mardi 8 juin 2010

Les trafiquants produisaient leur cannabis dans des pavillons

Des maisons isolées aux six coins de la France, plusieurs centaines de kilos d'herbe et de résine de cannabis saisis et, à la clé, un nouveau phénomène de production de drogue... C'est, en résumé, les éléments recueillis par les policiers de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) qui viennent de mettre à mal les activités d'un réseau de trafiquants de drogue, implanté dans l'Essonne, le Loir-et-Cher, le Loiret et les Landes.

Le 10 mai, les policiers de l'Ocrtis ont interpellé un agent immobilier à Dax (Landes). Ce dernier est soupçonné d'avoir fourni plusieurs maisons aux trafiquants. «Il est suspecté d'avoir joué les rabatteurs pour le compte de ce réseau, confie un enquêteur. Il est impliqué dans la location de quatre pavillons loués dans les Landes par les trafiquants. Ces derniers y avaient installé tout le matériel nécessaire à la production d'herbe de cannabis. Des lampes chauffantes, très puissantes et tout un système d'irrigation bien étudié, achetés aux Pays-Bas, ont notamment été retrouvés. Ils avaient également trouvé le moyen de se brancher sur le réseau électrique du voisinage pour éviter de se faire repérer. Leur petite installation consommait beaucoup d'électricité.»

L'agent immobilier, installé à Saint-Vincent-de-Paul, a nié en bloc son implication. «Il assure n'avoir jamais su ce que les locataires - qui n'occupaient pas les maisons puisque toute la place était prise par la culture indoor de leur cannabis - faisaient à l'intérieur des locations, ajoute la même source. L'enquête a permis d'établir que les trafiquants avaient loué sept maisons dans les Landes, le Loir-et-Cher et le Loiret.» Ce suspect a finalement été mis en examen avant d'être placé sous contrôle judiciaire.

Les enquêteurs de l'Ocrtis ont remonté la piste de ce réseau après une première série d'interpellations au mois de mai 2009. A l'époque, un pavillon abritant une culture de cannabis avait été localisé dans la petite commune de Châteauvieux (Loir-et-Cher). Deux suspects, originaires de Palaiseau (Essonne) avaient été interpellés avant d'être incarcérés. Au fil de leurs investigations, les enquêteurs avaient mis la main sur près de 800 pieds d'herbe de cannabis et 412 kg de résine du même produit.

«L'ensemble des maisons qui ont abrité ce type de culture n'ont pas toutes été localisées, indique un proche de l'affaire. Les trafiquants avaient également eu le temps de faire le ménage avant l'arrivée de la police. Cette façon de produire du cannabis est un phénomène émergent.»

http://www.leparisien.fr/essonne-91/les-trafiquants-produisaient-leur-cannabis-dans-des-pavillons-08-06-2010-955954.php

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