Un colonel a refusé qu'une femme gendarme joue la victime pour la reconstitution d'un crime.
C'est une affaire rarissime : un colonel de gendarmerie risque une sanction judiciaire pour 3manquement à ses devoirs d'officier de police judiciaire. Son tort est de s'être opposé à une juge d'instruction. Nicolas Blériot sera fixé sur son sort dans la journée par la cour d'appel de Reims. Il encourt soit des observations, soit le retrait temporaire ou définitif de son habilitation d’officier de police judiciaire.
Retour sur les faits : le 23 avril 2009, la reconstitution d’un double meurtre est organisée à Ayvelles, près de Charleville-Mézières. Pour cette reconstitution, la juge y exige qu'une femme gendarme joue le rôle de Florence, massacrée, comme sa petite fille, d'une vingtaine de coups de sabre. Détail : elle devra comme la défunte mesurer 1,61 mètre pour 75 kilos". Le colonel refuse que son personnel se prête à cette parodie de scène de crime.
La Chancellerie saisie
Finalement, la reconstitution a bien eu lieu, une greffière acceptant de jouer le rôle de la victime. Mais la juge a assigné en justice le colonel, qui a toujours eu le soutien de sa hiérarchie.
Face à ce regrettable bras de fer, la Direction générale de la Gendarmerie a donc saisi la Chancellerie sur la question de ces reconstitutions : les militaires et les policiers doivent-ils s'y plier ? Ou faut-il systématiquement prendre des comédiens, comme cela se fait de plus en plus ? Au ministère de la justice, on préconise le dialogue au cas par cas. Sans apporter de réponses à la question
http://www.europe1.fr/France/Poursuivi-pour-manquement-a-ses-devoirs-211897

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