jeudi 7 juillet 2011

Murdoch saborde News of the World

Le News of the World de dimanche prochain sera le dernier. Fils du magnat des médias australo-américain Rupert Murdoch, James Murdoch a annoncé jeudi la décision du groupe News Corp de fermer le tabloïd dominical britannique. "L'activité de News of the World est de demander des comptes aux autres, mais il a échoué quand il s'est agi de lui", a déclaré au personnel de la compagnie le président de News International, branche britannique de News Corp, en évoquant une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d'une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu'un tel acte serait "inhumain" s'il était confirmé.
Le journal, créé il y a 168 ans et qui tire à près de 2,8 millions d'exemplaires, a été impliqué dans un scandale d'écoutes téléphoniques illégales qui a pris une ampleur considérable cette semaine avec de nouvelles révélations. Le News of the World était soupçonné cette fois d'avoir piraté les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan. Le scandale était même remonté aux Communes mercredi, avec une passe d'armes entre le Premier ministre britannique, David Cameron, et le leader de l'opposition, Ed Milliband. Et les appels se multipliaient dans tout le pays pour remettre en cause le rachat du bouquet satellitaire BSkyB par le groupe Murdoch. James Murdoch a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, "n'avaient pas mis fin aux problèmes".

L'affaire avait éclaté en 2005. News of the World était accusé d'avoir intercepté des messages destinés à la famille royale, à des responsables politiques et des stars. La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d'avoir été écoutées - hommes politiques, personnalités, sportifs et victimes de faits divers - pourrait compter jusqu'à 4.000 noms. Les excuses du groupe, an avril dernier, n'avaient pas suffi.

Les rebelles libyens lancent une double offensive vers Tripoli

Les rebelles libyens qui veulent chasser du pouvoir Mouammar Kadhafi ont lancé mercredi une double offensive au sud et à l'est de Tripoli, leur objectif ultime.
Dans le Sud, les insurgés venus du djebel Nefoussa, région frontalière de la Tunisie, tentent de prendre le contrôle du village d'Al Kaoualich, verrou stratégique menant à Garian, ville située sur la grande route qui conduit au nord vers la capitale.
Dans la région de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, ils disent avoir progressé durant la nuit de vingt kilomètres vers la capitale mais sont sous le feu de l'artillerie des forces gouvernementales.
Près d'Al Kaoualich, les forces rebelles ont arrivées au petit jour à bord de véhicules tout-terrain Toyota équipés pour la plupart de canons anti-aériens et de lance-roquettes. Plusieurs blindés étaient visibles à l'arrière du convoi.
Au cri de "Allahou Akbar" ("Dieu est grand"), les insurgés ont déployé leurs forces parmi les champs d'oliviers et de figuiers et ont commencé à tirer roquettes et obus de mortier sur les positions des gouvernementaux.
Ceux-ci ont riposté en tirant des missiles Grad. Dans la matinée, les insurgés armés de fusils et de lance-roquettes ont progressé à pied parmi les vergers en direction du village, sans apparemment subir de pertes. Des avions de l'Otan survolaient le secteur.
Quatre mois après le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, les rebelles ne progressent guère sur le front oriental, du côté de la Cyrénaïque, mais ils ont récemment marqué des points dans le djebel Nefoussa, un haut plateau qui domine la plaine conduisant à Tripoli.
Partis mercredi du village d'Al Kalaa, leur but est de prendre Al Kaoualich puis de foncer sur Garian et remonter ensuite vers le nord en direction de la capitale.
A l'est de Tripoli, dans la région de Misrata tenue par l'insurrection, les troupes rebelles disent avoir avancé de 20 km vers l'ouest en direction de la capitale, sous le feu des gouvernementaux.
De Dafnia, dans les faubourgs ouest de Misrata, on pouvait entendre les tirs d'artillerie sur la ligne de front.
Ces combats se déroulent alors que de nombreuses informations font état de la volonté de Kadhafi de négocier avec les insurgés.
Selon le président de la Fédération internationale d'échecs, de retour d'une visite de trois jours en Libye, le "Guide" libyen souhaite des négociations sans condition avec ses opposants afin de faire cesser les bombardements et n'est pas hostile à des élections ou à un référendum.
Le Russe Kirsan Ilioumjinov, qui a rencontré Mohamed, fils aîné du dirigeant libyen, a toutefois démenti les informations selon lesquelles Kadhafi serait prêt à négocier son départ.
La Turquie, qui joue un rôle pivot dans le monde musulman, a dit pour sa part espérer des progrès rapides pour définir d'ici le mois prochain un cadre de règlement politique du conflit.
"Nous espérons des progrès importants vers une solution politique d'ici le début du ramadan", a déclaré le chef de la diplomatie d'Ankara, Ahmet Davutoglu, après avoir rencontré des responsables de l'insurrection libyenne.
La Turquie doit accueillir le 15 juillet à Istanbul une réunion ministérielle du "groupe de contact" sur la Libye réunissant pays occidentaux et arabes ainsi que les dirigeants du Conseil national de transition (CNT, qui regroupe à Benghazi les insurgés de Cyrénaïque).
"D'importantes mesures devront être prises par la Libye. Le plus urgent est de mettre un terme au bain de sang et de lancer un processus de transition politique", a déclaré Davutoglu.
En juin, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé qu'Ankara avait offert des "garanties" à Mouammar Kadhafi s'il quittait la Libye, ajoutant que cette offre était restée lettre morte.
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/les-rebelles-libyens-lancent-une-double-offensive-vers-tripoli_1009779.html

mercredi 6 juillet 2011

La France ne parachutera plus d'armes aux rebelles libyens

Les parachutages d'armes par la France, pourtant réclamés par le Conseil National de Transition, le "gouvernement bis" mis en place par les rebelles libyens à Benghazi, avaient provoqué des tensions au sein de la coalition alliée contre Mouammar Kadhafi. Lorsque Paris avait reconnu fin juin avoir livré des armes individuelles, "fusils-mitrailleurs, lance-roquettes", la France s'était attirée les critiques du Royaume-Uni, et la vive opposition de la Russie pour qui les résolutions de l'ONU sur la Libye étaient "interprétées n'importe comment". Mais ces fameux parachutages ont cessé, et ne reprendront plus : Gérard Longuet les a officiellement jugés mardi "plus nécessaires". 
En Libye, a relevé le ministre de la Défense devant quelques journalistes, "émerge une organisation politique distincte de celle de Tripoli". Désormais, "des territoires organisent leur autonomie", ce qui leur permet de s'approvisionner en armes par leurs propres moyens, auprès d'autres sources. "Mais cela, a commenté le ministre, ce n'est pas l'affaire de la coalition et ce n'est pas l'affaire de la résolution 1973". Voilà en tout cas pourquoi ces fameux parachutages n'ont plus d'utilité, contrairement à la situation qui prévalait "il y a plusieurs semaines de cela".

Une campagne à un million d'euros par jour

Revenant sur les conditions dans lesquelles les livraisons d'armes avaient été décidées, le ministre a tenu à souligner que les parachutages dans la région montagneuse du Djebel Nefusa, au sud de Tripoli, avaient répondu à une "demande formelle" du CNT pour des civils qu'il était impossible d'approvisionner autrement. Ils avaient résulté d'une "décision française du chef de l'Etat et chef des armées", Nicolas Sarkozy, à laquelle avaient été associés le Premier ministre, François Fillon, et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, a-t-il ajouté. S'ils ne sont plus utiles aujourd'hui, l'emploi d'hélicoptères de combat, par la France et le Royaume-Uni, reste nécessaire selon lui pour empêcher les troupes de Kadhafi de s'en prendre aux populations civiles. Et cette campagne, il faut donc continuer à la financer : elle coûte actuellement à la France environ "un million d'euros par jour", soit un surcoût sur "100 jours de 104 millions", dépensés dans l'emploi de munitions pour les trois quarts, un quart étant lié à des coûts salariaux.

Gérard Longuet s'est gardé de tout pronostic sur une fin du conflit. A la question de savoir s'il avait l'espoir que celui-ci s'achève avant le 12 juillet, date d'un débat assorti d'un vote prévu au Parlement français sur l'utilisation de moyens militaires contre Kadhafi, il a répondu par la négative. "Le colonel Kadhafi, dans son action et son comportement, n'a pas renoncé à la force pour affirmer son autorité. Donc nous sommes obligés de maintenir notre protection des populations", a-t-il dit. Avant de se féliciter tout de même : "Nous n'avons plus en face de nous d'unités constituées, de colonnes de blindés ou de positions d'artillerie en place, c'est que nous voulions".

mardi 5 juillet 2011

Hippodrome de Compiègne: Woerth aurait été alerté sur les risques liés à la vente

Le cabinet d'Eric Woerth avait été alerté à plusieurs reprises sur les problèmes juridiques posés par la vente de l'hippodrome de Compiègne et disposait d'estimations bien supérieures au prix auquel le terrain a finalement été cédé, révèle mardi le Canard enchaîné.
Selon l'hebdomadaire satirique, qui cite des documents saisis par les enquêteurs lors d'une perquisition au ministère de l'Economie et des Finances, "d'intenses tractations" ont eu lieu pour la vente de l'hippodrome, auxquelles l'ancien ministre du Budget s'est intéressé "de près".
L'ancien ministre est soupçonné d'avoir "bradé" en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne, à la Société des courses de Compiègne. La cession de ces terrains, qui comprennent un golf et un hippodrome, a été effectuée de gré à gré en mars 2010.
Dans une note du 17 novembre 2009 citée par le Canard, le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, Pascal Viné, avait signalé à M. Woerth que la vente était, selon lui, "illégale".
Dans une autre note, datée du 16 mars 2010, l'inspecteur général des Finances Philippe Dumas avait à son tour écrit au ministre pour l'alerter "sur les risques attachés à cette opération".
D'après l'hebdomadaire, le cabinet de M. Woerth, qui souhaitait établir la valeur de l'hippodrome, disposait par ailleurs d'au moins deux estimations bien supérieures au prix de vente final.
La première, réalisée par un dirigeant de l'Office national des forêts (ONF), Bernard Gamblin, évaluait l'hippodrome à 25 millions d'euros, soit dix fois plus que le prix de vente final. La seconde, réalisée par Philippe Dumas, évaluait ce prix entre 11,4 et 19,9 millions d'euros.
Explication de la différence avec le prix finalement retenu, selon le Canard enchaîné: "les bâtiments, écuries et tribunes ont été écartées par le fonctionnaire, qui a également considéré que le terrain n'était pas vraiment un hippodrome, faute d'un nombre suffisant de réunions hippiques".
http://www.lepoint.fr/politique/hippodrome-de-compiegne-woerth-aurait-ete-alerte-sur-les-risques-lies-a-la-vente-05-07-2011-1349586_20.php

Les rebelles veulent faire route sur Tripoli

Les insurgés du Djebel Nefousa annoncent une «offensive majeure» vers la capitale.
La rébellion libyenne devrait lancer d'ici à 48 heures une offensive majeure pour reprendre Bir al-Ghanam, une localité située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tripoli, avec l'objectif d'être à portée de canon de la capitale libyenne. Contraints par les forces pro-Kadhafi de se retirer de ce secteur, les rebelles veulent de nouveau s'emparer de ce carrefour stratégique bombardé vendredi par l'aviation de l'Otan. Outre cet appui aérien, la rébellion a reçu début juin des armes parachutées par la France. L'Alliance atlantique a également poursuivi ses raids sur Tajoura, la grande banlieue Est de Tripoli, et intensifié ses bombardements dans l'Ouest, détruisant une cinquantaine d'objectifs militaires en une semaine. À la suite de ces raids, une manifestation a été organisée samedi à Tripoli près des bureaux des Nations unies. Quelque 300 enfants ont dénoncé «l'incapacité » de l'ONU à «arrêter la machine de guerre contre les civils ».

Menaces de Kadhafi


Malgré les menaces proférées vendredi soir par Kadhafi, l'Otan compte maintenir la «pression » jusqu'à ce que le dictateur libyen quitte le pouvoir. Dans une allocution diffusée par haut-parleurs sur la place Verte de Tripoli depuis un lieu tenu secret, le colonel Kadhafi s'était dit prêt à «porter un jour la bataille à la Méditerranée et à l'Europe», ainsi qu'à «s'en prendre aux foyers, bureaux et familles» des dirigeants européens, «qui deviendraient des cibles militaires légitimes puisque vous avez transformé nos bureaux, nos quartiers généraux, nos maisons et nos enfants en cibles militaires que vous considérez comme légitimes ».

La Turquie, seul pays musulman membre de l'Otan et important acteur régional, a durci le ton à l'égard du régime de Kadhafi en rappelant définitivement son ambassadeur à Tripoli et en adoptant des sanctions contre la Libye. Celles-ci visent notamment la Libyan Foreign Bank, qui possède 62,37% des parts de la banque turco-lybienne A & T Bank. Ces décisions interviennent alors que le chef de la diplomatie turque effectuait une visite d'une journée à Benghazi, où il a reconnu le Conseil national de transition (CNT) comme «représentant légitime du peuple libyen». Hier, eu outre, le président du CNT, Moustafa Abduljalil, a proposé à Kadhafi de quitter le pouvoir et de se retirer en Libye sous le contrôle de la communauté internationale.

Crimes contre l'humanité


Trois mois et demi après le début des frappes, le conflit semble dans l'impasse, chaque protagoniste campant sur ses positions. Le président sud-africain, Jacob Zuma, est attendu lundi en Russie pour des entretiens sur la crise libyenne. Fin mai, Jacob Zuma, mandaté par l'UA, avait tenté une médiation auprès de Mouammar Kadhafi qui s'était soldée par un échec. La semaine dernière, le sommet africain de Malabo (Guinée équatoriale) a adopté un accord-cadre prévoyant d'écarter Kadhafi des négociations, tout en refusant d'exécuter le mandat d'arrêt délivré par de la Cour pénale internationale contre le leader libyen, qui est poursuivi pour crimes contre l'humanité.

Comme l'Afrique du Sud, la Russie cherche à jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Le président Dmitri Medvedev a envoyé mi-juin en Libye un émissaire pour discuter avec les deux belligérants. À cette occasion, il a laissé entendre qu'il était temps pour Kadhafi de partir. Mais Moscou a aussi protesté contre l'intensité des raids aériens de l'Otan. Depuis le 15 février, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et poussé à l'exode des centaines de milliers de personnes.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/03/01003-20110703ARTFIG00174-les-rebelles-veulent-faire-route-sur-tripoli.php

lundi 4 juillet 2011

Libye: la rébellion se prépare à une offensive

La rébellion libyenne se prépare à lancer une offensive majeure sur le front ouest avec l'objectif d'être à coup de canon de Tripoli, bastion du régime de Mouammar Kadhafi, remontée par le parachutage d'armes françaises et des frappes accrues de l'Otan.
Parallèlement, le président sud-africain Jacob Zuma se rend en Russie pour des entretiens lundi sur la crise libyenne, a annoncé la présidence sans préciser avec qui il doit s'entretenir.

Ces développements surviennent au moment où une solution négociée du conflit semble dans l'impasse, les protagonistes campant sur leurs positions près de cinq mois après le début du conflit lancé le 15 février par une révolte contre M. Kadhafi, qui refuse de quitter le pouvoir qu'il accapare depuis 42 ans.

Ils ont lieu au surlendemain du sommet de l'UA en Guinée équatoriale qui a adopté un accord-cadre prévoyant d'écarter M. Kadhafi des négociations, tout en refusant de coopérer à l'exécution du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le leader libyen pour crimes contre l'humanité.

Alors que les rebelles ont gagné du terrain dans les combats sur le front Ouest, le porte-parole militaire rebelle, Ahmed Omar Bani a affirmé que les insurgés se préparaient à une offensive majeure dans les 48 heures pour reprendre des secteurs au sud de Tripoli.

Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.

"Dans les deux prochains jours, de nouveaux développements auront lieu sur cette ligne de front", a déclaré le porte-parole à Benghazi, fief de la rébellion dans l'Est, affirmant que les insurgés voulaient pousser la ligne de front plus vers le nord, en direction de Tripoli.

Après avoir été acculés à se retirer de la région de Bir Al-Ghanam dans les montagnes de Nefoussa, les rebelles veulent de nouveau s'emparer de ce carrefour visé vendredi par l'aviation de l'Otan. Deux véhicules blindés des pro-Kadhafi y ont été détruits.

En plus de cet appui aérien, les rebelles des montagnes berbères de cette région ont récemment reçu des armes parachutées par la France.

L'Otan, qui a pris le 31 mars le commandement des opérations militaires de la coalition internationale lancées 12 jours plus tôt, a annoncé avoir intensifié ses bombardements dans l'ouest, détruisant une cinquantaine d'objectifs militaires pendant la semaine.

Dans le même temps, l'alliance atlantique a poursuivi ses raids sur Tajoura, la grande banlieue est de Tripoli. Une manifestation a été organisée samedi près des bureaux des Nations unies dans la capitale où quelque 300 enfants ont dénoncé "l'incapacité" de l'ONU à "arrêter la machine de guerre contre les civils".

Dans une nouvelle tentative de trouver une issue négociée au conflit, M. Zuma doit rencontrer des responsables russes lundi. Moscou n'a pas confirmé cette visite.

Fin mai, Jacob Zuma, mandaté par l'UA, avait tenté une médiation auprès de Mouammar Kadhafi qui s'était soldée par un échec.

Il a participé cette semaine au sommet africain de Malabo qui a adopté un texte qui doit servir de base à des négociations futures entre les parties libyennes, mais les rebelles ont persisté à conditionner un départ de M. Kadhafi avant tout accord.

Comme l'Afrique du sud, la Russie cherche à jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Le président Dimitri Medvedev a envoyé mi-juin en Libye un émissaire pour discuter avec les deux belligérants et avait dit qu'il était temps pour M. Kadhafi de partir. Mais Moscou a aussi protesté contre l'intensité des raids aériens de l'Otan.

Depuis le 15 février, le conflit a fait des milliers de morts et poussé à l'exode des centaines de milliers de personnes, selon des agences de l'ONU.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hgMxKQVkdCbejMeSqgZzm-pzUrhg?docId=CNG.9a9f221230a038a6662049820f155d56.551

dimanche 3 juillet 2011

Karachi: l'ex-trésorier de la campagne de Balladur vise une cellule dirigée par Hortefeux (presse)

L'ex-trésorier de la campagne d'Edouard Balladur, entendu dans l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi, a souligné la responsabilité de la cellule "meetings", dirigée par Brice Hortefeux, concernant des fonds jugés suspects par les enquêteurs, a écrit Mediapart samedi.
Entendu à deux reprises les 10 mai et 14 juin par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur le financement de la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre en 1995, Renaud Galy-Dejean, ex-maire (UMP) du XVe arrondissement de Paris, s'est déclaré "incapable" de dire d'où provenaient certains dépôts en espèces.
"Je n'exclus pas que ces fonds m'aient été remis dans de petits cartons, (...) par une personne que je connaissais pas de la cellule meetings. C'est M. Hortefeux qui dirigeait la cellule +meetings+", a déclaré M. Galy-Dejean, selon un extrait de PV d'audition publié par Mediapart.
L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux était alors un proche collaborateur à la mairie de Neuilly-sur-Seine de Nicolas Sarkozy, porte-parole de la campagne de M. Balladur.
Sollicité par l'AFP, M. Hortefeux s'est refusé samedi à tout commentaire.
Un total de 23,6 millions de francs, dont 20 millions en espèces, auraient alimenté la campagne de M. Balladur, selon un document de la Division nationale des investigations financières, dont l'AFP a eu copie.
La justice s'intéresse particulièrement à une somme de 10 millions de francs apparue sur le compte de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb) entre les deux tours de l'élection présidentielle, le 26 avril 1995.
M. Balladur a justifié le versement de ces dix millions de francs en espèces par les dons des militants et la vente de gadgets ou de tee-shirts lors des meetings de campagne.
Entendu par M. Van Ruymbeke le 18 février 2011, un ancien membre de l'équipe de campagne de M. Balladur, Alexandre Galdin, a raconté avoir été "surpris" en découvrant cette somme. "Les tables étaient recouvertes de billets (...) Il y avait essentiellement des billets de 500 francs", a-t-il précisé, selon un PV d'audition dont l'AFP a eu connaissance.
"On m'a toujours présenté l'argent que je remettais en banque comme le résultat des collectes, des ventes, etc. J'étais sceptique", a-t-il ajouté, affirmant avoir "pensé à des fonds secrets qui étaient mélangés aux petits billets provenant des collectes".
http://www.lepoint.fr/societe/karachi-l-ex-tresorier-de-la-campagne-de-balladur-vise-une-cellule-dirigee-par-hortefeux-presse-02-07-2011-1348620_23.php

Kadhafi menace Paris après les livraisons d'armes aux rebelles

Mouammar Kadhafi a appelé vendredi ses partisans à reprendre aux rebelles les armes qui leur ont été larguées par la France dans la région du Djebel Nefoussa. Il a par ailleurs menacé de porter "la bataille à l'Europe" si l'OTAN ne mettait pas fin à sa campagne militaire en Libye. "Marchez sur le Djebel et saisissez les armes qui ont été larguées par les Français. Si ensuite vous voulez pardonner [aux rebelles], c'est votre affaire", a lancé le colonel Kadhafi dans une allocution relayée par haut-parleurs à l'adresse de milliers de ses partisans présents sur la Place Verte à Tripoli. Les autorités espéraient la participation d'un million de personnes à ce rassemblement à l'occasion des plus de cent jours du déclenchement des raids aériens en Libye.
Le Guide a dénoncé le mandat d'arrêt lancé lundi contre lui ainsi que contre l'un de ses fils, Saïf
al Islam, et contre son gendre par la Cour Pénale internationale (CPI). Les partisans de Kadhafi ont agité des drapeaux verts et des portraits du dirigeant libyen, qui a déclaré que l'importante participation à ce rassemblement était tout à fait spontanée et prouvait combien son peuple l'aimait. Des personnes ont tiré en l'air en signe d'acquiescement et des feux d'artifice ont embrasé le ciel de la capitale à la fin de son discours.

Les pays membres de l'UA n'exécuteront pas le mandat d'arrêt lancé par la CPI contre Kadhafi, indique Reuters, ce qui préserve la possibilité d'un départ en exil du numéro un libyen dans l'un des 53 Etats de l'Union africaine. Les belligérants n'ont pas réagi pour le moment à cette proposition. Selon le journal Asharq Al Awsat, basé à Londres, des représentants de Kadhafi ont rencontré des responsables français et britanniques sur l'île tunisienne de Djerba. Citant des sources dans l'entourage de Kadhafi et dans les milieux d'opposition, le journal rapporte que le dirigeant libyen serait prêt à démissionner s'il ne faisait l'objet d'aucune poursuite et pouvait vivre dans sa ville natale de Syrte avec des garanties de sécurité. Ces informations n'ont été confirmées ni par la France, ni par la Grande-Bretagne. Les rebelles ont exclu des discussions avec Kadhafi après les mandats d'arrêt lancés par la CPI.
Plusieurs explosions ont ébranlé Tripoli et des colonnes de fumée noire se sont élevées du côté du complexe de Bab Al Azizia, où vivent Kadhafi et son entourage, dans le centre de la capitale. La télévision officielle libyenne a rapporté vendredi en fin de journée que l'OTAN avait bombardé des sites à Tadjoura, dans la banlieue Est de Tripoli. Sur le front terrestre, les insurgés, qui s'étaient approchés à 80 km de Tripoli, ont dû battre en retraite vendredi sous les tirs de roquettes des forces de Kadhafi. L'arrivée des rebelles il y a cinq jours aux abords de la localité de Bir al Ghanam laissait entrevoir la possibilité d'une percée dans un conflit de quatre mois qui est devenu la plus sanglante révolte du "printemps arabe". Mais les insurgés qui s'étaient regroupés sur une ligne de crête dominant Bir al Ghanam en vue d'une bataille se retirent à présent sous un déluge de roquettes Grad.
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/07/02/kadhafi-menace-paris-apres-les-livraisons-d-armes-aux-rebelles_1543810_1496980.html

samedi 2 juillet 2011

Balladur : liquidités gênantes

L'enquête sur l'attentat de Karachi n'en finit pas de jeter le soupçon sur le financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Selon « Le Monde », la police financière a découvert de nouveaux éléments suspects, notamment d'importantes sommes en espèces. Des témoignages et des documents réunis par les enquêteurs ont établi que 20 millions de francs en grosses coupures (trois millions d'euros), et non 13 millions de francs (deux millions d'euros) comme on le pensait jusqu'à présent, ont été versés sur les comptes de cette campagne. Le journal cite le procès-verbal d'une audition de police menée le 14 juin auprès d'une salariée de la campagne Balladur. Interrogée sur la provenance de ces fonds, elle répond : « Je ne sais pas ».
Le quotidien publie également un rapport de police évoquant un versement de dix millions de francs et conclut : « Cette somme n'est pas justifiable sur le plan comptable ». Édouard Balladur, interrogé par le Conseil constitutionnel en 1995 sur ces espèces, avait parlé de produits de vente de gadgets, une explication alors jugée peu crédible et que la police dit ne pas croire dans le rapport publié par «Le Monde.» Il a ensuite été question de dons recueillis dans les meetings, une explication également jugée peu crédible par la justice, qui conduit actuellement deux informations judiciaires sur des marchés d'armements passés sous le gouvernement Balladur (1993-1995), alors que Nicolas Sarkozy était ministre du Budget. Selon «Le Monde», le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke pourrait interroger prochainement Pierre Mongin, ex-chef de cabinet de Balladur, et Brice Hortefeux, qui aurait organisé les meetings de 1995.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/01/1119930-balladur-liquidites-genantes.html

vendredi 1 juillet 2011

Karachi: des soupçons sur Balladur

De nouveaux soupçons pèsent sur le financement de la campagne de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur en 1995 avec la révélation d'une somme de 20 millions de francs "dont la provenance est inexpliquée", a-t-on appris de source proche de l'enquête confirmant une information du Monde.

Dans ce volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi qui avait fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions navales le 8 mai 2002, le juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à déterminer si d'éventuelles rétro-commissions, versées en contrepartie de contrats d'armements, ont servi au financement de la campagne d'Edouard Balladur.

Un total de 23,6 millions de francs, dont 20 millions en espèces, auraient alimenté la campagne d'Edouard Balladur, qui s'était présenté au premier tour de la présidentielle contre Jacques Chirac, selon un document de la Direction nationale des Investigations financières révélé jeudi par Le Monde.

Pour les policiers, les versements en espèces qui s'élèvent officiellement à 15 millions de francs sont "le poste le plus litigieux et le plus opaque sur l'origine des fonds".
M. Balladur avait justifié le versement de 10 millions de francs en espèces par les dons des militants et la vente de gadgets ou de tee-shirts lors des meetings de campagne.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/30/97001-20110630FILWWW00481-karachi-des-soupcons-sur-balladur.php

jeudi 30 juin 2011

Libye : la France a-t-elle parachuté des armes aux rebelles ?

Lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses, missiles antichar Milan... La France a procédé ces dernières semaines à des parachutages d'armes pour aider les rebelles libyens dans la région du Djebel Nafusa, au sud de Tripoli, affirme mercredi Le Figaro.
Le quotidien cite une "source française haut placée" affirmant "qu'il n'y avait aucune autre façon de procéder", et explique ces largages d'armes par la volonté de Paris de donner un coup de pouce à la rébellion sur ce front sud. Il ajoute que l'armée française dispose d'un système très performant et très précis de parachutage et qu'elle a agi sans l'appui de ses alliés.
Aider à une éventuelle chute de Tripoli
Le journal dit avoir pu consulter une carte de la Direction générale de la Sécurité extérieure, les services de renseignement français, montrant que plusieurs localités de la région sont passées récemment aux mains des rebelles. Il s'agit de Nalout, Tiji, al-Jawsh, Shakshuk et Yafran.

Mardi, les rebelles se sont emparés d'un important dépôt de munitions dans une zone désertique à 25 kilomètres au sud de Zenten, au sud-ouest de Tripoli, non loin de ces localités, selon un correspondant de l'AFP. Le site de plusieurs kilomètres carrés abrite plusieurs dizaines de bâtiments abritant des stocks d'armes. Selon Le Figaro, les responsables français espèrent que des progrès de la rébellion sur ce front sud pourraient aider à une chute éventuelle de Tripoli. "Si les rebelles parviennent jusqu'aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi", a dit au journal un haut responsable français.

http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-06/libye-la-france-a-t-elle-parachute-des-armes-aux-rebelles-6553878.html

mercredi 29 juin 2011

Alerte info : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été libérés

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, vient d'annoncer en direct au parlement la libération des deux journalistes français Hervé Ghesquière et Frank Taponier, otages en Afghanistan depuis dix huit mois.
Ils pourraient être de retour sur le sol français dès ce mercredi. Ils devraient atterrir en fin de journée à l'aérodrome de Villacoublay (Yvelines). La nouvelle de leur libération a été confirmée par un membre de la famille d'Hervé Ghesquière, puis par le Quai d'Orsay. Ils avaient été capturés, avec leur deux guides afghans, le 30 décembre 2009.

http://www.midilibre.fr/2011/06/29/selon-france-3-herve-ghesquiere-et-stephane-taponier-auraient-ete-liberes,345718.php

Poursuites contre Banier abandonnées

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a définitivement abandonné aujourd'hui les poursuites contre le photographe François-Marie Banier, soupçonné d'abus de faiblesse sur l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Cette décision résulte du retrait de la plainte de Françoise Meyers, fille de Liliane Bettencourt, à l'origine de l'affaire en 2007. Le tribunal ne pouvait plus décider de poursuivre de lui-même, étant donné que le parquet a renoncé aussi à soutenir l'accusation. "Le tribunal constate le désistement de la partie civile", a dit le président après une courte audience.

Un accord signé en décembre dernier entre Liliane Bettencourt, sa fille et François-Marie Banier a amené ce dernier à renoncer à toucher environ 600 millions d'euros d'assurances-vie. Il a conservé environ 400 millions d'euros donnés par la milliardaire, notamment sous la forme d'un ensemble immobilier à Paris.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/29/97001-20110629FILWWW00460-poursuites-contre-banier-abandonnees.php

Une plainte pour séquestration contre le colonel Kadhafi déposée à Paris

La fille d’un mercenaire français, disparu il y a plus de trente ans en Libye, a récemment porté plainte à Paris à l’encontre du régime du colonel Mouammar Kadhafi, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, Me Alexandre Varaut.
Cette plainte contre X avec constitution de partie civile a été déposée « il y a plusieurs semaines » devant le tribunal de grande instance de Paris, en vue de l’ouverture d’une information judiciaire, a précisé Me Varaut.
La fille de Michel Winter, un ancien militaire reconverti en mercenaire, accuse les autorités libyennes d’avoir incarcéré son père en 1978, puis de l’avoir fait disparaître, après une opération au Tchad durant laquelle ce dernier aurait refusé de frapper des intérêts français. Michel Winter avait été recruté par le colonel Kadhafi en 1978 en compagnie de deux pilotes français pour une mission dans la capitale tchadienne, N’Djamena, alors en conflit avec Tripoli.
Selon l’avocat, c’est après avoir découvert l’objet de la mission, détruire des avions français, que les trois mercenaires avaient refusé de mener à bien l’opération avant d’être arrêtés puis emprisonnés par le régime libyen. Les avions étaient stationnés au Tchad dans le cadre d’un accord militaire entre Paris et N’Djamena.
« Pendant dix ans, il y a eu des preuves de vie assez régulières, puis plus rien depuis la fin des années 1980. La fille de Michel Winter veut savoir ce qui s’est passé », explique Me Varaut, qui souligne que la « séquestration » est un crime non prescrit tant que le corps de la victime n’a pas été retrouvé. « Si M. Winter n’a pas été tué dans les dix ans qui ont suivi l’opération, il n’y a pas de raison de penser qu’il l’ait été par la suite », estime-t-il.

mardi 28 juin 2011

Mandat contre Kadhafi : l'Otan ne veut pas l'arrêter

A qui revient d'exécuter le mandat d'arrêt contre lancé lundi par la Cour pénale internationale de La Haye ? Pas à nous, répond l'Otan, tout en approuvant que le dictateur libyen et ses alliés étaient jugés              «Ce mandat d'arrêt est un nouveau signal de la communauté internationale au régime Kadhafi: votre place est devant un tribunal, pas au pouvoir à Tripoli», a déclaré mardi la porte-parole de l'Otan, Oana Lungescu, lors d'un point de presse. Elle a toutefois ajouté que «ce n'est pas à l'Otan de mettre en oeuvre ce mandat d'arrêt, c'est aux autorités appropriées de le faire», soulignant que le mandat de l'Otan «est de protéger les populations civiles».

La CPI a annoncé lundi la délivrance d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre le colonel Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des services du renseignement libyens, Abdallah Al-Senoussi. Selon la Cour, c'est aux Etats parties au Statut de Rome - traité fondateur de la CPI - et à la Libye elle-même d'exécuter ce mandat d'arrêt.

L'hypothèse d'une pause des frappes rejetée

L'Otan rappelle que ses objectifs militaires étaient clairs : fin des attaques contre les civils, retour des forces pro-Kadhafi dans leurs casernes et libre circulation de l'aide humanitaire. «Mais nous avons toujours dit qu'il n'y avait pas de solution purement militaire», a expliqué Oana Lungescu. «C'est la combinaison de notre pression militaire continue et d'une pression politique renforcée qui mènera à la transition vers la démocratie que réclame le peuple libyen et auquel il a droit», a-t-elle précisé.

Jeudi, l'Otan franchit le cap des trois mois de frappes en Libye. Des appels ont été lancés, notamment en Italie, pour que l'Alliance observe une «pause» dans ses opérations, afin de laisser plus de marges à la diplomatie. Une hypothèse qu'a rejetée le général Charles Bouchard, à la tête de l'opération de l'Otan en Libye. «Les violences contre les civils continuent et je ne pense donc pas qu'une réduction des opérations serait appropriée à ce stade», a-t-il déclaré par téléconférence depuis le QG de l'opération à Naples (Italie).
http://www.leparisien.fr/intervention-libye/mandat-contre-kadhafi-l-otan-ne-veut-pas-l-arreter-28-06-2011-1512189.php

Libye: la résolution de l'ONU n'autorise pas "l'assassinat" de Kadhafi

La résolution 1973 de l'ONU utilisée par l'OTAN pour conduire ses opérations en Libye n'autorise pas "un changement de régime ou un assassinat politique" du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a déclaré dimanche à Pretoria le président sud-africain Jacob Zuma.
"Les bombardements continus de l'OTAN et de ses alliés est une préoccupation qui a été soulevée par notre comité et par l'assemblée de l'UA (Union africaine) car la finalité de la résolution 1973 était de protéger le peuple libyen et faciliter les efforts humanitaires", a déclaré M. Zuma.
"La finalité n'était pas d'autoriser une campagne pour un changement de régime ou un assassinat politique", a déclaré dimanche à Pretoria le président sud-africain à l'ouverture de discussions du comité des médiateurs de l'UA sur la Libye, selon le texte de son discours dont l'AFP a obtenue une copie.
Le comité des médiateurs, composé de cinq chefs d'Etat, était réuni dimanche en Afrique du Sud pour passer en revue les efforts de médiation devant aider à un règlement de la crise libyenne.
La réunion de Pretoria s'est ouverte alors que les rebelles libyens ont indiqué attendre rapidement une offre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui pourrait mettre fin à une guerre de plus de quatre mois.
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dirige le comité des médiateurs, qui compte les dirigeants de quatre autres pays: Jacob Zuma (Afrique du Sud), Denis Sassou Nguesso (Congo), Amadou Toumani Touré (Mali) et Yoweri Museveni (Ouganda).
Cette réunion intervient juste avant le 17e sommet de l'Union africaine qui se tiendra à Malabo, en Guinée-équatoriale du 30 juin au 1er juillet à l'heure où la crise libyenne divise de plus en plus les pays du continent.
L'UA a proposé une "feuille de route" pour mettre fin au conflit, acceptée par Mouammar Kadhafi mais rejetée par les insurgés, combattant depuis février le régime de M. Kadhafi, dont les forces sont visées depuis mars par les frappes d'une coalition internationale.
Cette feuille de route prévoit un cessez-le-feu et l'instauration d'une période de transition conduisant à des élections démocratiques.
http://www.lepoint.fr/monde/libye-la-resolution-de-l-onu-n-autorise-pas-l-assassinat-de-kadhafi-26-06-2011-1346128_24.php

lundi 27 juin 2011

Wanted ?

La Cour pénale internationale délivrera-t-elle ou non un mandat d'arrêt contre le colonel Mouammar Kadhafi ? C'est ce lundi que l'institution va faire savoir quelles suites elle compte donner aux accusations de crimes contre l'humanité formulées contre le leader libyen. La décision des juges sera rendue lors d'une audience publique à La Haye, à 13 heures, qui devrait durer une heure environ.
Dans une requête déposée le 16 mai, le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé aux juges de lancer des mandats d'arrêt contre le colonel Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des services de renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi. Les trois hommes sont accusés par le procureur de meurtres et de persécutions commis par les forces de sécurité libyennes sur la population civile depuis le 15 février, notamment à Tripoli, Benghazi et Misrata, constitutifs de crimes contre l'humanité.
Des milliers de morts
La révolte en Libye a fait des milliers de morts, selon le procureur de la CPI. Elle a également entraîné la fuite à l'étranger de près de 650.000 Libyens et le déplacement à l'intérieur du pays de 243.000 autres, selon l'ONU.
Saisi par le Conseil de sécurité des Nations unies le 26 février, soit deux semaines seulement après l'éclatement de la révolte en Libye, le procureur avait ouvert son enquête le 3 mars. Il accuse Mouammar Kadhafi d'avoir personnellement ordonné des attaques contre des manifestants et des dissidents présumés. Son fils Seif Al-Islam, "Premier ministre de facto", a, selon lui, notamment organisé le recrutement de mercenaires. Abdallah Al-Sanoussi, beau-frère et "bras droit" du colonel Kadhafi, a organisé des attaques lancées contre des manifestants, selon lui.
Les juges de la CPI peuvent décider de lancer des mandats d'arrêt, de rejeter la requête du procureur ou de lui demander des informations supplémentaires. Si les juges accèdent à la requête de Luis Moreno-Ocampo, Mouammar Kadhafi sera le deuxième chef d'Etat à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, après le président soudanais Omar el-Béchir, recherché pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour. Ce qui ne l'a empêché, jusqu'à ce jour, ni de gouverner le Soudan, ni de participer à des réunions internationales sans être inquiété, malgré les demandes pressantes et réitérées de la CPI aux Etats qui recevaient la visite d'Omar el-Béchir.

Syrie: tirs près de la frontière du Liban où 400 personnes ont trouvé refuge

Des tirs ont été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à Kseir, localité syrienne située à 15 kilomètres du Liban et où deux civils ont été tués samedi par les autorités de Damas, poussant des centaines de personnes à se réfugier de l'autre côté de la frontière.
"Des tirs étaient entendus dans la nuit dans la ville de Kseir", a dit à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, basé à Londres.
"Hier (samedi) des centaines d'habitants de Kseir ont fui vers le Liban", a-t-il ajouté, citant des témoins.
"Entre 350 et 400 personnes sont arrivés vendredi et samedi à Kunaissat et ses environs, venant des villages syriens Al Hit et Doueik. (...) Certains viennent aussi de Kseir", a confirmé à l'AFP Ali Hammoud le mukhtar (responsable local) du village libanais de Kunaissat (nord), frontalier avec la Syrie.
"La plupart d'entre eux sont des libanais vivant en Syrie", a-t-il précisé.
Cette partie de la frontière étant dépourvue de présence policière, syrienne ou libanaise, il est toutefois difficile d'obtenir un décompte précis des réfugiés qui empruntent des dizaines de sentiers sinueux illégaux, généralement utilisés pour la contrebande.
Ils sont là "juste par précaution après avoir entendu des rumeurs sur une probable propagation de la violence à Al Hit et Doueik", a souligné le chef de village.
Les forces de sécurité de Bachar al-Assad ont en effet renforcé leur présence à Kseir depuis vendredi, tuant deux civils samedi, selon l'OSDH, qui évoque également plusieurs arrestations.
Plus au nord de cette localité, "des tirs ont été entendus dans la nuit dans plusieurs quartiers de Homs", ville investie par l'armée depuis plusieurs jours, selon Rami Abdel Rahmane.
Depuis le début du mouvement de contestation, le 15 mars, 1.342 civils ont été tués et 343 policiers et soldats, selon le dernier bilan de l'OSDH.
Quatre civils ont perdu la vie samedi sous les balles des forces de sécurité, alors que l'armée syrienne a pénétré dans un nouveau village frontalier de la Turquie, au lendemain d'une nouvelle mobilisation massive contre le régime du président Bachar al-Assad.
Selon quotidien al-Watan de dimanche, proche des cercles du pouvoir, "les divisions de l'armée poursuivaient leur opérations dans la province de Jisr al-Choughour, pourchassant les groupes armés qui ont commis des crimes horribles" dans cette région du nord-ouest du pays.
"L'armée maîtrise le village de Khirbet al-Joz" investi jeudi et situé à moins d'un kilomètre de la frontière turque, ajoute le journal.
"Le village a été déserté par la majorité de ses habitants qui travaillent dans le commerce et la contrebande. Ceux qui, en revanche ne sont pas poursuivis par les autorités pour des actes illégaux, sont restés dans le village", a souligné al-Watan.
Selon le journal, "Khirbet al-Joz sert actuellement de passage aux groupes armés en provenance et vers l'intérieur de la frontière turque. L'armée est en train de débarrasser ce village des hommes armés, de sécuriser les routes, et d'assurer la sécurité des villageois".
Jeudi des centaines de soldats appuyés par des chars avaient pénétré dans Khirbet al-Joz et samedi ils sont entrés dans un nouveau village, al-Najia, dans une région où l'armée a lancé il y a trois semaines une vaste offensive condamnée par la communauté internationale.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-tirs-pres-de-la-frontiere-du-liban-ou-400-personnes-ont-trouve-refuge-26-06-2011-1346129_24.php

dimanche 26 juin 2011

"Kadhafi ne quittera pas le pouvoir"

Le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré aujourd'hui que le colonel Mouammar Kadhafi ne quittera ni le pouvoir ni le pays, en réaction à des déclarations de la rébellion qui affirme attendre une "offre" du dirigeant libyen.

"Kadhafi est ici. Il y reste. Il dirige le pays et il ne le quittera pas et il ne démissionnera pas parce qu'il n'a aucun poste officiel", a déclaré M. Ibrahim qui était interrogé au sujet d'une déclaration des rebelles, affirmant attendre rapidement une offre de Kadhafi pour mettre fin à une guerre de plus de quatre mois.

"C'est notre pays. Nous ne le céderons pas à des gangs de criminels qui ont pris nos villes en otage. Nous ne le céderons pas à l'organisation criminelle de l'Otan. Chacun continuera à se battre. Nous sommes prêts à nous battre de rue en rue, de maison à maison", a-t-il encore dit.

Abdel Hafiz Ghoga, vice-président du Conseil national de transition, organe politique de la rébellion, avait affirmé hier que le CNT s'attendait "à recevoir une offre très bientôt" de Mouammar Kadhafi. Il avait précisé que le CNT n'était pas en contact direct avec Mouammar Kadhafi, mais qu'il avait compris, via des contacts avec la France et l'Afrique du Sud, qu'une offre était en train d'être élaborée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/26/97001-20110626FILWWW00100-libye-kadhafi-ne-quittera-pas-le-pouvoir.php

Afghanistan, pas d'autre option que la retraite

Il faut savoir terminer une guerre, quand bien même on ne l'aurait pas déclarée. Ni Barack Obama ni Nicolas Sarkozy n'ont décidé de celle-là. En 2001, ce sont leurs deux prédécesseurs - George W. Bush et Jacques Chirac - qui avaient opté, tout comme leur homologue britannique Tony Blair et bien d'autres, pour l'envoi de troupes en Afghanistan. Personne, à l'époque, n'a contesté ce choix fait dans les semaines ayant suivi les attentats du 11 Septembre, alors qu'il s'agissait de chasser de Kaboul les talibans protecteurs du terroriste Oussama Ben Laden.
Au début de l'année 2007, les Français étaient toujours au nombre de 1 000 sur le sol afghan. Alors en campagne électorale, Nicolas Sarkozy s'était montré plus que prudent sur cet engagement : "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive", déclarait-il le 26 avril 2007, avant d'ajouter : "Il fallait faire un certain nombre de choix, et d'ailleurs le président de la République [Jacques Chirac] a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d'éléments. C'est une politique que je poursuivrai." Propos de campagne électorale. Car la dégradation constante de la situation sur le terrain a imposé a contrario qu'il renforce les troupes dès son arrivée à l'Élysée. Fin 2007, les soldats français sont 1 600 en Afghanistan. Ce nombre a pratiquement doublé un an plus tard, avant de passer, au gré de renforcements réguliers et de missions accrues, à près de 4 000 hommes aujourd'hui.
La situation se dégrade de jour en jour
En 2009, Barack Obama a fait passer le nombre des soldats américains de 70 000 à près de 100 000. Nicolas Sarkozy dit, en août 2010, que notre pays "restera engagé en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan". Mais déjà, le retrait s'annonce. Le ministre de la Défense Hervé Morin précise dès octobre 2010 que les premiers retraits pourraient avoir lieu en 2011, déclaration conforme aux décisions, le mois suivant, du sommet de l'Otan à Lisbonne au cours duquel l'organisation annonce : "Les Afghans se sont donné pour objectif de prendre en main leur sécurité d'ici à la fin de l'année 2014. Nous soutenons cet objectif." Traduction : la situation s'améliore, les Afghans du président Hamid Karzai sont parfaitement capables d'organiser la sécurité du pays, nous n'avons plus rien à y faire. Sauf que c'est faux...
Personne, et surtout pas les dirigeants occidentaux, n'ignore que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour. En cet été 2011, les attaques s'intensifient, les pertes de militaires occidentaux et de civils afghans s'accroissent, les insurgés sont présents sur tout le territoire et l'appareil de sécurité afghan (armée et police) ne contrôle - et encore ! - que la région de Kaboul. Malgré les milliards d'euros qu'il a engloutis, cet édifice instable est près de s'effondrer. Dès que le signal de départ donné par les Occidentaux se traduira par une présence amoindrie sur le terrain, l'Afghanistan renouera avec ses vieux démons et sombrera dans une forme ou une autre de guerre civile, que les talibans remporteront. Ni Obama ni Sarkozy n'avaient le choix, il leur fallait donner le signal de départ. Le processus de retrait qui s'engage aujourd'hui durera encore quatre ou cinq ans, à moins qu'il ne doive s'accélérer. Lorsque le dernier des soldats de l'Isaf quittera le sol afghan, en laissant derrière lui 2 000 Occidentaux et 20 000 Afghans morts, il sera en droit de se poser cette question : tout ça pour ça ?
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/afghanistan-pas-d-autre-option-que-la-retraite-24-06-2011-1345578_53.php