirigeaient vers la frontière avec le Mali. Les autorités nigériennes s'étaient même déclarées optimistes sur la suite des opérations.
Les soupçons se portent alors sur Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), une branche terroriste qui opère dans la bande sahélo-saharienne, aux confins du Niger, du Mali, de l'Algérie et de la Mauritanie.
L'enlèvement des deux Français s'est produit vendredi vers 23h30 dans un restaurant d'un quartier résidentiel de Niamey. Quatre individus armés de fusils d'assaut et de pistolet automatique ont fait irruption dans l'établissement et contraint les deux jeunes hommes à les suivre. C'est la première fois qu'un enlèvement de ce genre survient à Niamey, capitale considérée jusque-là comme sûre, à environ 200 km au sud de la frontière malienne.
La France tente actuellement d'obtenir la libération de cinq de ses ressortissants enlevés le 16 septembre 2010, avec un Togolais et un Malgache, sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger. Les otages, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, seraient détenus dans le nord-est du Mali. Ce rapt a été revendiqué le 21 septembre par la mouvance Aqmi.
Aqmi avait annoncé en juillet l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
http://www.leparisien.fr/international/niger-paris-confirme-la-mort-des-deux-francais-enleves-vendredi-08-01-2011-1218899.php
Niger: les deux otages français seraient morts
L'information est tombée samedi soir. Les deux Français enlevés vendredi soir à Niamey, la capitale du Niger, ont été tués dans des circonstances encore indéterminées
L'information semble sûre, plusieurs sources au Niger l'ayant confirmée. "Les deux Français enlevés au Niger ont été retrouvés tués. Ils ont été tués sur le territoire nigérien", a ainsi déclaré une première source sécuritaire dans la région. Le décès des deux Français a été confirmé par deux autres sources de sécurité au Niger. "Je vous dis qu'effectivement les deux ressortissants français enlevés au Niger ont été tués", a affirmé une source nigérienne, et une autre source sécuritaire au Niger a assuré: "Les deux otages sont morts".
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/niger-les-deux-otages-francais-seraient-morts-6217410.html
L'information semble sûre, plusieurs sources au Niger l'ayant confirmée. "Les deux Français enlevés au Niger ont été retrouvés tués. Ils ont été tués sur le territoire nigérien", a ainsi déclaré une première source sécuritaire dans la région. Le décès des deux Français a été confirmé par deux autres sources de sécurité au Niger. "Je vous dis qu'effectivement les deux ressortissants français enlevés au Niger ont été tués", a affirmé une source nigérienne, et une autre source sécuritaire au Niger a assuré: "Les deux otages sont morts".
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/niger-les-deux-otages-francais-seraient-morts-6217410.html
Hippodrome de Compiègne: la Société des courses se défend
Tout serait légal et parfaitement transparent ! Le patron de la Société des courses de Compiègne (Oise) a démenti samedi avoir bénéficié d'un traitement de faveur pour la vente par l'Etat de l'hippodrome de la ville, une affaire qui implique l'ancien ministre Eric Woerth
Interrogé par le site d'informations Mediapart sur d'éventuelles conditions favorables pour l'achat de l'hippodrome, Antoine Gilibert répond: "Non. Tout ce qui nous arrive est vraiment incompréhensible". "Prenons le critère du prix. Il existe un grand hippodrome parisien cinq ou six fois plus grand que le nôtre, à Maisons-Laffitte, dont l'acquisition a été proposée pour un euro (...) Celui de Compiègne, nous l'avons acheté 2,5 millions d'euros !", dit-il.
Cet été, Le Canard enchaîné avait accusé Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise), d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros en faveur de la Société des courses une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. M. Woerth a vivement contesté la version de l'hebdomadaire. Le journal satirique avait en outre publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard. Dans ce courrier de 2003, M. Gaymard refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, à Compiègne, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.
Version contestée
Mais pour le patron de la société des courses de Compiègne, cela ne prouve rien. "Gaymard écrivait seulement qu'il ne pouvait pas procéder par vente mais, sur la même page (...) il écrivait bien qu'il pouvait, en revanche, procéder par échange avec l'Office national des forêts (ONF), le gérant du terrain", assure-t-il. Quant à Eric Woerth, Antoine Gilibert assure n'avoir jamais eu affaire avec l'ancien ministre: "Je ne l'ai jamais rencontré, ni ne lui ai jamais téléphoné. Je vous dis cela sur mon honneur d'officier", insiste-t-il.
La Cour de justice de la République (CJR) pourrait se prononcer le 13 janvier sur l'ouverture ou non d'une enquête concernant M. Woerth dans cette affaire. Mercredi dans Le Figaro, l'ancien ministre du Budget et du Travail a assuré que Matignon avait tranché en mars 2010 sur la cession par l'Etat de l'hippodrome, une version contestée par des plaignants et pas totalement confirmée par les services du Premier ministre.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-la-societe-des-courses-se-defend-6217402.html
Interrogé par le site d'informations Mediapart sur d'éventuelles conditions favorables pour l'achat de l'hippodrome, Antoine Gilibert répond: "Non. Tout ce qui nous arrive est vraiment incompréhensible". "Prenons le critère du prix. Il existe un grand hippodrome parisien cinq ou six fois plus grand que le nôtre, à Maisons-Laffitte, dont l'acquisition a été proposée pour un euro (...) Celui de Compiègne, nous l'avons acheté 2,5 millions d'euros !", dit-il.
Cet été, Le Canard enchaîné avait accusé Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise), d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros en faveur de la Société des courses une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. M. Woerth a vivement contesté la version de l'hebdomadaire. Le journal satirique avait en outre publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard. Dans ce courrier de 2003, M. Gaymard refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, à Compiègne, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.
Version contestée
Mais pour le patron de la société des courses de Compiègne, cela ne prouve rien. "Gaymard écrivait seulement qu'il ne pouvait pas procéder par vente mais, sur la même page (...) il écrivait bien qu'il pouvait, en revanche, procéder par échange avec l'Office national des forêts (ONF), le gérant du terrain", assure-t-il. Quant à Eric Woerth, Antoine Gilibert assure n'avoir jamais eu affaire avec l'ancien ministre: "Je ne l'ai jamais rencontré, ni ne lui ai jamais téléphoné. Je vous dis cela sur mon honneur d'officier", insiste-t-il.
La Cour de justice de la République (CJR) pourrait se prononcer le 13 janvier sur l'ouverture ou non d'une enquête concernant M. Woerth dans cette affaire. Mercredi dans Le Figaro, l'ancien ministre du Budget et du Travail a assuré que Matignon avait tranché en mars 2010 sur la cession par l'Etat de l'hippodrome, une version contestée par des plaignants et pas totalement confirmée par les services du Premier ministre.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-la-societe-des-courses-se-defend-6217402.html
Deux Français enlevés au Niger par des hommes «enturbannés»
Deux Français ont été enlevés vendredi soir par des inconnus «enturbannés et armés» dans la capitale nigérienne Niamey. Cinq autres Français kidnapppés au Niger sont retenus depuis septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Les témoins de la scène, clients et responsables du restaurant Le Toulousain, situé dans le le quartier résidentiel du Plateau, racontent que le rapt a eu lieu entre 22h30 et 23h30 (21h30 et 22h30 GMT).
Deux hommes au visage dissimulé par un turban et munis d'armes ont fait irruption dans l'établissement. Ils ont contraint les deux ressortissants français à les suivre, a raconté un membre du personnel.
Les deux Français «sont repartis avec eux à bord d'un 4x4 immatriculé au Bénin dans lequel d'autres hommes armés les attendaient», a narré un membre du personnel du restaurant.
«Les Français tentaient de résister mais finalement ils (les ravisseurs) les ont poussés dans la voiture et ils ont démarré vite, vite», a témoigné un autre employé. «Quand ils sont entrés, ils sont tombés sur les deux Français et ils ont crié: +toi et toi, suivez-nous !+.
Dans la précipitation, un des assaillants a perdu son turban», a-t-il continué. «Quand ils sont ressortis avec les deux Français, j'ai pris ma voiture, je les ai pourchassés sur environ un kilomètre, mais comme ils filaient à grande vitesse et tous phares éteints, je n'ai pas pu les rattraper», a-t-il assuré.
Les deux ravisseurs «avaient la peau claire et parlaient l'arabe», a affirmé un client. Selon une source policière, l'un des deux Français était «arrivé vendredi pour assister à un mariage».
Des clients ont raconté à l'AFP avoir aperçu le véhicule des ravisseurs, quelques heures avant l'enlèvement, dans les alentours du restaurant.
«Nous avons connaissance de cette information, nous sommes pleinement mobilisés à Paris comme à Niamey pour la vérifier», a indiqué à l'AFP vendredi soir le ministère français des Affaires étrangères.
Une trentaine de membres des forces de l'ordre, fortement armés, quadrillaient dans la nuit de vendredi à samedi les environs de ce restaurant de quartier fréquenté par les expatriés, sous le regard d'une foule de badauds, a-t-on constaté.
La France tente actuellement d'obtenir la libération de cinq de ses ressortissants enlevés le 16 septembre 2010, avec un Togolais et un Malgache, sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger.
Les otages, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, seraient détenus dans le nord-est du Mali. Le rapt a été revendiqué le 21 septembre par la mouvance Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le 1er décembre, la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie avait déclaré que les otages français étaient toujours en vie, au vu des dernières informations dont la France disposait.
Après un message d'Aqmi le 19 novembre demandant à Paris de négocier la libération des otages au Mali directement avec Oussama ben Laden et exigeant de la France qu'elle retire ses troupes d'Afghanistan, le président Nicolas Sarkozy avait répliqué que la France ne se laisserait «dicter sa politique par personne».
Aqmi avait annoncé en juillet l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
http://www.leparisien.fr/international/deux-francais-enleves-au-niger-par-des-hommes-enturbannes-08-01-2011-1218506.php
Les témoins de la scène, clients et responsables du restaurant Le Toulousain, situé dans le le quartier résidentiel du Plateau, racontent que le rapt a eu lieu entre 22h30 et 23h30 (21h30 et 22h30 GMT).
Deux hommes au visage dissimulé par un turban et munis d'armes ont fait irruption dans l'établissement. Ils ont contraint les deux ressortissants français à les suivre, a raconté un membre du personnel.
Les deux Français «sont repartis avec eux à bord d'un 4x4 immatriculé au Bénin dans lequel d'autres hommes armés les attendaient», a narré un membre du personnel du restaurant.
«Les Français tentaient de résister mais finalement ils (les ravisseurs) les ont poussés dans la voiture et ils ont démarré vite, vite», a témoigné un autre employé. «Quand ils sont entrés, ils sont tombés sur les deux Français et ils ont crié: +toi et toi, suivez-nous !+.
Dans la précipitation, un des assaillants a perdu son turban», a-t-il continué. «Quand ils sont ressortis avec les deux Français, j'ai pris ma voiture, je les ai pourchassés sur environ un kilomètre, mais comme ils filaient à grande vitesse et tous phares éteints, je n'ai pas pu les rattraper», a-t-il assuré.
Les deux ravisseurs «avaient la peau claire et parlaient l'arabe», a affirmé un client. Selon une source policière, l'un des deux Français était «arrivé vendredi pour assister à un mariage».
Des clients ont raconté à l'AFP avoir aperçu le véhicule des ravisseurs, quelques heures avant l'enlèvement, dans les alentours du restaurant.
«Nous avons connaissance de cette information, nous sommes pleinement mobilisés à Paris comme à Niamey pour la vérifier», a indiqué à l'AFP vendredi soir le ministère français des Affaires étrangères.
Une trentaine de membres des forces de l'ordre, fortement armés, quadrillaient dans la nuit de vendredi à samedi les environs de ce restaurant de quartier fréquenté par les expatriés, sous le regard d'une foule de badauds, a-t-on constaté.
La France tente actuellement d'obtenir la libération de cinq de ses ressortissants enlevés le 16 septembre 2010, avec un Togolais et un Malgache, sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger.
Les otages, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, seraient détenus dans le nord-est du Mali. Le rapt a été revendiqué le 21 septembre par la mouvance Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le 1er décembre, la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie avait déclaré que les otages français étaient toujours en vie, au vu des dernières informations dont la France disposait.
Après un message d'Aqmi le 19 novembre demandant à Paris de négocier la libération des otages au Mali directement avec Oussama ben Laden et exigeant de la France qu'elle retire ses troupes d'Afghanistan, le président Nicolas Sarkozy avait répliqué que la France ne se laisserait «dicter sa politique par personne».
Aqmi avait annoncé en juillet l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
http://www.leparisien.fr/international/deux-francais-enleves-au-niger-par-des-hommes-enturbannes-08-01-2011-1218506.php
vendredi 7 janvier 2011
Hippodrome de Compiègne : la version du président de la société des courses
Antoine Gilibert est le président de la Société des courses de Compiègne (SCC). Longtemps locataire, cette association a acquis en mars dernier, au prix de 2,5 millions d’euros, 57 hectares de la forêt domaniale de Compiègne où sont installés un hippodrome ainsi qu’un golf. Le principe de cette vente, réclamée depuis des années par la SCC, a été accordé par l’ancien ministre du Budget, Eric Woerth, fin octobre 2009. Elle a été finalisée en mars 2010, quelques jours avant le départ du locataire de Bercy, ce qui fait planer des doutes sur le rôle joué par Eric Woerth dans ce dossier. Le 13 janvier, la Cour de Justice de la République (CJR) devra dire si elle engage, ou non, des poursuites pour «favoritisme» et «prise illégale d’intérêts» contre lui. Deux plaintes ont, par ailleurs, été déposées dans cette affaire. Au nom de la SCC, Antoine Gilibert a accepté de revenir sur cette transaction
Eric Woerth a indiqué, cette semaine, que c’est à Matignon qu’a été décidée la vente de l’hippodrome. Le saviez-vous?
Antoine Gilibert. A l’époque, des gens de France Domaine m’ont en effet dit qu’une réunion interministérielle avait lieu sur ce sujet. Mais je n’ai pas été informé des problèmes soulevés à cette occasion.
Nous sommes une association à but non lucratif, composée de bénévoles, tous passionnés par le monde du cheval. Les problèmes juridiques ne sont pas notre fort. Et nous ne nous sentons en rien concernés par les questions politiques que soulève éventuellement ce dossier.
Connaissez-vous Eric Woerth? Son épouse?
Je ne les ai jamais vus et ne leur ai jamais parlé, même au téléphone. Eric Woerth n’est pas un habitué du monde des courses. A ma connaissance, avant de devenir maire de Chantilly, il ne fréquentait guère les hippodromes.
Son épouse, en revanche, est à la tête d’une écurie...
Je ne la connais pas.
Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, est un de vos amis. On le dit aussi proche des époux Woerth. Est-il intervenu dans ce dossier?
A ma connaissance, non. Mais peut-être l’a-t-il fait en qualité de maire de la ville.
Le parquet de Compiègne a été saisi de deux plaintes concernant la cession de l’hippodrome. Le prix de vente du terrain, fixé à 2,5 millions d’euros, est notamment considéré comme trop faible. Qu’en pensez-vous?
Cette évaluation a été réalisée par France Domaine, qui est un service de l’Etat. Je leur fais confiance. Je rappelle qu’en 2003, lorsque le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard avait proposé, au lieu d’une vente, d’échanger l’hippodrome contre des parcelles de forêt, l’Office National des Forêts avait fixé son prix à 1,25 million d’euros. Dommage que cet échange n’ait pu se faire.
Fin 2009, étiez-vous vraiment le seul candidat à l’acquisition de ce terrain?
Oui.
Si une vente aux enchères avait eu lieu, jusqu’à quel prix étiez-vous prêt à aller?
Pas davantage que la somme qui nous a été fixée.
Olivier Kowal, élu PS de Compiègne et urbaniste, évalue la valeur véritable du terrain à 20 millions d’euros. Qu’en dites-vous?
La SCC est tout à fait disposée à céder le terrain à Olivier Kowal à ce prix là! Soyons sérieux: il s’agit d’un terrain inconstructible, sur lequel il ne peut y avoir que des chevaux et un golf pendant les cinquante prochaines années. Et je rappelle que son prix a été fixé par les services de l’Etat, pas par nous.
Vous souhaitez y implanter un restaurant panoramique.
La plupart des hippodromes de France possèdent ce type de restaurant. Pourquoi pas nous? A partir du moment où c’est en lien avec l’activité hippique, cela ne pose aucun problème. Nous verrons cela dans deux ou trois ans.
Le 13 janvier prochain, la Cour de Justice de la République doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites à l’encontre d’Eric Woerth, soupçonné notamment de «favoritisme» et de «prise illégale d’intérêts».
Qu’en pensez-vous?
Que ce soit dans le cadre des plaintes déposées au parquet de Compiègne ou d’une éventuelle instruction de la Cour de Justice de la République, je suis prêt à répondre à toutes les questions que l’on souhaitera me poser. La SCC en assez d’être la victime collatérale de cette polémique politicienne
http://www.leparisien.fr/oise-60/hippodrome-de-compiegne-la-version-du-president-de-la-societe-des-courses-07-01-2011-1217462.php
Eric Woerth a indiqué, cette semaine, que c’est à Matignon qu’a été décidée la vente de l’hippodrome. Le saviez-vous?
Antoine Gilibert. A l’époque, des gens de France Domaine m’ont en effet dit qu’une réunion interministérielle avait lieu sur ce sujet. Mais je n’ai pas été informé des problèmes soulevés à cette occasion.
Nous sommes une association à but non lucratif, composée de bénévoles, tous passionnés par le monde du cheval. Les problèmes juridiques ne sont pas notre fort. Et nous ne nous sentons en rien concernés par les questions politiques que soulève éventuellement ce dossier.
Connaissez-vous Eric Woerth? Son épouse?
Je ne les ai jamais vus et ne leur ai jamais parlé, même au téléphone. Eric Woerth n’est pas un habitué du monde des courses. A ma connaissance, avant de devenir maire de Chantilly, il ne fréquentait guère les hippodromes.
Son épouse, en revanche, est à la tête d’une écurie...
Je ne la connais pas.
Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, est un de vos amis. On le dit aussi proche des époux Woerth. Est-il intervenu dans ce dossier?
A ma connaissance, non. Mais peut-être l’a-t-il fait en qualité de maire de la ville.
Le parquet de Compiègne a été saisi de deux plaintes concernant la cession de l’hippodrome. Le prix de vente du terrain, fixé à 2,5 millions d’euros, est notamment considéré comme trop faible. Qu’en pensez-vous?
Cette évaluation a été réalisée par France Domaine, qui est un service de l’Etat. Je leur fais confiance. Je rappelle qu’en 2003, lorsque le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard avait proposé, au lieu d’une vente, d’échanger l’hippodrome contre des parcelles de forêt, l’Office National des Forêts avait fixé son prix à 1,25 million d’euros. Dommage que cet échange n’ait pu se faire.
Fin 2009, étiez-vous vraiment le seul candidat à l’acquisition de ce terrain?
Oui.
Si une vente aux enchères avait eu lieu, jusqu’à quel prix étiez-vous prêt à aller?
Pas davantage que la somme qui nous a été fixée.
Olivier Kowal, élu PS de Compiègne et urbaniste, évalue la valeur véritable du terrain à 20 millions d’euros. Qu’en dites-vous?
La SCC est tout à fait disposée à céder le terrain à Olivier Kowal à ce prix là! Soyons sérieux: il s’agit d’un terrain inconstructible, sur lequel il ne peut y avoir que des chevaux et un golf pendant les cinquante prochaines années. Et je rappelle que son prix a été fixé par les services de l’Etat, pas par nous.
Vous souhaitez y implanter un restaurant panoramique.
La plupart des hippodromes de France possèdent ce type de restaurant. Pourquoi pas nous? A partir du moment où c’est en lien avec l’activité hippique, cela ne pose aucun problème. Nous verrons cela dans deux ou trois ans.
Le 13 janvier prochain, la Cour de Justice de la République doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites à l’encontre d’Eric Woerth, soupçonné notamment de «favoritisme» et de «prise illégale d’intérêts».
Qu’en pensez-vous?
Que ce soit dans le cadre des plaintes déposées au parquet de Compiègne ou d’une éventuelle instruction de la Cour de Justice de la République, je suis prêt à répondre à toutes les questions que l’on souhaitera me poser. La SCC en assez d’être la victime collatérale de cette polémique politicienne
http://www.leparisien.fr/oise-60/hippodrome-de-compiegne-la-version-du-president-de-la-societe-des-courses-07-01-2011-1217462.php
Gbagbo renvoie les ambassadeurs britannique et canadien
Le gouvernement de Laurent Gbagbo a annoncé jeudi le renvoi de Côte d'Ivoire des ambassadeurs britannique et canadien, première réplique à une communauté internationale qui reconnaît son rival Alassane Ouattara comme président légitime. Ces décisions ont été prises "en application du principe de réciprocité régissant les relations diplomatiques", a expliqué le porte-parole du gouvernement Ahoua Don Mello sur la télévision d'Etat RTI. Le Royaume-Uni et le Canada avaient en effet retiré fin décembre 2010 les accréditations des ambassadeurs ivoiriens nommés par Laurent Gbagbo et indiqué qu'ils reconnaîtraient les représentants nommés par Alassane Ouattara
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/gbagbo-renvoie-les-ambassadeurs-britannique-et-canadien-6216275.html
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/gbagbo-renvoie-les-ambassadeurs-britannique-et-canadien-6216275.html
mercredi 5 janvier 2011
Hippodrome de Compiègne : Matignon dément avoir tranché
Eric Woerth a mouillé Matignon ? Qu'à cela ne tienne, Matignon a ses arguments pour se dédouaner : une réunion à Matignon oui, un arbitrage de Matignon non. Après les déclarations d'Eric Woerth selon lesquelles "c'est Matignon qui a tranché en mars 2010 lors d'une réunion informelle" dans la cession par l'Etat à la Société des courses locale de l'hippodrome de Compiègne, Matignon a confirmé mercredi que certes "une réunion informelle" avait eu lieu à Matignon au sujet de cette vente. Réunion "au niveau des conseillers (...) à la demande du ministère de l'Agriculture". Que certes il y a avait bien là des représentants de Bercy et du ministère de l'Agriculture
En revanche, point d'arbitrage : ce n'est pas Matignon qui a tranché, affirme ses services. "Lors de cette réunion, les deux ministères de l'Agriculture (en charge des forêts) et du Budget (administration des domaines) sont tombés d'accord sur la procédure de vente", assure l'entourage de François Fillon. D'ailleurs, ajoute une source gouvernementale, s'il y avait eu demande d'arbitrage par Matignon, c'est une réunion interministérielle (et non informelle) qui aurait été organisée avec un relevé de décisions à la clé, "ce qui n'a pas été le cas".
Réponse à la CJR probablement le 13 janvier
Ce dossier, affirmait en outre l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, "a été traité en interne par les administrations et, évidemment, pas par moi. Ce dossier m'a occupé six minutes, peut-être sept". Défendant la procédure de vente de gré à gré, sans mise en concurrence, Eric Woerth poursuivait en affirmant que "si c'était à refaire, [il] agirai[t] exactement de la même façon". Il ajoutait que la vente "s'inscrit pleinement" dans le cadre de la politique immobilière de l'Etat qui, dit-il, "n'a pas à être propriétaire d'un hippodrome". L'analyse du procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal est tout autre. En principe, selon lui, la vente d'une parcelle de forêt domaniale de ce type n'est pas possible légalement. Seul un échange serait autorisé ou il faut passer par une loi. Il n'y a pas eu de surcroît d'appel d'offre, relève-t-il, d'où le soupçon de "favoritisme". Par ailleurs, Eric Woerth, maire de Chantilly depuis 1995, est proche du milieu des courses, son épouse Florence Woerth possède avec d'autres une écurie, ce qui alimente les soupçons de "prise illégale d'intérêts".
Autant de déclarations qui interviennent à quelques jours de la décision de la Cour de justice de la République sur une éventuelle enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le sort d'Eric Woerth auprès de la Cour de justice de la République concernant ce dossier devrait en effet être rendu public le 13 janvier par la commission d'instruction de cette Cour. Trois possibilités s'offrent à elle. La commission peut d'abord juger qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR. Cette décision, motivée, n'est pas susceptible d'appel. Sur quelque 1.050 requêtes déposées contre des ministres depuis 1993, 17 ont abouti à une saisine de la commission d'instruction.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-matignon-dement-avoir-tranche-6213090.html
En revanche, point d'arbitrage : ce n'est pas Matignon qui a tranché, affirme ses services. "Lors de cette réunion, les deux ministères de l'Agriculture (en charge des forêts) et du Budget (administration des domaines) sont tombés d'accord sur la procédure de vente", assure l'entourage de François Fillon. D'ailleurs, ajoute une source gouvernementale, s'il y avait eu demande d'arbitrage par Matignon, c'est une réunion interministérielle (et non informelle) qui aurait été organisée avec un relevé de décisions à la clé, "ce qui n'a pas été le cas".
Réponse à la CJR probablement le 13 janvier
Ce dossier, affirmait en outre l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, "a été traité en interne par les administrations et, évidemment, pas par moi. Ce dossier m'a occupé six minutes, peut-être sept". Défendant la procédure de vente de gré à gré, sans mise en concurrence, Eric Woerth poursuivait en affirmant que "si c'était à refaire, [il] agirai[t] exactement de la même façon". Il ajoutait que la vente "s'inscrit pleinement" dans le cadre de la politique immobilière de l'Etat qui, dit-il, "n'a pas à être propriétaire d'un hippodrome". L'analyse du procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal est tout autre. En principe, selon lui, la vente d'une parcelle de forêt domaniale de ce type n'est pas possible légalement. Seul un échange serait autorisé ou il faut passer par une loi. Il n'y a pas eu de surcroît d'appel d'offre, relève-t-il, d'où le soupçon de "favoritisme". Par ailleurs, Eric Woerth, maire de Chantilly depuis 1995, est proche du milieu des courses, son épouse Florence Woerth possède avec d'autres une écurie, ce qui alimente les soupçons de "prise illégale d'intérêts".
Autant de déclarations qui interviennent à quelques jours de la décision de la Cour de justice de la République sur une éventuelle enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le sort d'Eric Woerth auprès de la Cour de justice de la République concernant ce dossier devrait en effet être rendu public le 13 janvier par la commission d'instruction de cette Cour. Trois possibilités s'offrent à elle. La commission peut d'abord juger qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR. Cette décision, motivée, n'est pas susceptible d'appel. Sur quelque 1.050 requêtes déposées contre des ministres depuis 1993, 17 ont abouti à une saisine de la commission d'instruction.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-matignon-dement-avoir-tranche-6213090.html
La famille de Robert Boulin saisit la Cour européenne des droits de l'homme
La famille de Robert Boulin a déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour contester le refus de la justice française de rouvrir l'enquête sur le décès de l'ancien ministre en 1979, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat. La mort de M. Boulin, à 59 ans le 30 octobre 1979, à la suite d'une suicide selon la justice, mais d'un assassinat selon sa fille, a été une des grandes affaires politico-judiciaires de la Vème République.
Le procureur général de Paris s'est opposé en juin à la réouverture de l'enquête réclamée par la fille de M. Boulin, Fabienne Boulin-Burgeat, pour "charges nouvelles". Pour l'avocat de la famille, Me Olivier Morice, le parquet général, seul en mesure de rouvrir l'enquête et dépendant directement du ministre de la Justice, n'est pas une autorité judiciaire indépendante et aucun recours n'est possible en France contre sa décision. "Dans une affaire aussi sensible relative au décès d'un ministre en exercice et considérée comme l'une des énigmes les plus importantes de la Vème République (..) une approche sereine et impartiale de la demande de réouverture de l'information judiciaire formulée par Mme Boulin était indispensable et ne pouvait être assurée que par des magistrats indépendants du pouvoir exécutif", estime la famille Boulin dans sa requête.
Le cadavre de l'ancien ministre de Valéry Giscard-d'Estaing, avait été retrouvé dans 50 cm d'eau d'un étang, près de la forêt de Rambouillet. La police avait conclu un mois plus tard à un suicide par noyade après absorption d'un somnifère. Selon la version officielle, M. Boulin aurait mis fin à ses jours pour échapper au déshonneur après sa mise en cause dans une affaire d'escroquerie liée à l'achat d'un terrain à Ramatuelle (Var). Mais pour la famille, il pourrait avoir été victime de rivalités au sein de la famille gaulliste à l'approche de l'élection présidentielle de 1981.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/la-famille-de-robert-boulin-saisit-la-cour-europeenne-des-droits-6211833.html
Le procureur général de Paris s'est opposé en juin à la réouverture de l'enquête réclamée par la fille de M. Boulin, Fabienne Boulin-Burgeat, pour "charges nouvelles". Pour l'avocat de la famille, Me Olivier Morice, le parquet général, seul en mesure de rouvrir l'enquête et dépendant directement du ministre de la Justice, n'est pas une autorité judiciaire indépendante et aucun recours n'est possible en France contre sa décision. "Dans une affaire aussi sensible relative au décès d'un ministre en exercice et considérée comme l'une des énigmes les plus importantes de la Vème République (..) une approche sereine et impartiale de la demande de réouverture de l'information judiciaire formulée par Mme Boulin était indispensable et ne pouvait être assurée que par des magistrats indépendants du pouvoir exécutif", estime la famille Boulin dans sa requête.
Le cadavre de l'ancien ministre de Valéry Giscard-d'Estaing, avait été retrouvé dans 50 cm d'eau d'un étang, près de la forêt de Rambouillet. La police avait conclu un mois plus tard à un suicide par noyade après absorption d'un somnifère. Selon la version officielle, M. Boulin aurait mis fin à ses jours pour échapper au déshonneur après sa mise en cause dans une affaire d'escroquerie liée à l'achat d'un terrain à Ramatuelle (Var). Mais pour la famille, il pourrait avoir été victime de rivalités au sein de la famille gaulliste à l'approche de l'élection présidentielle de 1981.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/la-famille-de-robert-boulin-saisit-la-cour-europeenne-des-droits-6211833.html
Hippodrome de Compiègne : Woerth mouille Matignon
Il contre-attaque et mouille tout le monde. L'ancien ministre Eric Woerth assure, dans une interview au Figaro (de mercredi et mise en ligne sur son site), que "c'est Matignon qui a tranché en mars 2010 lors d'une réunion informelle" sur la cession par l'Etat de l'hippodrome de Compiègne, dans l'Oise, à la Société des courses locale. Ce dossier, affirme l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, "a été traité en interne par les administrations et, évidemment, pas par moi. Ce dossier m'a occupé six minutes, peut-être sept". "Le 12 mars 2010", poursuit-il, "c'est Matignon qui a tranché lors d'une réunion interministérielle informelle. Y assistaient les représentants de Bercy et de l'Agriculture. Le cabinet du Premier ministre a arbitré dans le sens de France Domaine" (organisme de l'Etat chargé notamment de la vente des biens de l'Etat). Défendant la procédure de vente de gré à gré, sans mise enconcurrence, Eric Woerth poursuit en affirmant que "si c'était à refaire, [il] agirai[t] exactement de la même façon".
Des déclarations qui interviennent à quelques jours de la décision de la Cour de justice de la République sur une éventuelle enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le sort d'Eric Woerth auprès de la Cour de justice de la République concernant ce dossier devrait en effet être rendu public le 13 janvier par la commission d'instruction de cette Cour. Trois possibilités s'offrent à elle. La commission peut d'abord juger qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR. Cette décision, motivée, n'est pas susceptible d'appel. Sur quelque 1.050 requêtes déposées contre des ministres depuis 1993, 17 ont abouti à une saisine de la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR.
Cet été, Le Canard Enchaîné a accusé Eric Woerth, maire de Chantilly, dans l'Oise, d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. M. Woerth avait déjà vivement contesté la version de l'hebdomadaire. Fin août 2010, le journal satirique avait publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture. Dans ce courrier de 2003, Hervé Gaymard refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-woerth-mouille-matignon-6211803.html
Des déclarations qui interviennent à quelques jours de la décision de la Cour de justice de la République sur une éventuelle enquête pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Le sort d'Eric Woerth auprès de la Cour de justice de la République concernant ce dossier devrait en effet être rendu public le 13 janvier par la commission d'instruction de cette Cour. Trois possibilités s'offrent à elle. La commission peut d'abord juger qu'il n'y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR. Cette décision, motivée, n'est pas susceptible d'appel. Sur quelque 1.050 requêtes déposées contre des ministres depuis 1993, 17 ont abouti à une saisine de la commission d'instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR.
Cet été, Le Canard Enchaîné a accusé Eric Woerth, maire de Chantilly, dans l'Oise, d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. M. Woerth avait déjà vivement contesté la version de l'hebdomadaire. Fin août 2010, le journal satirique avait publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture. Dans ce courrier de 2003, Hervé Gaymard refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.
http://lci.tf1.fr/politique/2011-01/hippodrome-de-compiegne-woerth-mouille-matignon-6211803.html
lundi 3 janvier 2011
Le sort d'Éric Woerth tranché le 13 janvier devant la CJR
La commission d'instruction pourrait être saisie de l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne.
Une étape capitale approche pour Éric Woerth. Le 13 janvier prochain, l'ancien ministre saura si la Cour de justice de la République (CJR) se saisit de l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne dans laquelle il est susceptible d'être mis en cause.
Ce jour-là, la commission des requêtes de la CJR doit dire si elle estime justifié de transmettre le dossier à l'instance d'instruction proprement dite. Dans l'affirmative, cette commission, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Éric Woerth devant la Cour de justice, seule compétente pour juger les actes des ministres commis dans l'exercice de leurs fonctions. Pour l'ancien ministre du Travail débuterait alors un long parcours judiciaire : les enquêtes de la CJR durent en général plusieurs années.
Les faits remontent au mois de mars dernier. Cette fois, il n'est plus question de l'héritière de L'Oréal, mais d'un terrain de courses. Alors ministre du Budget (avant d'être nommé au Travail, puis de quitter le gouvernement Fillon en novembre), Éric Woerth autorise la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne, comprenant un golf et un hippodrome. Appartenant à l'État, le terrain de 58 hectares installé sur le domaine forestier est alors cédé pour 2,5 millions d'euros à la Société des courses de Compiègne, association privée jusqu'alors locataire des lieux.
Depuis, cette vente a été contestée. Les forêts domaniales font l'objet de lois bien spécifiques, et plusieurs voix se sont élevées, estimant que les textes n'avaient pas été respectés. Un groupe de députés PS, emmené par Christian Bataille, a décidé, après avoir attiré l'attention du procureur général de la Cour de cassation sur le cas Woerth, de porter plainte aussi devant les tribunaux ordinaires. Les parlementaires ne visent pas uniquement le ministre : ils attaquent également pour complicité «les quelques personnes, qui, autour de lui, ne pouvaient ignorer qu'elles contournaient la loi, comme le trésorier-payeur général ou le conservateur des hypothèques - qui est en principe responsable sur ses propres deniers…», explique Christian Bataille. Le principal syndicat de l'Office national des forêts a également déposé plainte. Le procureur de Compiègne a demandé à ce que le dossier soit dépaysé vers une autre juridiction, si bien que la CJR a aujourd'hui la main.
Woerth réfute les accusations
Les plaignants relèvent notamment que la vente a été conclue de gré à gré, sans mise en concurrence et sans passer par le Parlement, comme l'impose la loi dans certaines circonstances pour les forêts domaniales. Sept ans auparavant, le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard s'était opposé à une transaction financière, en s'appuyant sur la législation en vigueur. Ces interrogations ont cependant été réfutées par le ministre du Budget qui explique en substance que l'État ne pouvait espérer tirer meilleur parti d'un terrain qui lui rapportait moins de 50.000 euros par an et que la Société des courses de Compiègne était la seule à pouvoir se porter acquéreur puisqu'elle détenait un bail de douze ans.
Les hauts magistrats n'ont toutefois pas été insensibles aux arguments des contestataires. Selon les réquisitions d'Yves Charpenel, avocat général de la CJR, plusieurs infractions sont susceptibles d'être reprochées à l'ancien ministre. Le parquet général de la Cour de cassation vise le délit de favoritisme, mais, surtout, s'interroge sur les raisons d'une telle transaction, estimant que des indices de trafic d'influence et de prise illégale d'intérêts existent. Il suggère à la CJR de «vérifier l'existence ou l'absence de liens d'intérêts entre le ministre du Budget et les bénéficiaires de cette vente . Au détour de cette phrase figure l'un des principaux éléments pouvant alimenter le soupçon de prise illégale d'intérêts : Hubert Monzat, le directeur général de France Galop, société à laquelle est liée par contrat la Société des courses de Compiègne, pour l'organisation des courses, a été conseiller au cabinet d'Éric Woerth au Budget.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/02/01016-20110102ARTFIG00160-le-sort-d-eric-woerth-tranche-le-13janvier-devant-la-cjr.php
Une étape capitale approche pour Éric Woerth. Le 13 janvier prochain, l'ancien ministre saura si la Cour de justice de la République (CJR) se saisit de l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne dans laquelle il est susceptible d'être mis en cause.
Ce jour-là, la commission des requêtes de la CJR doit dire si elle estime justifié de transmettre le dossier à l'instance d'instruction proprement dite. Dans l'affirmative, cette commission, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d'Éric Woerth devant la Cour de justice, seule compétente pour juger les actes des ministres commis dans l'exercice de leurs fonctions. Pour l'ancien ministre du Travail débuterait alors un long parcours judiciaire : les enquêtes de la CJR durent en général plusieurs années.
Les faits remontent au mois de mars dernier. Cette fois, il n'est plus question de l'héritière de L'Oréal, mais d'un terrain de courses. Alors ministre du Budget (avant d'être nommé au Travail, puis de quitter le gouvernement Fillon en novembre), Éric Woerth autorise la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne, comprenant un golf et un hippodrome. Appartenant à l'État, le terrain de 58 hectares installé sur le domaine forestier est alors cédé pour 2,5 millions d'euros à la Société des courses de Compiègne, association privée jusqu'alors locataire des lieux.
Depuis, cette vente a été contestée. Les forêts domaniales font l'objet de lois bien spécifiques, et plusieurs voix se sont élevées, estimant que les textes n'avaient pas été respectés. Un groupe de députés PS, emmené par Christian Bataille, a décidé, après avoir attiré l'attention du procureur général de la Cour de cassation sur le cas Woerth, de porter plainte aussi devant les tribunaux ordinaires. Les parlementaires ne visent pas uniquement le ministre : ils attaquent également pour complicité «les quelques personnes, qui, autour de lui, ne pouvaient ignorer qu'elles contournaient la loi, comme le trésorier-payeur général ou le conservateur des hypothèques - qui est en principe responsable sur ses propres deniers…», explique Christian Bataille. Le principal syndicat de l'Office national des forêts a également déposé plainte. Le procureur de Compiègne a demandé à ce que le dossier soit dépaysé vers une autre juridiction, si bien que la CJR a aujourd'hui la main.
Woerth réfute les accusations
Les plaignants relèvent notamment que la vente a été conclue de gré à gré, sans mise en concurrence et sans passer par le Parlement, comme l'impose la loi dans certaines circonstances pour les forêts domaniales. Sept ans auparavant, le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard s'était opposé à une transaction financière, en s'appuyant sur la législation en vigueur. Ces interrogations ont cependant été réfutées par le ministre du Budget qui explique en substance que l'État ne pouvait espérer tirer meilleur parti d'un terrain qui lui rapportait moins de 50.000 euros par an et que la Société des courses de Compiègne était la seule à pouvoir se porter acquéreur puisqu'elle détenait un bail de douze ans.
Les hauts magistrats n'ont toutefois pas été insensibles aux arguments des contestataires. Selon les réquisitions d'Yves Charpenel, avocat général de la CJR, plusieurs infractions sont susceptibles d'être reprochées à l'ancien ministre. Le parquet général de la Cour de cassation vise le délit de favoritisme, mais, surtout, s'interroge sur les raisons d'une telle transaction, estimant que des indices de trafic d'influence et de prise illégale d'intérêts existent. Il suggère à la CJR de «vérifier l'existence ou l'absence de liens d'intérêts entre le ministre du Budget et les bénéficiaires de cette vente . Au détour de cette phrase figure l'un des principaux éléments pouvant alimenter le soupçon de prise illégale d'intérêts : Hubert Monzat, le directeur général de France Galop, société à laquelle est liée par contrat la Société des courses de Compiègne, pour l'organisation des courses, a été conseiller au cabinet d'Éric Woerth au Budget.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/02/01016-20110102ARTFIG00160-le-sort-d-eric-woerth-tranche-le-13janvier-devant-la-cjr.php
dimanche 2 janvier 2011
Gbagbo: l'Onu a "tiré" sur des civils, elle doit partir
L'option de l'intervention militaire se rapproche. Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo a accusé samedi l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) d'avoir "tiré sur des civils", et a de nouveau exigé son départ du pays. Auparavant le camp pro-Ouattara, qui avait posé vendredi un ultimatum à Gbagbo, jugeait le recours à la force inévitable.
Gbgbo, fidèle au poste...
Pour Gbagbo, c'est l'Onu qui est en faute. "Effectivement, l'Onuci a tiré sur nos concitoyens, deux de nos concitoyens que vous avez vus à la télévision, qui sont aujourd'hui à l'hôpital militaire d'Abidjan", a déclaré le président autoproclamé à la télévision publique RTI. Il faisait référence à un incident qui a impliqué mercredi à Abidjan des Casques bleus à une foule hostile. L'Onuci avait alors formellement démenti avoir tiré sur la foule. "Ce n'est pas le rôle des forces de l'ONU de tirer sur les citoyens, ce n'est même pas leur rôle de faire la guerre. Leur rôle est de rassurer, or, depuis un moment, elles ne rassurent plus", affirmé M. Gbagbo. "Aujourd'hui, quand l'Onuci tire sur des civils, ce n'est pas normal et c'est pourquoi je demande leur départ", a-t-il dit. "Je demande vraiment le départ de l'Onuci et le départ de la Licorne qui les accompagne", a-t-il insisté. L'Onuci, composée de 9000 hommes, est appuyée par 900 soldats français de l'opération Licorne.
Les pro-Ouattara résignés à l'emploi de la force
On est donc loin d'un dénouement pacifique à la crise ivoirienne. Auparavant, les partisans d'Alassane Ouattara ont d'ailleurs jugé inévitable un rapide recours international à la force pour chasser de la présidence ivoirienne le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après le second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre. Vendredi soir, le camp pro-Ouattara avait donné à Gbagbo jusqu'à minuit pour renoncer au pouvoir. Ce dernier n'a, évidemment, pas cédé.
Dernier recours
Du côté de la communauté internationale, on espère toujours pouvoir dénouer la crise grâce à des négociations. Trois chefs d'Etat membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), les présidents du Cap-Vert Pedro Pires, de la Sierra Leone Ernest Koroma et du Bénin Boni Yayi, qui avaient déjà tenté une médiation mardi dernier, seront de retour lundi dans la capitale économique ivoirienne. Mais, faute de convaincre Laurent Gbagbo de se retirer, la Cedeao n'a pas exclu un "recours légitime" à la force.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/gbagbo-l-onu-a-tire-sur-des-civils-elle-doit-partir-6209351.html
Gbgbo, fidèle au poste...
Pour Gbagbo, c'est l'Onu qui est en faute. "Effectivement, l'Onuci a tiré sur nos concitoyens, deux de nos concitoyens que vous avez vus à la télévision, qui sont aujourd'hui à l'hôpital militaire d'Abidjan", a déclaré le président autoproclamé à la télévision publique RTI. Il faisait référence à un incident qui a impliqué mercredi à Abidjan des Casques bleus à une foule hostile. L'Onuci avait alors formellement démenti avoir tiré sur la foule. "Ce n'est pas le rôle des forces de l'ONU de tirer sur les citoyens, ce n'est même pas leur rôle de faire la guerre. Leur rôle est de rassurer, or, depuis un moment, elles ne rassurent plus", affirmé M. Gbagbo. "Aujourd'hui, quand l'Onuci tire sur des civils, ce n'est pas normal et c'est pourquoi je demande leur départ", a-t-il dit. "Je demande vraiment le départ de l'Onuci et le départ de la Licorne qui les accompagne", a-t-il insisté. L'Onuci, composée de 9000 hommes, est appuyée par 900 soldats français de l'opération Licorne.
Les pro-Ouattara résignés à l'emploi de la force
On est donc loin d'un dénouement pacifique à la crise ivoirienne. Auparavant, les partisans d'Alassane Ouattara ont d'ailleurs jugé inévitable un rapide recours international à la force pour chasser de la présidence ivoirienne le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après le second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre. Vendredi soir, le camp pro-Ouattara avait donné à Gbagbo jusqu'à minuit pour renoncer au pouvoir. Ce dernier n'a, évidemment, pas cédé.
Dernier recours
Du côté de la communauté internationale, on espère toujours pouvoir dénouer la crise grâce à des négociations. Trois chefs d'Etat membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), les présidents du Cap-Vert Pedro Pires, de la Sierra Leone Ernest Koroma et du Bénin Boni Yayi, qui avaient déjà tenté une médiation mardi dernier, seront de retour lundi dans la capitale économique ivoirienne. Mais, faute de convaincre Laurent Gbagbo de se retirer, la Cedeao n'a pas exclu un "recours légitime" à la force.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/gbagbo-l-onu-a-tire-sur-des-civils-elle-doit-partir-6209351.html
samedi 1 janvier 2011
Otages en Afghanistan : les talibans manifestent leur impatience
Malgré les nombreuses déclarations optimistes des autorités françaises, les deux journalistes de France 3 retenus en otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ont entamé jeudi leur deuxième année de captivité, une durée particulièrement longue dans ce genre d'affaires. Dans une vidéo transmise en avril, les talibans afghans avaient menacé de les tuer ainsi que leurs accompagnateurs si Paris n'obtenait pas, notamment de Kaboul et de Washington, la libération de prisonniers en échange de leur remise en liberté. Alors que la date anniversaire de l'enlèvement vient d'être dépassée, ils manifestent désormais leur impatience.
Nous avons présenté nos conditions et nos exigences il y a déjà un an au gouvernement français en échange de la libération des otages français. Ce sont des exigences très simples et très faciles à remplir, mais malheureusement ils n'ont pas prêté beaucoup d'attention à nos conditions", a déclaré samedi un de leurs porte-parole, interrogé par un journaliste de l'Agence France-Presse. Si les autorités françaises "avaient accepté nos conditions, ils (les otages) auraient déjà été libérés", a-t-il poursuivi, qualifiant le gouvernement français "d'irresponsable" et refusant de dévoiler lesdites conditions.
"Pas des informations dont un journaliste a besoin"
Ce porte-parole des talibans a également affirmé que les deux journalistes de France 3 avaient été capturés car ils se livraient à de l'espionnage dans une zone contrôlée par les talibans. "Les informations qu'ils collectaient n'étaient pas des informations dont un journaliste a besoin. Les informations qu'ils récoltaient étaient plus dans l'intérêt d'agences d'espionnage", a-t-il accusé. Et de justifier : "Ils ont été arrêtés pour deux raisons : premièrement, ils ne nous ont pas contactés (...) et s'étaient rendus sur la zone sans notre permission", a-t-il précisé. "Deuxièmement, il étaient en train de récolter des informations qui tenaient du renseignement. Les informations et les documents que nous avons retrouvés sur eux, suggèrent qu'ils cherchaient à récolter du renseignement", a-t-il poursuivi.
Les deux journalistes et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés le 30 décembre 2009 à une soixantaine de km à l'est de Kaboul, dans la province instable et montagneuse de Kapisa. Une partie des troupes françaises de la force de l'Otan (Isaf) est stationnée dans cette zone, une présence qui donne à leur enlèvement par un groupe taliban local une portée politique et complique les négociations.
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2011-01/otages-en-afghanistan-les-talibans-manifestent-leur-impatience-6209194.html
Nous avons présenté nos conditions et nos exigences il y a déjà un an au gouvernement français en échange de la libération des otages français. Ce sont des exigences très simples et très faciles à remplir, mais malheureusement ils n'ont pas prêté beaucoup d'attention à nos conditions", a déclaré samedi un de leurs porte-parole, interrogé par un journaliste de l'Agence France-Presse. Si les autorités françaises "avaient accepté nos conditions, ils (les otages) auraient déjà été libérés", a-t-il poursuivi, qualifiant le gouvernement français "d'irresponsable" et refusant de dévoiler lesdites conditions.
"Pas des informations dont un journaliste a besoin"
Ce porte-parole des talibans a également affirmé que les deux journalistes de France 3 avaient été capturés car ils se livraient à de l'espionnage dans une zone contrôlée par les talibans. "Les informations qu'ils collectaient n'étaient pas des informations dont un journaliste a besoin. Les informations qu'ils récoltaient étaient plus dans l'intérêt d'agences d'espionnage", a-t-il accusé. Et de justifier : "Ils ont été arrêtés pour deux raisons : premièrement, ils ne nous ont pas contactés (...) et s'étaient rendus sur la zone sans notre permission", a-t-il précisé. "Deuxièmement, il étaient en train de récolter des informations qui tenaient du renseignement. Les informations et les documents que nous avons retrouvés sur eux, suggèrent qu'ils cherchaient à récolter du renseignement", a-t-il poursuivi.
Les deux journalistes et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés le 30 décembre 2009 à une soixantaine de km à l'est de Kaboul, dans la province instable et montagneuse de Kapisa. Une partie des troupes françaises de la force de l'Otan (Isaf) est stationnée dans cette zone, une présence qui donne à leur enlèvement par un groupe taliban local une portée politique et complique les négociations.
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2011-01/otages-en-afghanistan-les-talibans-manifestent-leur-impatience-6209194.html
vendredi 31 décembre 2010
Côte d'Ivoire : l'ultimatum de Ouattara à Gbagbo
Dernière soirée avant la reprise des violences ?
Alassane Ouattara, reconnu comme le président ivoirien par la communauté internationale, a donné à Laurent Gbagbo jusqu'à minuit ce vendredi pour quitter le pouvoir, promettant qu'"il n'aurait pas d'ennuis" s'il se retirait dans ce délai, a dit son Premier ministre Guillaume Soro.
La mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui s'est rendue mardi à Abidjan "est venue demander sans concession à M. Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir", a-t-il déclaré devant la presse, depuis le grand hôtel abidjanais transformé en QG du camp Ouattara. "Cette mission a demandé au président Alassane (Ouattara) de donner des garanties (que) si M. Gbagbo quittait le pouvoir, il n'aurait pas d'ennuis", a poursuivi M. Soro. "Si d'ici minuit, il ne quitte pas le pouvoir, le président de la République sera au regret d'envisager d'autres mesures", a prévenu M. Soro, se redisant "convaincu que seule la force" le fera partir.
- La France réitère son appel au départ
Le 22 décembre, la France avait recommandé aux expatriés français -environ 14.000- de quitter la Côte d'Ivoire en raison de la crise dans le pays. Ce conseil a été très peu suivi.
Vendredi, le Quai d'Orsay a une nouvelle fois lancé cet avis, en l'adressant particulièrement aux familles avec enfants. "Bien que les ressortissants étrangers ne soient pas jusqu'à présent directement menacés, les autorités françaises renouvellent leur conseil de différer les projets de voyages vers la Côte d'Ivoire et, à tous les Français qui le peuvent, notamment aux familles avec enfants, de quitter provisoirement la Côte d'Ivoire dans l'attente d'une normalisation de la situation", explique le ministère des Affaires étrangères.
La rentrée des écoles françaises en Côte d'Ivoire, prévue le 5 janvier prochain, a également été reportée au 17 janvier.
- Les plans militaires de la Cédéao finalisés
Les chefs militaires de la Communauté économiquedes Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont finalisé leurs plans visant à renverser par la force si Laurent Gbagbo si les discussions en cours pour qu'il cède le pouvoir échouent, a annoncé vendredi l'armée nigériane, dont le pays dirige l'organisation en ce moment.
- L'UE approuve des sanctions contre 59 proches de Gbagbo
L'Union européenne a approuvé vendredi des sanctions contre 59 proches du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a-t-on appris vendredi de source diplomatiques. Les 59 personnes qui figurent sur cette liste sont désormais interdites de visas pour l'UE. La quasi totalité des membres du "prétendu" gouvernement de M. Gbagbo sont sur la liste qui compte également des membres du Conseil constitutionnel ainsi que des responsables économiques et des médias.
- Crimes contre l'humanité ?
Les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, à la suite de l'élection de fin novembre, pourraient constituer des "crimes contre l'humanité" qui doivent être "sévèrement punis", affirment vendredi dans un communiqué des experts de l'Onu.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-12/cote-d-ivoire-nouvel-avis-de-la-france-a-ses-expatries-6208603.html
Alassane Ouattara, reconnu comme le président ivoirien par la communauté internationale, a donné à Laurent Gbagbo jusqu'à minuit ce vendredi pour quitter le pouvoir, promettant qu'"il n'aurait pas d'ennuis" s'il se retirait dans ce délai, a dit son Premier ministre Guillaume Soro.
La mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui s'est rendue mardi à Abidjan "est venue demander sans concession à M. Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir", a-t-il déclaré devant la presse, depuis le grand hôtel abidjanais transformé en QG du camp Ouattara. "Cette mission a demandé au président Alassane (Ouattara) de donner des garanties (que) si M. Gbagbo quittait le pouvoir, il n'aurait pas d'ennuis", a poursuivi M. Soro. "Si d'ici minuit, il ne quitte pas le pouvoir, le président de la République sera au regret d'envisager d'autres mesures", a prévenu M. Soro, se redisant "convaincu que seule la force" le fera partir.
- La France réitère son appel au départ
Le 22 décembre, la France avait recommandé aux expatriés français -environ 14.000- de quitter la Côte d'Ivoire en raison de la crise dans le pays. Ce conseil a été très peu suivi.
Vendredi, le Quai d'Orsay a une nouvelle fois lancé cet avis, en l'adressant particulièrement aux familles avec enfants. "Bien que les ressortissants étrangers ne soient pas jusqu'à présent directement menacés, les autorités françaises renouvellent leur conseil de différer les projets de voyages vers la Côte d'Ivoire et, à tous les Français qui le peuvent, notamment aux familles avec enfants, de quitter provisoirement la Côte d'Ivoire dans l'attente d'une normalisation de la situation", explique le ministère des Affaires étrangères.
La rentrée des écoles françaises en Côte d'Ivoire, prévue le 5 janvier prochain, a également été reportée au 17 janvier.
- Les plans militaires de la Cédéao finalisés
Les chefs militaires de la Communauté économiquedes Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont finalisé leurs plans visant à renverser par la force si Laurent Gbagbo si les discussions en cours pour qu'il cède le pouvoir échouent, a annoncé vendredi l'armée nigériane, dont le pays dirige l'organisation en ce moment.
- L'UE approuve des sanctions contre 59 proches de Gbagbo
L'Union européenne a approuvé vendredi des sanctions contre 59 proches du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a-t-on appris vendredi de source diplomatiques. Les 59 personnes qui figurent sur cette liste sont désormais interdites de visas pour l'UE. La quasi totalité des membres du "prétendu" gouvernement de M. Gbagbo sont sur la liste qui compte également des membres du Conseil constitutionnel ainsi que des responsables économiques et des médias.
- Crimes contre l'humanité ?
Les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, à la suite de l'élection de fin novembre, pourraient constituer des "crimes contre l'humanité" qui doivent être "sévèrement punis", affirment vendredi dans un communiqué des experts de l'Onu.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-12/cote-d-ivoire-nouvel-avis-de-la-france-a-ses-expatries-6208603.html
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