jeudi 10 juin 2010

Oise : une collégienne de 14 ans victime d’une tournante

Hier, sept mineurs ont été déférés au parquet de Senlis. Ils sont tous âgés de 15 ans et sont fortement soupçonnés d’avoir participé au viol collectif d’une jeune fille de 14 ans, à Creil. Circonstance aggravante, les auteurs présumés de cette tournante ont filmé la scène sur leur téléphone portable.
Ils risquent dix ans de prison.

La victime rencontre son agresseur aux abords de son collège à Creil, le 29 mai en début d’après-midi. Sous la menace, celui-ci l’oblige à la suivre dans l’une des trois tours Carpeaux, dans le quartier de la ZAC du Moulin. Il n’est pas seul lorsqu’il accoste la jeune collégienne. Légèrement en retrait, un groupe de six garçons attend en embuscade. Ils remontent à pied vers ces immeubles qui leur sont familiers. L’un d’eux y réside. Ses complices habitent le voisinage.

Une fois devant l’une des tours, ils poussent l’adolescente à l’intérieur et l’entraînent vers les étages. Ils ne vont pas se donner la peine de se dissimuler dans un appartement. Ils s’arrêtent sur un palier. C’est le début d’un long calvaire. Sous la contrainte, ils abusent de la jeune fille, l’un après l’autre. Elle essaie de se débattre. Peine perdue. Ils repartiront aussi simplement qu’ils étaient venus.

Le 1er juin, la jeune Creilloise trouve le courage de déposer plainte au commissariat. Les sept violeurs présumés seront interpellés le 7. Ils auraient reconnu les faits. La plupart ne seraient pas connus de la justice. Sauf l’un d’eux. Le 18 mai, il avait lancé un cocktail Molotov dans le collège Jean-Jacques-Rousseau où il était scolarisé. Il avait alors été placé en garde à vue quarante-huit heures.

Une information judiciaire vient d’être ouverte pour comprendre comment les sept agresseurs ont pu agir en toute impunité et en plein jour. L’immeuble où a été commis le viol compte près de deux cents locataires. Ils ont coutume d’appeler ces trois HLM « les tours infernales » en raison de leur vétusté et des problèmes de squat.

Malika, l’une des résidantes, n’est pas étonnée : «Ici, la politique, c’est ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. Personnellement, je n’étais au courant de rien, j’habite à quelques étages de ce drame. J’ai peur pour mes filles.»
http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-une-collegienne-de-14-ans-victime-d-une-tournante-10-06-2010-957720.php

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