La justice suédoise a refusé, jeudi, d'accorder à Saab la protection de la loi contre la faillite demandée la veille par la maison mère du constructeur suédois, Swedish Automobile. "Le tribunal de Vänersborg a, aujourd'hui à 14 heures, décidé de refuser à Saab Automobile [...] la demande de restructuration volontaire" qu'avait réclamée Swedish Automobile pour tenter de sauver Saab de la faillite, selon un communiqué du tribunal. "Le tribunal a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de raisons de penser qu'une restructuration de l'entreprise fonctionnerait", explique la cour en estimant que Saab était "dans l'incapacité de payer ses dettes".
La principale organisation syndicale de Saab, IF Metall, a dit "regretter" cette décision de la justice après avoir estimé la veille que la demande de protection contre la faillite "pourrait être une bonne solution". Saab, qui croule sous les dettes, est désormais à la merci des créanciers qui peuvent pousser le constructeur suédois à la faillite. "Si l'entreprise ne trouve pas une autre solution ou si elle ne se déclare pas en faillite elle-même, nous pourrons être obligés de le faire nous-mêmes dans les prochains jours", déclare le patron de IF Metalls, Stefan Löfven, dans un communiqué.
Depuis le mois de juin, une partie des salariés de Saab reçoivent leurs émoluments avec retard et les salaires d'août n'ont toujours pas été versés. La production à l'unique usine Saab, à Trollhättan (sud-ouest de la Suède, est à l'arrêt depuis juin. Début 2010, Saab avait été sauvé par le néerlandais Swedish Automobile, qui s'appelait alors Spyker et qui avait racheté le constructeur suédois, déjà en grandes difficultés, au géant américain General Motors. Faute de liquidités, avec des ventes en berne, Saab, qui emploie 3 700 personnes, ne paye plus ses fournisseurs et ceux-ci ont cessé leurs livraisons depuis le mois d'avril. Les dettes s'élèvent à 150 millions d'euros, selon le P-DG de Swedish Automobile et de Saab, Victor Muller. Saab a jusqu'au 29 septembre pour faire appel de cette décision. http://www.lepoint.fr/economie/le-constructeur-automobile-saab-au-bord-du-gouffre-08-09-2011-1371145_28.php
Revue de presse nationale et internationale Des faits divers de société Des informations insolites
vendredi 9 septembre 2011
jeudi 8 septembre 2011
Kadhafi serait cerné, selon les rebelles libyens
TRIPOLI (AP) — Un porte-parole du nouveau Conseil national de transition a annoncé mercredi que les rebelles savent où se cache l'ancien homme fort libyen et que sa capture ou sa mort n'est plus qu'une question de temps.
Anis Sharif a assuré que le colonel Kadhafi était toujours en Libye, et qu'il avait été repéré, tout en refusant de dire où il se trouve. Il serait dans une zone de 60km cernée par les rebelles. "Il ne peut pas s'en sortir", a affirmé Anis Sharif.
Les interrogations étaient nombreuses en raison de la présence au Niger de plusieurs convois militaires en provenance de Libye.
Un premier convoi d'hommes en armes composé de soldats libyens et de Touaregs à bord de dizaines de 4x4 et de pickups a pénétré sur le territoire nigérien lundi soir via Arlit (nord), avant de quitter mardi la ville d'Agadez (centre) en direction de Niamey, à plus de 950km au sud-ouest.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110907.FAP3855/kadhafi-serait-cerne-selon-les-rebelles-libyens.html
Anis Sharif a assuré que le colonel Kadhafi était toujours en Libye, et qu'il avait été repéré, tout en refusant de dire où il se trouve. Il serait dans une zone de 60km cernée par les rebelles. "Il ne peut pas s'en sortir", a affirmé Anis Sharif.
Les interrogations étaient nombreuses en raison de la présence au Niger de plusieurs convois militaires en provenance de Libye.
Un premier convoi d'hommes en armes composé de soldats libyens et de Touaregs à bord de dizaines de 4x4 et de pickups a pénétré sur le territoire nigérien lundi soir via Arlit (nord), avant de quitter mardi la ville d'Agadez (centre) en direction de Niamey, à plus de 950km au sud-ouest.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110907.FAP3855/kadhafi-serait-cerne-selon-les-rebelles-libyens.html
mercredi 7 septembre 2011
L'incident qui relance le débat sur le vol AF 447 Rio - Paris
Air France a subi en début d'été un incident dont le scénario est comparable à celui du vol Rio-Paris. Il n'y a pas eu de victime mais une enquête a été lancée par le BEA.
L'homme ou la machine? Air France a subi en début d'été un incident sur un vol Paris - Caracas qui, selon ses pilotes, relance le débat sur l'AF 447 et sur les responsabilités du drame. Le début du scénario est en effet comparable en tous points à celui de l'AF 447, le vol Paris - Rio qui s'est écrasé le 1er juin 2009 dans l'Atlantique sud avec 228 personnes à son bord. Cette fois-ci, il n'y a pas eu de victime, seulement deux blessés légers parmi le personnel navigant commercial. Selon le rapport d'incident, dont Le Figaro s'est procuré une copie (document pdf), l'Airbus A 340 d'Air France volait à son niveau de croisière de 35.000 pieds, comme l'AF 447 avant l'accident, et a traversé une «zone de turbulences sévères». L'avion a subi «un fort gradient de vent», c'est-à-dire une forte variation, et s'est retrouvé en survitesse. Le phénomène a déclenché l'alarme «overspeed».
Cette fois-ci, l'avion ne franchira pas le seuil du décrochage et restera dans son domaine de vol, bien qu'il ait évolué 71 nœuds (127 km/h) sous la vitesse minimale d'évolution recommandée. «La diminution de l'intensité des turbulences s'accompagne d'une réduction de l'assiette de l'avion, puis d'un retour à des paramètres de vols normaux.» Toujours selon le rapport d'Air France à ses pilotes, «la rapidité de transmission de l'annonce “ici le poste de pilotage, PNC assis attachés, turbulences fortes”, a contribué à limiter les domages corporels en cabine.»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/06/01016-20110906ARTFIG00363-l-incident-qui-relance-le-debat-sur-l-af-447-du-vol-rio-paris.php
À 3 nœuds du décrochage
C'est alors que le pilote automatique s'est déconnecté, comme sur l'AF 447, et que l'avion a pris une altitude inconsidérée de manière brutale -il monte au niveau 380 - et perd sa vitesse: il se retrouve à 205 nœuds (369 km/h). «L'AF 447 a décroché à 202 nœuds, explique un pilote d'Air France. Notre appareil était donc à 3 nœuds (5,4 km/h) du décrochage.» Et donc probablement de la catastrophe.Cette fois-ci, l'avion ne franchira pas le seuil du décrochage et restera dans son domaine de vol, bien qu'il ait évolué 71 nœuds (127 km/h) sous la vitesse minimale d'évolution recommandée. «La diminution de l'intensité des turbulences s'accompagne d'une réduction de l'assiette de l'avion, puis d'un retour à des paramètres de vols normaux.» Toujours selon le rapport d'Air France à ses pilotes, «la rapidité de transmission de l'annonce “ici le poste de pilotage, PNC assis attachés, turbulences fortes”, a contribué à limiter les domages corporels en cabine.»
«Pas beaucoup de machine et beaucoup d'humain»
Cet incident fait d'ores et déjà l'objet d'une enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Selon nos informations, ce n'est pas la nature même de l'incident mais sa similititude avec le scénario de l'AF 447 qui aurait conduit les enquêteurs à s'y intéresser. «Il est certain que cet incident prend un relief particulier avec l'accident du Rio - Paris, explique un proche de l'enquête. Il va permettre de comprendre s'il y a un problème sur l'Airbus ou s'il y a bien un problème de formation des équipages au pilotage manuel à haute altitude.» L'enquête va en effet s'attacher à comprendre pourquoi le pilote automatique s'est déconnecté (s'il s'est déconnecté seul ou à la demande de l'équipage) et pourquoi l'appareil a pris autant d'altitude. Il y a peut-être là matière à analyse pour l'AF 447 dont le pilote en fonction avait laissé prendre de l'atitude de manière brutale et inconsidérée à l'appareil. Pour les pilotes d'Air France interrogés par Le Figaro, c'est tout vu. «Le fait qu'un avion se mette à monter tout seul est un vrai problème pour Airbus», explique l'un d'eux. «Un avion qui prend 3000 pieds tout seul, on n'a jamais vu ça, explique un expert en sécurité aérienne proche d'Airbus. C'est un incident complexe: on va encore beaucoup spéculer sur le constructeur, comme sur l'AF 447, mais au final, il n'y aura pas beaucoup de machine et beaucoup d'humain dans les causes de l'incident.»http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/06/01016-20110906ARTFIG00363-l-incident-qui-relance-le-debat-sur-l-af-447-du-vol-rio-paris.php
mardi 6 septembre 2011
Un nouveau parti politique à droite
Jean-Christophe Fromantin, maire DVD de Neuilly-sur-Seine et conseiller général des Hauts-de-Seine, a annoncé le lancement de son mouvement politique "indépendant et de centre droit", baptisé "Territoires en mouvement". "Territoires en mouvement est un parti politique indépendant, sans ralliement ni partenariat, de centre droit, qui vise à s'appuyer sur un tropisme territorial pour recréer une dynamique. Pendant le débat de la présidentielle, nous voulons que cette notion soit mieux prise en compte dans le projet politique", a déclaré Jean-Christophe Fromantin.
"Convaincu que le renouveau politique passe d'abord par un engagement de proximité et que c'est à partir d’ambitions territoriales affirmées qu'émergera un grand projet de croissance", le chef d'entreprise de 49 ans a donc choisi de transformer son association de soutien local (mouvement MV2). Dans son projet, Jean-Christophe Fromantin entend miser sur "la richesse et la diversité des territoires" pour retrouver des facteurs de compétitivité et souhaite une "modernisation des politiques publiques" ainsi qu'un engagement politique basé sur la confiance.
Jean-Christophe Fromantin avait été l'un des principaux acteurs du "psychodrame de Neuilly" en se présentant aux municipales de 2008 contre le candidat de l'UMP David Martinon, soutenu par Nicolas Sarkozy, qui était maire de cette ville de 1983 jusqu'à son élection à la présidence de la République en mai 2007. Finalement, l'UMP avait soutenu la candidature de Jean-Christophe Fromantin sans que celui-ci prenne l'étiquette du parti.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/05/97001-20110905FILWWW00398-un-nouveau-parti-politique-a-droite.php
"Convaincu que le renouveau politique passe d'abord par un engagement de proximité et que c'est à partir d’ambitions territoriales affirmées qu'émergera un grand projet de croissance", le chef d'entreprise de 49 ans a donc choisi de transformer son association de soutien local (mouvement MV2). Dans son projet, Jean-Christophe Fromantin entend miser sur "la richesse et la diversité des territoires" pour retrouver des facteurs de compétitivité et souhaite une "modernisation des politiques publiques" ainsi qu'un engagement politique basé sur la confiance.
Jean-Christophe Fromantin avait été l'un des principaux acteurs du "psychodrame de Neuilly" en se présentant aux municipales de 2008 contre le candidat de l'UMP David Martinon, soutenu par Nicolas Sarkozy, qui était maire de cette ville de 1983 jusqu'à son élection à la présidence de la République en mai 2007. Finalement, l'UMP avait soutenu la candidature de Jean-Christophe Fromantin sans que celui-ci prenne l'étiquette du parti.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/05/97001-20110905FILWWW00398-un-nouveau-parti-politique-a-droite.php
lundi 5 septembre 2011
Audrey Pulvar répond à la twittosphère
La petite histoire ne dit pas si Éric Zemmour et Éric Naulleau ont regardé, samedi soir, la reprise de On n'est pas couché sur France 2 avec Martine Aubry comme invitée politique. Laurent Ruquier accueillait ses deux nouvelles pensionnaires, Natacha Polony (journaliste au Figaro) et Audrey Pulvar qu'on ne présente plus. À cette occasion, la twittosphère s'est déchaînée, regrettant les deux absents et accablant les deux nouvelles recrues. Certes, Natacha Polony n'a pas déployé, samedi soir, face à Martine Aubry, un appareil critique aussi singulier que celui d'Éric Zemmour, même si ce dernier était devenu, à force, répétitif et attendu. Si bien que la candidate à la primaire socialiste n'a pas eu trop de mal à dérouler son argumentaire.
Avec humour, Audrey Pulvar n'esquive pas. Pour Le Point, elle répond ce matin aux détracteurs de l'émission. "J'ai regardé l'émission à la télé et... en direct sur Twitter, précise-t-elle. C'était drôle ! À part quand certains et certaines nous traitent de p..., là, ça me fait beaucoup moins rire ! Bon alors, c'est sûr, si on devait tenir compte des tweets, je n'ai plus qu'à plier bagage. Amis twittonautes, sachez que le pire de mes blagues pourries vous a été évité : coupées au montage ! Désolée, je n'y peux rien, mes blagues à deux balles, ça sort tout seul. Une variante du syndrome de Gilles de La Tourette ?"
Laurent Ruquier : "les critiques s'essouffleront"
Natacha Polony et Audrey Pulvar n'ont pas encore la complicité de leurs prédécesseurs. "Il est évident que Natacha et moi cherchons nos marques, reconnaît Audrey Pulvar. Par exemple, il m'est arrivé plusieurs fois d'éviter d'intervenir dans l'interview d'Aubry par Natacha parce que je ne voulais pas interférer dans leurs échanges. Et réciproquement. On tâtonne, on ajuste. On apprend à travailler ensemble. Ce n'est pas simple. J'ai trouvé Natacha très percutante. Moi, trop en retrait pendant l'interview politique. La deuxième partie était plus fluide. Moralité : vu son succès, je remettrai ma chemise rouge la semaine prochaine."
Pour sa reprise, On n'est pas couché a réalisé 22,1 % de part d'audience. Laurent Ruquier n'est pas trop inquiet : "Les critiques s'essouffleront au fil des semaines. Quand Naulleau a remplacé Polac, j'ai eu droit aux mêmes doutes", confie-t-il au Point.http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/audrey-pulvar-repond-a-la-twittosphere-04-09-2011-1369718_52.php
Avec humour, Audrey Pulvar n'esquive pas. Pour Le Point, elle répond ce matin aux détracteurs de l'émission. "J'ai regardé l'émission à la télé et... en direct sur Twitter, précise-t-elle. C'était drôle ! À part quand certains et certaines nous traitent de p..., là, ça me fait beaucoup moins rire ! Bon alors, c'est sûr, si on devait tenir compte des tweets, je n'ai plus qu'à plier bagage. Amis twittonautes, sachez que le pire de mes blagues pourries vous a été évité : coupées au montage ! Désolée, je n'y peux rien, mes blagues à deux balles, ça sort tout seul. Une variante du syndrome de Gilles de La Tourette ?"
Laurent Ruquier : "les critiques s'essouffleront"
Natacha Polony et Audrey Pulvar n'ont pas encore la complicité de leurs prédécesseurs. "Il est évident que Natacha et moi cherchons nos marques, reconnaît Audrey Pulvar. Par exemple, il m'est arrivé plusieurs fois d'éviter d'intervenir dans l'interview d'Aubry par Natacha parce que je ne voulais pas interférer dans leurs échanges. Et réciproquement. On tâtonne, on ajuste. On apprend à travailler ensemble. Ce n'est pas simple. J'ai trouvé Natacha très percutante. Moi, trop en retrait pendant l'interview politique. La deuxième partie était plus fluide. Moralité : vu son succès, je remettrai ma chemise rouge la semaine prochaine."
Pour sa reprise, On n'est pas couché a réalisé 22,1 % de part d'audience. Laurent Ruquier n'est pas trop inquiet : "Les critiques s'essouffleront au fil des semaines. Quand Naulleau a remplacé Polac, j'ai eu droit aux mêmes doutes", confie-t-il au Point.http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/audrey-pulvar-repond-a-la-twittosphere-04-09-2011-1369718_52.php
dimanche 4 septembre 2011
samedi 3 septembre 2011
La Turquie expulse l’ambassadeur israélien
La Turquie a décidé d'expulser de l'ambassadeur d'Israël à Ankara et de suspendre tous ses accords militaires avec l'Etat hébreu, a annoncé vendredi le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.
"A ce stade, nous prenons les mesures suivantes : les relations entre la Turquie et Israël sont ramenées au niveau de deuxième secrétaire (d'ambassade). Tous les responsables ayant un rang supérieur à celui de deuxième secrétaire, comme l'ambassadeur, rentreront dans leur pays avant mercredi", a déclaré M. Davutoglu.
Ankara a également suspendu l'ensemble de ses accords militaires avec Israël.
Mise oeuvre du "plan B"
La Turquie avait annoncé début septembre qu'elle mettrait en oeuvre son "plan B" de sanctions contre Israël si ce pays s'obstinait à ne pas s'excuser à la suite du raid israélien contre une flottille pour Gaza qui avait coûté la vie à neuf Turcs en 2010.
Cette crise a fait l'objet d'un rapport de l'ONU qui souligne que l'opération de la marine israélienne était "excessive", mais reconnaît la légalité du blocus naval.
Israël a déclaré qu'elle accepterait ce rapport avec des "réserves ponctuelles".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110902.OBS9687/la-turquie-expulse-l-ambassadeur-israelien.html
"A ce stade, nous prenons les mesures suivantes : les relations entre la Turquie et Israël sont ramenées au niveau de deuxième secrétaire (d'ambassade). Tous les responsables ayant un rang supérieur à celui de deuxième secrétaire, comme l'ambassadeur, rentreront dans leur pays avant mercredi", a déclaré M. Davutoglu.
Ankara a également suspendu l'ensemble de ses accords militaires avec Israël.
Mise oeuvre du "plan B"
La Turquie avait annoncé début septembre qu'elle mettrait en oeuvre son "plan B" de sanctions contre Israël si ce pays s'obstinait à ne pas s'excuser à la suite du raid israélien contre une flottille pour Gaza qui avait coûté la vie à neuf Turcs en 2010.
Cette crise a fait l'objet d'un rapport de l'ONU qui souligne que l'opération de la marine israélienne était "excessive", mais reconnaît la légalité du blocus naval.
Israël a déclaré qu'elle accepterait ce rapport avec des "réserves ponctuelles".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110902.OBS9687/la-turquie-expulse-l-ambassadeur-israelien.html
vendredi 2 septembre 2011
Libye : la France devrait participer à la reconstruction
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a reconnu à demi-mots jeudi matin que la Libye devrait faire appel à la France pour sa reconstruction.
"Ce que je sais c'est que le Conseil de transition (CNT) a dit très officiellement que dans la reconstruction de la Libye elle s'adresserait de manière préférentielle à ceux qui l'ont soutenue. Ca me paraît assez logique et assez juste", a déclaré M. Juppé.
"On nous a dit que cette opération en Libye coûte cher. C'est un investissement pour l'avenir parce qu'une Libye démocratique va être un pays qui va se développer. Ca sera un facteur de stabilité, de sécurité et de développement dans la région", a-t-il ajouté.
Le quotidien Libération a cité jeudi matin une lettre du Conseil national de transition (CNT) évoquant un accord qui attribuerait "35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent" au CNT.
"Nous ne sommes pas seuls. L'Italie est aussi là, les Américains", a réagi M. Juppé, tout en déclarant ne pas avoir "connaissance de cette lettre" ni "d'accord formel".
Jusqu'au début de l'année, la Libye était le 17e producteur de pétrole dans le monde et le troisième en Afrique, alors qu'il ne totalisait que 2% de la consommation mondiale.
http://french.cri.cn/621/2011/09/01/441s252691.htm
"Ce que je sais c'est que le Conseil de transition (CNT) a dit très officiellement que dans la reconstruction de la Libye elle s'adresserait de manière préférentielle à ceux qui l'ont soutenue. Ca me paraît assez logique et assez juste", a déclaré M. Juppé.
"On nous a dit que cette opération en Libye coûte cher. C'est un investissement pour l'avenir parce qu'une Libye démocratique va être un pays qui va se développer. Ca sera un facteur de stabilité, de sécurité et de développement dans la région", a-t-il ajouté.
Le quotidien Libération a cité jeudi matin une lettre du Conseil national de transition (CNT) évoquant un accord qui attribuerait "35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent" au CNT.
"Nous ne sommes pas seuls. L'Italie est aussi là, les Américains", a réagi M. Juppé, tout en déclarant ne pas avoir "connaissance de cette lettre" ni "d'accord formel".
Jusqu'au début de l'année, la Libye était le 17e producteur de pétrole dans le monde et le troisième en Afrique, alors qu'il ne totalisait que 2% de la consommation mondiale.
http://french.cri.cn/621/2011/09/01/441s252691.htm
jeudi 1 septembre 2011
Nigeria - Un homme lié à al-Qaida responsable de l'attentat contre l'ONU
Un homme ayant des liens avec al-Qaida a orchestré l'attentat-suicide contre le siège des Nations unies à Abuja, le 26 août, qui a fait au moins 23 morts, a annoncé mercredi la police secrète nigériane. "L'enquête a révélé qu'un homme (...) ayant des liens avec al-Qaida, qui est récemment revenu de Somalie (...), est le cerveau de l'attaque contre le bâtiment des Nations unies" dans la capitale nigériane, selon un communiqué.
L'attaque avait été revendiquée le lendemain par un homme affirmant appartenir à la secte islamiste nigériane Boko Haram. "Nous avons lancé l'attaque avec une précision absolue. (...) Nous avons dit à plusieurs reprises que l'ONU est l'une de nos principales cibles", avait déclaré cet individu disant s'appeler Abu Darda. Il avait averti que d'autres attaques allaient "avoir lieu", en langue haoussa. Les experts avaient estimé récemment qu'une série d'indices faisaient craindre l'existence de liens entre Boko Haram et des groupes extérieurs, notamment la branche maghrébine d'al-Qaida Aqmi.
http://www.lepoint.fr/monde/nigeria-un-homme-lie-a-al-qaida-responsable-de-l-attentat-contre-l-onu-31-08-2011-1368340_24.php
L'attaque avait été revendiquée le lendemain par un homme affirmant appartenir à la secte islamiste nigériane Boko Haram. "Nous avons lancé l'attaque avec une précision absolue. (...) Nous avons dit à plusieurs reprises que l'ONU est l'une de nos principales cibles", avait déclaré cet individu disant s'appeler Abu Darda. Il avait averti que d'autres attaques allaient "avoir lieu", en langue haoussa. Les experts avaient estimé récemment qu'une série d'indices faisaient craindre l'existence de liens entre Boko Haram et des groupes extérieurs, notamment la branche maghrébine d'al-Qaida Aqmi.
http://www.lepoint.fr/monde/nigeria-un-homme-lie-a-al-qaida-responsable-de-l-attentat-contre-l-onu-31-08-2011-1368340_24.php
mercredi 31 août 2011
La mort du numéro deux d'Al-Qaïda laisse le Pakistan sceptique
Le numéro deux d'Al-Qaïda, Atiyah abd al-Rahman, a été tué au Pakistan, a rapporté dimanche 28 août un responsable américain sous couvert d'anonymat.
Selon lui, Atiyah abd al-Rahman, un Libyen âgé de près de 40 ans, avait été tué lundi 22 août dans la zone tribale du Waziristan (nord-ouest). Sans préciser les circonstances exactes de sa mort.
Des responsables locaux avaient indiqué lundi dernier que quatre personnes avaient été tuées dans la journée par un tir de drone américain sur un véhicule dans le district du nord-ouest. On ignorait samedi si ces deux incidents étaient liés. Le Waziristan est le principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde et la base arrière de certains groupes de talibans afghans.
Un élément majeur d'Al-Qaïda
Le responsable américain estime que la mort d'Atiyah abd al-Rahman est un coup très dur pour Al-Qaïda, dans la mesure où son chef, Aymen al-Zawahiri, se reposait beaucoup sur lui depuis la mort d'Oussama Ben Laden, et même avant.
"Le matériel qui a été trouvé dans la maison de Ben Laden a clairement montré que (Atiyah abd al-Rahman) était profondément impliqué dans la direction des opérations d'Al-Qaïda". "Il a assumé plusieurs responsabilités dans l'organisation et sera très difficile à remplacer", ajoute-t-il.
Selon les autorités américaines, Rahman, alors adolescent, avait rejoint Ben Laden en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre les Soviétiques. Il fut ensuite l'émissaire d'Al-Qaïda en Iran, pour recruter et engager des négociations avec d'autres groupes islamistes. L'annonce de cette mort intervient alors que les Etats-Unis s'apprêtent à commémorer les dix ans des attentats du 11-Septembre.
"Une rumeur"
Une nouvelle néanmoins accueillie avec scepticisme par les autorités pakistanaises.
"Nous vérifions ces informations avec nos contacts et les étudions. Je doute de l'authenticité de ces nouvelles", a déclaré un haut responsable pakistanais de la sécurité à Peshawar."Pour moi c'est juste une rumeur. Honnêtement, nous ne savions même pas qu'un homme portant ce nom était le numéro deux d'Al-Qaïda", ajoute un autre responsable pakistanais.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110828.OBS9325/la-mort-du-numero-deux-d-al-qaida-laisse-le-pakistan-sceptique.html
Selon lui, Atiyah abd al-Rahman, un Libyen âgé de près de 40 ans, avait été tué lundi 22 août dans la zone tribale du Waziristan (nord-ouest). Sans préciser les circonstances exactes de sa mort.
Des responsables locaux avaient indiqué lundi dernier que quatre personnes avaient été tuées dans la journée par un tir de drone américain sur un véhicule dans le district du nord-ouest. On ignorait samedi si ces deux incidents étaient liés. Le Waziristan est le principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde et la base arrière de certains groupes de talibans afghans.
Un élément majeur d'Al-Qaïda
Le responsable américain estime que la mort d'Atiyah abd al-Rahman est un coup très dur pour Al-Qaïda, dans la mesure où son chef, Aymen al-Zawahiri, se reposait beaucoup sur lui depuis la mort d'Oussama Ben Laden, et même avant.
"Le matériel qui a été trouvé dans la maison de Ben Laden a clairement montré que (Atiyah abd al-Rahman) était profondément impliqué dans la direction des opérations d'Al-Qaïda". "Il a assumé plusieurs responsabilités dans l'organisation et sera très difficile à remplacer", ajoute-t-il.
Selon les autorités américaines, Rahman, alors adolescent, avait rejoint Ben Laden en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre les Soviétiques. Il fut ensuite l'émissaire d'Al-Qaïda en Iran, pour recruter et engager des négociations avec d'autres groupes islamistes. L'annonce de cette mort intervient alors que les Etats-Unis s'apprêtent à commémorer les dix ans des attentats du 11-Septembre.
"Une rumeur"
Une nouvelle néanmoins accueillie avec scepticisme par les autorités pakistanaises.
"Nous vérifions ces informations avec nos contacts et les étudions. Je doute de l'authenticité de ces nouvelles", a déclaré un haut responsable pakistanais de la sécurité à Peshawar."Pour moi c'est juste une rumeur. Honnêtement, nous ne savions même pas qu'un homme portant ce nom était le numéro deux d'Al-Qaïda", ajoute un autre responsable pakistanais.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110828.OBS9325/la-mort-du-numero-deux-d-al-qaida-laisse-le-pakistan-sceptique.html
mardi 30 août 2011
Affaire DSK : l'avocat de Banon demande l'audition de Piroska Nagy
L'avocat de Tristane Banon, qui a déposé une plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, a demandé au parquet de Paris l'audition d'une économiste du Fonds monétaire international (FMI) qui a entretenu une liaison avec DSK en 2008, affirme-t-il dans l'édition de dimanche du Parisien/Aujourd'hui en France. Interrogé par l'AFP, le parquet n'avait pas reçu de courrier de l'avocat dimanche. Me David Koubbi assure à l'édition dominicale du journal que ce scandale est "une affaire qui a visiblement été étouffée" et que le témoignage de Piroska Nagy, économiste hongroise, pourrait se révéler essentiel. Dominique Strauss-Kahn, qui a été blanchi mardi aux États-Unis des accusations d'agression sexuelle lancées par une femme de chambre new-yorkaise, avait vu sa carrière menacée en 2008, un an après sa nomination à la tête du FMI, par la révélation d'une liaison avec Piroska Nagy, qui était sa subordonnée.
Le conseil d'administration du FMI avait révélé en octobre 2008 avoir mandaté un cabinet d'avocats privé pour enquêter sur cette liaison. Mais le 25 octobre, l'institution a blanchi son patron, estimant qu'il "n'y a pas eu de harcèlement, ni de favoritisme, ni aucun autre abus de pouvoir" de la part de Dominique Strauss-Kahn. Pourtant, souligne Le Parisien, Piroska Nagy, qui a démissionné du FMI, avait écrit à ce cabinet d'avocats que son patron "a(vait) abusé de sa position", estimant avoir été "piégée". Elle jugeait par ailleurs que Dominique Strauss-Kahn était "un homme agressif" et disait craindre qu'il ait "un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres".
"À la lumière de ces propos, il apparaît absolument nécessaire à la manifestation de la vérité dans le cadre de l'enquête en cours que Mme Piroska Nagy soit entendue afin d'être éclairé sur les habitudes de M. Dominique Strauss-Kahn en la matière", écrit Me Koubbi au parquet, qui a ouvert une enquête préliminaire le 8 juillet.
http://www.lepoint.fr/societe/affaire-dsk-l-avocat-de-banon-demande-l-audition-de-piroska-nagy-29-08-2011-1367391_23.php
Le conseil d'administration du FMI avait révélé en octobre 2008 avoir mandaté un cabinet d'avocats privé pour enquêter sur cette liaison. Mais le 25 octobre, l'institution a blanchi son patron, estimant qu'il "n'y a pas eu de harcèlement, ni de favoritisme, ni aucun autre abus de pouvoir" de la part de Dominique Strauss-Kahn. Pourtant, souligne Le Parisien, Piroska Nagy, qui a démissionné du FMI, avait écrit à ce cabinet d'avocats que son patron "a(vait) abusé de sa position", estimant avoir été "piégée". Elle jugeait par ailleurs que Dominique Strauss-Kahn était "un homme agressif" et disait craindre qu'il ait "un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres".
"À la lumière de ces propos, il apparaît absolument nécessaire à la manifestation de la vérité dans le cadre de l'enquête en cours que Mme Piroska Nagy soit entendue afin d'être éclairé sur les habitudes de M. Dominique Strauss-Kahn en la matière", écrit Me Koubbi au parquet, qui a ouvert une enquête préliminaire le 8 juillet.
http://www.lepoint.fr/societe/affaire-dsk-l-avocat-de-banon-demande-l-audition-de-piroska-nagy-29-08-2011-1367391_23.php
lundi 29 août 2011
LIBYE. Le rebelles sont à 30 kilomètres de Syrte
Les rebelles libyens se trouvaient dimanche 28 août à 30 kilomètres à l'ouest de Syrte, fief de Mouammar Kadhafi, dont ils se sont rapprochés à 100 kilomètres côté Est après avoir pris Ben Jawad, devant laquelle ils piétinaient depuis mardi, selon un important chef militaire rebelle.
A l'est, "nous avons pris Ben Jawad aujourd'hui", et à l'ouest, "les thowar (combattants révolutionnaires) de Misrata sont à 30 kilomètres de Syrte", a déclaré à l'AFP Mohammed al-Fortiya, commandant des combattants de Misrata, siège rebelle qui avait été assiégé pendant des mois par les forces pro-Kadhafi.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110828.OBS9311/libye-le-rebelles-sont-a-30-kilometres-de-syrte.html
A l'est, "nous avons pris Ben Jawad aujourd'hui", et à l'ouest, "les thowar (combattants révolutionnaires) de Misrata sont à 30 kilomètres de Syrte", a déclaré à l'AFP Mohammed al-Fortiya, commandant des combattants de Misrata, siège rebelle qui avait été assiégé pendant des mois par les forces pro-Kadhafi.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110828.OBS9311/libye-le-rebelles-sont-a-30-kilometres-de-syrte.html
dimanche 28 août 2011
samedi 27 août 2011
LIBYE. La Grande-Bretagne bombarde la ville natale de Kadhafi
Des avions britanniques ont bombardé dans la nuit le QG de la ville natale du dirigeant libyen en fuite Mouammar Kadhafi à Syrte, a annoncé vendredi 26 août le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.
"Aux alentours de minuit (heure de Londres), une formation de Tornado venant de la base britannique de Marham dans le Norfolk a tiré des missiles guidés de précision Storm Shadow contre un important bunker-quartier général dans la ville natale de Kadhafi à Syrte", a indiqué le ministère.
Selon le quotidien Daily Telegraph, des membres des forces spéciales britanniques sont également déployés sur le terrain en Libye, essentiellement pour rechercher le colonel Kadhafi, mais les autorités n'ont pas confirmé l'information.
L'artillerie du régime presque neutralisée
Syrte, située à 360 km à l'est de Tripoli, est un bastion du régime, et selon les rebelles, l'un des refuges possibles pour le leader traqué.
Dans la nuit, la page Facebook de la télévision d'Etat libyenne avait annoncé que les rebelles tentaient de progresser vers Syrte qui était bombardée par l'Otan.
L'Otan "bombarde en ce moment la ville de Syrte", avait déclaré la télévision sans plus de précision.
L'aviation britannique a en outre détruit jeudi matin "une des dernières installations de missiles sol-air longue portée du colonel Kadhafi près d'Al Watiyah, non loin de la frontière tunisienne", selon le ministère britannique de la Défense.
Jeudi après-midi, des Tornado et des Eurofighters britanniques avaient aussi détruit un "noeud de commandement et de contrôle qui restait aux mains du régime sur la route au sud de Tripoli, menant à l'aéroport international".
Investissement de l'ONU
A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a accepté de débloquer 1,5 milliard de dollars d'avoirs libyens pour aider les rebelles à la reconstruction du pays.
Le CNT, qui a pris mardi le contrôle du QG de Mouammar Kadhafi à Tripoli, a réclamé une aide d'urgence de 5 milliards de dollars à débloquer sur les avoirs libyens gelés, mercredi au cours d'une réunion à Doha du Groupe de contact.
Le "gouvernement" des rebelles, le comité exécutif du Conseil national de transition (CNT), jusque là installé à Benghazi, a été transféré à Tripoli, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi Ali Tahouni, son vice-président.
Huit hauts responsables du CNT sont arrivés jeudi dans la capitale pour préparer la transition politique, a annoncé de son côté un porte-parole du CNT, Mahmoud Chammam.
L'Otan continue ses bombardements
Dans la ville, les rebelles combattaient les pro-kadhafi dans quelques poches de résistance. Sur le front Est, il tentaient de progresser vers Syrte qui était bombardée par l'Otan, selon la page Facebook de la télévision d'Etat.
L'Otan "bombarde en ce moment la ville de Syrte", a indiqué la télévision sans plus de précision. Syrte, région natale de Kadhafi, est un bastion du régime et, selon les rebelles, un des refuges possibles pour le leader traqué.
"Il faut résister contre ces rats d'ennemis, qui seront vaincus grâce à la lutte armée", a déclaré le colonel Kadhafi dans un enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai, basée en Syrie, appelant ses partisans à libérer Tripoli.
La diffusion de ce message intervient cinq jours après l'entrée des rebelles dimanche dans la capitale et quarante-huit heures après la prise de contrôle mardi de Bab al-Aziziya, le vaste complexe résidentiel du colonel Kadhafi.
"Violence extrémiste"
A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé jeudi les rebelles libyens à se montrer fermes face à la "violence extrémiste" et estimé que les prochains jours et semaines seront "critiques" en Libye.
"Il est clair que l'ère Kadhafi touche à sa fin", a-t-elle déclaré dans un communiqué, appelant "Kadhafi, sa famille, et les gens qui le soutiennent à mettre fin à leur violence".
Sur le plan financier, les rebelles ont obtenu le feu vert de l'ONU pour une aide réclamée d'urgence destinée à la reconstruction du pays dont l'économie est exsangue après plus de six mois de conflit.
Le Conseil de sécurité a accepté de débloquer 1,5 milliard de dollars d'avoirs libyens gelés, ont indiqué des diplomates.
La somme de 1,5 milliard de dollars est retenue par les Etats-Unis, qui veulent envoyer 500 millions de dollars à des groupes humanitaires internationaux, 500 millions au CNT pour payer des salaires et des services essentiels et 500 millions à un fonds international pour la Libye pour acheter du carburant et d'autres biens de première nécessité.
Dégel des avoirs
Rome a annoncé pour sa part avoir donné l'ordre "pour le dégel d'une première tranche des avoirs libyens à hauteur de 350 millions d'euros".
A Benghazi, fief des rebelles dans l'est du pays, Moustapha Abdeljalil, chef du CNT, avait auparavant promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les Etats ayant aidé la Libye "en fonction du soutien" qu'ils ont apporté aux insurgés.
Dans Tripoli, après plusieurs heures de combats intenses, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle d'Abou Salim, un quartier du sud de la ville proche de Bal al-Aziziya, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a indiqué le chef d'un bataillon de combattants.
Une récompense de 1,7 millions de dollars
Après avoir pris le contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient en effet surtout à mettre la main sur Mouammar Kadhafi et ses fils, toujours introuvables jeudi.
Pour l'ancien numéro deux du régime libyen, Abdessalem Jalloud, "il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps", a-t-il déclaré à la presse à Rome.
Bab al-Aziziya était livrée aux pilleurs, selon un journaliste de l'AFP. Dans ses entrailles, des kilomètres de tunnels et de salles se succèdent, véritable labyrinthe où l'on entre par des trappes dissimulées un peu partout.
Pour encourager à la capture de l'ancien "Guide" libyen, les rebelles ont offert une récompense de près de 1,7 million de dollars à quiconque permettrait de le retrouver, vivant ou mort.
"20.000 morts depuis mi-février"
Dans l'Ouest, Zouara était toujours contrôlée par la rébellion mais reste encerclée par les forces loyalistes, ont indiqué jeudi à l'AFP des rebelles de Sobratah qui s'apprêtent à désenclaver cette ville.
Dans l'extrême sud-saharien, les rebelles libyens ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité d'Al-Wyg, "stratégique, notamment car elle abrite une piste d'atterrissage", selon une source rebelle.
Selon M. Abdeljalil, le conflit en Libye a fait "plus de 20.000 morts" depuis le début mi-février de l'insurrection.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110826.OBS9196/libye-la-grande-bretagne-bombarde-la-ville-natale-de-kadhafi.html
"Aux alentours de minuit (heure de Londres), une formation de Tornado venant de la base britannique de Marham dans le Norfolk a tiré des missiles guidés de précision Storm Shadow contre un important bunker-quartier général dans la ville natale de Kadhafi à Syrte", a indiqué le ministère.
Selon le quotidien Daily Telegraph, des membres des forces spéciales britanniques sont également déployés sur le terrain en Libye, essentiellement pour rechercher le colonel Kadhafi, mais les autorités n'ont pas confirmé l'information.
L'artillerie du régime presque neutralisée
Syrte, située à 360 km à l'est de Tripoli, est un bastion du régime, et selon les rebelles, l'un des refuges possibles pour le leader traqué.
Dans la nuit, la page Facebook de la télévision d'Etat libyenne avait annoncé que les rebelles tentaient de progresser vers Syrte qui était bombardée par l'Otan.
L'Otan "bombarde en ce moment la ville de Syrte", avait déclaré la télévision sans plus de précision.
L'aviation britannique a en outre détruit jeudi matin "une des dernières installations de missiles sol-air longue portée du colonel Kadhafi près d'Al Watiyah, non loin de la frontière tunisienne", selon le ministère britannique de la Défense.
Jeudi après-midi, des Tornado et des Eurofighters britanniques avaient aussi détruit un "noeud de commandement et de contrôle qui restait aux mains du régime sur la route au sud de Tripoli, menant à l'aéroport international".
Investissement de l'ONU
A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a accepté de débloquer 1,5 milliard de dollars d'avoirs libyens pour aider les rebelles à la reconstruction du pays.
Le CNT, qui a pris mardi le contrôle du QG de Mouammar Kadhafi à Tripoli, a réclamé une aide d'urgence de 5 milliards de dollars à débloquer sur les avoirs libyens gelés, mercredi au cours d'une réunion à Doha du Groupe de contact.
Le "gouvernement" des rebelles, le comité exécutif du Conseil national de transition (CNT), jusque là installé à Benghazi, a été transféré à Tripoli, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi Ali Tahouni, son vice-président.
Huit hauts responsables du CNT sont arrivés jeudi dans la capitale pour préparer la transition politique, a annoncé de son côté un porte-parole du CNT, Mahmoud Chammam.
L'Otan continue ses bombardements
Dans la ville, les rebelles combattaient les pro-kadhafi dans quelques poches de résistance. Sur le front Est, il tentaient de progresser vers Syrte qui était bombardée par l'Otan, selon la page Facebook de la télévision d'Etat.
L'Otan "bombarde en ce moment la ville de Syrte", a indiqué la télévision sans plus de précision. Syrte, région natale de Kadhafi, est un bastion du régime et, selon les rebelles, un des refuges possibles pour le leader traqué.
"Il faut résister contre ces rats d'ennemis, qui seront vaincus grâce à la lutte armée", a déclaré le colonel Kadhafi dans un enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai, basée en Syrie, appelant ses partisans à libérer Tripoli.
La diffusion de ce message intervient cinq jours après l'entrée des rebelles dimanche dans la capitale et quarante-huit heures après la prise de contrôle mardi de Bab al-Aziziya, le vaste complexe résidentiel du colonel Kadhafi.
"Violence extrémiste"
A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé jeudi les rebelles libyens à se montrer fermes face à la "violence extrémiste" et estimé que les prochains jours et semaines seront "critiques" en Libye.
"Il est clair que l'ère Kadhafi touche à sa fin", a-t-elle déclaré dans un communiqué, appelant "Kadhafi, sa famille, et les gens qui le soutiennent à mettre fin à leur violence".
Sur le plan financier, les rebelles ont obtenu le feu vert de l'ONU pour une aide réclamée d'urgence destinée à la reconstruction du pays dont l'économie est exsangue après plus de six mois de conflit.
Le Conseil de sécurité a accepté de débloquer 1,5 milliard de dollars d'avoirs libyens gelés, ont indiqué des diplomates.
La somme de 1,5 milliard de dollars est retenue par les Etats-Unis, qui veulent envoyer 500 millions de dollars à des groupes humanitaires internationaux, 500 millions au CNT pour payer des salaires et des services essentiels et 500 millions à un fonds international pour la Libye pour acheter du carburant et d'autres biens de première nécessité.
Dégel des avoirs
Rome a annoncé pour sa part avoir donné l'ordre "pour le dégel d'une première tranche des avoirs libyens à hauteur de 350 millions d'euros".
A Benghazi, fief des rebelles dans l'est du pays, Moustapha Abdeljalil, chef du CNT, avait auparavant promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les Etats ayant aidé la Libye "en fonction du soutien" qu'ils ont apporté aux insurgés.
Dans Tripoli, après plusieurs heures de combats intenses, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle d'Abou Salim, un quartier du sud de la ville proche de Bal al-Aziziya, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a indiqué le chef d'un bataillon de combattants.
Une récompense de 1,7 millions de dollars
Après avoir pris le contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient en effet surtout à mettre la main sur Mouammar Kadhafi et ses fils, toujours introuvables jeudi.
Pour l'ancien numéro deux du régime libyen, Abdessalem Jalloud, "il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps", a-t-il déclaré à la presse à Rome.
Bab al-Aziziya était livrée aux pilleurs, selon un journaliste de l'AFP. Dans ses entrailles, des kilomètres de tunnels et de salles se succèdent, véritable labyrinthe où l'on entre par des trappes dissimulées un peu partout.
Pour encourager à la capture de l'ancien "Guide" libyen, les rebelles ont offert une récompense de près de 1,7 million de dollars à quiconque permettrait de le retrouver, vivant ou mort.
"20.000 morts depuis mi-février"
Dans l'Ouest, Zouara était toujours contrôlée par la rébellion mais reste encerclée par les forces loyalistes, ont indiqué jeudi à l'AFP des rebelles de Sobratah qui s'apprêtent à désenclaver cette ville.
Dans l'extrême sud-saharien, les rebelles libyens ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité d'Al-Wyg, "stratégique, notamment car elle abrite une piste d'atterrissage", selon une source rebelle.
Selon M. Abdeljalil, le conflit en Libye a fait "plus de 20.000 morts" depuis le début mi-février de l'insurrection.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110826.OBS9196/libye-la-grande-bretagne-bombarde-la-ville-natale-de-kadhafi.html
vendredi 26 août 2011
Jihad: "Plus d'attaques, plus de roquettes"
Le mouvement radical palestinien Jihad islamique a déclaré aujourd'hui à Gaza qu'il stopperait les tirs de roquettes sur le territoire israélien "si Israël stoppe ses attaques", après une nouvelle flambée de violences ces dernières 24 heures.
"Si Israël stoppe ses attaques, la résistance palestinienne mettra fin aux tirs de roquettes. Nous ne voulons pas une escalade, mais s'il y a la moindre agression israélienne, nous riposterons", a déclaré à l'AFP un porte-parole du Jihad islamique à Gaza, Daoud Shihab.
Israël et le Jihad islamique se sont engagés dans un nouveau cycle de représailles après la mort d'un militant des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, tué mercredi dans une frappe israélienne, suivie de tirs de roquettes et de mortiers contre Israël et de raids aériens israéliens.
Cette confrontation armée, qui a fait 6 morts palestiniens et un blessé israélien, menace sérieusement la trêve tacite entre le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et Israël.
"Maintenant la situation est ouverte. Il n'y a pas de garantie qu'elle soit sous contrôle", a reconnu dans une interview à l'AFP à Gaza le vice-ministre des Affaires étrangères Ghazi Hamad, tout en assurant qu'"il est dans l'intérêt et de la responsabilité du gouvernement du Hamas de rétablir le calme".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/25/97001-20110825FILWWW00481-jihad-plus-d-attaques-plus-de-roquettes.php
"Si Israël stoppe ses attaques, la résistance palestinienne mettra fin aux tirs de roquettes. Nous ne voulons pas une escalade, mais s'il y a la moindre agression israélienne, nous riposterons", a déclaré à l'AFP un porte-parole du Jihad islamique à Gaza, Daoud Shihab.
Israël et le Jihad islamique se sont engagés dans un nouveau cycle de représailles après la mort d'un militant des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, tué mercredi dans une frappe israélienne, suivie de tirs de roquettes et de mortiers contre Israël et de raids aériens israéliens.
Cette confrontation armée, qui a fait 6 morts palestiniens et un blessé israélien, menace sérieusement la trêve tacite entre le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et Israël.
"Maintenant la situation est ouverte. Il n'y a pas de garantie qu'elle soit sous contrôle", a reconnu dans une interview à l'AFP à Gaza le vice-ministre des Affaires étrangères Ghazi Hamad, tout en assurant qu'"il est dans l'intérêt et de la responsabilité du gouvernement du Hamas de rétablir le calme".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/25/97001-20110825FILWWW00481-jihad-plus-d-attaques-plus-de-roquettes.php
jeudi 25 août 2011
mercredi 24 août 2011
La Chine appelle à la plus grande retenue en Syrie
Pékin a appelé mardi à la plus grande retenue en Syrie, au moment où le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a approuvé une résolution en faveur d'une commission d'enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l'Homme dans ce pays.
La Chine suit avec grande attention le cours des événements en Syrie et appelle toutes les parties en Syrie à faire preuve de la plus grande retenue et à éviter les violences, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué.
C'est à la Syrie de décider de décider de l'avenir de la Syrie, a également déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole de la diplomatie chinoise.
La Russie et la Chine, deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, se sont ces derniers mois vigoureusement opposés à l'adoption d'une résolution dirigée contre le régime du président Bachar al-Assad.
La Chine (avec la Russie, Cuba et l'Equateur) a par ailleurs voté contre la résolution demandant la création d'une commission d'enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l'homme en Syrie.
Cette résolution approuvée mardi appelle notamment à l'envoi urgent d'une commission d'enquête indépendante sur place pour mener des investigations sur les violations des droits de l'homme en Syrie depuis mars 2011, établir les faits et les circonstances ayant conduit à de telles violations, et en identifier les auteurs pour s'assurer qu'ils répondent de leurs actes.
Cette commission devrait remettre son rapport avant la fin novembre et transmettre ses conclusions au secrétaire général de l'ONU ainsi qu'aux organismes compétents.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait appelé le 11 août dernier la Chine, la Russie et l'Inde à augmenter la pression sur le régime de Bachar al-Assad afin de le contraindre à cesser la répression contre les opposants syriens.
Nous voulons voir la Chine coopérer avec nous. Nous voulons voir l'Inde le faire aussi car l'Inde et la Chine ont des investissements importants dans le secteur de l'énergie en Syrie. Nous voulons voir la Russie cesser de vendre des armes au régime Assad, avait énuméré la chef de la diplomatie américaine.
Le premier groupe chinois d'hydrocarbures a été poussé par les troubles politiques à mettre un terme à six grands projets d'exploration en Libye, Syrie, Algérie et au Niger, a annoncé.............. LIRE LA SUITE SUR CE LIEN .................. http://www.romandie.com/news/n.asp?n=_La_Chine_appelle_a_la_plus_grande_retenue_en_Syrie230820111308.asp
La Chine suit avec grande attention le cours des événements en Syrie et appelle toutes les parties en Syrie à faire preuve de la plus grande retenue et à éviter les violences, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué.
C'est à la Syrie de décider de décider de l'avenir de la Syrie, a également déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole de la diplomatie chinoise.
La Russie et la Chine, deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, se sont ces derniers mois vigoureusement opposés à l'adoption d'une résolution dirigée contre le régime du président Bachar al-Assad.
La Chine (avec la Russie, Cuba et l'Equateur) a par ailleurs voté contre la résolution demandant la création d'une commission d'enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l'homme en Syrie.
Cette résolution approuvée mardi appelle notamment à l'envoi urgent d'une commission d'enquête indépendante sur place pour mener des investigations sur les violations des droits de l'homme en Syrie depuis mars 2011, établir les faits et les circonstances ayant conduit à de telles violations, et en identifier les auteurs pour s'assurer qu'ils répondent de leurs actes.
Cette commission devrait remettre son rapport avant la fin novembre et transmettre ses conclusions au secrétaire général de l'ONU ainsi qu'aux organismes compétents.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait appelé le 11 août dernier la Chine, la Russie et l'Inde à augmenter la pression sur le régime de Bachar al-Assad afin de le contraindre à cesser la répression contre les opposants syriens.
Nous voulons voir la Chine coopérer avec nous. Nous voulons voir l'Inde le faire aussi car l'Inde et la Chine ont des investissements importants dans le secteur de l'énergie en Syrie. Nous voulons voir la Russie cesser de vendre des armes au régime Assad, avait énuméré la chef de la diplomatie américaine.
Le premier groupe chinois d'hydrocarbures a été poussé par les troubles politiques à mettre un terme à six grands projets d'exploration en Libye, Syrie, Algérie et au Niger, a annoncé.............. LIRE LA SUITE SUR CE LIEN .................. http://www.romandie.com/news/n.asp?n=_La_Chine_appelle_a_la_plus_grande_retenue_en_Syrie230820111308.asp
mardi 23 août 2011
Israël et le Hamas concluent une trêve
Après quatre jours de confrontations entre les groupes armés de la bande de Gaza et l'armée israélienne, les belligérants ont convenu hier d'un cessez-le-feu.
Les principales factions de Gaza sont parvenues à un «accord informel» sur une trêve à condition qu'Israël cesse ses frappes contre l'enclave palestinienne, a précisé un représentant du Hamas.
Depuis quatre jours, un total de 15 Palestiniens ont été tués et une quarantaine ont été blessés dans des raids aériens. Israël a déploré samedi un premier mort depuis la reprise des violences et compte maintenant une vingtaine de blessés.
La ville de Beer Sheva, à 35 km de la bande de Gaza, a essuyé un barrage de roquettes samedi et hier. Un homme a été tué par le fragment d'une bombe dans une rue résidentielle.
Lior Jorge, rencontré à l'hôpital Saroka de Beer Sheva, estimait avoir eu plus de chance, malgré ses bandages aux deux jambes. Samedi dernier, il marchait avec un ami quand il a entendu l'alarme préventive d'un bombardement. Ils savaient qu'ils n'avaient qu'une minute pour se mettre à l'abri, mais ils étaient trop loin pour rejoindre une des pièces fortifiées, obligatoires dans les maisons de la région.
«J'ai vu beaucoup de lumières dans le ciel, alors je me suis relevé, croyant que le missile était intercepté et que c'était fini. Ensuite, une roquette est tombée sur une voiture et j'ai vu beaucoup de sang. J'ai reçu des morceaux de shrapnels (fragments d'une bombe) dans les jambes. J'ai vu la jambe coupée de mon ami», raconte le jeune homme de 24 ans.
Les habitants de Beer Sheva restaient sur le qui-vive hier soir, malgré les rumeurs d'un cessez-le-feu. Le matin même, une roquette s'était abattue sur le toit d'une école.
«Nous espérons un cessez-le-feu, et même plus: la paix, a dit le directeur des relations externes de la municipalité de Beer Sheva, Ishay Avital. Mais nous sommes pragmatiques et nous savons qu'un cessez-le-feu sera très limité. Ce sera jusqu'à la prochaine fois.»
La branche armée du Hamas, les Brigades Al-Qassam, ont revendiqué le tir de plusieurs roquettes Grad en Israël, une première depuis la trêve d'avril dernier.
Les activités réunissant plus de 500 personnes - matches de soccer, journée d'orientation scolaire, concerts - ont été annulées jusqu'à nouvel ordre.
Tensions avec l'Égypte
Joint au téléphone vendredi soir à Gaza, le journaliste Hassan Jaber avait confié que les gens étaient «terrifiés». «Les gens ont peur que ce soit la guerre, dit-il. Ils essaient d'apporter du gaz et de la nourriture à leurs maisons, parce qu'ils craignent de nouvelles attaques.»
Mais la bande de Gaza n'est pas le seul point de friction avec les Israéliens. La tension a monté d'un cran avec le voisin égyptien après le refus du ministre de la Défense israélien de présenter ses excuses à l'Égypte pour la mort de cinq de ses policiers - il a plutôt exprimé ses «regrets». Les agents ont été tués jeudi dernier à la frontière israélo-égyptienne après une série d'attaques contre des Israéliens. Ce sont d'ailleurs ces événements qui ont causé la présente escalade, le gouvernement israélien affirmant que des groupes radicaux ont pénétré en Israël depuis la bande de Gaza via l'Égypte.
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201108/22/01-4427781-israel-et-le-hamas-concluent-une-treve.php
Depuis quatre jours, un total de 15 Palestiniens ont été tués et une quarantaine ont été blessés dans des raids aériens. Israël a déploré samedi un premier mort depuis la reprise des violences et compte maintenant une vingtaine de blessés.
La ville de Beer Sheva, à 35 km de la bande de Gaza, a essuyé un barrage de roquettes samedi et hier. Un homme a été tué par le fragment d'une bombe dans une rue résidentielle.
Lior Jorge, rencontré à l'hôpital Saroka de Beer Sheva, estimait avoir eu plus de chance, malgré ses bandages aux deux jambes. Samedi dernier, il marchait avec un ami quand il a entendu l'alarme préventive d'un bombardement. Ils savaient qu'ils n'avaient qu'une minute pour se mettre à l'abri, mais ils étaient trop loin pour rejoindre une des pièces fortifiées, obligatoires dans les maisons de la région.
«J'ai vu beaucoup de lumières dans le ciel, alors je me suis relevé, croyant que le missile était intercepté et que c'était fini. Ensuite, une roquette est tombée sur une voiture et j'ai vu beaucoup de sang. J'ai reçu des morceaux de shrapnels (fragments d'une bombe) dans les jambes. J'ai vu la jambe coupée de mon ami», raconte le jeune homme de 24 ans.
Les habitants de Beer Sheva restaient sur le qui-vive hier soir, malgré les rumeurs d'un cessez-le-feu. Le matin même, une roquette s'était abattue sur le toit d'une école.
«Nous espérons un cessez-le-feu, et même plus: la paix, a dit le directeur des relations externes de la municipalité de Beer Sheva, Ishay Avital. Mais nous sommes pragmatiques et nous savons qu'un cessez-le-feu sera très limité. Ce sera jusqu'à la prochaine fois.»
La branche armée du Hamas, les Brigades Al-Qassam, ont revendiqué le tir de plusieurs roquettes Grad en Israël, une première depuis la trêve d'avril dernier.
Les activités réunissant plus de 500 personnes - matches de soccer, journée d'orientation scolaire, concerts - ont été annulées jusqu'à nouvel ordre.
Tensions avec l'Égypte
Joint au téléphone vendredi soir à Gaza, le journaliste Hassan Jaber avait confié que les gens étaient «terrifiés». «Les gens ont peur que ce soit la guerre, dit-il. Ils essaient d'apporter du gaz et de la nourriture à leurs maisons, parce qu'ils craignent de nouvelles attaques.»
Mais la bande de Gaza n'est pas le seul point de friction avec les Israéliens. La tension a monté d'un cran avec le voisin égyptien après le refus du ministre de la Défense israélien de présenter ses excuses à l'Égypte pour la mort de cinq de ses policiers - il a plutôt exprimé ses «regrets». Les agents ont été tués jeudi dernier à la frontière israélo-égyptienne après une série d'attaques contre des Israéliens. Ce sont d'ailleurs ces événements qui ont causé la présente escalade, le gouvernement israélien affirmant que des groupes radicaux ont pénétré en Israël depuis la bande de Gaza via l'Égypte.
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201108/22/01-4427781-israel-et-le-hamas-concluent-une-treve.php
lundi 22 août 2011
LIBYE. Ambiance de fin de règne à Tripoli
La pression est monté d'un cran dans la capitale libyenne, Tripoli, dans la nuit de samedi à dimanche 21 août. La bataille de Tripoli tant attendue semble avoir commencé. La situation s'accélère en Libye et les rebelles se trouvaient dimanche en fin de matinée à une vingtaine de kilomètres de Tripoli.
Les rebelles ont pris dimanche matin une forêt à 24 kilomètres à l'ouest de la capitale après des combats meurtriers contre les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé à l'AFP un insurgé.
Opération sirène
A l'approche des rebelles, la ville était en ébullition. Interrogé par l'AFP, Ahmed Jibril, porte-parole de la rébellion affirme qu'une opération, baptisée "opération sirène", est en cours pour isoler le colonel Mouammar Kadhafi dans la capitale jusqu'à obtenir sa capitulation ou son départ.
Déclenchée samedi soir dans la capitale libyenne, "l'opération sirène se déroule en coordination entre le CNT (Conseil national de transition) et les combattants rebelles dans et autour de Tripoli", a affirmé Ahmed Jibril. "L'Otan est également impliquée dans l'opération", a précisé Ahmed Jibril.
"Il était prévu qu'elle débute hier (samedi) soir et nous estimons qu'elle devrait durer encore plusieurs jours jusqu'à ce que Kadhafi soit assiégé", a-t-il expliqué. "Nous prévoyons deux scénarios: qu'il se rende, ou qu'il s'échappe de la ville" pour trouver refuge à l'étranger ou dans une autre ville du pays, selon le porte-parole du CNT.
"Au cas où il exprime son souhait de quitter la Libye, nous accueillerons positivement cette proposition et nous l'accepterons", a-t-il ajouté.
Affrontements toute la nuit
Des explosions et des échanges de tirs nourris ont retenti toute la nuit de samedi à dimanche où des témoins ont fait état d'"affrontements" dans certains quartiers vers laquelle les rebelles progressent.
Des affrontements entre des insurgés et les pro-Kadhafi ont été signalés par des habitants en début de soirée dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment dans la banlieue Est, où des cris d'Allah Akbar étaient diffusés par les haut-parleurs des mosquées.
Peu après 4 heures (2h00 GMT), quatre puissantes explosions ont secoué la ville, survolée par des avions. L'Otan bombarde quasi-quotidiennement des objectifs à Tripoli.
"Des agents de Nicolas Sarkozy"
Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a simplement confirmé des "petits affrontements" avec de petits groupes dans des quartiers comme Tajoura, Soug Jomaa ou Ben Achour. Selon lui, les forces loyalistes sont venues à bout des insurgés et les affrontements n'ont duré qu'une demi-heure.
"La situation est désormais sous contrôle", a-t-il affirmé dans des déclarations diffusées par la télévision officielle.
Dans un message sonore diffusé pendant la nuit par la télévision officielle, le colonel Mouammar Kadhafi a exhorté ses partisans à "marcher par millions" pour "libérer les villes détruites".
Qualifiant les rebelles d'"agents, de traîtres et de rats" qui "profanent les mosquées", il a ajouté qu'ils étaient "des agents du (président français Nicolas) Sarkozy qui veut prendre le pétrole libyen".
Manifestations de joie
A Sabratah (50 km à l'ouest de Tripoli), la population, massée autour des téléviseurs, manifestait sa joie dans les rues, jugeant que la fin du régime était proche, a constaté un journaliste de l'AFP.
A Benghazi,"capitale" rebelle dans l'est de la Libye, des milliers de personnes en liesse se sont rassemblées samedi soir pour soutenir le "soulèvement" à Tripoli, a constaté un photographe de l'AFP. "Au revoir Kadhafi!", "Dieu est grand!" scandaient les manifestants.
A Tunis, des milliers de personnes, en majorité des Libyens, se sont également rassemblées samedi soir devant l'ambassade de Libye, où le drapeau des insurgés a été hissé sur le toit du bâtiment, a constaté un photographe de l'AFP. "Kadhafi traître!" "le peuple veut ton départ!" criaient les manifestants.
"Fin très proche"
Plus tôt samedi, le chef de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la fin du colonel Kadhafi était "très proche".
Progression rapide
Parallèlement, les rebelles qui avaient nettement progressé dans Brega, (240 km au sud-ouest de Benghazi) vendredi rencontraient une résistance samedi dans ce poste avancé des pro-Kadhafi dans l'Est. Brega est le théâtre de violents combats depuis fin juillet.
Après avoir annoncé s'être emparés vendredi de l'ensemble de la ville, les rebelles ont reconnu samedi après-midi avoir été repoussés de la zone pétrolière par des tirs d'artillerie.
Vendredi, les rebelles avaient annoncé avoir pris Zliten et Zawiyah. Des journalistes de l'AFP sur place ont confirmé les progrès à Zawiyah, à 40 km à l'ouest de Tripoli, mais il n'a pas été possible d'obtenir d'information indépendante sur Zliten (150 km à l'est de Tripoli).
A Zawiyah, la ville est "libérée", ont déclaré d'autres rebelles tout en prenant possession de l'hôpital, dernier grand bâtiment tenu par les pro-Kadhafi.
L'atout principal de Zawiyah reste sa raffinerie - unique source d'approvisionnement de la capitale en essence, gazole et gaz -, prise jeudi par les rebelles.
Fuite de Tripoli
Des milliers de Tripolitains, qui subissaient déjà de longues coupures d'électricité, tentent désormais de fuir le bastion du régime.
Ainsi l'ancien numéro deux du régime, Abdessalem Jalloud, a fui Tripoli vendredi. Selon un responsable gouvernemental tunisien, Abdessalem Jalloud est passé en Tunisie et est reparti à l'aube "avec sa famille" vers l'Italie, ce qu'a confirmé le gouvernement italien
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110821.OBS8865/libye-ambiance-de-fin-de-regne-a-tripoli.html
Les rebelles ont pris dimanche matin une forêt à 24 kilomètres à l'ouest de la capitale après des combats meurtriers contre les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé à l'AFP un insurgé.
Opération sirène
A l'approche des rebelles, la ville était en ébullition. Interrogé par l'AFP, Ahmed Jibril, porte-parole de la rébellion affirme qu'une opération, baptisée "opération sirène", est en cours pour isoler le colonel Mouammar Kadhafi dans la capitale jusqu'à obtenir sa capitulation ou son départ.
Déclenchée samedi soir dans la capitale libyenne, "l'opération sirène se déroule en coordination entre le CNT (Conseil national de transition) et les combattants rebelles dans et autour de Tripoli", a affirmé Ahmed Jibril. "L'Otan est également impliquée dans l'opération", a précisé Ahmed Jibril.
"Il était prévu qu'elle débute hier (samedi) soir et nous estimons qu'elle devrait durer encore plusieurs jours jusqu'à ce que Kadhafi soit assiégé", a-t-il expliqué. "Nous prévoyons deux scénarios: qu'il se rende, ou qu'il s'échappe de la ville" pour trouver refuge à l'étranger ou dans une autre ville du pays, selon le porte-parole du CNT.
"Au cas où il exprime son souhait de quitter la Libye, nous accueillerons positivement cette proposition et nous l'accepterons", a-t-il ajouté.
Affrontements toute la nuit
Des explosions et des échanges de tirs nourris ont retenti toute la nuit de samedi à dimanche où des témoins ont fait état d'"affrontements" dans certains quartiers vers laquelle les rebelles progressent.
Des affrontements entre des insurgés et les pro-Kadhafi ont été signalés par des habitants en début de soirée dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment dans la banlieue Est, où des cris d'Allah Akbar étaient diffusés par les haut-parleurs des mosquées.
Peu après 4 heures (2h00 GMT), quatre puissantes explosions ont secoué la ville, survolée par des avions. L'Otan bombarde quasi-quotidiennement des objectifs à Tripoli.
"Des agents de Nicolas Sarkozy"
Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a simplement confirmé des "petits affrontements" avec de petits groupes dans des quartiers comme Tajoura, Soug Jomaa ou Ben Achour. Selon lui, les forces loyalistes sont venues à bout des insurgés et les affrontements n'ont duré qu'une demi-heure.
"La situation est désormais sous contrôle", a-t-il affirmé dans des déclarations diffusées par la télévision officielle.
Dans un message sonore diffusé pendant la nuit par la télévision officielle, le colonel Mouammar Kadhafi a exhorté ses partisans à "marcher par millions" pour "libérer les villes détruites".
Qualifiant les rebelles d'"agents, de traîtres et de rats" qui "profanent les mosquées", il a ajouté qu'ils étaient "des agents du (président français Nicolas) Sarkozy qui veut prendre le pétrole libyen".
Manifestations de joie
A Sabratah (50 km à l'ouest de Tripoli), la population, massée autour des téléviseurs, manifestait sa joie dans les rues, jugeant que la fin du régime était proche, a constaté un journaliste de l'AFP.
A Benghazi,"capitale" rebelle dans l'est de la Libye, des milliers de personnes en liesse se sont rassemblées samedi soir pour soutenir le "soulèvement" à Tripoli, a constaté un photographe de l'AFP. "Au revoir Kadhafi!", "Dieu est grand!" scandaient les manifestants.
A Tunis, des milliers de personnes, en majorité des Libyens, se sont également rassemblées samedi soir devant l'ambassade de Libye, où le drapeau des insurgés a été hissé sur le toit du bâtiment, a constaté un photographe de l'AFP. "Kadhafi traître!" "le peuple veut ton départ!" criaient les manifestants.
"Fin très proche"
Plus tôt samedi, le chef de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la fin du colonel Kadhafi était "très proche".
Progression rapide
Parallèlement, les rebelles qui avaient nettement progressé dans Brega, (240 km au sud-ouest de Benghazi) vendredi rencontraient une résistance samedi dans ce poste avancé des pro-Kadhafi dans l'Est. Brega est le théâtre de violents combats depuis fin juillet.
Après avoir annoncé s'être emparés vendredi de l'ensemble de la ville, les rebelles ont reconnu samedi après-midi avoir été repoussés de la zone pétrolière par des tirs d'artillerie.
Vendredi, les rebelles avaient annoncé avoir pris Zliten et Zawiyah. Des journalistes de l'AFP sur place ont confirmé les progrès à Zawiyah, à 40 km à l'ouest de Tripoli, mais il n'a pas été possible d'obtenir d'information indépendante sur Zliten (150 km à l'est de Tripoli).
A Zawiyah, la ville est "libérée", ont déclaré d'autres rebelles tout en prenant possession de l'hôpital, dernier grand bâtiment tenu par les pro-Kadhafi.
L'atout principal de Zawiyah reste sa raffinerie - unique source d'approvisionnement de la capitale en essence, gazole et gaz -, prise jeudi par les rebelles.
Fuite de Tripoli
Des milliers de Tripolitains, qui subissaient déjà de longues coupures d'électricité, tentent désormais de fuir le bastion du régime.
Ainsi l'ancien numéro deux du régime, Abdessalem Jalloud, a fui Tripoli vendredi. Selon un responsable gouvernemental tunisien, Abdessalem Jalloud est passé en Tunisie et est reparti à l'aube "avec sa famille" vers l'Italie, ce qu'a confirmé le gouvernement italien
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110821.OBS8865/libye-ambiance-de-fin-de-regne-a-tripoli.html
dimanche 21 août 2011
L'ex-bras droit de Kadhafi annonce sa défection
Abdessalem Jalloud, un ancien compagnon du colonel Muammar Kadhafi et ex-numéro deux du régime libyen, tombé en disgrâce au milieu des années 1990, a réussi, vendredi, à fuir Tripoli et est passé à la rébellion, a-t-on appris de sources concordantes. "Il a quitté Tripoli, il a rejoint la rébellion", a déclaré le porte-parole militaire de la rébellion, le colonel Ahmed Omar Bani. "Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons révéler où il se trouve exactement", a ajouté le colonel Bani, interrogé à Benghazi, "capitale" des rebelles dans l'est du pays.
"Le commandant Jalloud a réussi à fuir Tripoli avec sa famille et il est arrivé vendredi dans la ville de Zenten" contrôlée par les insurgés et située au sud-ouest de Tripoli, a indiqué une autre source rebelle ayant requis l'anonymat. La défection d'Abdessalem Jalloud a été annoncée dans la soirée par plusieurs médias rebelles. Abdessalem Jalloud a notamment été cité par la télévision rebelle Libya Awalam, sur une bande passante à l'écran, disant : "Le régime de Kadhafi est fini."
Personnalité populaire
Compagnon de la première heure de Kadhafi, Abdessalem Jalloud a longtemps été considéré comme le numéro deux du régime, avant d'être discrètement mis à l'écart à partir de 1990. Né en 1941, il a exercé les fonctions de Premier ministre de 1972 à 1977. Il a occupé plusieurs postes officiels, notamment ceux de vice-Premier ministre, de ministre des Finances et de ministre de l'Industrie. Il était l'un des principaux officiers ayant participé au coup d'État qui a porté au pouvoir Muammar Kadhafi. Après des différends avec le guide libyen, Abdessalem Jalloud avait été écarté des affaires et s'était retiré de la vie politique. Il a été maintenu en résidence surveillée pendant plusieurs années.
Il est un des notables de l'influente tribu des Megarha (dont le fief est à Sebha, dans le centre-ouest du pays, comme la tribu du colonel Kadhafi, les Guededfa. Il reste une personnalité populaire en Libye. En octobre 2010, des médias contrôlés par l'un des fils de Muammar Kadhafi, Seif al-Islam, avaient évoqué le nom d'Abdessalem Jalloud en tant que possible Premier ministre pour mener le combat contre "la corruption" dans le pays. Même s'il était marginalisé au sein du régime, son départ est un nouveau revers pour le colonel Kadhafi, dont les troupes ont cédé du terrain ces derniers jours face aux rebelles. Dans leur percée vers Tripoli, les rebelles ont annoncé des succès majeurs vendredi, avec la prise de contrôle des villes de Zliten (à 150 kilomètres à l'est) et de Zawiyah, en périphérie sud-ouest de la capitale.
http://www.lepoint.fr/monde/l-ex-bras-droit-de-kadhafi-annonce-sa-defection-20-08-2011-1364458_24.php
"Le commandant Jalloud a réussi à fuir Tripoli avec sa famille et il est arrivé vendredi dans la ville de Zenten" contrôlée par les insurgés et située au sud-ouest de Tripoli, a indiqué une autre source rebelle ayant requis l'anonymat. La défection d'Abdessalem Jalloud a été annoncée dans la soirée par plusieurs médias rebelles. Abdessalem Jalloud a notamment été cité par la télévision rebelle Libya Awalam, sur une bande passante à l'écran, disant : "Le régime de Kadhafi est fini."
Personnalité populaire
Compagnon de la première heure de Kadhafi, Abdessalem Jalloud a longtemps été considéré comme le numéro deux du régime, avant d'être discrètement mis à l'écart à partir de 1990. Né en 1941, il a exercé les fonctions de Premier ministre de 1972 à 1977. Il a occupé plusieurs postes officiels, notamment ceux de vice-Premier ministre, de ministre des Finances et de ministre de l'Industrie. Il était l'un des principaux officiers ayant participé au coup d'État qui a porté au pouvoir Muammar Kadhafi. Après des différends avec le guide libyen, Abdessalem Jalloud avait été écarté des affaires et s'était retiré de la vie politique. Il a été maintenu en résidence surveillée pendant plusieurs années.
Il est un des notables de l'influente tribu des Megarha (dont le fief est à Sebha, dans le centre-ouest du pays, comme la tribu du colonel Kadhafi, les Guededfa. Il reste une personnalité populaire en Libye. En octobre 2010, des médias contrôlés par l'un des fils de Muammar Kadhafi, Seif al-Islam, avaient évoqué le nom d'Abdessalem Jalloud en tant que possible Premier ministre pour mener le combat contre "la corruption" dans le pays. Même s'il était marginalisé au sein du régime, son départ est un nouveau revers pour le colonel Kadhafi, dont les troupes ont cédé du terrain ces derniers jours face aux rebelles. Dans leur percée vers Tripoli, les rebelles ont annoncé des succès majeurs vendredi, avec la prise de contrôle des villes de Zliten (à 150 kilomètres à l'est) et de Zawiyah, en périphérie sud-ouest de la capitale.
http://www.lepoint.fr/monde/l-ex-bras-droit-de-kadhafi-annonce-sa-defection-20-08-2011-1364458_24.php
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